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Tome 1 : Vincent & Van Gogh
 

Vincent & Van Gogh, tome 1

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Vincent & Van Gogh, tome 1Pas du tout attiré par cet album, c'est du bout des doigts et juste avant de quitter le magasin que je l'ai ouvert... et qu'après avoir lu deux pages je suis reparti avec (sous le bras) et un gros sourire béat et un peu bête (sur la figure).

En effet, les toutes premières cases -- comme le reste de l'album, d'ailleurs -- sont somptueusement belles : de véritables tableaux à elles seules. Et quand je dis tableau, c'est parfois littéralement vrai, tant l'auteur a pris plaisir à "faire vivre" dans cette BD des éléments de grands chef d'oeuvre, voire le tableau entier. Ainsi les tournesols de Van Gogh, certains de ses paysages provençaux (la scène où le train traverse le champ de blés est... superbe !), les vahinés de Gauguin n'en sont que qelques exemples.

La deuxième chose qui frappe, c'est que sous cet académisme apparent, le dessin est extrêmement ironique ! Ainsi le personnage de Van Gogh, tout bien dessiné qu'il soit, a quelque chose de vraiment comique, de ridicule et de dérisoire. Je ne saurais dire exactement à quoi cela est dû, mais Smudja fait une caricature magistrale grâce à d'infimes détails (une pose à peine marquée, un visage étonné qui se démarque du contexte...).

Le résultat est un décalage complet entre la forme apparemment très classique, et... ces petits détails que je ne saurais nommer qui font le côté caricatural...

Le propos ensuite est quant à lui complètement farfelu. On le constate dès le tout début, avec non seulement la narration mais également les propos de Van Gogh... Le pauvre adore la peinture mais n'est vraiment, vraiment pas doué. C'est sur cette base que se construit l'histoire, originale à souhait, plaisante, distrayante, et prenante.

Le petit reproche que je ferai tout de même est qu'il y a parfois un peu de confusion, mais ça reste léger.
Enfin, humour et ironie se poursuivent jusque dans les deux dernières pages, regroupant et résumant les différents protagonistes de l'histoire, pour se finir -- toujours avec humour et dérision -- sur la dernière case qui à elle seule vaut le détour.

Bref, excellente surprise ! J'aurais presque envie de comparer "Vincent & Van Gogh" au meilleur des "Rubriques à brac" ou "Cinemastock" pour le ton employé. Sans compter le dessin, qui est splendide.

Alors voilà, ça m'arrive très rarement, mais là aucune hésitation : culte !


Chronique rédigée par CoeurDePat le 11/02/2003
 
 
Statistiques posteur :
  • 257 (75,15 %)
  • 18 (5,26 %)
  • 67 (19,59 %)
  • Total : 342 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 5,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.25
Dépôt légal : Mai 1984

Avis des lecteurs

8 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Vincent & Van Gogh, tome 1, lui attribuant une note moyenne de 4,25/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

6 1 2006
   

Une drôle d'histoire que celle de Gradimir Smudja. Serbe émigré en Italie (région de Florence) pour fuir le régime de Milosevic, il se passionne sur le tard pour la BD, mais sa passion première reste la peinture, et en particulier celle du début du 20ème siècle.
En janvier 2002, il se rend au festival d'Angoulême avec son projet sous le bras ; Guy Delcourt est emballé, et le jeune (47 ans) Serbe signe un contrat. En janvier 2003, "Vincent & Van Gogh" sort, et Smudja devient une sorte de star instantanée, des dizaines de jeunes se pressent autour de lui !
Un vrai marathonien de la dédicace, lui qui est capable de rester 7 ou 8 heures d'affilée vissé à sa chaise pour répondre à toutes les sollicitations... Un grand coeur, lui qui est prêt à discuter de tout et de rien avec tous ceux qu'il rencontre...
Un auteur formidable de BD, car son album est un vrai tourbillon de plaisir, il ne ressemble à aucun autre, il est un bel hommage à l'oeuvre de Van Gogh, même si l'on a du mal à comprendre certains partis-pris scénaristiques... Question de culture peut-être...
Smudja est actuellement (mars 2003) à Paris, pour faire des repérages pour son prochain album, qui devrait être concentré sur Toulouse-Lautrec.

Ah oui, pour finir, "Gradimir" signifie Cité de la Paix pas mal pour un serbe, hein ? (cela le fait sourire...), et Smudja désigne un poisson d'eau douce...

18 12 2005
   

Ouais, et alors ?
Certes, cet ouvrage possède de bons passages (les tableaux principalement), mais ça reste un peu juste.
Van Gogh grâce à un chat, Gauguin par son perroquet: ça se veut drôle, original, révélateur, mais ça ne m'a pas touché du tout.
Revisiter l'Histoire c'est amusant, mais je n'ai pas adhéré. Je suis un peu gêné même de dire que ça me dérange de voir la vie (pas franchement drôle) de Vincent ainsi barbouillée.
Je crois que s'il s'agit d'un hommage, il y avait mieux à faire, tellement Smudja réalise de très bonnes pages avec les dessins de Van Gogh, ou des cases "style Van Gogh".
J'aime bien, c'est vrai ses cases impressionnistes, inspirées des peintres de l'époque.
Mais, je le redis, ce scénario avec le chat comme artiste, je n'ai pas du tout accroché, ça ne correspond pas du tout à ma sensibilité.
De beaux dessins, des peintres au talent immense, de bons présages. Mais en faire bon usage, c'est autre chose...

3 11 2004
   

Quel talent !

Cette oeuvre est absolument magnifique. Lorsqu'on ouvre cet album on découvre un arc en ciel de couleur, tel qu'on peut le voir sur les toiles de Van gogh. Chaque vignette est magnifique, j'ai mi du temps à lire et à apprécier cette oeuvre, on observe le trait de l'auteur avec grand interêt.

Le scénario est original. Gradimir nous raconte l'histoire de Van gogh à sa façon, avec sa réalité. La deuxième personnalité de Vincent Van gogh est bien amené, il est vrai que son inspiration artistique était amplifiée de part sa maladie (la schizophrènie). L'auteur nous donne des faits mais sont ils tous vrai ? C'est pour cette raison que j'aime beaucoup cette album car il pousse à la curiosité.

Une oeuvre culte.

14 10 2004
   

Ma découverte de cette petite merveille remonte seulement au week-end dernier. Jusqu’alors j’avais vécu dans l’ignorance de Gradimir Smudja et de son incroyable capacité à ressusciter des gens morts au siècle dernier. Le XIXe siècle, celui des impressionnistes, des auteurs, et des poètes prend une forme surprenante et merveilleuse, dans ce que l’on pourrait qualifier dès à présent de nouveau monument de la BD. Le réalisme, l’historique, le merveilleux, l’artistique, le magique s’allient ici sans aucune fausse note. Vincent et Van Gogh est une histoire qui s’appréhende comme un rêve ou un fantasme et laisse au lecteur une curieuse impression finale, celle d’avoir partagé l’intimité du ( des ) protagonistes.

Cette impression se retrouve trait pour trait dans l’impressionnant graphisme de Smudja, qui illustre lui-même l’histoire de la peinture française, en y apportant sa touche personnelle. Le dessin, les couleurs et la dynamique des séquences y sont enivrants. Smudja semble jouer avec le dynamisme de ses personnages et l’inertie des tableaux peints et montre à tous ceux qui en doutaient encore que la BD, loin de plagier la peinture, est elle-même une véritable forme d’expression artistique.

C’est un travail fantastique que celui de Smudja, cet auteur yougoslave traite comme jamais personne n’a traité de la vie artistique parisienne du XIXe, un sujet si présent dans la mythologie française. On peut peut être y voir l’âme de Vincent devenu Gradimir qui revient pour inspirer Smudja, et engendrer un nouveau chef d’œuvre.

12 10 2004
   

Vincent & Van Gogh, c'est un bel exemple de ce que peut apporter la bande dessinée à notre culture. Plus qu'une simple biographie sans saveur, l'auteur déforme malicieusement la réalité, afin de nous faire découvrir la vie misèreuse de Van Gogh d'une façon particulièrement originale.

Sa schyzophrénie, mise en image par le biais de ce chat malicieux, semblable à une muse active et dirigiste, est traitée avec une légèreté qui évite de rendre le récit noir, mauribond.

Le récit peu parfois sembler un poil décousu, sans réel liant. Mais là où ma lecture en aurait été franchement altérée avec un autre album, je trouve qu'ici, celà ajoute à la folie douce qui s'échappe des pages de l'album.

Le dessin de Gradimir Smudja est quant à lui de grande qualité. Immitant le maître, il parvient à nous faire sourire, et surtout à nous émerveiller ! L'utilisation des couleurs est splendide.

Un superbe album pour (re-)découvrir la vie de ce peintre hors du commun. Toutefois, seul le lecteur connaisseur de l'histoire originale en profitera pleinement.

7 10 2004
   

Premier Gradimir Smudja à ma connaissance (s'il y en a eu d'autre auparavant, merci de me prévenir). Voici une BD (il faudrait plutôt dire une Peinture Dessinée) avec un dessin superbe! Chaque vignette est une œuvre d'art en elle même, peinte à l'aquarelle mais aussi fabuleuse qu'une peinture sur toile fin 19e début 20e.
C'est une véritable BD sur l'histoire de l'art sur ces fameux peintres expressionnistes, impressionnistes, fauves, pointillistes, etc etc... qu'étaient Van Gogh, Lautrec, Monet, Seurat, Rodin, bref que des grands noms ; d'ailleur après "Vincent & Van Gogh", l'auteur a sorti un nouvel opus "à la manière de" Toulouse-Lautrec. L'auteur rend hommage à ce merveilleux peintre en y racontant sa vie. Histoire en plusieurs tomes visiblement.

Côté dessin, personne ne sera deçu.
On ne sait pas si Smudja s'est coupé l'oreille après son 1er album mais en tout cas il ne s'est pas coupé la main et il le prouve à chacune des cases en restituant parfaitement la facture de peinture des peintres de l'époque.
En plus l'auteur a toujours une bonne idée par dessin, une mise en page audacieuse et opportune et l'ensemble restitue bien l'originalité, voire la loufoquerie du peintre (à noter qu'il y a dans la majeure parti des vignettes un rappel au tableaux de Van Gogh comme les series d'autoportraits et notament le plus connu "autoportrait à l'oreille bandée", mais aussi "14 tournesols dans dans un vase", "Terrasse du café le soir", "Ronde des prisonniers" et bien d'autres encore)
Finalement cette bd est surtout un livre d'art exposant toutes les toiles de Van Gogh - connues ou pas - à travers des vignettes.

Côté scénario, idem.
Il y a une véritable histoire, puisque l'on raconte des moments de sa vie mouvementée avec des hauts et surtout des bas. Un seul petit problème, pour ceux qui n'ont pas fait d'histoire de l'art ou ne connaissent pas la biographie de Van Gogh par coeur, ils auront l'impression d'être passé à côté de pleins d'allusions, sous-entendus... c'est frustant. Perso j'ai eu de la chance, il était dans le programme d'art visuel appliqué pour le bts cette année et du fait j'ai beaucoup apprécié malgré que je ne sois pas un fan d'histoire de l'art. En même temps je l'ai montré à un ami qui ne connaissait rien sur VG et il m'a dit qu'il avait beaucoup apprécié et aprit après plusieurs relectures.

Je conseille donc fortement cet album pour le dessin bien sur, mais aussi pour sa plaisante histoire loufoque plus ou moins vraie sur Van Gogh.
Et comme le dit cœurDePat : CULTE !

22 4 2003
   

A ceux qui doutaient encore que la bande dessinée fut un art, l’œuvre de Gradimir Smudja apporte la plus belles des réponses. Chaque vignette de cet album est un hommage aux grands peintres: Van Gogh, d’abord, mais aussi Rembrandt, Delacroix, Monet, Toulouse-Lautrec, Gauguin, Degas… un véritable jeu de devinettes pour le lecteur qui, dans chaque dessins, peut reconnaître le style d’un artiste ou d’un tableau célèbre. Mais Gradimir Smudja ne s’est pas contenté d’imiter les maîtres de la peinture, il a apporté sa petite touche personnelle…

Et si Gauguin n’avait jamais mit les pieds à Tahiti? Et si l’auteur de La Ronde de nuit n’était pas celui qu’on croit? Et si les Tournesols n’avaient pas été peint par Van Gogh, mais par Vincent… son chat de gouttière !
Partant d’hypothèses "scandaleusement" farfelues, Gradimir Smudja revisite la biographie du peintre hollandais à sa manière. Et voilà notre génial Van Gogh reconverti en un pauvre diable sans talent. Lautrec est horrifié par ses toiles, Gauguin se gausse de lui, et Degas lui conseille d’aller voir ailleurs. Mais Van Gogh ne se décourage pas pour autant et décide d’aller chercher l’inspiration en Provence. C’est ainsi qu’un beau matin (où devrais-je dire, une triste nuit) Van Gogh rencontre Vincent…

Il aura fallu plus de 10 ans à Gradimir Smudja – encore inconnu dans le monde de la Bande Dessinée - pour réaliser cet album de 70 pages. Au sujet du scénario, on lui a parfois reproché d’être allé trop loin dans l’imaginaire. Je ne partage pas cette opinion, bien au contraire. Le lecteur y retrouve le même esprit ludique et jubilatoire que dans l’illustration. Le va et vient incessant entre réalité et pastiche, est un vrai bonheur ! Ainsi, non seulement le coup de pinceaux de l’artiste est irréprochable (tant au niveau du trait que des couleurs, absolument somptueuses), mais en plus, cette bande dessinée est un véritable chef d’œuvre d’originalité et d’humour!