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Avis BD de yvan
 

Avis BD de yvan sur Walking Dead


Note moyenne de Coin BD sur la série Walking Dead Moyenne Coin BD : 3,82/5
Note moyenne de yvan sur la série Walking Dead Moyenne de yvan : 3,79/5
 
Note de l'album : 3,50
Tome 1 : Passé décomposé

Ce premier tome de "Walking Dead" reprend les 6 premiers épisodes US et fut déjà publié par Semic en 2005. Delcourt reprend donc cette série en sortant simultanément un tome 2, qui est la vraie nouveauté pour les lecteurs francophones.

Avec un récit de zombis, Robert Kirkman ("Invincible") ne fait pas vraiment dans l’originalité et les nombreuses références et influences («Night of the Living-dead», «Zombie, Land of the dead», «28 jours plus tard») sont évidentes et quasi inévitables dans un monde où les morts ressuscitent pour s’attaquer aux vivants et où règne la hantise de la morsure fatale. Rien de vraiment original de ce côté là donc.

Mais, au-delà de ces références, "Walking Dead" va se concentrer sur les relations humaines. Le retour des morts-vivants n’est donc finalement qu’une excuse afin de développer les relations humaine entre ce flic errant dans un monde qu’il ne reconnaît plus et les gens qu’il rencontre. L’origine de ce fléau restant d’ailleurs inconnu, Robert Kirkman va surtout se concentrer sur des dialogues efficaces et sur le développement psychologique de ses personnages.

Au niveau du graphisme, ce dessin noir et blanc sied parfaitement au récit et le passage de flambeau entre le début de Tony Moore et la suite de Charlie Adlard s’effectue de manière assez discrète, sans pénaliser la continuité graphique de l’ensemble.

Bref, un excellent début qui, tout comme "Girls" ou "Guerres civiles", va nous questionner quant à notre comportement dans de telles situations.

Note de l'album : 4,00
Tome 2 : Cette vie derrière nous

Sorti en même temps que le premier tome, ce deuxième tome de "Walking Dead" reprend les épisodes US #7 à 12 et permet lecteurs francophones de connaître enfin la suite de ce premier tome qui fut déjà publié par Semic en 2005.

Un deuxième tome qui ne livre toujours pas l’origine de ce fléau et où les zombies sont moins présents. Du coup l’influence des nombreuses références du genre («Night of the Living-dead», «Zombie, Land of the dead», «28 jours plus tard») se fait moins sentir et le récit peut donc totalement se tourner vers son point fort : le développement des relations humaines.

L’étau se resserre sur le petit groupe de survivants dirigé par ce flic qui se retrouva subitement dans un monde qu’il ne reconnaissait plus, de nouvelles disparitions affectent mentalement le groupe, la nourriture se fait plus rare … Bref, tous les éléments sont présents pour augmenter encore les tensions entre les différents protagonistes.

Les dialogues restent de qualité et le dosage entre moments de réflexion et d’action est excellent. Au niveau du graphisme la reprise de flambeau entre le début de Tony Moore et cette suite de Charlie Adlard se fait sans pénaliser la continuité graphique de l’ensemble, même si le dessin de ce dernier est un peu moins léché que celui de Tony Moore.

Note de l'album : 3,50
Tome 3 : Sains et saufs ?

Après avoir quitté la ferme des Greene en quête d’un abri capable de les protéger des zombies, Rick Grimes et son groupe de survivants tombent sur un immense pénitencier laissé à l’abandon. Déterminés à placer tous leurs espoirs derrière ces barreaux, Rick et Tyreese commencent par nettoyer les lieux des nombreuses créatures qui y errent. C’est en prenant possession de ce refuge, ironiquement sensé enfermer les êtres dangereux en temps normal, qu’ils vont découvrir Dexter, Andrew, Axel et Thomas : quatre survivants coupés du monde et possédant un stock impressionnant de provisions. Au milieu d’un climat de méfiance, ils vont vite s’apercevoir que l’on n’entre pas impunément dans une prison et que le plus grand danger ne se situe pas toujours du ‘bon’ côté du mur.

Pourvu d’un titre évocateur, «Sain et sauf ?» reprend les épisodes US #13 à 18 et permet aux lecteurs francophones de connaître la suite de ce road-movie au pays des mort-vivants. Malgré la perspective réconfortante que semble promettre cette forteresse au niveau de la sécurité, du confort et de l’intimité, la tension entre les rescapés est loin de retomber. Tout comme dans "Girls", les personnages semblent lentement atteindre ce point de non retour : ce moment fatidique où, affectés mentalement par les nombreuses disparitions au sein d’un monde sans véritables perspectives, ils finissent par péter les plombs. Les couples se déchirent, les ennuis se multiplient, la bonne conscience s’envole et l’instinct de survie devient de plus en plus prédominant. Le côté primaire et animal remonte à la surface, souvent au détriment des barrières morales habituelles.

Alors que le dosage entre moments de réflexion et d’action était encore parfait lors des deux tomes précédents, celui-ci souffre un peu du rythme croissant de décès et de violence. Les monstres qui semblaient finalement n’être qu’une excuse afin de développer les relations humaines entre les différents protagonistes sont beaucoup plus présents. Le récit de Robert Kirkman ("Invincible") perd ainsi un peu de son originalité et l’influence des nombreuses références du genre ("Night of the Living-dead", "Zombie, Land of the dead", "28 Jours plus tard") semble reprendre le dessus sur le non-conformisme. Les dialogues demeurent malgré tout de qualité et la hantise de la morsure fatale est loin d’être le seul attrait de ce troisième volet qui place l’intrigue encore un peu plus aux frontières de l’horreur.

Le développement psychologique des acteurs, grande force de la série jusqu’à présent, semble moins soigné qu’auparavant. Outre Rick qui fait le jojo entre le bon samaritain et le psychopathe incontrôlable et livre ici un comportement souvent contradictoire au ‘Protect & Serve’ qu’il est sensé incarner, il y a la scène de Tyreese dans le gymnase qui fait perdre au récit un peu de son réalisme. De plus, les quatre taulards venus rejoindre cette kermesse aux zombies tombent un peu dans le piège de la caricature, tandis que d’autres caractères, jusque-là secondaires, vont soudainement révéler des facettes inattendues de leur personnalité. Cela permet certes aux auteurs de placer une partie de la barbarie sur les épaules d’une humanité poussée dans ses plus profonds retranchements, mais malheureusement au détriment d’une certaine finesse qui fait ici défaut.

Malgré un détail intéressant (et bien exploité) concernant cette maladie qui pourrit le monde, Kirkman reste muet concernant les origines de cette zombification massive. Au niveau du graphisme, le noir et blanc du dessin de Charlie Adlard contribue à masquer les nombreuses effusions de sang, un peu à l’image de la couleur rouge de la cape du torero. Il sied cependant parfaitement au récit et accentue le pessimisme dégagé par cet univers horrifique.

Débordant de pantins assoiffés d’hémoglobine et ponctuée d’un aperçu (partiellement posthume) des personnages, «Sain et sauf ?» saura ravir les amateurs de ce genre initié par «La nuit des morts-vivants» de George Romero en 1969. Pour les autres : la réponse au titre est un ‘NON’ sanglant !

Walking Dead, tome 4 : Amour et mort
ajouté le 11/02/2008
Note de l'album : 4,00
Tome 4 : Amour et mort

Reprenant les épisodes US #19 à 24, «Amour et mort» permet aux lecteurs francophones de connaître la suite de ce road-movie au pays des mort-vivants.

Cela fait maintenant presque un an qu’ils sont livrés à eux-mêmes et que leurs nerfs sont continuellement tendus. Les couples se déchirent, les ennuis se multiplient, la bonne conscience s’envole et l’instinct de survie devient de plus en plus prédominant. Le côté primaire et animal remonte à la surface, souvent au détriment des barrières morales habituelles.

La menace de se faire éjecter de leur nouveau sanctuaire n’est pas là pour calmer les esprits. De plus, l’arrivée d’un nouveau personnage va à nouveau l’équilibre fragile que tentent d’installer les survivants. Il faut dire que l’apparition de cette afro-américaine, accompagnée de zombies démembrés qu’elle tient en laisse, est pour le moins surprenante.

A l’inverse du tome précédent qui plaçait les pantins assoiffés d’hémoglobine un peu trop aux avant-plans, ce tome-ci va limiter les scènes de massacres de zombies et replacer ces derniers là où ils servent le mieux ce récit : en arrière-plan. Les monstres redeviennent ainsi juste une excuse afin de développer les relations humaines entre les différents protagonistes.

Après avoir neutralisé Dexter, Rick et sa bande tentent d’instaurer de nouvelles règles afin de créer une société au visage le plus humain possible. Ce n’est cependant pas chose aisée étant donné que la plupart des survivants sont devenus aussi fous que le monde qui les entoure. Si certains tentent de survivre, d’autres semblent plutôt chercher un prétexte pour mourir. Tous ont cependant beaucoup de mal à conserver leur humanité. L’aperçu de plus en plus posthume en fin de tome est d’ailleurs là pour le prouver.

La seule chose qui m’a un peu dérangé dans cet album, c’est le manque de réalisme des scènes d’adultère. Personnellement j’ai plutôt tendance à croire que ses situations extrêmes devraient plutôt renforcer les liens des différents couples. De plus, j’ai du mal à me faire à l’idée que dans de telles situations, entouré de zombies, on puisse éprouver le besoin d’aller tremper son sucre ailleurs. Mais bon, je ne me suis jamais retrouvé au milieu d’une telle pénurie de viande fraîche non plus :o)

Walking Dead, tome 5 : Monstrueux
ajouté le 07/06/2008
Note de l'album : 4,00
Tome 5 : Monstrueux

Reprenant les épisodes US #25 à 30, «Monstrueux» permet aux lecteurs francophones de connaître la suite de ce road-movie au pays des mort-vivants.

La première partie de l’album se déroule à l’intérieure de la prison et est dans la lignée du tome précédent. Les esprits semblent calmés et, même s’il ne se passe pas grand-chose, la tension qui règne au sein de ce huis clos reste palpable. Cela fait bientôt un an qu’ils sont livrés à eux-mêmes et que leurs nerfs sont continuellement tendus : les couples se sont déchirés, les ennuis se sont accumulés et la bonne conscience s’est envolée au profit d’un instinct primaire et animal remonté à la surface suite aux horribles événements qu’ils ont vécus. Ils tentent tant bien que mal d’instaurer de nouvelles règles afin de créer une société au visage le plus humain possible, mais l’équilibre demeure fragile étant donné que la plupart des survivants sont devenus aussi fous que le monde qui les entoure.

Et c’est précisément la folie du monde qui les entoure que va nous faire découvrir la deuxième partie de ce cinquième tome. Rick, Glenn et l’intrigante afro-américaine Michonne vont en effet s’aventurer en dehors de la prison, à la recherche d’un hélicoptère qui vient de s’écraser à quelques kilomètres. Ce qu’ils vont découvrir aux alentours dépasse cependant l’horreur de ce qu’ils ont déjà croisé. Leur avenir s’assombrit au fil des pages et ce suspense croissant est savamment alterné avec des scènes plus calmes montrant ce qui se déroule à l’intérieur de la prison.

Le prochain tome s’annonce passionnant !

Walking Dead, tome 6 : Vengeance
ajouté le 17/11/2008
Note de l'album : 3,50
Tome 6 : Vengeance

Reprenant les épisodes US #31 à 36, «Vengeance» permet aux lecteurs francophones de connaître la suite de ce road-movie au pays des mort-vivants.

La première partie de l’album, qui se déroule à Woodburry, justifie à elle seule l'avertissement "pour lecteurs avertis" en quatrième de couverture. Si les scènes gores avec les zombies pouvaient choquer lors des tomes précédents, la scène de torture que nous réserve Kirkman dans ce tome plonge le lecteur encore un peu plus dans l'horreur. L'auteur n'y va pas avec le dos de la cuillère ( :) ) et livre quelques passages assez malsains.

Le développement des relations humaines entre les différents protagonistes, cède malheureusement un peu trop de place à des scènes de vengeance barbares en première moitié d'album et à une nouvelle kermesse aux zombies en deuxième partie d'album. En se plaçant encore un peu plus aux frontières de l’horreur, l’intrigue perd donc en profondeur. La descente aux enfers de l'humanité se poursuit donc à grands pas, mais malheureusement, cela s'effectue au détriment d’une certaine finesse au niveau du scénario.

Note de l'album : 3,50
Tome 7 : Dans l'oeil du cyclone

Reprenant les épisodes US #37 à 42, «Dans l'oeil du cyclone» livre la suite tant attendue de ce road-movie au pays des mort-vivants aux lecteurs francophones.

Après les scènes gores de l’expédition à Woodburry, dont cette fameuse scène de torture qui plongeait le lecteur un peu plus loin dans l'horreur, l’auteur livre un tome de transition au sein de ce pénitencier qui sert de refuge aux survivants depuis plusieurs tomes. Comme le titre US de ce tome (The calm before) laisse présager, l’auteur livre un tome plus calme et prend le temps de développer les relations humaines (et les tensions) entre les différents protagonistes. Les scènes de vengeance barbares font donc place à du jardinage, à une cérémonie de mariage, à une naissance et à une petite balade visant à renflouer le stock de munitions en vue du conflit inévitable entre les hommes de Rick et ceux de Woodbury, que les lecteurs attendent avec grande impatience.

La dernière planche de ce tome de transition est par contre sans équivoque : la menace Woodburry est bien réelle et le huitième album promet de sombrer à nouveau dans l’horreur et la violence.

Vivement le huitième tome !

Note de l'album : 4,00
Tome 8 : Une vie de souffrance

Après un septième tome de transition, plus calme, dont la dernière planche faisait cependant revenir la menace Woodburry au galop, le huitième tome promettait donc d’être rythmé par l’action et de sombrer à nouveau dans l’horreur et la violence.

Et ... surprise à l’entame de ce huitième tome car l’auteur revient en arrière et débute cet album juste après cette fameuse scène de torture totalement gore de l’expédition menée lors du sixième tome à Woodburry. Un retour en arrière qui permet au lecteur de découvrir comment le Gouverneur a survécu à sa séance de torture avec Michonne et comment ses troupes ont trouvé le chemin du pénitencier de Rick et sa bande. La deuxième moitié d’album fait par contre place à l’affrontement tant attendu entre les deux communautés.

Si le tome précédent (très justement intitulé «The calm before») pouvait encore faire croire qu’une vie à l’abri de toute menace et au calme, faite de jardinage, de cérémonies de mariage et de naissances, était possible dans ce monde peuplé de zombies, l’auteur nous fait vite revenir du rêve au cauchemar et nous plonge à nouveau un peu plus dans l’horreur. Et à la fin de ce huitième volet, il faut bien avouer que toute forme d’espoir est tout d’un coup bien loin.

Note de l'album : 4,00
Tome 9 : Ceux qui restent

Suite à l’assaut du pénitencier par les troupes du Gouverneur, R. Kirkman fait le grand ménage dans son casting et replace les survivants dans un environnement plus hostile. En lâchant Rick et Carl dans la nature, à nouveau sans domicile fixe et sans nourriture, l’auteur met donc fin à cette illusion qui laissait entrevoir une vie à l’abri de toute menace et au calme, faite de jardinage, de cérémonies de mariage et de naissances. Ce neuvième volet met donc fin à toute forme d’espoir et livre à nouveau ses personnages à la merci des hordes de zombies qui peuplent ce monde impitoyable.

Ce tome n’est pourtant pas uniquement centré sur de nouveaux affrontements avec les mort-vivants, mais s’attarde également avec brio sur les souffrances psychologique des personnages et sur leur incapacité à faire leur deuil.

En plaçant le jeune Carl à l’avant du danger, l’auteur parvient également à rendre son récit fort prenant. Au fil des pages, on s’attache à ce petit livré à lui-même, tout en espérant qu’il survive car avec R. Kirkman aux manettes, rien n’est moins certain.

En livrant de nouveaux personnages, dont un scientifique, l’auteur va également légèrement lever le voile sur l’origine de ce fléau. Fausse piste ou non ? Quoi qu’il en soit, on attend la suite avec grande impatience.

Note de l'album : 4,00
Tome 10 : Vers quel avenir ?

Le début de ce dixième tome est plutôt "calme". Depuis l’assaut du pénitencier par les troupes du Gouverneur, les survivants se retrouvent certes à nouveau à la merci des hordes de zombies qui peuplent ce monde impitoyable, sans perspective de domicile fixe et sans nourriture, mais c’est une situation qui n’est pas neuve et qui ne nous surprend donc pas/plus.

Mais, sur la route qui les mène vers Washington, Rick décide de faire un crochet vers son ancien commissariat, en compagnie de son fils et d’Abraham. C’est le moment choisi par Kirkman pour pousser sa saga encore un peu plus aux frontières de l’horreur. De l’attaque subie par Carl à la riposte de Rick, en passant par les confessions d’Abraham, l’auteur n’y va pas avec le dos de la cuiller et en profite pour placer une partie de la barbarie sur les épaules d’une humanité poussée dans ses plus profonds retranchements. Les retrouvailles avec Morgan et l’histoire de son fils ne font que confirmer que tous les personnages de cette série ont atteint le point de non retour : ce moment fatidique où, affectés mentalement par les nombreuses disparitions au sein d’un monde sans véritables perspectives, ils finissent par péter les plombs. La bonne conscience s’envole et l’instinct de survie devient de plus en plus prédominant. Le côté primaire et animal remonte à la surface, souvent au détriment des barrières morales habituelles. Bienvenu dans l’univers de "Walking Dead".

Kirkman ne manque pas non plus de s’attarder sur les souffrances psychologiques des personnages. Des conversations téléphoniques fictives de Rick aux tentatives de suicide, en passant par les confessions en milieu d’album, l’auteur étale toute la douleur de ses protagonistes. Par contre, malgré la découverte d’un zombie en manque de vitamines, la piste du scientifique, entrouverte lors du tome précédent et laissant entrevoir les origines de cette zombification massive, ne tient pas vraiment toutes ses promesses. Mais bon, il faut bien que l’auteur en garde un peu sous le coude pour la suite.

Au niveau du graphisme, le noir et blanc du dessin de Charlie Adlard contribue à masquer les nombreuses effusions de sang, un peu à l’image de la couleur rouge de la cape du torero. Il sied cependant parfaitement au récit et accentue le pessimisme dégagé par cet univers horrifique.

Un excellent dixième tome !

Note de l'album : 4,00
Tome 11 : Les Chasseurs

C’est donc accompagné du trio de l'ex-sergent Abraham, que Rick et sa bande (enfin, ce qu’il en reste) poursuivent leur route en direction de Washington, là où le calvaire aurait commencé.

A la fin de chaque tome on se dit que Kirkman aura beaucoup de mal à sombrer encore plus loin dans l’horreur, mais ce onzième tome parvient pourtant à déshumaniser encore un peu plus ce road-movie au pays des mort-vivants. Poussés dans leurs plus profonds retranchements, tous les personnages atteignent leur point de non retour : ce moment fatidique où, affectés mentalement par les nombreuses disparitions au sein d’un monde sans véritables perspectives, ils finissent par péter les plombs. La bonne conscience s’envole et l’instinct de survie devient de plus en plus prédominant. Le côté primaire et animal remonte à la surface, souvent au détriment des barrières morales habituelles. Bienvenu dans l’univers de "Walking Dead".

Quand le monde sombre dans la folie, les survivants doivent sacrifier une grande part de leur humanité pour réussir à survivre. Déjà à la base, les hordes de zombies qui peuplent ce monde impitoyable n’étaient que prétexte au développement psychologique des personnages, mais, en situant le danger au sein même des survivants, le rôle des morts-vivants devient carrément superflu. Avec la rencontre entre nos amis et les troupes du Gouverneur, Kirkman avait déjà fait un pas dans cette direction, mais, avec les «Chasseurs» il pousse le bouchon encore un peu plus loin. Le danger vient donc de plus en plus des autres humains et des membres du groupe. Et le fait de voir les enfants contaminés par la folie ambiante et l’absence totale de repaires moraux, accélère encore un peu plus la descente aux enfers entamée par Rick et sa bande.

Au niveau du graphisme, le noir et blanc du dessin de Charlie Adlard contribue à masquer les nombreuses effusions de sang, un peu à l’image de la couleur rouge de la cape du torero. Il sied cependant parfaitement au récit et accentue le pessimisme dégagé par cet univers horrifique.

Quant au cliffhanger final, il ne laisse aucun doute … Kirkman compte bel et bien repousser encore un peu plus les frontières de l’horreur.

Note de l'album : 4,00
Tome 12 : Un monde parfait

Avec déjà plus de 300.000 contaminés et une adaptation télévisée bientôt diffusée aux Etats-Unis, le succès de "Walking Dead" n'en finit plus de grimper. Et c'est amplement mérité, car ce road-movie au pays des mort-vivants est excellent.

Dès le début de sa saga, Robert Kirkman a eu la bonne idée d'utiliser les hordes de zombies qui peuplent son univers impitoyable comme prétexte au développement psychologique de ses personnages. En situant le danger au sein même des survivants, il essaie même de rendre le rôle des morts-vivants carrément superflu. Avec la rencontre entre nos amis et les troupes du Gouverneur, Kirkman avait déjà fait un pas dans cette direction, qu'il avait encore accentué lors du tome précédent, lors de la rencontre avec les «Chasseurs». Le danger vient donc de plus en plus des autres humains et des membres du groupe. Et le fait de voir les enfants contaminés par la folie ambiante et l’absence totale de repaires moraux, accélère encore un peu plus la descente aux enfers entamée par Rick et sa bande.

Dans ce douzième tome il pousse son raisonnement encore plus loin en plaçant Rick et sa bande au sein d'un refuge hautement sécurisé, peuplé de gens d'une extrême gentillesse. Et l'idée de placer nos amis en compagnie d'adeptes de Charles Ingals, à l'abri de toute menace apparente, est tout bonnement brillante quand on sait d'où ils viennent. La conversation en début d'album entre Rick et son fils reflète d'ailleurs à merveille le bilan psychologique de nos survivants. Hommes, femmes et enfants ont été poussé dans leurs plus profonds retranchements, aux frontières de l’horreur. Toutes leurs barrières morales se sont écroulées et une grande partie de leur humanité a été sacrifiée sur l'autel de l'horreur. Habitués à survivre en milieu hostile, ils ne sont plus habitués à tant de gentillesse et réagissent avec paranoïa à cet havre de paix qui leur est proposé. Même au sein d'un environnement aussi paisible, l'auteur parvient à faire peser une menace écrasante. Quelques petits détails parsemés ici et là (un gosse à l'oeil fermé, un passé dont on ne veut plus parler, ...) et le tour est joué, le lecteur partage la méfiance de Rick et sa bande et se prépare au pire, car c'est bien là que Kirkman a décidé de nous emmener.

Excellent !

Note de l'album : 3,50
Tome 13 : Point de non-retour

En regroupant les épisodes #73 à #78 de la saga US, ce treizième tome poursuit cet excellent road-movie au pays des mort-vivants.

Dès le début de sa saga, Robert Kirkman ("Invincible", "The Haunt") a eu la bonne idée d'utiliser les hordes de zombies qui peuplent son univers impitoyable comme prétexte au développement psychologique de ses personnages. En plaçant Rick et sa bande au sein d'un refuge hautement sécurisé, peuplé de gens d'une extrême gentillesse, il pousse son raisonnement encore plus loin.

Au niveau du développement psychologique des personnages, ce treizième volet se concentre principalement sur Rick. Le leader avait déjà montré quelques failles mentales, notamment en téléphonant à sa femme décédée, et va ici basculer encore un peu plus dans la folie en réagissant de manière assez extrême à une situation pourtant "mineure" par rapport à ce qu’il venait de vivre à l’extérieur. Les autres personnages ne sont pas en reste, avec un Carl de plus en plus sombre et des personnages qui tentent de s’intégrer dans cette nouvelle communauté.

En installant une confiance très fragile entre les deux groupes, l’auteur situe à nouveau le danger au sein même des survivants, et tente de rendre le rôle des morts-vivants carrément superflu. Lors de la rencontre entre nos amis et les troupes du Gouverneur ou lors de la rencontre avec les «Chasseurs», l’auteur s’amusait déjà à situer le danger parmi les humains et les membres du groupe. L'idée de placer nos amis dans une communauté pacifique, à l'abri de toute menace apparente, est tout bonnement brillante quand on sait d'où ils viennent. Habitués à survivre en milieu hostile, ils ne sont plus habitués à tant de gentillesse et réagissent avec paranoïa à cet havre de paix qui leur est proposé. À l’aide de petits détails parsemés ici et là (un gosse à l'oeil fermé, un passé dont on ne veut plus parler, ...), l'auteur était parvenu à faire peser une menace écrasante au sein de cet environnement paisible. C’est malheureusement de manière trop précipitée que ce treizième tome va lever les mystères qui entourent cette petite communauté. La piste Davidson est expédiée de manière beaucoup trop rapide, tout comme la prise de pouvoir (finalement peu crédible) de Rick. C’est d’ailleurs étonnant de la part d’un auteur qui avait pour habitude de creuser chaque piste, chaque menace jusqu’au bout.

Walking Dead, tome 14 : Piègés !
ajouté le 18/10/2011
Note de l'album : 4,00
Tome 14 : Piègés !

Robert Kirkman est un véritable monstre !

Après avoir offert un semblant de calme à ses personnages, il revient avec une horde de zombies, bien décidé à plonger la petite communauté d’Alexandria dans l’horreur. Alors que Rick et les siens pensaient avoir trouvé un moment de répit, une petite lueur d’espoir, Robert Kirkman va une nouvelle fois leur infliger le pire imaginable.

Voilà un auteur qui n’hésite pas à mutiler ses personnages et à les pousser à bout au fil des pages. Après avoir déshumanisé ses personnages, l’auteur se servait des zombies comme excuse, situant le véritable danger au sein même des survivants. Ce quatorzième tome vient cependant nous rappeler que le danger représenté par ces morts-vivants est bel et bien toujours présent. Ce retour aux avant-plans des zombies met donc fin à la brève période d’accalmie et fait à nouveau basculer la série un peu plus loin dans l’horreur, n’épargnant aucun des héros de cette saga.

Et alors que Robert Kirkman s’en donne à cœur joie, voilà que Charlie Adlard s’amène sur la pointe des pieds pour nous balancer une double page qui marque les esprits et confirme le message du scénariste : cette série n’épargnera rien ni personne !

Note de l'album : 3,50
Tome 15 : Deuil et espoir

Après le carnage du tome précédent, Robert Kirkman laisse un peu souffler les survivants de la communauté d’Alexandria, proposant ainsi un tome de transition au rythme plus lent. Ce moment de respiration, qui se concentre sur les conséquences de l’attaque des rôdeurs, permet d’établir un bilan des dégâts psychologiques subi par les personnages.

En entamant la lecture de ce quinzième tome, le lecteur a encore en mémoire cette double page choc, montrant Carl atteint par une balle perdue. L’auteur va donc également consacrer une grande partie de cet album au sort de Carl, tout en s’intéressant d’un peu plus près à la relation père/fils entre Rick et Carl.

Si le lecteur voulait absolument en savoir plus sur le sort de Carl, il était également curieux d’en apprendre plus sur la réaction des survivants après un tel massacre. Au fil des pages, un nouvel équilibre s’installe au sein de la communauté, permettant à l’auteur de développer de nouvelles relations entre les personnages secondaires et d’intégrer quelques histoires d’amour à son récit. Si Kirkman joue à nouveau à merveille avec la psychologie de plus en plus complexe des différents personnages, il donne également une nouvelle orientation à la lutte des survivants. En leur octroyant une vision à plus long terme, sous la devise de « l’union fait la force », il tente non seulement de s’éloigner de ce mode de vie qui consistait de survivre au quotidien, mais démontre surtout que la base de notre civilisation est la communauté. L’invention la plus importante de l’homme ne serait donc pas le feu ou la roue, mais bel et bien ce goal commun qui nous permet d’avancer tous ensemble.

Si cette nouvelle approche fait renaître l’espoir de pouvoir enfin relancer l’humanité, Kirkman n’oublie évidemment pas d’entretenir une tension très palpable au sein de la communauté. Car même si la menace zombie est aux abonnés absents dans ce tome, la rivalité entre les différents membres de la communauté est toujours présente, déplaçant une nouvelle fois la menace de l’extérieur à l’intérieur des murs. L’union ne fait donc pas seulement la force, elle s’avère également très fragile…

Bref, après 90 épisodes, force est de constater que l’on ne se lasse nullement du scénario proposé par Robert Kirkman, ni du dessin en noir et blanc de Charlie Adlard. Vivement la suite donc !

Note de l'album : 3,50
Tome 16 : Un vaste monde

Après le carnage du quatorzième volet et un tome de transition qui permettait aux survivants de la communauté d’Alexandria de souffler un petit peu, Robert Kirkman se devait d’apporter un nouveau rebondissement à l’approche du centième épisode.

C’est chose faite, car ce seizième volume, qui reprend les épisodes #91 à #96 de cette série de morts vivants, est marqué par l’arrivée d’un nouveau protagoniste qui offre un nouveau choix à la communauté. Ayant encore l’épisode du Gouverneur en mémoire, Rick hésite cependant à croire cet homme sorti de nulle part, qui leur propose d’établir des liens avec d’autres groupes de survivants.

Lors du tome précédent, Robert Kirkman tentait déjà d’éloigner les survivants de ce mode de vie qui consistait à survivre au quotidien, en leur octroyant une vision à plus long terme. Sous la devise de « l’union fait la force », il démontrait qu’une des bases de l’humanité était ce goal commun qui permet d’avancer tous ensemble, en communauté. Dans ce tome, il continue de reconstruire le monde en proposant à la communauté d’Alexandria de briser l’autarcie de son groupe en installant un commerce entre plusieurs communautés. Même si le rôle vers lequel semble se diriger la communauté de Rick au sein de cette nouvelle société peut faire froncer les sourcils, la reconstruction entamée par l’auteur est assez intéressante à suivre.

L’autre aspect qui continue d’être intéressant, est le développement psychologique des différents personnages. Après avoir fait le bilan des dégâts psychologiques subi par les personnages suite à l’attaque massive des rôdeurs, l’auteur continue de jouer avec son petit groupe de protagonistes et leurs relations. Si le travail effectué sur Rick, Andrea et Abraham est remarquable, c’est surtout l’évolution de Carl qui fait froid dans le dos.

Bref, à l’approche du centième tome, force est de constater que l’on ne se lasse nullement du scénario proposé par Robert Kirkman, ni du dessin en noir et blanc de Charlie Adlard. Vivement la suite donc !

Walking Dead, tome 17 : Terrifiant
ajouté le 08/02/2013
Note de l'album : 4,00
Tome 17 : Terrifiant

Après un quinzième volet de transition qui permettait aux survivants de souffler un petit peu et un tome qui proposait à la communauté d’Alexandria de briser l’autarcie de leur groupe en installant un commerce entre plusieurs communautés, Robert Kirkman fait apparaître un nouvel ennemi, prêt à marquer les esprits à l’approche du centième épisode.

Si l’entraide avec ceux de « La colline » permettait d’éloigner les survivants de ce mode de vie qui consistait à survivre au quotidien, tout en leur octroyant une vision à plus long terme, le rôle vers lequel semblait se diriger la communauté de Rick au sein de cette nouvelle société pouvait déjà faire froncer les sourcils. Cela se confirme lors de ce seizième volet qui met brutalement fin aux belles réflexions et aux espoirs. Ceux qui trouvaient que l’intrigue commençait à traîner un peu trop seront donc ravis car Kirkman renoue avec l’action et continue de faire le ménage dans le petit groupe de survivants.

La faute aux zombies ? Et bien non, ces derniers sont de moins en moins présents et commencent même à pourrir dans leur coin. Cela fait d’ailleurs bien longtemps que la menace principale ne vient plus des mort-vivants, mais des humains. Le Gouverneur était un bel exemple, mais la crapule qui anime ce tome est encore bien pire. Armé d’une batte de base-ball enroulée de fils barbelés, le dénommé Negan plonge à nouveau cette saga dans la violence, faisant au passage grand honneur au titre de ce volume. L’espoir d’un monde meilleur entrevu lors des deux précédents volets est donc balayé d’un grand coup de batte de baseball par une bande de gros bras tatoués et sans pitié.

L’autre aspect qui continue d’être intéressant, est le développement psychologique des différents personnages. Si la présentation en début d’album permet de faire le bilan des dégâts psychologiques subi par les personnages au fil des épisodes, l’auteur continue de jouer avec son petit groupe de protagonistes et leurs relations. Si le travail effectué sur Michonne et Carl est remarquable, c’est surtout la mise en avant de Jésus qui s’annonce particulièrement intéressante pour la suite.

Bref, arrivé au centième tome, force est de constater que l’on ne se lasse nullement du scénario proposé par Robert Kirkman, ni du dessin en noir et blanc de Charlie Adlard. Vivement la suite donc !

Walking Dead, tome 18 : Lucille...
ajouté le 19/10/2013
Note de l'album : 4,00
Tome 18 : Lucille...

Lucille, c’est le nom de la batte de baseball de Negan, le leader charismatique et particulièrement cruel de la communauté des « Sauveurs ». Si le titre du dix-huitième volet de la série comics la plus vendue chez nous donne immédiatement le ton, le récit se concentre surtout sur l’impitoyable propriétaire de cette batte qui marqua l’esprit des lecteurs lors du centième épisode de la saga.

Le lecteur retrouve donc la communauté de Rick complètement soumise à ce terrible chef de clan, s’étonnant même de voir Rick, Michonne et les autres fortes-têtes du groupe courber l’échine sans broncher. Heureusement, Robert Kirkman vient vite rappeler que la vengeance est un plat qui se mange de préférence aussi froid que les zombies et dévoile progressivement le plan de Rick pour sortir les siens de ce mauvais pas. L’auteur lève également le voile sur le fonctionnement de la communauté de ce despote sans pitié, ainsi que sur son harem. Et oui, le garçon ne fait donc pas uniquement plaisir à sa Lucille…

L’autre aspect qui continue d’être intéressant, est le développement psychologique des différents personnages. Si la présentation en début d’album permet de faire le bilan des dégâts psychologiques subi par les personnages au fil des épisodes, l’auteur continue de jouer avec son petit groupe de protagonistes et leurs relations. Le fait de remettre Carl, le fils de Rick, sur le devant de la scène est vraiment une excellente idée et insuffle beaucoup d’émotion et de suspense au récit. Puis il y a l’arrivée d’Ézéchiel et de son royaume, qui promet une suite très intéressante.

Et les zombies me direz-vous ? Et bien, excepté une brève petite scène en compagnie de Carl et Michonne, qui vient gentiment nous rappeler qu’ils sont toujours là, prêts à vous bouffer, ils se retrouvent à nouveau relégués au second plan. Cela fait d’ailleurs bien longtemps que la menace principale ne vient plus des mort-vivants, mais des humains. Le Gouverneur était un bel exemple, mais la crapule qui anime ce tome est encore bien pire. Armé d’une batte de base-ball enroulée de fils barbelés, l’ami Negan n’a pas besoin des zombies pour plonger cette saga dans la violence, mais uniquement de… Lucille.

Toujours aussi bon !

Walking Dead, tome 19 : Ezéchiel
ajouté le 08/02/2014
Note de l'album : 4,00
Tome 19 : Ezéchiel

Ce dix-neuvième tome débute de manière assez lente. Cette introduction très bavarde permet non seulement de refaire le point sur dégâts psychologiques subi par les personnages au fil des épisodes, mais également de montrer les enjeux du conflit à venir. Rick, Jésus et Grégory ont en effet décidé de s’associer afin de renverser Negan, le leader charismatique et particulièrement cruel de la communauté des « Sauveurs ».

En passant d’une communauté à l’autre, Robert Kirkman se concentre sur le développement psychologique des différents personnages qui participeront à cette guerre des communautés. Le lecteur en apprend notamment plus sur Ezéchiel, qui ne se limite dorénavant plus à un étrange personnage très théâtral affublé d’un tigre.

Mais, le dix-neuvième volet de la série comics la plus vendue chez nous a beau s’intituler Ezéchiel, c’est une nouvelle fois le personnage représenté sur la couverture qui vient voler la vedette à tout le monde. Depuis son apparition il y a deux tomes, Negan incarne en effet tout le danger qui pèse sur Rick et ses compagnons. La saga ferait d’ailleurs mieux de s’appeler Sleeping Dead tellement les zombies sont aux abonnés absents. Excepté une brève apparition qui vient gentiment nous rappeler qu’ils sont toujours là, prêts à nous bouffer, ils se retrouvent à nouveau relégués au second plan. Cela fait d’ailleurs bien longtemps que la menace principale ne vient plus des mort-vivants, mais des humains et en particulier de ce sociopathe armé d’une batte de baseball. Une intervention surprise de ce dernier contribue une nouvelle fois à faire monter la tension et à prendre le lecteur (et un protagoniste) aux tripes. Malgré quelques facilités que l’on excusera volontiers au niveau du scénario, ce tome fonctionne donc une nouvelle fois à merveille et promet un affrontement intéressant lors du tome suivant.

Note de l'album : 3,50
Tome 20 : Sur le sentier de la guerre

Suite à la décision de Rick, Jésus et Grégory de s’associer afin de renverser Negan, le leader charismatique et particulièrement cruel de la communauté des « Sauveurs » et un tome qui exposait clairement les enjeux du conflit à venir, ce vingtième volume passe à l’action.

Le titre ne laisse d’ailleurs que peu de doutes quant au contenu de l’album et après le petit café du matin, Rick et ses alliés se lancent enfin à l’assaut de la base du tyran. Si l’affrontement ne tient finalement pas toutes ses promesses, la tactique utilisée par Rick s’avère par contre assez intéressante et surprenante.

Ce nouveau volet marque en effet le retour massif des zombies, qui étaient pourtant relégués au second plan depuis belle lurette. Les morts vivants se limitaient en effet à quelques apparitions sporadiques ici et là, juste pour venir nous rappeler qu’ils sont toujours présent. Mais, attention, ils ne redeviennent pas pour autant la menace principale qui pèse sur Rick et ses amis. Cela fait en effet longtemps que les plus grandes menaces viennent des autres humains et de Negan en particulier. L’auteur continue d’ailleurs de peaufiner la psychologie de ce sociopathe armé d’une batte de baseball, qui constitue à nouveau l’attrait principal de ce tome. Au fil des pages, ce dernier à en effet de moins en moins à envier au célèbre Gouverneur dont tous les lecteurs de la série se souviennent.

Alors certes, l’histoire de Walking Dead commence parfois à tourner en rond et le scénario contient parfois quelques facilités, mais je demeure tout de même fan et j’attends déjà le tome suivant avec grande impatience. Une attente qui devrait d’ailleurs être limitée car Charlie Adlard se fait dorénavant aider par Stefano Gaudiano à l’encrage.

Note de l'album : 3,50
Tome 21 : Guerre totale

Alors que plusieurs lecteurs commençaient à trouver que l’histoire de Walking Dead finissait par tourner en rond et que le scénario contenait parfois quelques facilités, j’étais toujours resté grand fan de la série. Par contre, en lisant cette conclusion de cycle qui reprend les épisodes #121 à #126, j’ai également trouvé que le niveau de cette saga baissait.

Suite aux évènements du tome précédent, les dégâts causés par l’attaque de Negan poussent la petite communauté d’Alexandria à démanger vers la Colline, tandis qu’Eugene et son équipe sont capturés par l’ennemi. Ce tome invite donc à découvrir le sort des captifs, ainsi que les choix de Dwight, qui aimerait tant renverser son leader. Mais le but principal de cet album est bien entendu la confrontation finale entre Rick et Negan afin de clôturer cette guerre entre Rick à la communauté des « Sauveurs » une bonne fois pour toutes.

Si l’idée d’imprégner les armes du sang des marcheurs afin de contaminer l’adversaire est la véritable nouveauté de ce tome, j’ai par contre trouvé que Kirkman commence à enchaîner les séquences fortes sans soigner les transitions autant qu’avant. J’ai parfois l’impression qu’il veut aller trop vite, ce qui nuit au scénario. Outre le manque de transition entre les scènes, il faut parfois déplorer certaines facilités au niveau du scénario. Je me suis ainsi par exemple posé de sérieuses questions concernant la stratégie de certains personnages lors de la lecture.

L’autre point faible est que les scènes plus calmes sont moins bien gérées qu’avant, du coup les nouveaux personnages ne parviennent pas vraiment à devenir aussi intéressants que les vieux de la vieille. Je n’ai par exemple pas été touché par Ézéchiel qui pleure pourtant la mort de son tigre. L’émotion n’est donc plus au rendez-vous et certains protagonistes me laissent totalement indifférent.

Visuellement, Charlie Adlard se fait dorénavant aider par Stefano Gaudiano à l’encrage, ce qui permet d’augmenter le rythme de production sans nuire à la qualité, mais il faudra tout de même tenter de garder la barre assez haute au niveau du scénario…