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Tome 12 : Un monde parfait
 

Walking Dead, tome 12 : Un monde parfait

 
 

Résumé

Walking Dead, tome 12 : Un monde parfaitAfin d'acceder au résumé de Walking Dead, tome 12 : Un monde parfait, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Walking Dead, tome 12 : Un monde parfaitAvec déjà plus de 300.000 contaminés et une adaptation télévisée bientôt diffusée aux Etats-Unis, le succès de "Walking Dead" n'en finit plus de grimper. Et c'est amplement mérité, car ce road-movie au pays des mort-vivants est excellent.

Dès le début de sa saga, Robert Kirkman a eu la bonne idée d'utiliser les hordes de zombies qui peuplent son univers impitoyable comme prétexte au développement psychologique de ses personnages. En situant le danger au sein même des survivants, il essaie même de rendre le rôle des morts-vivants carrément superflu. Avec la rencontre entre nos amis et les troupes du Gouverneur, Kirkman avait déjà fait un pas dans cette direction, qu'il avait encore accentué lors du tome précédent, lors de la rencontre avec les «Chasseurs». Le danger vient donc de plus en plus des autres humains et des membres du groupe. Et le fait de voir les enfants contaminés par la folie ambiante et l’absence totale de repaires moraux, accélère encore un peu plus la descente aux enfers entamée par Rick et sa bande.

Dans ce douzième tome il pousse son raisonnement encore plus loin en plaçant Rick et sa bande au sein d'un refuge hautement sécurisé, peuplé de gens d'une extrême gentillesse. Et l'idée de placer nos amis en compagnie d'adeptes de Charles Ingals, à l'abri de toute menace apparente, est tout bonnement brillante quand on sait d'où ils viennent. La conversation en début d'album entre Rick et son fils reflète d'ailleurs à merveille le bilan psychologique de nos survivants. Hommes, femmes et enfants ont été poussé dans leurs plus profonds retranchements, aux frontières de l’horreur. Toutes leurs barrières morales se sont écroulées et une grande partie de leur humanité a été sacrifiée sur l'autel de l'horreur. Habitués à survivre en milieu hostile, ils ne sont plus habitués à tant de gentillesse et réagissent avec paranoïa à cet havre de paix qui leur est proposé. Même au sein d'un environnement aussi paisible, l'auteur parvient à faire peser une menace écrasante. Quelques petits détails parsemés ici et là (un gosse à l'oeil fermé, un passé dont on ne veut plus parler, ...) et le tour est joué, le lecteur partage la méfiance de Rick et sa bande et se prépare au pire, car c'est bien là que Kirkman a décidé de nous emmener.

Excellent !


Chronique rédigée par yvan le 27/09/2010
 
 
Statistiques posteur :
  • 2374 (58,34 %)
  • 1123 (27,60 %)
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.70
Dépôt légal : Septembre 2010

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Walking Dead, tome 12 : Un monde parfait, lui attribuant une note moyenne de 3,70/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

5 4 2014
   

Voila un tome de liaison dans ce que j'appelle: la boucle Walking Dead.

C'est à dire 1: Une situation stable
2 : Une décision foireuse ou une imprudence
3 : Stupeur et tremblements
4 : Baston
5 : Débrief et conséquences

Ce serait très ennuyant si le fil rouge du scénario n'avançait pas et que l'on se retrouvait chaque fois avec ce schéma. Où nos deux comparses sont très forts, c'est qu'ils arrivent à nous tenir en haleine, malgré ce schéma connu.

Dans ce tome, on a quand même un évènement à la fin qui nous indique que la situation ne va pas rester stable longtemps, et que Monsieur Monroe n'a pas l'air très catholique.

Bref on fait un peu baisser la pression pour qu'elle revienne mieux ensuite !

7 11 2013
   

Où l'on retrouve la bande à Rick (ou ce qu'il en reste) en errance, obligée de quitter la prison/refuge suite au carnage provoqué par les troupes du Gouverneur...

J'avoue que c'est la première fois que j'ai marqué un léger stop dans la lecture. En effet j'ai trouvé que la première partie de ce volume se reposait sur des procédés narratifs déjà largement utilisés auparavant. Je pense aux scènes «intimistes», celles dans lesquelles les protagonistes confient leur peine et leurs souffrances morales.
Forcément, l'arrivée de nouveaux personnages renvoie aussi à ce qu'il s'est déjà produit.

Pour autant, le nouveau contexte de cette communauté presque idyllique, qui accueille nos naufragés de la route, relance aussi une forme de tension plus subtile, parce que plus sournoise.
L'intégration des héros et leurs doutes est le point fort de tome, et le cliffhanger augure du fait qu'effectivement, tout ne va pas rester rose bien longtemps.

Pour moi, c'est une poignée de chapitres qui finissent mieux qu'ils n'ont débuté... Et toujours impossible de décrocher du sort de Rick et ses compagnons !

5 3 2012
   

Il y a toujours une idée pour rebondir et celle trouvée ici est plutôt intéressante parce qu'après l'aveu d'Eugene, il fallait bien trouver quelque chose pour motiver les troupes. Ce qui est particulièrement intelligent ici, c'est de positionner cette promesse d'un Eldorado après tant d'aventures, c'est de nous faire rencontrer ces humains si gentils après toutes les aventures de Woodburry et des chasseurs qui nous ont montré que notre groupe de héros avait plus à craindre des humains que des zombies. Du coup, on s'attend à chaque page à ce que l'image idyllique de familistère peinard se fissure. Et c'est là que l'on se rend compte que le scénariste a réussi son coup : on s'est tellement identifié à Rick et à son groupe au fil des tomes que l'on réagit comme eux, avec méfiance, avec cette idée que "c'est trop beau pour être vrai". C'est à ce moment que l'on se rend compte que l'on est ferré dans cette histoire, au même titre que les héros. Et puis, en effet, l'auteur laisse la porte ouverte à des failles dans ce périmètre sécurisé : s'agit-il d'éléments normaux de toute vie communautaires et familiales (il ne faut pas attendre que des Zombies se promènent pour qu'un gars isolé mal luné soit un peu vif avec son fils, et que les secrets s'accumulent) ou bien s'agit-il d'indices d'un mal plus profond ? Voilà une incertitude savamment entretenue qui entretient elle-même une forme de suspense.

Nos héros se retrouvent en décalage par rapport à tous ces gens d'une normalité à peine croyable, comme cette scène d'une dame qui promène son chien et qui fait coucou aux voisins... Carl en particulier semble avoir grandi très vite, et finalement, par rapport aux gamins de son âge, il serait presque une menace. Une réflexion de Risck fait froid dans le dos également, laissant entendre que son groupe pourrait presque se comporter enver leurs hôtes comme le Gouverneur l'a fait auparavant envers eux.

Encore une fois, le scénariste crée une situation tendue. Mais elle n'est pas tendue à cause de l'environnement, mais à cause de sentiment paranoïaque qu'il a su fil des tomes, su faire naître chez le lecteur.

Quant aux dessins, il y a bien longtemps que j'ai renoncé à trouver une constance dans les visages. Rick qui se rase devient un autre homme, comme si le fait d'avoir ôté sa pilosité faciale a eu pour conséquence de le rendre moins épais, et moins musclé. Quant à Eugene, je devine que c'est lui qui apparaît ici ou là en fonction du contexte.

Mais ca reste très intelligemment construit, en capitalisant sur le sentiment d'insécurité des héros et du lecteur...

2 10 2010
   

Encore un titre très bien choisi, et une belle couverture.
Kirkman continue d'explorer toutes les possibilités de cet univers et de les développer. Après avoir fait nos héros "propriétaires" d'un havre protégé (la prison) et les avoir vus se la réserver jalousement, la situation est ici inversée. C’est à leur tour d’être dehors et d’avoir l’occasion d’entrer dans une enceinte protégée. Mais l’attitude des « proprios » est différente. Au lieu de se terrer en redoutant toute nouvelle arrivée comme le faisait le groupe de Rick, au lieu d’aller agresser tout ce qui bouge aux alentours comme ceux du gouverneur, ceux-ci vont au devant des autres pour les inviter à les rejoindre.
A NE PAS LIRE SI ON VEUT SE MENAGER LA SURPRISE :
Et cette attitude altruiste les rend très suspects, pour les personnages comme pour le lecteur. Chaque geste, chaque mot banal semble cacher quelque chose. Ceux de Rick semblent avoir enfin trouvé la sécurité mais c’est si beau qu’on s’attend à ce qu’une horreur sans nom se cache derrière chaque page. Mais non. Il ne se passe rien ! Tout va vraiment bien ! On n’arrive pas à y croire mais quelle bouffée d’oxygène que ce long répit ! Bien sur il faut avoir lu tous les précédents pour apprécier celui-ci de la sorte. Car prit isolément, c’est un album où il ne se passe pas grand-chose. Et bien sûr, on s’attend à une recrudescence d’horreur dès le tome suivant. Et Kirkman à eut la riche idée de conclure sur la possibilité que face à un groupe si « gentil », ce soit le groupe de Rick qui se transforme en méchant agresseur. On attend donc la suite avec impatience.
Si développer une telle situation est logique dans la démarche de l’auteur, je préfère quand même les tomes plus riches en évènements.
Je continue aussi de ne pas apprécier Adlard au dessin et de regretter Moore (ex. p. 122, Glenn est méconnaissable, pourtant dessiné depuis le début). Bien qu’ici les images «copié/collé » ont quasiment disparues. (Voir avis précédents).
Et j’ai une grosse déception : toutes les espérances apportée par Eugène tombent à l’eau ! Espérances pour les personnages comme pour le lecteur qui en attendait une grosse avancée dans la trame générale. Mais c’est une situation bien plus probable que ce qu’annonçait Eugène (c’était une sacré coïncidence qu’un des seuls au monde à savoir le pourquoi du comment ait survécu), et c’est le choix du scénariste. Toutes les voies ne peuvent pas être suivies.