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Tome 10 : Vers quel avenir ?
 

Walking Dead, tome 10 : Vers quel avenir ?

 
 

Résumé

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Planche de Walking Dead, tome 10 : Vers quel avenir ?Le début de ce dixième tome est plutôt "calme". Depuis l’assaut du pénitencier par les troupes du Gouverneur, les survivants se retrouvent certes à nouveau à la merci des hordes de zombies qui peuplent ce monde impitoyable, sans perspective de domicile fixe et sans nourriture, mais c’est une situation qui n’est pas neuve et qui ne nous surprend donc pas/plus.

Mais, sur la route qui les mène vers Washington, Rick décide de faire un crochet vers son ancien commissariat, en compagnie de son fils et d’Abraham. C’est le moment choisi par Kirkman pour pousser sa saga encore un peu plus aux frontières de l’horreur. De l’attaque subie par Carl à la riposte de Rick, en passant par les confessions d’Abraham, l’auteur n’y va pas avec le dos de la cuiller et en profite pour placer une partie de la barbarie sur les épaules d’une humanité poussée dans ses plus profonds retranchements. Les retrouvailles avec Morgan et l’histoire de son fils ne font que confirmer que tous les personnages de cette série ont atteint le point de non retour : ce moment fatidique où, affectés mentalement par les nombreuses disparitions au sein d’un monde sans véritables perspectives, ils finissent par péter les plombs. La bonne conscience s’envole et l’instinct de survie devient de plus en plus prédominant. Le côté primaire et animal remonte à la surface, souvent au détriment des barrières morales habituelles. Bienvenu dans l’univers de "Walking Dead".

Kirkman ne manque pas non plus de s’attarder sur les souffrances psychologiques des personnages. Des conversations téléphoniques fictives de Rick aux tentatives de suicide, en passant par les confessions en milieu d’album, l’auteur étale toute la douleur de ses protagonistes. Par contre, malgré la découverte d’un zombie en manque de vitamines, la piste du scientifique, entrouverte lors du tome précédent et laissant entrevoir les origines de cette zombification massive, ne tient pas vraiment toutes ses promesses. Mais bon, il faut bien que l’auteur en garde un peu sous le coude pour la suite.

Au niveau du graphisme, le noir et blanc du dessin de Charlie Adlard contribue à masquer les nombreuses effusions de sang, un peu à l’image de la couleur rouge de la cape du torero. Il sied cependant parfaitement au récit et accentue le pessimisme dégagé par cet univers horrifique.

Un excellent dixième tome !


Chronique rédigée par yvan le 25/01/2010
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.10
Dépôt légal : Janvier 2010

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Walking Dead, tome 10 : Vers quel avenir ?, lui attribuant une note moyenne de 4,10/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

15 3 2014
   

On en a tellement dit sur cette série que je ne crois pas que mon avis soit prédominant.... Ce serait tellement difficile de critiquer négativement cette série, en commençant par la psychologie des personnages qui fait place à l'instinct animal. Tout le monde perd pied. Rick pour commencer lorsque son fils se fait maltraiter, il est presque plus violent qu'un zombie ! Le désespoir prend le relais dans ce tome...
Adlard est toujours aussi bon, il y est pour beaucoup dans l'ambiance générale !

Enfin, la série est partie pour durer des années avec des tomes de cette qualité!

22 10 2013
   

60 chapitres à l'issue de ce dixième tome et un constat : une seule petite pause quant à la qualité du récit, dont l'intérêt a vite été rétabli.
Quel tour de force ! Ce qui n'aurait pu être qu'une série horrifique parmi tant d'autres est devenu un récit incontournable, parce que tout est centré sur les relations humaines. A quelque chose près, j'ai tendance maintenant à penser que le Mort-Vivant n'est finalement qu'un excellent prétexte à mettre en scène la folie potentielle des hommes quand il s'agit de survivre chaque instant.
Crack psychologique et suicide, pulsions de meurtres, limites de la solidarité et tentation de faire prévaloir les intérêts individuels sur ceux d'une communauté sont quelques exemples des réflexions qui naissent à la lecture des mésaventures du groupe de Rick.

Pour le reste, je rejoins mes prédécesseurs : cette série est un must have !

5 3 2012
   

Cette série est toujours aussi prenante et pour moi, il faut me réfréner souvent pour m'empêcher de tourner les pages rapidement, tellement impatient de découvrir ce qui va se passer ensuite. Signe que le suspense est superbement bien géré, d'autant qu'arrivé au 10ème tome avec toujours autant de suspense, les auteurs peuvent se permettre de prendre leur temps, et de ralentir le rythme. C'est un peu ce qui se passe ici, car en vérité, il ne s'y passe pas grand chose de réellement nouveau dans cet ouvrage. En route vers Washington sous l'impulsion d'Eugene, Rick décide de faire un crochet vers son ancien commissariat pour y prendre des armes. Cette escapade est surtout l'occasion pour l'auteur d'approfondir les relations entre Rick et Abraham, et de faire naître entre eux un respect mutuel, qui vient remplacer la méfiance qui était la règle. C'est aussi l'occasion de revenir voir Duane et Morgan, et l'auteur en profite pour appuyer sur la touche sensible du lecteur. Encore une fois, même s'il manque un peu de rythme, même si les actions sont moins tonitruantes qu'auparavant, je suis resté scotché à ce récit, qui développe beaucoup de nuances dans les relations des protagonistes. Signe enfin qu'il ne se passe pas grand chose, le trombinoscope de début d'ouvrage sera quasiment inchangé en fin d'histoire.

Je me suis fait aux dessins, à cet environnement noir et blanc, même si les visages restent pour moi le grand problème du dessinateur, et particulièrement celui de Dale. On a l'impression que l'on a repris le visage de Rick, auquel on a jouté quelques kilos. Bref, je trouve ce visage régulièrement raté.

Mais ca reste quand même prenant et le grand talent du scénariste, c'est de faire en sorte que le lecteur se pose toujours cette question : "que va-t-il se passer après ?" qui le conduit à tourner avec avidité ces pages.

21 5 2010
   

L'écriture de cette série est toujours aussi réussie et on n’arrive pas à décrocher. Les relations tendues entre les personnages laissent constamment craindre un drame, en plus de ceux que les morts peuvent apporter. Les détails dans les dialogues (réflexions sur que faire ou ne pas faire…) rendent les situations très réalistes et nous donnent l’impression de vivre parmi les survivants. On ressent parfois une vraie crainte à tourner la page…
Après plusieurs tome « sédentaires » dans la prison/refuge, celui-ci est « on the road », direction Washington. Oui, après la rencontre de 3 nouveaux rescapés, notre petit groupe à maintenant un but, et peut-être une réponse à tout ce cauchemar.
Les caractères évoluent toujours et tout le monde est torturé. On assiste aux 1ers mots des jumeaux : inquiétants. Le petit Carl aussi, sur lequel on s’attarde plus depuis le tome 9 et qui semble prendre un plaisir macabre envers la mort.
Rick retrouve aussi un personnage perdu de vue depuis le 1er tome, (sans aucun renvoi pour nous le rappeler, contrairement à certaines séries qui citent les albums précédents à chaque bas de page). Une bonne nouvelle donc, même si ce dernier a lui aussi payé cher psychologiquement.

La critique négative que je continuerai à faire concerne le dessin. Les zombies sont parfaits, mais j’ai l’impression que les visages « vivants » sont de moins en moins bien dessinés, inconstants. Des postures souvent ratées ou mal proportionnées. Je le répète à chaque fois mais je préférais de loin Tony Moore.
Il y a aussi ces images « copiées/collées » qui se succèdent. Quoi que moins utilisées ici que dans le tome 9, j’en ai relevé un exemple navrant de manque de rigueur à la p.22 : une rue. La 2ème vue y fait passer un zombie : Ah ben quand même ! Il a rajouté quelque chose sans se contenter de copier la case précédente ! Oui mais le hic c’est que des feuilles de papier volantes se trouvent exactement au même endroit dans les 2 cases ! Un petit effort M. Adlard ! On paye pour vous lire quand même !
Je ne pourrai pas dire pourquoi mais j’ai préféré le tome précédent de pas grand-chose. Mais allez, je mets 4 quand même.