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Vitesse moderne
 

Vitesse moderne

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Vitesse moderneCette album est un petit bijoux, Blutch nous promène dans son univers fantasque. Il se joue de la réalité, et son histoire, excellement rythmée, n'est là que pour servir sa passion à dessiner les femmes.

La Lola de sa Bd est la Lola Rastaquouère de Gainsbourg, elle est gracieuse, volcanique , une merveille. Mais sa Bd ne se résume pas à une éloge de la femme, il transporte les émotions, et la folie d'un monde Parisien déconnecté (voyez ce passage pathétique avec Omar Sharif).

Quand au trait et à la mise en case de Blutch, elle est tout simplement somptueuse, et dénote non seulement une maitrise implacable, mais aussi un style capable de faire passer une émotion.

Je le dis tout haut cette BD m'a mis une claque, dont je ne suis pas près de me relever.


Chronique rédigée par Touts le 08/01/2003
 
 
Statistiques posteur :
  • 49 (79,03 %)
  • 13 (20,97 %)
  • Total : 62 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 5,00 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.04
Dépôt légal : Septembre 2002

Avis des lecteurs

13 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Vitesse moderne, lui attribuant une note moyenne de 3,04/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

22 7 2012
   

j'ai lu cet album avant tout parce que, d'une manière générale, j'aime ce que fait Blutch. J'aime son humour, j'aime son décalage, j'aime les scénarii qui nous plongent souvent dans des univers différents, ou plus exactement des univers étranges, bref ce sont des albums qui racontent des histoires à part. Avec des personnages différents, des personnages qu'on a pas l'habitude de voir, ou du moins des personnages avec un caractères inhabituel. Bref, une Bd de Blutch, c'est une Bd qui sort des sentiers battus, et avec laquelle on ne s'ennuie pas.

Mais là, je suis un peu (beaucoup) resté sur ma fin. J'ai l'impression d'être passé à côté de quelque chose. J'ai l'impression d'avoir laché le fil à un moment ou à un autre de ma lecture. Bref, j'ai l'impresion que j'ai pas tout compris.

Alors, est-ce la faute de l'auteur, qui a été trop compliqué ? A priori non, Blutch nous a habitué à des trames simples et sans prise de tête. Est-ce la faute du lecteur qui n'a pas su comprendre les mots derrière les mots, les allusions, les références ? J'aurais tendence à dire non aussi. Non, je pense simplement que Blutch s'est lâché, et que contrairement à ses habitudes, il n'a pas voulu tout nous expliquer. Comme ça, comprenne qui peut, c'est une BD d'exteriorisation, je vais pas en plus tout expliquer.

Bon d'accord, mais moi j'ai le sentiment de ne pas avoir tout compris, donc je mets une note mitigée, voire médiocre. Parce que si je ne comprends rien, il faut que la qualité générale etb les dessins rattrapent tout ça. Or c'est le cas, donc je reste , me semble t-il, asez indulgent dans la note. Mais pour l'avis général, je conseille cet album à des initiés ou des pationnés, sinon, je ne vois pas qui ça peut interresser.

30 6 2011
   

Déroutant...
Je connais très peu Blutch, à part quelque rares récits de "Blotch" que j'ai beaucoup aimé, et quelques illustrations de lui que j'apprécie.

Mais, ce récit étrange... En fait, il n'est pas étrange, c'est pire. A ma grande honte, je n'ai rien compris à l'histoire (et pourtant je suis ouvert à toute sorte de BD) mais je n'ai pas détesté ma lecture.

Il y a d'abord le dessin de Blutch que j'adore (à part la couverture que je ne trouve pas réussie). Il est moderne, sophistiqué, fin, avec une grande maîtrise (anatomique ou des décors), sans être trop réaliste. Par contre, il est vrai que j'aime moins les couleurs un peu froides à mon goût de l'album. Mais elle ne gâche pas la lecture et la vue du trait torturé et si joli de Blutch (qui inspirera quelques de mes auteurs préférés). Après, il faut aimer les dessins un peu alambiqués, et dans cet album, il me parait presque trop "propre" pour des dessins de Blutch.

Je n'ai rien à dire sur le scénario, il ne m'a pas touché, ni fait rire, ni intéressé puisque je n'ai rien compris. Pour moi, c'est une suite de scénettes avec des personnages, et je n'y ai pas vu de fil conducteur logique où même les intentions de l'auteur lorsqu'il a réalisé sa BD.

A noter : un dossier making-of en fin d'album, relativement intéréssant, avec les dessins préparatoires de Blutch pour l'album (où on voit que même les grands peuvent faire des dessins "moches" :) ).
Ma note ? Mon cœur balance entre 2 et 3.5/5

29 4 2010
   

Étrange et incongru, ce sont les mots qui me viennent à l'esprit pour qualifier cet album, que j'ai lu lors de sa réédition.
Tout est étrange, décousu, surréaliste et renvoie à l'absurdité des rêves. S'il n'y a aucune logique apparente, le récit n'est pour autant pas confus, mais tout s'enchaine sans cohérence. C'est comme si les rencontres recelaient un sens symbolique auquel on ne peut pas totalement accéder...
Le dessin de Blutch, à défaut de se vouloir élégant, est très maîtrisé. J'ai trouvé la couleur particulièrement bien adaptée, elle renforce à mes yeux l'effet onirique et l'effet de mystère jamais bien loin d'une sensation de mal-être qui prend le lecteur.
En tout cas, cet album a suscité en moi de la curiosité, parce qu'il m'a semblé évident que l'auteur "tripait", et que sa démarche était centrée sur ses propres codes.
Très difficile dans ce contexte de trouver de quoi s'identifier, de quoi s"attacher" au personnages, nombreux, ou même à Lola...
Pourtant, et là aussi, c'est un mystère, je n'ai pas arrêté de penser à son histoire avant de l'avoir terminée... Souvent je cherchai un sens aux scènes ou à ce qu'elles évoquent, ou même aux relations qu'entretiennent les personnages.


Dans la postface (de 14 pages, la moitié consacrée au texte de l'auteur, l'autre à des croquis), Blutch, qui parle remarquablement de lui, donne des clés de compréhension, qui ne convaincront que ceux qui le sont déjà.
Il y évoque sa passion pour l'incongru : "Les visons surréalistes m'ont toujours ouverts à je ne sais quoi. Ce que j'aime c'est l'incongru, le chaud et le froid, faire surgir une figure inattendue... Faire un livre où le lecteur ne va pas se douter de ce qu'il va se passer. Je sais que ça a l'air abrupt et que beaucoup de gens restent à la porte. "

Je vous invite cependant à la franchir.

29 12 2008
   

Vitesse moderne m'avait été désigné comme étant peut-être le meilleur album de ce même Blutch dont je n'ai pour le moment accroché à aucune BD. C'est donc avec une vraie curiosité que je l'ai lu, sans savoir aucunement quel en serait le sujet. Mais une fois de plus, je n'ai pas accroché.

La réputation de Blutch dans le milieu de la BD tient surtout à son dessin. Effectivement, certaines cases de cet album m'ont parues très jolies. Blutch maîtrise parfaitement l'expressivité des corps humains, c'est indéniable. Les mouvements de ses personnages sont excellemment rendus.
Mais par contre, je n'aime pas du tout son encrage qui apparait trop "sale" à mes yeux. Je n'aime pas cela. Je n'aime également pas certains tics graphiques dans les visages de ses personnages que je retrouve dans Vitesse moderne comme dans d'autres de ses BDs.
Je n'aime pas non plus la colorisation de Vitesse moderne. Je trouve que le dessin de Blutch sied nettement mieux au noir et blanc qu'à la couleur, du moins pas à ce type de colorisation là en tout cas.

Maintenant, c'est surtout à cause de l'histoire que je n'ai vraiment pas accroché. Comme je ne savais pas à quoi m'attendre en début de lecture, j'ai été surpris par l'aspect onirique que prend très vite le récit. Rapidement, j'ai compris que l'histoire était une sorte de récit d'un rêve relativement psychanalytique. Mais outre le fait que ça m'ait paru être souvent du grand n'importe-quoi (ou du moins du grand "j'accroche pas du tout"), j'ai été largement rebuté par certains personnages, notamment le père de Lola, par certaines situations bohèmes, par l'ambiance dans son ensemble.
Et au final, je ne vois absolument pas où cherche à mener ce récit si ce n'est à créer une oeuvre artistique qui n'est pas sans me rappeler les films d'auteurs chiants que j'évite soigneusement.

Pas pour moi...

25 12 2008
   

Beau, mais très étrange ce one-shot de Blutch.

Si l'histoire de Lola ne semble avoir ni queue ni tête, elle semble pourtant bien avoir une âme. Les rebondissements sont nombreux et chaotiques, mais pourtant, les destins des différents protagonistes semblent se croiser avec une certaine cohérence. En tant que lecteur, tout comme Lola au sein de cette folle nuit qui tient plus du rêve que de la réalité, j'ai été constamment perdu sans pour autant être mécontent du chemin tortueux emprunté par Blutch. Les rencontres sont nombreuses et toutes plus étonnantes les une que les autres, mais aucune ne laisse indifférent. Passé l'étonnement du début, au fil des pages l'univers proposé par Blutch s'avère donc d'une grande richesse.

Notons que pour les 20 ans d'Aire Libre, Dupuis propose une réédition de l'album avec des dessins noir et blanc inédits de Blutch en fin d'ouvrage.

26 9 2008
   

L'originalité, un bon ciment.
Blutch sait en jouer, comme il sait dépeindre les humains, avec leurs travers, mais aussi leur fol enthousiasme.
Ici, des mondes se croisent, pour mon plaisir de lecteur.
Certes, le récit est parfois compliqué à assimiler, et les pas de côtés accompagnent les digressions, tant que je m'y suis égaré.
Mais, je suis malgré tout retombé sur mes pieds, car c'est bien conçu.
On reste au contact des héroïnes, qui nous servent de guide dans leur périple vers... la vie.

J'ai bien apprécié le dessin, plus les décors que les personnages, mais le tout m'a bien plu.
Les couleurs sont souvent étonnantes, mais correspondent juste à ce qu'il faut.

Ici, où les bizarreries côtoient les fausses convenances, Blutch ne recule devant rien pour étonner le lecteur et rendre ses personnages uniques.
Il m'a entraîné dans son tourbillon d'existence, dans cette frénésie de vie.
Et j'ai accepté sa route, ses virages, ses détours.
Se laisser conduire avec délice, un privilège !

(un accessit pour Omar et son histoire de métro !).

20 4 2007
   

Mon avis rejoint assez celui de copaing JBT. Mis à part le fait que j'ai préféré le dessin de cet album au Petit Christian, selon moi médiocre sur le plan graphique, et que je reconnais le talent d'évocation et l'effort d'ambiance fournis par Blutch (d'où mon 2/5 par rapport au 1/5 du bourrin guidonneur bidonnant).

Sinon ? Sinon j'ai vraiment eu du mal à rentrer dans l'histoire. Au bout de trente pages, j'ai regardé combien il m'en restait à lire, et ça ne m'a pas aidé à supporter cette lecture à la limite du douloureux. Parce qu'on a là un récit sans queue ni tête, jouant du suggestif mais sans être clair, surfant sur des faux-semblants et des fausses pistes complètement foireuses, rendant par là même l'histoire aussi absconse que pourrait l'être une relecture des pages jaunes par Proust (Marcel, pas Alain... désolé, j'essaye un nouvel humour), annotée par Lewis Trondheim.

Bref, sans tourner autour du pot (parce que ça donne mal à la tête, à la longue), pour être concis, clair et direct, sans me défiler, et puis aussi par respect pour celui ou celle qui est allé(e) au bout de mon avis, ça m'a gonflé, ce truc.

13 4 2007
   

Blutch signe une œuvre onirique, difficile, dérangeante, mais particulièrement envoûtante. Certains crieront à l’imposture, tant l’histoire est inextricable et décousue. Il faut dire que le sujet du livre- c’est-à-dire la description d’un rêve- est sans nul doute une chose peu aisée à retranscrire picturalement parlant. Et pourtant Blutch réussit à merveille à nous plonger dans une forme de délire fantasmagorique.
Le titre vitesse moderne est sans doute à relier au temps de la narration qui se déroule en 24 heures, mais celle-ci n’est pas très linéaire, puisque les flash-back alternent avec les moments présents.
Deux femmes constituent les principaux personnages de l’histoire : Lola la danseuse et Renée la romancière. Ces deux personnes semblent emporter dans une histoire totalement décalée, où se côtoient des personnages particulièrement inquiétants.
Entrez dans ce type de livre, c’est un peu comme rentrer dans la tête de Blutch et ainsi rencontrer : un professeur de danse vieille gloire déchue, un père incestueux, un amant éconduit, une araignée sur un mur et même Omar Sharif dans une scène très réussie.
Saisissant à la manière d’un réalisateur comme David Lynch les pulsions liées au rêve, parfois de manière obscure ; un livre qui finalement s’interroge sur le sens de nos vies.

3 7 2006
   

Mouais... Je ne peut pas dire que j'ai vraiment été emballé par cet album. C'est dommage parce que le début me parraissait sympa, et laissait présager de bonnes choses, mais lorsque le scénario commence à dévier, moi j’ai complètement laché l’histoire. Je pense que je suis trop dans une réalité terre à terre, et trop dans les personnages cadrés, pour pouvoir apprécier ce genre de scénario.

Ca n'a parfois ni queue ni tête, on comprend pas tout, ect.... et c'est vrai que c'est sympa deux minutes, mais sur tout l'album cela devient un peu lourd. J'ai vraiment "lutté" pour réussir à le finir et même si j'ai essayé de m'intéresser à l'histoire, cela devient dur lorsqu'il n'y a pas vraiment de fil conducteur…
Je modère quand même mes propos, les dessins sont pas mal du tout, et je comprends que le scénario puisse plaire à certains, mais ce n’est vraiment pas pour moi…A lire pour les amateurs du genre…

10 6 2006
   

"Vitesse moderne" est un de ces albums pratiquement inexplicables !
Il nous plonge dans le quotidien d'une jeune femme. Une jolie fille sans histoire mais dont l'itinéraire va être complètement bouleversé par une rencontre insolite avec une romancière qui souhaite l'ériger en héroïne de son prochain livre.
Du coup, la vie pépère va en prendre un sacré coup, comme si plus rien ne devait plus jamais être comme avant. Tout est bouleversé, sens dessus dessous. Plus aucune valeur ne semble tenir la route. Tous les répères quotidiens sont effacés, gommés, oubliés... pour faire place à une succession de péripéties inexplicables.
Le dessin de Blutch : son trait est nerveux, musclé. Les couleurs qui inondent ses planches rendent heureusement digeste un récit ardu qui refuse toute complaisance et qui exige une lecture attentive.
Un album qui sort de l'ordinaire et qui mérite un regard appuyé.
Je mets 3,5 car les personnages sont trop raides, stéreotypés dans certaines de leurs attitudes, les ombres esquissées ou souvent trop "brutes". Mais bon, c'est mon opinion personnelle.

Doña Hermine :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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2 3 2005
   

Amateurs de scénarii carrés, d’histoires bien menées et vraisemblables, de personnages bien définis, ouvrez-vous à tout autre chose !
Le titre intrigue, et malheureusement, on n’en sait pas plus après avoir refermé l’album. Cela dit, l’atmosphère onirique qui imprègne la BD est d’abord déroutante, puis, une fois qu’on a compris qu’on est dans un rêve, assez envoûtante. Il faut donc accepter d’entrer dans cette histoire de la même façon que l’on vit un rêve : sans s’arrêter aux apparentes invraisemblances du scénario (l’inconscient, lui, sait ce qu’il fait). Certaines scènes, de ce point de vue, sont d’ailleurs typique d’un scénario onirique : le passage du jour avec une rue animée, à la nuit dans des rues désertes en fondu enchaîné, l’héroïne qui tente de rattraper son père mais qui n’arrive pas à courir assez vite et le voit s’éloigner inexorablement, la pluie qui tombe exagérément, etc. Un seul bémol : les personnages ne sont pas super attachants, car trop mystérieux.
Quant au dessin, moi j’aime bien, c’est original et ça va bien avec l’histoire, mais j’admets que c’est quand même particulier et que ça ne doit pas plaire à tout le monde.
A lire le matin, au saut du lit, pour avoir l’impression de continuer de rêver. :)

28 3 2003
   

Encore une lecture laborieuse… Le premier écueil que j'ai rencontré concerne le dessin auquel je n'accroche pas du tout, mais alors vraiment pas du tout. Qu'importe, j'en ai tellement entendu du bien de cette BD, on va se forcer… Les personnages sont attachants en tant qu'êtres humains individuels mais lorsqu'on suit leurs itinéraires au milieu des autres, on ne ressent plus cet attachement. Personnellement je ne me suis jamais senti concerné de près ou de loin par le destin de Lola ou de tout autre personnage de cette BD.
L'histoire pourtant bien trouvée, remplie de connotations philosophiques et humaines parfois puissantes ne m'a jamais ému, jamais transporté. Bref je n'ai jamais décollé, et les rares fois où j'ai pu trouver une scène vraiment réussie sur un plan narratif, le dessin a vite rattrapé mon enthousiasme (de courte durée) pour venir tout gâcher. Je suis complètement passé à côté de ce récit à mi chemin entre l'introspection et le rêve pour lequel je m'attendais à beaucoup avant d'en entamer la lecture. Les questions importantes sont posées certes mais de façon maladroite et surtout sans aucun axe de véritable réflexion.

Ceci dit Blutch a un talent certain de narration et d'évocation, mais qui ne m'émeut pas plus que ça…