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Tome 3 : Le Château maudit
 

Jean Valhardi, tome 3 : Le Château maudit

 
 

Résumé

Jean Valhardi, tome 3 : Le Château mauditAfin d'acceder au résumé de Jean Valhardi, tome 3 : Le Château maudit, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Jean Valhardi, tome 3 : Le Château mauditA la lecture du résumé, vous l'aurez compris, ce n'est pas l'histoire la plus originale qui soit, mais la force de l'album réside dans ses dessins, son atmosphère et sa tension dramatique constante.

Charlier vient ici remplacer Yvan Delporte, qui, s'il avait su produire d'agréables aventures, n'avait jamais véritablement produit quoi que ce soit de mémorable. L'éphémère prestation de Charlier permettra à Valhardi de se moderniser et de rentrer à nouveau dans l'histoire de la bande dessinée belge. En témoigne notamment l'apparition d'un nouveau faire-valoir, annonciateur de Gégène, qui vient remplacer le petit Jacquot. Le talent de feuilletoniste hors pair de Charlier se fait ressentir dès les premières planches tant il impose sa marque avec brio. Un scénario de Charlier est très fréquemment palpitant et d'un rythme implacable ; c'est une sorte de piège qui se referme sur le lecteur pour le contraindre à poursuivre jusqu'au bout l'aventure. Et nous sommes ici dans des histoires d'un niveau "Barbe-rouge", "Blueberry" ou encore "Buck Danny".

Mais la force du scénario et son atmosphère doivent aussi beaucoup aux planches de Paape, qui signe ici l'un de ses meilleurs travails. Comme je l'avais évoqué dans la fiche intégrale, Paape a rejoint la World's Presse et traite désormais avec Charles Dupuis par l'intermédiaire de Georges Troisfontaines. C'est ainsi que Charlier est amené à collaborer sur la série, mais c'est aussi ainsi que Paape fait la rencontre de Victor Hubinon. Paape étant l'encreur attitré de la World's Press, il lui arrivait d'encrer les planches d'Hubinon ; et c'est un phénomène d'émulation artistique qui va se produire entre les deux hommes qui s'enrichiront mutuellement au fil de leurs planches. Et il est vrai que dans le présent tome, certaines cases, certaines situations, ne sont pas sans évoquer la patte d'Hubinon.

Mais la particularité de Paape, c'est l'usage qu'il fait ici des noirs. Son encrage modèle son dessin, rendant presque superflu la mise en couleur et contribuant à instiller l'atmosphère horrifique qui fera de l'album ce qu'il est. Les Pissavy-Ivernault évoquent l'influence des films classiques d'horreur américains ; et je trouve en effet ces scènes de lande et de rase campagne du plus bel effet. Selon moi, elles évoquent The Wolfman ou bien encore Le Chien des Baskerville avec Rathbone. Paape parvient à retranscrire dans ses dessins cette "patte expressionniste" importée par les techniciens allemands en exil à Hollywood. J'ajouterais que l'on trouve également un peu du courant fantastique français des années 40 dans ce Château maudit. Je ne peux m'empêcher de penser plus particulièrement au Loup des Malveneur, mais aussi à la Main du diable.

Autant d'influences donc qui ont macéré pour produire un album de haut vol. C'est un classique devenu quelque peu confidentiel depuis quelques années faute de rééditions. Souhaitons que l'intégrale lui donne une nouvelle notoriété !


Chronique rédigée par John Wayne le 10/01/2018
 
 
Statistiques posteur :
  • 117 (79,05 %)
  • 31 (20,95 %)
  • Total : 148 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 2,50 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 5.00
Dépôt légal : Janvier 1953