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Avis BD de Chalybs
 

Avis BD de Chalybs sur Yakari


Note moyenne de Coin BD sur la série Yakari Moyenne Coin BD : 3,41/5
Note moyenne de Chalybs sur la série Yakari Moyenne de Chalybs : 3,56/5
 
Note de l'album : 5,00
Tome 1 : Yakari et grand aigle

Comment !? Cette série culte jeunesse n'est pas encore recenser sur le site ?
Je manque de m'étrangler en découvrant cette injustice !
Vite la réparer !
Je ne vais pas me lancer tout de suite dans l'ajout des nombreux tomes de cette fantastique série, (que le webmaster se rassure !) mais il faut bien corriger les injustices.

Yakari se laisse lire de 6 à 66 ans et pour les plus jeunes, les parents peuvent commencer à donner le goût de la lecture en lisant Yakari le soir avant de se coucher.
Yakari est le héro/ami parfait pour les tous jeunes ! Courageux, intelligent il se sort toujours de toutes les situations et finit toutes ses aventures avec un grand sourire que vos bout'choux ne manqueront pas d'imiter !
Yakari est le compagnon parfait pour développer l'imaginaire de vos tous petits.
Beaucoup de poésie, d'amitié et de respect (des gens, de la nature...).
La découverte sans s'en apercevoir de la faune et la flore Nord américaine.
La vie des indiens au travers de la chasse, la préparation des peaux...

Et cette touche de magie qui ne rate aucun enfant : être capable de parler avec les animaux.

Un petit mot sur les dessins : parfaits pour accompagner les histoires, Derib offre ici un support graphique digne d'intérêt pour un livre jeunesse. Des dessins précis et des couleurs sympatiques !

Franchement, vous chercher LA série parfaite à offrir à des enfants ? Ne cherchez plus vous venez enfin de la trouver !

Note de l'album : 3,00
Tome 2 : Yakari et le bison blanc

Quatre ans depuis le premier tome…Tout ce temps finalement pour un deuxième tome qui n'est pas le plus convaincant. Presque trop spirituel pour lancer l'histoire. J’ai un peu de mal à trouver la vraie signification du message sous jacent, s’il existe. Et puis, l’existence de ce refuge en plein désert, n’est pas crédible. Je sais, cela reste une BD, un divertissement, mais en comparant avec l’ensemble de la série où les lieux présentés sont tous plutôt réels, crédibles présentant divers sites américains, celui là sort du lot. En tout cas, personnellement je n’ai jamais eu vent de ce genre de site aux USA !

Un deuxième tome de lancement de la série, qui aura du nettement mieux notamment avec le prochain tome !

Le dessin es toujours aussi agréable et parfaitement adapté aux petites têtes blondes, brunes, rousses, châtains et autres !

Note de l'album : 4,00
Tome 3 : Yakari chez les castors

L’un de mes tomes préférés dans cette série ! La découverte de cette tribu de castor est un vrai plaisir, nous découvrons des personnages haut en couleur, tous plus attachants les uns que les autres malgré quelques caractères bien trempés !

Ces nouveaux amis de Yakari sont à mon avis les plus sympathiques de tous ceux qu’il pourra se faire au fil de ses aventures.
Ils formeront vraiment une base pour toute la série et seront à plus d’une reprise récurrents dans les albums du petit indien. D'où l'importance accrue de lire cette aventure !

L’aventure de Yakari commence doucement accompagné de ses amis Graine de Bison et Arc-En-Ciel. Mais rapidement Yakari les lâche pour vivre une de ses plus jolies aventures. Sûrement le fait que ce tome ne soit que le troisième de la série amplifie encore le bonheur de la découverte de cette tribu de castor.
Yakari utilise une fois de plus tout son arsenal digne des plus braves et intelligents généraux et héros.

Mais la manière conter et la mise en page de Derib et Job réussissent encore à produire une magie qui captivera sans nul doute les enfants.
A croire que je suis resté un très grand enfant, personnellement encore aujourd’hui malgré mes années en plus je me suis replongé avec joie dans cette BD.

Le totem de Yakari, Grand-Aigle, guide toujours ses pas et le protège de son aile bienveillante. Une présence rassurante tel les amis imaginaires que certains tous petits en viennent à s’imaginer pour se rassurer dans les moments nouveaux et inquiétants.
Un album prônant le courage, l’ingéniosité, la tolérance…Tout plein de vertus bonnes pour nos petits.

Une série décidemment intelligente qui permet aux enfants de s'identifier facilement et d'apporter de nombreuses réponses aux questions qu'ils ne connaissent eux même pas encore !

Yakari, tome 4 : Yakari et Nanabozo
ajouté le 23/08/2006
Note de l'album : 4,00
Tome 4 : Yakari et Nanabozo

Un excellent quatrième album ! Nous découvrons qu’Arc-en-Ciel a aussi un totem ! Mais que seul Yakari ayant le pouvoir de parler aux animaux, lui seul peut l’aider. En même temps, on se demande comment le totem peut avoir besoin de l’aide d’un papoose pour retrouver sa protégée, mais à la lecture de l’album cette question ne se pose pas spontanément et le charme opère facilement.

D’ailleurs, pleins d’incohérences se produisent tout au long de l’album. Ce n’est qu’arrivée à la fin de cette aventure que l’on comprend tout. Sacré Yakari, toujours entre rêve et réalité, il réussit à nous faire voyager !
En tout cas, un totem beaucoup plus rigolo que le trop sérieux Grand-Aigle !

Un dessin toujours charmeur, légèrement caricatural, mais parfaitement adapté à cette série destinée aux enfants (et grands enfants dont je fais parti !)

Dès le plus jeune âge.

Note de l'album : 3,50
Tome 5 : Yakari et le grizzly

Un album terrifiant ! Mais que ce passe t il ? Le premier album de Yakari où notre petit héro est confronté à un véritable ennemi, inconnu qui plus est ! Yakari fait preuve d’une sacrée dose de courage afin de réaliser son périple à la recherche de ce monstre qui fait disparaître ses amis !
Et Une fois de plus, guidé par Grand-Aigle, l’ingéniosité de notre ami va primer sur la force pure du terrifiant Grizzly !

Comme tous les albums de la série, celui-ci je le dévore en 10 minutes.
Ca me servira sûrement de livre à lire à mes enfants avant de s’endormir !

Et une fois de plus, tout finit bien avec des amis souriant et un monstre finalement pas si dangereux que ça. Où comment montrer à nos enfants que n’est effrayant que ce que l’on ne comprend ou ne maîtrise pas. Une nouvelle belle leçon de vie.

Note de l'album : 3,00
Tome 6 : Le secret de Petit Tonnerre

Un album axé uniquement sur petit tonnerre. Yakari n’apparaît qu’au début du tome et s’apercevant de la mystérieuse disparition de son ami équidé et à la fin pour les retrouvailles. De ce fait, cet album est à part. Le cheval, si cela était nécessaire, devient un peu plus ‘’humain’’ de par son indépendance. La part de mystère qui règne tout au long de l’album pose une ambiance étrange un peu magique, sans aucun doute mystérieuse ! Mais je ne vois pas l’intérêt de ce tome. On ne découvre rien de particulier sur le mode de vie des indiens, les épreuves contées ne sont que pures imaginations. De plus, comme tous les tomes de Yakari se dévorent en 10 minutes, difficile de retranscrire la difficulté désirée en à peine une page par épreuve. Les épreuves d’endurance en deviennent peu crédibles. Le dessin est toujours aussi agréable, clair, lisible, jamais brouillon avec des traits maîtrisés et des cadrages et une mise en page réussis. Une réussite graphique pour un album jeunesse.

Note de l'album : 4,00
Tome 7 : Yakari et l'étranger

Un album amusant ! ‘’L’étranger’’ sur le ton certain de l’humour aborde le thème difficile du racisme. Cet étranger qui débarque avec son rhume et ses éternuements à réveiller une forêt et ses habitants perturbe l’écosystème et les habitudes bien huilées des castors, loutres et autres…

D’abord bienveillants, tous craque devant le problème de cet personne qu’ils ne connaissent même pas et finisse par le rejeter par manque de compréhension. Seul Yakari, notre héro, à l’éducation parfaite tiendra bon et réussira à réconcilier tout le monde. D’un autre coté, l’album aborde le thème du pardon avec un ‘’étranger’’ pas rancunier. Une bonne histoire bien menée, mais qui méritera sûrement l’appui d’un adulte afin de mieux faire passer et comprendre ses thèmes aux enfants. C’est un plaisir que de retrouver certains animaux déjà apparus dans les albums précédents.

Note de l'album : 4,50
Tome 8 : Yakari au pays des loups

BOUH ! AHAHAHAHAH ! Je vous ai fait peur !? Voilà un album de Yakari qui ne manquera pas marquer l’inconscient de nos enfants ! LE pays des loups ! Des loups partout ! Un adulte qui se comporte comme un gamin avec un esprit revanchard des plus bas et Yakari comme conciliateur qui réussira grâce à se faculté de parler aux animaux à sauver et à faire la moral à ‘loup-tourmenté’ le chasseur indien.

Cet album permet en même temps de briser une idée fausse, celle de l’agressivité des loups. Les loups ici apparaissent chanteurs, joueurs et surtout gentils. Ils n’attaquent pas les enfants perdus seuls dans les bois, mais se défendent contre les attaques des adultes. Une ode au respect et une invitation à découvrir une race d’animaux trop souvent mis à l’index surtout par manque de connaissances.

Les graphismes, les cadrages, les mises en pages et surtout les couleurs très bien choisies, permettent d’avoir quelques sueurs froides lorsque les loups nous encerclent la nuit.

Un très bon album.

Note de l'album : 3,50
Tome 9 : Les prisonniers de l'île

Bel album. L’abnégation de Yakari fait encore merveille. Ce petit indien donne plus d’une leçon de moral à n’importe lequel d’entre nous. Sa gentillesse, son dévouement envers les autres sont vraiment sans égal. Il s’agit là d’une belle histoire que nous content les auteurs.
Nous avons l’apparition de nouveaux animaux. Les élans et le terrible glouton.

En même temps, je suis un peu déçu. Après la démystification du loup, les auteurs traitent ici le glouton de manière non objective. Il l’accuse de tuer vicieusement les vieux élans qui sont à la traîne du troupeau, alors que l’on sait que cela contribue au cycle naturel écologique. Les prédateurs attaquent les faibles, les vieux et les malades contribuant à la sélection naturelle.

L’histoire de Yakari, d’Arc-en-ciel et de petit tonnerre qui se retrouvent prisonniers d’une île et qui aideront un petit élan qui s’est brisé la patte.
Personnellement, le suspens ne m’a pris aux tripes, j’ai passé l’âge ! mais j’imagine très bien l’effet que certains passages peuvent avoir sur les plus jeunes lorsque le glouton fait son apparition, Lorsque le tonnerre gronde ou que l’on se retrouve coincés loin de ses parents ! L’apparition de Double-dents est plaisante et parfaitement adaptée. Grand-Aigle une fois de plus confortera Yakari dans ces décisions. Ce totem est un peu la bonne conscience de Yakari, la personne qui nous réconforte dans les moments difficiles et qui nous aide à prendre la bonne décision. Cette personne dont tout le monde rêve mais qui ne vient que rarement ! Yakari décidemment a bien de la chance avec tous ses amis et son fabuleux don de parler aux animaux !

Yakari, tome 10 : Le grand terrier
ajouté le 29/08/2006
Note de l'album : 3,50
Tome 10 : Le grand terrier

Derib et Job nous offre un conte moralisateur à leur sauce. Tel les fables de la Fontaine qui utilisaient souvent la métaphore des animaux, les auteurs nous glisse ici une morale. Il s’agit d’ailleurs de la première où celle-ci est expliquée directement à la fin de l’album par le biais d’une vieille chouette, pardon d’une brave chouette : Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures, reformulé en les plaisanteries les plus longues sont celles qui tournent le plus mal.

En tout cas l’impertinence des deux oursons et de leurs copains de jeux est bien employée afin de montrer aux enfants qu’obéir aux parents n’est pas fait que pour les ennuyer mais aussi pour les protéger. Et quoi qu’ils fassent, leurs parentes les aimeront toujours…Ils ont beau être terrrrrrrrrribles et provocateurs on n’y peut rien, c’est plus fort que nous, on les aime ces petits monstres !

Le dessin est toujours aussi vivant, le trait bien rond et les couleurs parfaitement adaptés à cette série jeunesse.

Les ‘’Yakari’’s sont rapides à lire, ce dernier tome a dû me prendre à peine plus de 5 minutes (OK, je précise que je lis naturellement vite)! Mais au moins leur difficulté et leur longueur sont elles parfaitement adaptées aux enfants qui eux lisent forcément beaucoup moins rapidement que moi. Vraiment une super série pour nos tous petits.

Note de l'album : 3,50
Tome 11 : Yakari et la toison blanche

Yakari nous emmène une fois de plus à la découverte de la faune Américaine en nous entraînant cette fois ci sur les hautes cimes des montagnes rocheuses !
Il est presque dommage de passer si vite sur certaines des espèces rencontrées, mais il est vrai par exemple coté marmotte, que rares sont celles qui s’occupent de refermer le papier d’aluminium ! L’auteur fournit donc les deux informations essentielles : elles dorment en se reposant au soleil et disparaissent en sifflant dès que l’aigle pointe son nez !
Le but de ce passage en revue des espèces est donc plus dans un premier temps de les faire connaître et de donner envie au enfant de poursuivre eux même leur recherche afin d’en apprendre plus. Cet album comme tous les autres d’ailleurs titille la curiosité et donne envie de préserver cette nature sauvage et magnifique.
Les chèvres de montagne, grâce à un petit astérisque sont d’ailleurs plus détaillées. Leur habileté et leur gentillesse n’est battu que par la hardiesse de Yakari et d’ailleurs comme elles le disent si bien : « ce papoose parvient il donc toujours à ses fins ?! » Il semblerait bien.

Puis le scénario est toujours savamment dosé avec tout ce qu’il faut de tendresse, de frisson et d’amitié. Tous les ingrédients pour accrocher et faire fonctionner le cerveau des jeunes lecteurs.

Mais cet album ne s’arrête pas à la découverte des animaux, bien évidemment, les deux auteurs ont caché une morale dans tout ça : savoir infliger une punition proportionnelle à la faute. Une approche sur la réflexion du jugement moral. Une initiation (critique) aux dérives de la justice ?
En tout cas, une fois de plus, Grand-Aigle intercédera, (plaidera !)en faveur de Yakari, l’aidant et l’accompagnant dans son objectif.

La mise en page de l’album et la représentation des paysages de montagne donnent quelques très jolies planches. Personnellement étant plus montagne que mer pour les vacances, cet album forcément partait avec atout non négligeable !

C'est de même incroyable que depuis le premier tome, le dessin et la qualité des scénarios soient aussi constant !

Bravo messieurs les auteurs continuez comme ça !
Vraiment une série à faire découvrir aux enfants dès leur plus jeune âge !

Note de l'album : 4,00
Tome 12 : Yakari et le coyote

DATE DE PARUTION : Janvier 1986

Dire que j’avais oublié cette histoire ! Comment ai-je pu ? Parmi les 12 premiers tomes que je viens de lire, il fait parti de mes préférés !

Je me plaignais dans l’un des derniers tomes que les auteurs passaient en revu trop rapidement les diverses races rencontrées. Ici, tout l’album tourne autour des coyotes. On découvre leur mode de vie, leur petite famille, leur ruse ou comment faire le mort. L’auteur nous en dresse un portrait fort sympathique et attendrissant.

Les bébés coyote qui jouent ensemble, le père qui fait la foire avec le corbeau, les parents qui éduquent leurs enfants…
Après les loups voici les coyotes démystifiés et ‘humanisés’.

Autre point positif, le début de l’album au cours duquel les auteurs nous donnent les bases de la construction d’un canoë ! Des racines de sapin pour la couture, des la sève pour l’étanchéité, de l’écorce de bouleau pour calfeutrer. Vraiment on est en plein dans un cours caché d’histoire et de sciences naturelles !

La suite de l’album et plus classique, Yakari part au secours de l’un de ses amis parti chassé mais bloqué par un vilain puma. Bon, comme en même temps tous les animaux ne peuvent pas être gentils et intelligent, le puma passe ici pour un sombre abruti écervelé. Mais sa bêtise ne sert qu’à pimenter l’histoire et à apporter l’humour. Sûrement, une morale pourra-t-elle être tirée de ce saugrenu animal.

En tout cas, notre jeune héro aidé par ses amis le coyote et le corbeau réussira brillamment et avec beaucoup d’humour à libérer son ami et à faire la nique au méchant puma.

Le dessin pour sa part est toujours aussi agréable, vivant, dynamique, coloré.

Une vraie BD Jeunesse intelligente et instructive.

Note de l'album : 3,50
Tome 13 : Les seigneurs des plaines

DATE DE PARUTION : Janvier 1987
Un bel album. (comme tous les autres ?).
L’histoire commence dans le bruit et la fumée des chevaux indiens lors de la chasse au bison. Les auteurs nous montrent une fois de plus qu’il faut respecter la nature et qu’il ne sert à rien de tuer plus que nécessaire. La sagesse indienne convient parfaitement à ce message. Puis, pour bien marquer l’esprit des tout petit et appuyer le message, le chef de la tribu raconte comment leurs ancêtres, qui ne disposaient pas de la même ‘’technologie’’, étaient obligé de massacrer tout un troupeau inutilement afin de se nourrir. Yakari touché comme devrait l’être tous les petits bout’choux, décide de partir à la rencontre des bisons pour en apprendre plus sur leur mode de vie. IL avait déjà rencontré le Bison Blanc, mais déjà dans ce précédent album je critiquais la vision complètement inventée donnée des bisons. Ici, Derib et Job rattrapent donc leurs erreurs et nous font découvrir quelques secrets de ces monstres des prairies. Une nouvelle belle leçon d’apprentissage.

Yakari est aussi à nouveau confronté aux loups. Dont un particulièrement bête qui amène le frisson et l’humour nécessaire à cet album. La vision des loups est respectée au final avec la horde qui renie ce loup fou. La référence au précédent album est amenée à point et tout va bien pour la série des « Yakari »s qui garde une belle cohérence.
Coté dessin, toujours ce style percutant, vivant, dynamique, coloré juste comme il faut et reconnaissable entre cent.

Après 14 ans de collaboration, la magie opère toujours entre les deux auteurs.

La dernière phrase de l’album concernant le futur des bisons est presque ironique lorsque l’on sait le massacre que les ‘’hommes-blancs’’ ont perpétré par la suite et le nombre restreint de représentants de la race toujours en vie aux USA.

On aurait presque envie de verser une larme en réalisant ce que l’ignorance et la bêtise peuvent amener à faire.

Note de l'album : 2,50
Tome 14 : Le vol des corbeaux

DATE DE PARUTION : Janvier 1988
J’ai beau chercher, le message que les auteurs essaient de faire passer est beaucoup plus difficile d’accès dans cet album…*gratte gratte* A moins que ce ne soit juste un message afin de faire attention à la portée de ses actes. Ne pas agir inconscient ? Mouais, à peine crédible pour la tranche d’âge des enfants qui vont majoritairement potasser ce livre. Alors, autant prendre ce tome comme une simple histoire visant à divertir.

Et ça marche, sans plus. Voir ce corbeau prendre le contrôle d’ Élan Lent est amusant, mais ça ne va pas plus loin. Cet album n’était pas resté dans mes mémoires et je comprends mieux pourquoi.

Je ne suis pas pris au jeu, les acteurs sont mauvais. Élan Lent et Œil de bouillon, ne sont pas des flèches…Et cela n’aide pas à accélérer le rythme de l’aventure !

Au moins avons-nous le plaisir de voir un peu plus en détails deux des protagonistes les plus étranges de la série !

Ce tome n’a au final strictement aucun intérêt, plus j’y pense et plus je suis persuadé que l’on peut s’en passer.

Presque une petite déception dans la série.

Note de l'album : 3,00
Tome 15 : La rivière de l'oubli

DATE DE PARUTION : Janvier 1989
Un deuxième album d’affilé qui m’a déçu !
La mère de Rayon-de-Miel passe pour une vraie écervelée stupide. Tout juste peut on au milieu de tout cela voir que la mère s’inquiète vraiment pour son fils. Mais la voir pleurer, déconfite devant son drame, heureusement que tous les parents ne sont pas comme ça ! En même temps, c’est une mère…Je suis un père, nos jugements et réactions sont naturellement différent, je ne me reconnais pas dans cette caricature, les mamans peut être ! (Je vais me faire taper…)

Bon, voilà, l’album se résume à ça, pas beaucoup d’histoire, pas beaucoup de péripéties en dehors de celle du départ à faire l’acrobate sur la branche. Une histoire toute tracée qui amusera peut être les enfants.

Encore reste t il la morale de fin de tome, où l’ourson promet dorénavant d’obéir à maman…Mais est ce suffisant ? Peut être l’album le plus creux depuis le début de la série. Les auteurs auraient ils du mal à renouveler leur stock d’histoires ?

Sinon, les dessins (toujours aussi parfaitement adaptés à une série jeunesse tant par la forme que par la couleur) sont à la mesure de l’histoire, la maman apparaît légèrement fofolle, un peu niaise, alors que Yakari comme d’habitude apparaît fort et intelligent quoique pour le coup imprudent. D’ailleurs lui aussi est puni par son amnésie passagère.

Mais finalement, une fois n’est pas coutume, tout est bien qui finit bien !

Yakari, tome 16 : Le premier galop
ajouté le 08/09/2006
Note de l'album : 3,50
Tome 16 : Le premier galop

Un album symbolique. Une grande partie de l’album se passe dans les rêves de notre petit héro amérindien.

Ce n’est pas le meilleur album de mon point de vue. Mais l’histoire d’amitié de Yakari et Petit Tonnerre valait bien un album pour eux seuls.
La manière d’amener les différents évènements de cette histoire est typique de la série. Les auteurs profitent du contexte général afin de nous expliquer certains points de la vie quotidienne des amérindiens. Ici nous abordons la manière dont les indiens se débrouillaient afin de transporter leur matériel lorsque les chevaux n’existaient pas.

Mais tout cela cache encore une belle morale. Celle du respect de sa parole, celle respect de son prochain, celle de l’amitié. En même temps, avis personnel, Petit Tonnerre est quand même super susceptible le jour où la brouille commença ! Encore heureux qu’il finisse par se réconcilier avec son petit ami !

Nous verrons une fois de plus Grand Aigle, le guide, l’ami, le Totem, la conscience, la morale voler au secours de Yakari. Au travers des albums l’idée de ce Totem apparaît vraiment comme une merveilleuse idée de la part des auteurs afin d’apporter aide et explications à Yakari et à travers lui au jeune lectorat.

Coté dessin, que dire de plus que d’habitude ? La constance dans le trait Derib depuis 17 ans déjà est impressionnante. L’auteur maîtrise parfaitement son sujet.

Yakari, tome 17 : Le monstre du lac
ajouté le 11/09/2006
Note de l'album : 4,50
Tome 17 : Le monstre du lac

DATE DE PARUTION : Janvier 1991

Voilà un album fort sympathique, bourré d’informations et de rebondissements.

On retrouve nos charmants amis les castors et le pélican qui était devenu il y a quelques albums, fort encombrant !

Mais ici, il apparaît comme le sauveur de Tilleul. Ce qui permet un rebondissement dans l’aventure.

Point trop de morale cette fois ci, mais une leçon d’histoire qui mérite d’être approfondie et qui pourra tenter le jeune lectorat. On savait que ces choses existaient dans la culture maya ou aztèque, mais pas dans la culture des indiens d’Amérique du Nord.
Une BD où les auteurs tentent de faire un humour « scato » qui devrait aussi plaire aux jeunes lecteurs ! « la mélancolique » est une maladie qui fait mal aux intestins…

Plein de fraîcheur dans cette BD, vivante, dynamique, avec son lot d’amitié, de fraternité, de peur d’angoisse et de joie des retrouvailles.
Un tome qui relance la série qui stagnait depuis quelques épisodes. Sûrement l’un des meilleurs, même si pour vite l’assimiler connaître les principaux protagonistes demande d’avoir lu quelques tomes précédents. La logique même d’une série en fait.

Yakari, tome 18 : L'oiseau de neige
ajouté le 13/09/2006
Note de l'album : 3,00
Tome 18 : L'oiseau de neige

DATE DE PARUTION : Janvier 1992

Oula ! Les auteurs arriveraient ils dans une nouvelle phase marquant le pas imaginatif ?
Comment créer un scénario parce qu’il faut en créer un en se basant sur le minimum syndical Yakariesque.
Nous n’avons pas d’idée…Quel est le but de Yakari ? Faire découvrir les animaux Nord-Américain aux petits lecteurs. Super, quels animaux a-t-on en réserve ? Tous ceux du très nord. Le très nord ? Oui, un mélange de Nord et de cercle polaire. Ah ! Et on met quoi dedans ? Attend, je prends un dico…
Bœuf musqué (c’est bien ça ! On connait pas), Harfang des neige (très bien ça ! c’est beau, c’est blanc), Lemming (trop fort comme c’est mignon, pour la touche tendresse c’est génial !), des loups (mouais, c’est pas trop classiques ? Non ils sont blancs aussi !) et des Caribous !(On pourra faire une remarque en comparant avec élans et autres bêtes à Bois) .
Et l’histoire, nous n’avons toujours pas abordé l’histoire ?!?! Comment et pourquoi ils se retrouvent là bas ? Euh…Je sais pas. Attends, attends, ils ont des Totems ? Oui. Les totems les aident à découvrir le monde ? Oui. ET ben voilà, c’est Grand-Aigle qui fait un cadeau à Yakari. Encore Grand-Aigle ! Non, il apparaît trop souvent et puis ce n’est pas son truc les voyages. Rappelle toi le pays des ours et le kayak volant. Très bon ça ! Là, on dira donc que c’est Nanabozo et le tipi volant. Super, les jeunes lecteurs auront déjà oublié. Et puis la magie séduit toujours les enfants !
Allez, c’est parti ! Attends, on a le pourquoi et le comment, mais après comment rencontrent ils les animaux ?
Puréeeeee, arrête de me casser la tête et dessine, on avisera au fur et à mesure.

Voilà mon impression. Un scénario réchauffé, une histoire qui se passe comme ça vient.
Et pourtant, je suis sûr que les jeunes lecteurs pardonneront cette simplicité. Les auteurs connaissent les ficelles de leur métier et jouent habilement avec les émotions.
Coté dessin, c’est malheureux à dire, mais rien de neuf. Cela fait maintenant 18 album avec un trait d’une constance décontenançant !

Note de l'album : 3,50
Tome 19 : La barrière de feu

DATE DE PARUTION : Janvier 1993

Je trouve cet album en légère rupture avec tous les albums précédents.
Cette fois ci, l’ennemi, le problème ne vient pas de la nature, ce n’est pas un animal.

L’ennemi c’est l’homme. C’est encore plus terrifiant. Du coup, l’album perd en poésie, perd en innocence, perd en gaieté.

C’est un album que j’ai ressenti plus mature, plus terre à terre, même si Yakari continue de rencontrer des animaux nouveaux et que la magie de son langage universel nous touche encore.

Là, nous rentrons dans une lutte entre tribus afin de conquérir plus de puissance. Mais à quoi sert la puissance sans la sagesse ? Telle pourrait être la morale de cette nouvelle fable de la Derib et de la Job.
Une fois de plus, la ruse aura raison de la force.

D’ailleurs, preuve de la maturité de l’histoire, pour la première fois, Yakari se joint et est accepté par les adultes dans la chasse pour retrouver leurs chevaux. Yakari grandit ! Enfin, uniquement du coté du cerveau, parce que pour un indien de plus de 20 ans d’âge et d’existence, son apparence n’a pas bougé d’un chouilla !

Ce qui me fait dire une fois de plus que le dessin est parfaitement isofonctionnalité depuis le premier album. Un dessin rond, dynamique, coloré. Idéale afin de captiver l’œil des enfants qui n’est pas encore capable de se concentrer sur trop de détails à la fois.

Yakari, tome 20 : Le diable des bois
ajouté le 17/09/2006
Note de l'album : 4,00
Tome 20 : Le diable des bois

DATE DE PARUTION : Janvier 1994

L’album commence calmement au campement indien, en plein cœur de l’hiver. La neige abondante recouvre la forêt et Yakari et ses amis, Graine de Bison et Arc-En-Ciel nous font découvrir un jeu d’adresse.

Entrée en matière gentille et agréable avant de découvrir l’un des plus cruels ennemis auxquels Notre Héro a du faire face ! On ne le voit pas, mais les onomatopées ne laissent aucun doute sur le fait que des chiens se font massacrer derrière la petite butte…

Jamais tant de cruauté n’avait été exprimé dans les ‘Yakari’…
Mais la peur instillée par la bête est compensée par l’amitié de Yakari et de ces amis animaux. Nous retrouvons les Castors, avec en tête de Gondole Double-Dents, l’artiste, inventeur, et tous les ours que Yakari a déjà eu l’occasion de croiser au cours de ses aventures.

Une fois l’ennemi terrasser, (oui, dans un album de Yakari, pour la première fois aussi, un être meurt autrement que pour nourrir sagement la tribu), Grand-Aigle arrive afin de nous expliquer le lien potentiel avec le sasquatch, alias le BigFoot des régions nord américaine.

Que penser de cet album, du fait de cette violence gratuite de l’ennemi, du fait de cette cruauté de cette méchanceté, tout comme l’album précédent, le scénario est plus mature et met finalement les jeunes lecteurs devant des problèmes de société de manière plus dure que d’habitude.

Cependant, n’ôtons pas, la touche d’amitié habituelle, notre plaisir de retrouver le Grizzly dans des dispositions nettement meilleures que celles dont il faisait preuve dans l’album portant son nom.

Beaucoup de morale dans cet album, beaucoup de courage de la part de Yakari et de ses amis.

Une belle réussite !

Note de l'album : 3,50
Tome 21 : Le souffleur de nuages

DATE DE PARUTION : Janvier 1995

22 ans de collaboration entre Derib et Job. Forcément, dans tous les albums livrés il y a des hauts et des bas. Pas évident de continuer une série comme Yakari en menant en parallèle tous les projets qu’on leur connaît.

Alors, je voulais remercier là, je ne sais pas pourquoi aujourd’hui, mais c’est ainsi ces deux auteurs pour continuer depuis tout ce temps cette série qui m’a fait rêvé, et continue de faire rêver de nombreux enfants.

La bonhomie, la gentillesse, l’amitié, le respect, la tradition, la découverte, le courage, l’indépendance prônés dans chaque album est du baume au cœur de nos vies angoissantes quand on est jeune, de toutes ces questions sans réponse et de la tyrannie de ces adultes qui disent ne nous vouloir que du bien mais ne font que nous imposer des règles et des limites.

Pour ce 21ème album, le travail est honnête. Parfait pour continuer à rêver et nous emmener au pays des animaux. En dehors du rêve initial de Yakari qui n’apporte rien à l’histoire, le reste est plutôt bien mené. Pour préciser le pourquoi du rêve, ceux-ci généralement, servent à amener une explication ou une solution à Yakari à un problème qu’il rencontrera prochainement ou qu’il a déjà rencontré. Ici, il sert juste à lui dire qu’il va rencontrer quelque chose ou quelqu’un, soit fondamentalement à rien.

Pour revenir sur l’histoire, nous découvrons une prairie inondée, nous perdons quelques pages à parcourir les forêts devenues lacs et saisissons l’occasion pour revoir de manière tout aussi inutile d’anciens amis de Yakari. Le scénario principal vous l’aurez compris est simple et rapide. Les auteurs ont été obligés de broder autour du déluge initial afin de remplir un nombre suffisant de pages pour sortir leur album.

Comme à l’accoutumée, les auteurs placent de ci de là des astérisque afin d’expliquer et donner quelques anecdotes sur les animaux rencontrés. Ici, je les trouve particulièrement imprécises et compliquées. Pour certaines, je les trouve mal choisie ou alors il aurait fallu plus détailler. Là, il s’agit de donner des détails uniquement pour faire joli et épater la galerie. Cette fois ci, cette manière de faire des auteurs et très mal gérée.

La partie principale du scénario quand à lui est sympathique et permet une fois de plus à nos amis les castors de faire preuve d’un talent extraordinaire dans l’art de maîtriser les cours d’eau. Pilipii est joyeux et les balades et jeux offerts à Yakari feront rêver tous les enfants. Après, vous n’aurez plus qu’à les amener dans un parc aquatique afin qu’il puissent voir de leurs propres yeux les mêmes animaux et les mêmes exploits réalisés par les dompteurs.

Coté dessin, celui-ci est toujours dynamique, précis, joyeux, coloré et parfaitement adapté à l’adaptation de cet univers pour les enfants. Les mises en pages ne sont pas particulièrement recherchées, mais n’oublions pas que ces albums s’adressent à des jeunes et que le but premier est de les amener vers la lecture par le biais d’une lecture agréable et aisée. Les engloutir sous un flot de détails et de cases complexes ne ferait que les rebuter.

Yakari, tome 22 : La fureur du ciel
ajouté le 21/09/2006
Note de l'album : 4,50
Tome 22 : La fureur du ciel

DATE DE PARUTION : Janvier 1996

Une chouette histoire. L’explication de la tornade est un peu trop scientifique, mais au moins elle a le mérite d’être claire et concise. Une fois de plus, nous aurons l’occasion de découvrir de nouveaux animaux avec des dindons notamment. Dommage qu’il ne soit pas précisé que ces drôles de bêtes sont vraiment originaires de là-bas. Œil-de-Bouillon se met dans une situation cocasse et son caractère endormi amène un humour agréable à l’album.

La disparition du Chaman est elle plus inquiétante. L’album prend à un moment un caractère sombre et tragique avec la mort du cheval. Il s’agit, il me semble, de la première fois où dans un album de Yakari un animal mort est directement dessiné. Après le carnage du glouton géant qui n’était que suggéré « le diable des bois », voici enfin la mort présentée à nos tous petits. Comme à l’accoutumée, Grand-Aigle viendra en aide à Yakari et le guidera. Une pointe de mysticisme et de mystérieux qui va bien à la série.

Une nouvelle morale nous est apportée par le pardon avers ceux qui parfois refusent de nous obéir et qui au final apparaissent avoir eu raison, et le pardon à celui qui est censé guider le groupe mais qui au final reste un humain à la sagesse et au savoir perfectible.

La mise en page utilise quelque pleine page afin de montrer la puissance et la grandeur de la tornade. Les couleurs s’assombrissent lors de son arrivée et les ambiances sont bien rendues. L’emploi des couleurs ocres est le bienvenu pour rajouter à l’ambiance générale de catastrophe naturelle. Une parfaite maîtrise du dessin donc dans cet album catastrophe.

Note de l'album : 3,50
Tome 23 : Yakari et les cornes fourchues

Un album parfaitement dans la série. Dans la parfaite lignée des 22 précédents albums. Et la découverte de nouveaux animaux. C’est impressionnant de voir que les auteurs après tant d’albums et d’années réussissent encore et toujours à faire découvrir la nature avec tant de fougue et d’entrain à nos enfants. La nature et l’histoire des Etats-Unis est vraiment une source inépuisable d’histoire. Il est juste dommage de voyager en long et en large aux USA sans géo localisation plus précise à chaque fois. On passe des Rocheuses, aux plaines centrales et aux collines noires du nord ouest sans plus de préavis…Concernant l’histoire, elle ne casse pas trois pattes à un canard comme d’aucun disent. Mais l’apparition du Porc-épic est amusante et inattendu, la bonne volonté du lynx que nous avions déjà aperçu dans « la barrière de feu » donne une leçon de morale supplémentaire et le courage et l’amitié de Yakari réjouiront tous les chérubins qui auront l’occasion de lire cet album. Ce n’est pas l’Album de la série, mais comme d’habitude, les auteurs nous livrent une recette bien maîtrisée entre joie, peine, peur, frisson, amitié, ruse, découverte, ennemi…

Je suis persuadé que l’œil moins critique des enfants sera une fois de plus enchanté par son voyage au pays des indiens.
Le scénario se déroule en fait en plusieurs actes. 3. Pour être plus précis. Le premier conte la rencontre de Yakari avec les Pronhorn. Le second conte le feu de prairie et le troisième conte pour la première fois une bétise de Yakari. Jouant de son premier pouvoir ‘parler avec les animaux’, Yakari fait croire avec la complicité de ces amis animaux pronhorn et bisons qu’il détient un nouveau pouvoir. Abus de position, abus de pouvoir justement. Yakari pour la première fois dépasse les bornes et est puni par ses amis Graine-De-Bison et Arc-En-Ciel. Le chatiment pourtant sera conciliant et nous donnera une nouvelle leçon de morale. Bien vu.

Malheureusement, une fois n’est pas coutume, je ne suis pas sûr que la lecture seule de l’album permette aux enfants de comprendre cette leçon. L’appui des parents sera nécessaire voire obligatoire afin de terminer le travail des auteurs.

Note de l'album : 3,50
Tome 24 : Yakari et l'ours fantôme

DATE DE PARUTION : Janvier 1998

Dans cet album, les auteurs abordent un thème sensible : la différence. Sans toutefois faire directement allusion au racisme, le lien est évident. Mais ici, les auteurs abordent plus la discrimination due à la différence dans sa globalité. Ils nous apprennent ou plutôt apprennent aux enfants à faire de leur différence une force. Etre fier de ce que l’on est et passer outre les quolibets des regards jaloux ou incompréhensifs. Le manque de connaissance est souvent à la base de la peur et la peur à la source du rejet. C’est en somme le message transmis, même si le rôle des parents afin d’apporter un complément d’explication sera sûrement nécessaire afin d’être sûr que le message soit transmis et reçu correctement.
Je passerai la critique du rôle des parents dans l’éducation des enfants car ce n’est pas ici le sujet. D’autant plus et j’en suis surpris en étudiant les albums lus jusqu’ici que dans les ‘Yakari’s le rôle des parents est super limité. Au contraire, les auteurs poussent presque les enfants à l’autonomie totale est inconsidérée. Faire plus confiance à ses amis Petit-tonnerre et Grand-Aigle que la connaissance apportée par les parents. J’espère que le message ne sera pas mal interprété par les enfants ! C’est la première fois que je doute de la manière dont le message est transmis.

Comme quoi, les auteurs pourraient encore s’améliorer !
La différence est poussée jusqu’au boutisme avec Arc-Tendu le chasseur sans tribu qui recherche à tout prix la fourrure blanche des animaux. Mais il s’agit généralement de la livrée blanche hivernale des animaux. Apprenant la présence d’un ours blanc, il mettra la ruse et la patience de Yakari à rude épreuve afin de sauver son nouvel ami.
Nous avons là un véritable scénario de nombreux rebondissement qui font de la lecture un moment fort agréable.

Note de l'album : 4,00
Tome 25 : Le mystère de la falaise

DATE DE PARUTION : Novembre 1999

Un album et quel album ! Que de rebondissements ! Que d’actions ! Que de mystère ! Que de frissons !

Les auteurs mélangent ici plusieurs genres. Ils cherchaient une histoire qui marquerait aisément l’esprit des enfants ?
Je crois qu’ils ont trouvé.

Sans casser trop le mystère, Yakari est ici confronté à un squelette fossilisé de Dinosaure. Un énorme oiseau avec un gros bec et de toutes petites ailes ! L’ancêtre des oies en quelque sorte justement. Et Petit Tonnerre, grâce à la magie de Nanabozo, à qui Grand-Aigle qui apparaît aussi confie son protégé, rencontre aussi ses ancêtres, tout petit ceux là.

Et oui, les auteurs non seulement contents de nous faire voyager dans le temps des indiens poussent le vice à nous faire voyager encore plus loin dans le passé et nous emmènent ni plus ni moins qu’à la préhistoire, quand l’homme n’existait pas encore !

Voilà l’occasion rêvée de nous faire rencontrer un tas énorme d’animaux étranges et sorti du passé. Des Dinosaures à tête de monstre qui marqueront sûrement l’esprit des enfants, déjà souvent enclin à cet âge là à se poser tout un tas de questions sur ces énormes animaux qui hantaient la terre à ses débuts. C’est presque marrant que Derib et Job ne se servent pas d’un site archéologique de type ’bad lands’ du Dakota du Sud pour nous présenter cette particularité américaine. Le découpage et la mise en page prennent ici toute leur ampleur lorsqu’il s’agit de représenter la fureur du volcan en éruption.

Mais à contrario, les auteurs se sont lancés dans une pente un peu trop ardue, et les explications données sur les divers animaux avec des noms aussi inconnus que difficiles à retenir n’apportent finalement rien et lorsque j’ai lu cet album à mon neveu de 6 ans, je me suis vite aperçu du coté inutile de l’énumération des monstres dessinés. L’explication sur le principe des volcans l’a beaucoup plus intéressé que ces noms barbares sortis de nulle part. Les auteurs dans leur volonté de faire découvrir de nouveaux horizons tout en gardant l’authenticité auraient peut être pu tordre un peu plus l’espace-temps et faire apparaître un tyrannosaure, au moins, celui là même avec un nom compliqué, tout le monde le reconnaît et s’en souvient !

Enfin, dans son ensemble cet album ravira sûrement autant que mon neveu tous les autres enfants en quête de sensationnel !

Note de l'album : 3,00
Tome 26 : La vengeance du carcajou

DATE DE PARUTION : Septembre 2000

Yakari n’est vraiment pas au centre de cet album. Non, ici ce sont les animaux qui mènent le jeu. Entre le carcajou et le polatouche, une guerre s’installe. Arbitrée par les castors et Yakari, la victoire oscillera d’un coté à l’autre à plusieurs reprises.

Heureusement pour les amis de Yakari ce carcajou n’est pas le plus futé qu’ils aient rencontré jusque là. Sa méthode de guerre et de démoralisation de l’ennemi n’est pas super au point et nos amis sauront profiter de sa faiblesse afin de le punir pour finalement…je vous laisse la surprise.
Mais il faut bien rappeler qu’un album de Yakari, ne prend pas plus de 10 minutes à lire. Le scénario de ce tome est à mon goût particulièrement simple. Et puis, Yakari passant au deuxième plan, j’ai trouvé qu’il manquait quelque chose.

Coté dessin, que dire ? Je me répète de tome en tome. Depuis maintenant 27 ans, Derib nous berce de ses dessins aux couleurs pleines et au style dynamique. Notre héro finit toujours ses aventures avec une bonne humeur déconcertante et son sourire se propagera très certainement à toutes les têtes blondes, rousses, brunes qui passeront dans le coincoin.

C’est le 26ème album de la série, ce n’est pas le meilleur. Il comporte certaines aberrations, certaines incohérences et je trouve la fin un peu abrupte et rapide. Bref, cet album fait parti à mon avis des moins utile à la série.

Note de l'album : 2,50
Tome 27 : Yakari et Longues-Oreilles

DATE DE PARUTION : Septembre 2001

Un nouvel album de Yakari…Derib et Job n'en finissent plus avec cette série qui me replonge au plus tendre de ma jeunesse et qui m'a amené à être aujourd'hui un lecteur assidu de Bande Dessinée (ce qui n'est pas forcément un critique de jugement positif, je le concède !).

Comme a leur habitude, les auteurs nous emmènent donc dans leur monde, avec leur mode de pensée humaniste et pacifiste. Graine de Bison qui voulait chasser pour le plaisir se retrouve puni et il entraîne avec lui dans ses déboires son ami Yakari…La leçon est faite, la morale est reçue.
Je dois avouer que 27 albums de Yakari pratiquement à la suite, cela fait long…Venant de faire un détour par la "trilogie Nikopol" d'Enki Bilal, Yakari me fait d'un coup bien simple et décevant. Eh oui, depuis 27 albums je dois bien avouer que les auteurs nous servent toujours un peu la même soupe réchauffée et là l'indigestion m'a pris.

Ma critique ne sera donc pas forcément des plus objective. J'essaie de me dire que pour le public à qui est destinée cette BD, le rôle et le but escomptés seront sûrement rempli, faire découvrir, voyager et éduquer nos chères têtes blondes, rousses, brunes, châtains…(si j'en oublie, merci de ne pas penser que je fais de la discrimination…).

Bref, je n'ai pas apprécié cet album qui déjà lu à sa sortie il y a 5 ans m'avait laissé comme un goût de déception.
J'attends des auteurs qu'ils amènent du vraiment neuf dans la série du spectaculaire.
Une fois ça va, vingt sept fois, bonjour…

Si vous avez lu les 26 premiers celui là n'apporte rien, attendez éventuellement la critique du 28 pour savoir si il faut persévérer et continuer !

Note de l'album : 3,50
Tome 28 : Le chêne qui parlait

DATE DE PARUTION : Septembre 2002
Me revoilà motivé après la lecture de ce tome de Yakari.
Même si le thème donné à l'album, un arbre qui parle, est sous exploité au profit de la lutte avec Arc-Tendu et l'aide précieuse apportée par les nouveaux amis de Yakari (Tatou et Pécaris), l'ensemble justement est parfaitement dosé.
Entre question sur cet arbre bizarre et sur le nouveau don éventuel de Yakari, la haine d'Arc-Tendu pas heureux d'avoir été berné par le Petit Indien lors de l'épisode avec l'ours fantôme et la découverte des animaux tout se déroule sans accroche. Je dois même avouer que j'ai appris des choses avec ce Yakari ! Je connaissais les pécaris de nom, comme beaucoup d'entre vous j'imagine, mais que connaissez vous de sa glande odorante ? Hein ? Je vous le demande !?!?

Bref, la morale est gentille, l'aide de Roc-Tranquille est sympahtique. Un album qui me redonne goût à cette série mythique après la deception confirmée de "longues-oreilles".

Le dessin est toujours parfaitement maîtrisé, avec des plans et des angles de vus agréables. Nous n'avons aucune difficulté à appréhender le visuel. La lecture de l'album est vraiment ciblée pour le jeune lectorat.

Note de l'album : 3,50
Tome 29 : Le réveil du géant

DATE DE PARUTION : Septembre 2003
Voilà un album où l'histoire est vraiment un prétexte aux auteurs afin de nous donner une leçon d'histoire et de géographie. L'histoire est toute résumée dans…le résumé. Ne vous attendez pas à des rebondissements à des retournements de situations à des surprises, cette album n'a de but que de vous faire découvrir les particularités de Parc National de Yellowstone.
Mais, je dois avouer que cela est plutôt bien fait. Comme de bien entendu, les enfants auront sûrement plus de mal à tout comprendre, même si les auteurs à leur habitude essaient de donner des précision par le biais de petites * placés aux endroits les plus ardus. Mais les plus jeunes lecteurs auront du mal à appréhender les principes d'épaisseur de la croûte terrestre, de lave et de magma…
Une fois encore, je pense que cet album de Yakari afin d'avoir toute la portée escomptée nécessitera le soutien des parents afin d'approfondir les connaissances abordées.
Mais les paysages sont superbement et simplement représentés, les particularités sont pratiquement toutes abordées avec facilité. Un album agréable qui nous mène à la découverte de cette région si particulière.

On en apprendra aussi un peu plus sur le guide, un grand cerf. Là encore les parents pourront avoir une présence non négligeable afin d'expliquer que les animaux aussi meurent…Car il sera sûrement difficile aux plus jeunes de comprendre que les bois des cerfs peuvent s'emmêler au point de ne plus pouvoir se séparer et être ainsi contraint à mourir de faim…

Je crois aussi que c'est la première que l'on cite le nom du père de Yakari. En tout cas, c'est la première fois que je le remarque (et NON, je ne relirai pas tous les Yakari afin de le vérifier …). Par la même occasion, le père de Yakari découvre enfin le pouvoir étonnant de son fils.

Un bon album.

Note de l'album : 2,50
Tome 30 : Le marcheur de nuit

DATE DE PARUTION : Septembre 2004
Encore un album que j'ai du mal à noter…
On ne peut pas dire que le scénario soit remarquable par son originalité. Nous retrouvons nos amis les castors, la vieille chouette et notre ours' maigrichon'.
Les auteurs surfent donc pleinement sur la vague des albums précédents. Rien de particulier à signaler donc…
Ah mais si ! Le secret d'œil de Bouillon est dévoilé ! On devine que les auteurs en mal d'inspiration n'avaient jamais dû songer avant à donner une explication à la paresse sans équivalent de cet Indien au calumet collé à la bouche.
Alors, voilà une explication. Personnellement, je la trouve un peu jetée à la va vite. Reprenant tous les scénarios précédents, plusieurs histoires se sont déjà passées de nuit, pas forcément de pleine lune certes, mais l'explication donnée dans cet album laisse à penser que cette lune n'a pas grand-chose à voir. Œil de Bouillon n'étant pas fatigué qu'à ces périodes là. Bref, tout cela un confus, manque de sérieux et de rigueur. Comparé aux explications qu'il leur est déjà arrivé de fournir, parfois, justement trop savantes ici, cela parait bien pâlichon.
En me relisant, je me dis finalement que je n'ai pas aimé cet album.
Coté dessin, certaines vignettes sont toujours aussi belles. La précision du trait, le choix judicieux des couleurs pour un rendu très agréable et proche de la réalité font des Yakari des albums vraiment bien étudié de ce point de vue là.

Malgré tout, j'estime que cet album est nettement en dessous de ce que j'attends après tant de tomes…
30 n'est ce pas trop compte tenu du contexte ? Yakari ne rencontre pas d'autres tribus, il n'a pour ami que Graine-de-Bison et Arc-en-Ciel ainsi que tous les animaux. Au final, on finit par tourner en rond.
Raaaah ! Une bonne guerre contre les pawnies ! Voilà qui renouvellerait le genre ! (Mon dieu je craque !)

Note de l'album : 3,50
Tome 31 : Yakari et les appaloosas

DATE DE PARUTION : Septembre 2005
Cet album a été désigné meilleur album jeunesse de l'année 2005 par un jury d'enfants de 7 et 8 ans au 33e festival BD d'Angoulême.

Et voilà, je termine le tome 31 de Yakari, le dernier au moment où je commençais leur recensement.
Un tome classique, rapide à lire, mais bien relaxant. Les auteurs ont évité de reprendre les intermittents du spectacle habituel. Seul Boule-de-Neige et le terrible Arc-Tendu reviennent. Pour le reste que du nouveau !
L'histoire est simple mais efficace. Pas de rebondissement magistral une suite logique facile à assimiler par les plus jeunes. Un album efficace.
Coté dessin, c'est toujours aussi bon. Le trait rond, de Derib, les couleurs plaines donne une parfaite lisibilité qui ravira le jeune lectorat.


Je voudrais, afin de conclure, remercier ma sœur, pour m'avoir prêté sa collection de Yakari, remercier mes parents pour m'avoir fait connaître Yakari, remercier coinBD pour avoir permis et soutenu mon aventure, remercier mes sponsors qui me paient même quand je pose des posts pendant les heures de boulot (mais ça, ils ne le savent pas forcément), je remercie ma femme, mes enfants, mon chien, les araignées, les fourmis pour m'avoir soutenus et accompagnés tout au long de mes lectures.

Enfin, je pousse un hurlement féroce et sauvage tel un être brisé, vidé de son essence vitale.
Ils viennent de sortir un 32ème tome ! Je Crrrrrrrrrraaaaaaaaaaaaaaaaaaquuuuuuuuuuuueeeeeeeeee !

Note de l'album : 3,50
Tome 32 : Les griffes de l'ours

Un nouveau tome de Yakari.
Ca, pour une surprise…Et oui, quelle régularité dans la parution des albums de cette série jeunesse dont on ne fait plus l'éloge !
La tribu de Yakari a une nouvelle fois bougé dans les grandes prairies pour se trouver dans le Wyoming un état du nord ouest américain. Yakari une fois encore va vivre une histoire fabuleuse et rencontrer nombre d'animaux dont il apprendra les secrets (et nous au passage). Ainsi, qui connaît la chouette des terriers ? Quelle est sa particularité ? Qu'est un "Suisse" pour les Quebecois ? Lisez sans plus attendre cet album du plus célèbre des petits indiens. C'est ainsi que Yakari en plus de découvrir l'utilité de la voile et de la barre va découvrir la tour du diable, the ''devi's tower'' dans le texte. C'est la particularité géographique que nous découvrons dans "rencontre du troisième type" par exemple. Nous apprendrons ainsi l'une des légendes qui lui sont associées.
Ce géant de pierre se situe dans les Grandes Plaines du Wyoming à côté des Black Hills du Dakota.
C’est le mont sacré d'une vingtaine de tribus indiennes. Elles l’ont baptisées l'« antre de l'Ours ».. Dans la mythologie des Sioux des plaines, c'est ici que Hu Nump, le Grand Ours, initiait les chamans aux secrets des guérisseurs, tandis que la tradition kiowa veut que l'étrange rocher ait poussé d'une souche d'arbre pour protéger sept jeunes Indiennes menacées par un grizzly.

Coté scénario, on excusera tout de même certains raccourcis ou approximation. Ainsi, Yakari escalade la tour du diable à mains nues…Honnêtement je pense que beaucoup de varappeurs rigoleront à cette idée…Mais n'oublions pas à la lecture que cet album s'adresse aux plus jeunes et que les informations dispensées suffisent amplement pour ne pas saturer les petites têtes inutilement en complexifiant le message transmis.

Bref, un nouvel album instructif, intéressant.

Le dessin est toujours aussi propre, toujours aussi mignon et arrondi. La ligne claire est parfaitement adaptée à cet album jeunesse.

Un nouveau tome dans la parfaite lignée de tous les précédents.
Le seul reproche finalement, c'est que à ce stade de la série, l'originalité n'est plus vraiment là...Dure de se renouveler en créant la surprise !

En revanche, dans le monde de la BD, une telle série jeunesse est vraiment originale.

Note de l'album : 3,50
Tome 33 : Le marais de la peur

Nouvel album du petit indien. Cet album est bien dans la lignée des précédents. Yakari ne vieillit pas d’un pouce. Ce petit indien qui sait parler aux animaux vit des aventures extraordinaires aux pays des indiens d’Amériques.

Chaque album l’amène à découvrir et à nous faire découvrir un nouveau site merveilleux du pays de l’oncle Sam et/ou une faune et une flore souvent surprenante.

Cet album n’échappe pas à la règle. Cependant ici, pas de site particulier. Derib s’attache à nous faire découvrir une faune toujours sympathique et au travers de son histoire, il cherche à sensibiliser les plus jeunes à l’écologie et à la préservation de la nature sans pour autant être trop lourd à aucun moment. Il nous parle par exemple ici, d’une race de pigeon voyageur maintenant disparu suite à l’arrivée des hommes blancs sur le territoire américain et profite d’un renvoi en bas de page afin de développer rapidement les faits.

Autrement, il semblerait que Derib ait eu du mal à trouver un histoire suffisamment consistante afin de tenir l’intégralité des pages. L’histoire du marécage doit couvrir moins de la moitié de l’album. C’est donc plus une suite de petite découverte à laquelle nous sommes cette fois invité.

A noter car c’est la première fois me semble-t-il dans l’histoire des Yakari, l’histoire des marécages utilise de vraies disparitions qui sont de vrais morts du au mystère des marécages…Jusqu’à présent, un grand nombres de disparitions ont parsemé les aventures du petit indien, mais à chaque fois, tous les protagonistes avaient été sauvés…Ici, pour la première fois, Derib introduit le concept de la mort réelle et irréversible…Attention, cependant à ne pas s’imaginer des pages sanglantes, non, il s’agit bien du concept et une fois encore, Derib saura être discret sur tous ces aspects de la vie afin de ne laisser aux enfants qu’un souvenir de lecture agréable !