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Tome 1 : 20h-01h
 

We are the night, tome 1 : 20h-01h

 
 

Résumé

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"We are the night", présentée comme un polar chorale inaugure la nouvelle collection "Hostile Holster" chez Ankama. Ozanam et Kieran mettent en scène pas moins de 19 personnages à l'origine sans aucun lien qui vont se croiser au cours de la même nuit.

Toute la BD est en fait un gros plan séquence, ça commence avec un type des plus ordinaires qui se rend à son travail de nuit, sur le chemin il croise des policiers en patrouille et ainsi de suite. On va découvrir alors 19 figures qui se croiseront sans s'apercevoir quelque part à un moment donné. C'est est un genre qui a été très exploité au cinéma mais assez peu en BD finalement et le support s'y prête assez bien.

Au départ on assiste juste à des scènes courantes dans la vie des personnages et petit à petit on sent que l'intrigue générale va tourner au polar et que tous ces personnages seront confrontés. Mais ce premier volume reste très introductif, une certaine façon de présenter ce petit monde, donc rien encore de transcendant, cela devrait prendre forme dans le second volume de ce dyptique.

En tout cas la BD est plutôt bien construite, les enchaînements ne sont pas forcément faciles à réaliser, on se sent d'ailleurs parfois un peu perdu mais on arrive quand même à s'y retrouver et on imagine où les auteurs veulent en venir. La galerie de personnages est assez colorée, les profils sont très différents les uns des autres, ce qui donne beaucoup d'intérêt au récit. On n'a pas le temps de découvrir les protagonistes en profondeur, c'est pourquoi l'auteur va directement au but en faisant rapidement sortir le profil et les motivations de chacun. Le ton général qui ressort est clairement sombre, c'est pas la joie pour tout le monde, chaque intervenant y va de sa petite vie merdique et lutte comme il peut.

Le dessin est assez particulier, un genre que je ne saurais pas qualifier. Le trait est fin, l'encrage est assez lâché et une palette de couleurs très sombres et variées vient illustrer l'ambiance nocturne.

Bon, une BD intéressante, dans un style qui change, bien construite, mais plutôt introductive. Cette première partie se lit bien et annonce normalement un tome deux avec quelques rebondissements qui, à mon avis, donnera tout son intérêt à l'intrigue.

Note: L'histoire se passe à Lyon, et c'est clairement apparent. Les lecteurs de la cité rhodanienne reconnaîtront les lieux.


Chronique rédigée par Fa le 27/03/2010
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.75
Dépôt légal : Mars 2010

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD We are the night, tome 1 : 20h-01h, lui attribuant une note moyenne de 3,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

28 3 2011
   

"We are the night" n’est pas seulement le titre d’un album des Chemical Brothers, met également le celui de ce diptyque imaginé par le très prolifique Antoine Ozanam ("E dans l'eau", "Le Roi Banal", "Pills", "King David", "Last bullets", "L'Amourir", "Le Chant des Sabres").

Le récit se déroule dans la ville de Lyon et invite à suivre une vingtaine de protagonistes, qui se croisent le temps d’une nuit. Le premier volet se déroule de 20h à 1h, alors que le suivant invitera à suivre les événements qui se dérouleront entre 1h et 8h.

C’est un récit choral parfaitement huilé que nous livre Antoine Ozanam. Rebondissant d’un personnage à l’autre sans jamais perdre le lecteur, il distille une à une les pièces de son puzzle narratif, tout en maintenant l’intérêt du lecteur. Les destins se croisent au fil des pages, tissant ainsi une toile qui mélange avec brio polar, humour, histoire d’amour, adultère, braquage, tentative de suicide et dettes. Les transitions entre les différentes scènes sont particulièrement soignées et cette technique de fondu qui invite à changer de décor tout en prolongeant la narration est utilisée à merveille.

Au niveau du graphisme, Antoine Ozanam a l’art de s’entourer de dessinateurs peu connus, mais de talent. Les dessins de Kieran ne dérogent pas à cette règle et son trait nerveu et réaliste, rehaussé d’une colorisation qui se place au diapason de l’atmosphère prenante, combine originalité, dynamisme et efficacité.

Vivement la suite de cette nuit passionnante !