36 769 Avis BD |15 652 Albums BD | 6 352 séries BD
Accueil
Tome 1 : l'ange brisé
 

Vinci, tome 1 : l'ange brisé

 
 

Résumé

Vinci, tome 1 : l'ange briséAfin d'acceder au résumé de Vinci, tome 1 : l'ange brisé, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Vinci, tome 1 : l'ange briséGilles Chaillet est un dessinateur décoriste exemplaire qui a fait ses gammes avec le spécialiste de la bd historique Jacques Martin. Dans ma jeunesse, j’ai beaucoup apprécié son travail sur la série "Vasco" qui décrivait l’émergence du capitalisme et des banques au moyen âge -série bien documentée et très intéressante.
Cette fois-ci il s’associe avec Didier Convard au scénario le spécialiste des thrillers historiques en bd (après "Le Triangle secret" ou "I.N.R.I."). Celui-ci situe son action à Milan au XVème siècle à l’époque des guerres d’Italie et de la Renaissance. Le personnage principal de ce récit n’est autre que le génial inventeur Léonard de Vinci. Cette histoire a donc comme un goût de Da Vinci code en mieux (mais suis-je vraiment objectif sur ce bouquin ?).
Si Gilles Chaillet montre une nouvelle fois ses talents dans l’étude minutieuse des décors et des costumes, le dessin de ses personnages est toujours autant figé.
Convard de son côté s’est beaucoup documenté sur le personnage de Léonard de Vinci, qu’il montre dans toute sa complexité. Au niveau du scénario on se retrouve dans une intrigue policière qui semble mêler ésotérisme, serial killer, inventions de machines effrayantes et complots politiques.
Cette histoire est donc de très bonne facture et ne nous donne qu’une envie : découvrir les véritables motivations de ce tueur psychopathe.


Chronique rédigée par JAMES RED le 24/09/2008
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de JAMES REDReflet de l'avatar de JAMES RED
Statistiques posteur :
  • 524 (95,27 %)
  • 20 (3,64 %)
  • 6 (1,09 %)
  • Total : 550 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
Acheter neuf : Clic ! Clic ! Clic !
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.50
Dépôt légal : Septembre 2009

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Vinci, tome 1 : l'ange brisé, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

11 1 2011
   

Voici un ouvrage propre, et une intrigue bien construite à défaut d'être totalement originale.

Le choc des images est saisissant. En effet, dès l'ouverture de cet ouvrage, on remonte un peu dans le temps de la BD avec ce trait un peu vieillot et très rigide. Mais en même temps, c'est propre et soigné, les couleurs sont plutôt lumineuses et ce style très académique convient bien à l'époque décrite (fin XVème- début XVIème siècle). Si j'ai été un peu surpris à première vue de ce style qui date d'un autre âge, je m'y suis vite habitué et j'en ai apprécié la précision. Cela ne m'a donc pas dérangé plus que cela. D'autant que derrière ce trait un peu daté, on retrouve certaines techniques plus modernes, permettant notamment de rendre plus lisibles les ombres ou les scènes de nuit. Si le trait rend très bien les décors intérieurs et extérieurs (et notamment cette cathédrale, ces palais etc.), je resterais en revanche plus prudent sur les visages et les postures des personnages, très figés.

Le poids des mots, ou du scénario, est de même très académique. On se retrouve en pleine enquête policière à Milan à la fin du XVème siècle, dans laquelle le policier chargé de l'enquête va faire appel au génie du moment, Léonard de Vinci, pour avoir son avis éclairé sur ce qui a bien pu se passer. C'est une enquête policière plutôt bien construite et assez prenante, du moins, jusqu'à ce que le scénariste fasse deviner au lecteur l'identité du meurtrier ainsi que la finalité de ces assassinats. Ainsi, à la mode d'un épisode de Columbo, le lecteur connaît le coupable et se doute de la finalité de l'ouvrage. Dans ce contexte, le lecteur se demande uniquement comment le flic de l'époque arrivera à coincer l'assassin. C'est un schéma qui a déjà fait ses preuves et qui, lorsqu'il est bien construit comme c'est le cas ici, se révèle assez efficace. D'autant qu'il reste encore des zones d'ombres qui maintiennent l'intérêt du lecteur, comme par exemple le choix des victimes ou la présence de ce personnage encapuchonné.
Le contexte de cette histoire et l'intervention de Vinci est bien vue. Même si cela reste une fiction, on sent que certains éléments ont été documentés avec soin, comme par exemple la vie d'un atelier d'un grand artiste, ainsi que les différents talents de Vinci, même s'ils sont un peu exagérés (ingénieur, serrurier, musicien, peintre, anatomiste, etc.).

Si le graphisme de cet album nous transporte dans d'autres temps, l'ensemble est soigné et bien construit. Le manque d'originalité du scénario, le fait que le lecteur devine bien des choses sur cette intrigue, ainsi que la rigidité du dessin sont certainement les éléments qui viennent peut-être modérer mon enthousiasme.

20 9 2010
   

Bon, voilà une nouvelle série qui me turlupine…Mon cœur balance, je ne sais trop quoi penser…

Premièrement le dessin :

Prenez la couverture. Franchement, quand vous l’avez dans vos mains, elle claque. Vraiment belle, avec un revêtement tout doux vraiment agréable, un rendu mat superbe et un découpage en 2 parties du plus belle effet ;
La partie haute noire maculée de quelques taches de sang et la partir basse nous plongeant d’emblée dans l’ambiance feutrée et mystérieuse avec ces deux silhouettes perdues devant l’immensité d’une cathédrale.
Vraiment, je la trouve belle, vraiment moderne et novatrice.

En revanche, ouvrez ce premier tome et là, il vaut mieux être assis car on tombe de haut. Enfin, pour un tome qui veut nous replonger dans les années renaissance vers 1500, c’est pas mal…Car le style du dessin date à peu près de cette époque là…Sans rire, le choc avec la couverture, de découvrir ce trait rappelant les albums de « Alix » ou « Lefranc » !!! des séries créées pour la première en 1956 ! un style vieillot et des couleurs tout aussi ternes.
Alors, un saut sur la biographie du dessinateur, Gilles Chaillet, m’apprend qu’il a travaillé justement sur les deux séries précédemment mentionnées avec Jacques Martin…Certaines choses s’expliquent d’elles mêmes !
Alors, forcément, ce dessin à les défauts de ces qualités. Une finesse de trait qui n’existe plus que chez ces dessinateurs de la « vieille » école. Une précision dans le trait, notamment pour les architectures, diabolique, une maitrise des proportions, des perspectives, bref, un magnifique travail dans le genre.
Mais forcément, le trait manque de vie, de dynamisme, les couleurs manquent de peps, de tonus, même si elles ne sont aucunement de mauvais goût. Juste une fois encore un travail à l’ancienne. Moi qui ai tendance à me plaindre des séries modernes, parfois trop pour moi, cette série moderne est trop ancienne pour moi…(me suive qui peut dans mon raisonnement…)

Alors, acceptons les qualités du travail réalisé, la qualité des recherches effectuées afin de nous rendre une BD historiquement précise et occupons nous du scénario.

Alors, surprise, « Vinci » aborde un passage de la vie inconnu de Léonard de Vinci. Convard, que je connais et apprécie pour des séries comme « chats » ou « neige » nous offre un début d’album plutôt sympathique dans lequel, le génie à la fois artiste, scientifique, ingénieur, inventeur, anatomiste, peintre, sculpteur, architecte, urbaniste, botaniste, musicien, poète, philosophe et écrivain né à Vinci le 15 avril 1452 et mort à Amboise le 2 mai 1519 nous apparait sous un jour nouveau.
Un crime ignoble est commis et l’homme chargé de l’enquête lui demande son avis d’homme au regard précis.
Mais le responsable de ses crimes ne reste pas mystérieux très longtemps, le secret est vite éventé, le scénario ne tient donc plus qu’au mystérieux tableau que François 1er tente de cacher.
Le scénario devient rapidement linéaire et sans grand rebondissement.
Il n’en pas moins que le scénario est plaisamment compté et que l’histoire avec ce héro original et tourmenté retient mon attention.
D’enquête, il n’est plus vraiment question, de scénario nous tenant en haleine, il n’est donc pas vraiment question.
Non, mais en revanche, Convard a effectué des recherches historiques et cale sa trame sur des faits réels, donnant consistance et poids à son histoire. Se promener avec Léonard de Vinci dans ces rues est au final charmant, à défaut d’être trépidant.