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Tome 9 : Métro Chatelet direction Cassiopée
 

Valérian, tome 9 : Métro Chatelet direction Cassiopée

 
 

Résumé

Valérian, tome 9 : Métro Chatelet direction CassiopéeAfin d'acceder au résumé de Valérian, tome 9 : Métro Chatelet direction Cassiopée, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Valérian, tome 9 : Métro Chatelet direction CassiopéeSublime est le premier mot qui vient à l'esprit pour qualifier ce tome des aventures de Valérian. Pour le titre déjà, qui est génial, pour la couverture qui arrive à la fois à rester sobre, à mélanger les deux mondes de Valérian, futur et contemporain, avec une finesse du trait complètement maîtrisée, pour les desins, le scénario, les dialogues, tout.

Christin et Mézières ont enfin trouvé une accroche solide, et leur scénario tient la route. Plutôt que de permettre à Valérian d'utiliser ses atouts de voyageur espace-temps n'importe comment, ils le confinent sur terre à une époque où aucun anachronisme n'est permis, et donc Valérian ne peut sortir son Bazooka-laser qu'en cachette. Comme en plus c'est Laureline qui assure la partie "voyage spatiaux", il est condamné à utiliser ses faibles moyens avec le maximum d'efficacité.

Piege redoutable pour le lecteur, le scénario qui est à la fois riche et mystérieux, ne se finira que dans le tome suivant. Tout est donc excellent, et on ne peut que baver d'impatience pour lire la suite de cette histoire.
Les dessins de Mézières ont encore progressé, ils sont plus réalistes, les expressions des personnages sont plus réalistes, et surtout Laureline est devenue une belle héroïne dont la silhouette est un vrai régal.

On peut encore dire que le scénario alterne les passages racontés en voix off et ceux plus traditionels en dialogues par bulles, que les planches alternes les petites et les grandes vignettes, que celles-ci fourmillent de détails, bref que cet album transpire le travail soigné et le plaisir qu'on eut les auteurs à le dessiner et l'écrire.

Pour moi l'un des meilleurs Valérian, si ce n'est le meilleur des 19 tomes de ma collection actuelle.


Chronique rédigée par Mike2a le 28/04/2006
 
 
Statistiques posteur :
  • 448 (93,33 %)
  • 26 (5,42 %)
  • 6 (1,25 %)
  • Total : 480 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 5,00 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.50
Dépôt légal : Juillet 1980

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Valérian, tome 9 : Métro Chatelet direction Cassiopée, lui attribuant une note moyenne de 4,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

15 10 2017
   

Commencement du 1er (et rare) diptyque de la collection, cet excellent 9ème tome qui entre définitivement la série dans sa pleine majorité la rentre également dans une nouvelle phase où il y aura dorénavant une espèce de continuité d'album en album. Un genre de fil conducteur discret qui nous mènera jusqu'au dernier volume grâce à des personnages récurrents, des noms qui reviennent, des images... comme l'apparition de monsieur Albert, la 1ere citation de la planète Rubanis, etc...
Excellent M. Albert, sosie de Pierre Bellemare plein de bonomie et pourtant, efficace agent de Galaxity sur la terre de 1980.
Excellent album aussi qui nous offre des cases d'anthologie grâce au talent toujours croissant du grand Mézières. Il nous épate toujours avec sa vision de mondes et de créatures extraterrestres. Mais là, il nous dépeint aussi un Paris grisailleux, avec des vues banales au possible, mais tellement crédible ! C'est à tomber par terre. On a l'impression de marcher dans les pas de Valérian, de sentir la pluie et le froid.
Et cet état nauséeux et morose dans lequel se trouve Valérian colle parfaitement avec cette atmosphère. Et cette communication par télépathie avec Laureline, quelle idée géniale et si bien illustrée. Cette opération ratée qui fait toujours souffrir un peu plus notre héros à chaque fois qu'il entre en contact avec elle, j'adore. En fait cet album est plein de petits détails anodins mais tellement bien vus. Ça donne à l'ensemble une crédibilité, une impression d'immersion inégalés.
Les auteurs sont tout près du petit chef d'oeuvre.

Agecanonix :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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29 12 2013
   

Quand on n'aime guère la science-fiction, cet épisode qui est composé en diptyque n'est certes pas la meilleure approche, mais il faut reconnaître à cette bande son incroyable richesse déjà entrevue dès son apparition dans Pilote en 1967. On y relève l'aboutissement d'un duo d'auteurs Mézières et Christin dont la collaboration était aussi complémentaire et remarquable que celle de l'association Goscinny/Uderzo à l'époque. Ici, ils ont atteint un summum dans l'effort imaginatif et les recherches esthétiques et graphiques auxquelles le décor se prête.

Le scénario de Christin est assez complexe mais il apporte sa culture de la science-fiction livresque en inventant un univers cohérent, de même que cet épisode procure une sorte d'évasion avec ses décors parisiens, de petits pavillons de banlieue à l'ancienne et de Marais Poitevin. Ce qui saute aux yeux dès les premières pages de cet album, c'est l'incroyable progrès du dessin ; le trait de Mézières est pourtant semi-réaliste, parfois simplifié, où l'efficacité n'est pas sacrifiée à la beauté du trait, mais les visages sont mieux travaillés que sur les premiers albums, les cases font moins fouillis, et il se paie même un superbe champ-contre-champ (bas de la page 9).

Un bon récit qui permet aux auteurs de prendre leur temps pour développer l'histoire sur 2 albums, sans besoin d' avoir recours à des pirouettes discutables.

9 1 2013
   

Voici certainement le meilleur tome de cette série jusque là. Nos agents spatio-temporels font enfin leur boulot : Valérian s'occupe du temporel, en étant envoyé dans une France de l'année 1980, et Laureline s'occupe du spatial, menant une enquête qui l'emménera aux quatre coins du Cosmos. Ainsi, après quelques tomes dans lesquels l'un ou l'autre était mis en avant, voilà que ces deux personnages forment un vrai binôme. L'autre bonne idée de cet album, c'est d'introduire le personnage d'Albert, assumant ainsi l'idée que Galaxity aurait des agents infiltrés sur la Terre en différentes époques : on quitte un peu cette idée d'une Galaxity qui essaie de maintenir la paix au sein de l'univers, et la voilà qui doit également élucider des mystères sur la période passée. Par ailleurs, on a également ce mystère omniprésent relatif à d'étranges apparitions dans la France des années 80, dont on se demande pendant longtemps comment elles peuvent être liées à l'enquête de Laureline. Enfin, il y a cette mise en page impeccable, mettant en scène les périodes de "phase" entre Laureline et Valérian, épuisantes aussi bien pour le lecteur que pour ce second personnage. Sur le scénario en lui-même, le mystère est entretenu et c'est donc à dessein que le lecteur est maintenu dans une incertitude, dans une zone d'inconfort qui, comme elle est étudiée, est appréciable. J'ai trouvé cette histoire un petit peu plus difficile d'accès que d'autres plus linéaires, mais je l'ai également trouvé plus ingénieuse et intellectuellement plus satisfaisante.

On trouve dans ce tome humour, mystère, tension, et manipulation : il est riche, et la narration est superbe. Elle peut encore paraître opaque mais la promesse de voir s'éclairer les zones d'ombres dans le tome suivant (eh oui, une fois n'est pas coutume, voici un diptyque !) entretient cet intérêt jusqu'à la dernière page.