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Tome 8 : Les héros de l'équinoxe
 

Valérian, tome 8 : Les héros de l'équinoxe

 
 

Résumé

Valérian, tome 8 : Les héros de l'équinoxeAfin d'acceder au résumé de Valérian, tome 8 : Les héros de l'équinoxe, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Valérian, tome 8 : Les héros de l'équinoxeChristin est incroyable, cet homme est capable de faire d'une histoire space-opéra d'apparence anodine, un véritable exposé de philosophie politique.

Les héros que doit affronter Valérian ne sont rien d'autres que des allégories du fascisme, du communisme et de la religion. Et l'ensemble ne manque ni d'humour, ni de croustillant.

Peut-être bien l'un des meilleurs albums de la série. Mais ils se valent pratiquement tous.

Un classique qui n'a pas pris une ride.


Chronique rédigée par ArzaK le 31/07/2002
 
 
Statistiques posteur :
  • 100 (93,46 %)
  • 2 (1,87 %)
  • 5 (4,67 %)
  • Total : 107 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.88
Dépôt légal : Octobre 1978

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Valérian, tome 8 : Les héros de l'équinoxe, lui attribuant une note moyenne de 3,88/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

10 10 2017
   

Après deux albums où elle était mise sur le devant de la scène, voilà que cette fois c'est au tour de Laureline d'être hors course et à Valérian de reprendre le premier rôle. La série porte son nom après tout, mince alors ! Cela dit Laureline entre quand-même en action sur la fin, et fort heureusement. Sinon on ne revoyait plus de sitôt notre Valérian !
Écrit au milieu des années 70, le sujet, qui pouvait paraître farfelu, est finalement d'actualité aujourd'hui. Des pays dont la population est vieillissante, en baisse de natalité, le rajeunissement de la population par l'immigration et les réactions que ça entraîne.... on connaît ça en Europe aujourd'hui.
C'est un album plaisant et amusant à lire. Au delà des caricatures de sociétés que représentent les 3 adversaires de Valérian, la "mission" que notre héros devra finalement accomplir ne manque pas de piquant. C'est pas fait pour calmer la jalousie de notre belle Laureline dont j'adore les réactions envers son amoureux penaud.
Mais cet album est surtout un des plus beaux travail de Mézières. Son dessin est de plus en plus beau. La couleur aussi. Ses décors sont absolument sublimes et sa mise en page novatrice est géniale. C'est exactement ce qu'il fallait pour mettre en parallèle les parcours des quatre héros. Mais peut-être que sur ce point de mise en page Christin a aussi eu son mot à dire. Je ne sais pas.
Je note aussi que depuis "Les oiseaux du maître", Valérian est de plus en plus à la peine dans ses aventures, il ne maîtrise pas grand chose, subit beaucoup et fait avec pour mener à bien sa mission. Comme une coquille de noix sur un fleuve déchaîné qui essaie tant bien que mal de rejoindre la berge... Et qui y arrive ! Ça nous donne un héros pitoyable et courageux, très humain quoi, j'adore. Et sur tout ça il subit le regard et les remarques de Laureline, aimante et impitoyable en même temps, qui ne laisse passer aucune de ses faiblesses.
Et la couverture est encore superbe, comme c'est le cas depuis "Les oiseaux du maître".

2 1 2013
   

J'ai beaucoup aimé cet album, qui nous propose un monde assez particulier, composé de personnes stériles et qui cherchent un héros pour assurer la fécondation d'une espèce d'entité magique qui enfantera la génération suivante. Les quatre héros qui se présentent, dont Valérian, ont des dons et des personnalités bien établies, avec une identité qui sera maintenue jusqu'à la fin de l'ouvrage. Entre la brute épaisse qui ne parle que de guerre, entre l'écologiste spirituel, et entre l'autre brute épaisse qui ne parle que d'industrialisation et de collectivisme, Valérian aura du mal à se situer. Ses ennemis sont ainsi bien campés dans leurs rôles respectifs alors que Valérian cherche encore un peu le sien. Pour autant, l'idée sous-jacente est belle et surtout superbement mise en image : depuis les épreuves les plus terribles au déferlement de gamin au ton très optimiste, il y a une véritable intelligence dans la mise en page, qui peut parfois désarçonner, mais qui fait véritablement écho au scénario. Ici, les vignettes participent à l'écriture du scénario, elles sont bien plus qu'un simple support.

Par ailleurs, après deux tomes pendant lesquels Valérian était en retrait, laissant Laureline aux commandes, voilà qu'il reprend les devants et qu'il est remis au centre de l'histoire. Je trouve que le dosage entre ces deux personnages et mieux trouvé ici. Enfin, la série prend avec ce tome un ton osé : pas sûr que l'on retrouve aujourd'hui des nouvelles productions à destination des enfants avec de telles idées sous-jacentes.

Ce tome présente pour moi un souffle nouveau : Valérian semble reprendre les devants, et le scénariste s'amuse à utiliser, avec humour et finesse, plusieurs thèmes que le lecteur aura plaisir à déceler.

5 8 2007
   

Après l'excellent "Sur les terres truquées", Christin et Mézières nous livrent encore un opus très agréable à lire, mais nettement en retrait quand à la qualité. De nombreux thèmes sont évoqués, de façon plus ou moins désordonnée, et c'est ce qui rend le scénario brouillon. D'autre part, les graphismes sont à la mode de l'époque, un peu dans tous les sens, avec plusieurs scènes se déroulant en parallèle, qui entretient cet esprit confus.

Le thème principal est bien sûr celui de la fécondation : la planète Simlane doit renouveler sa population en fécondant une proto-reine. Pour cela, on organise une grande course entre plusieurs concurrents, le vainqueur aura seul le droit de repeupler la planète. Il y a là une allusion évidente à la fécondation, à la courses des spermatozoïdes courant féconder l'ovule. Moebius reprendra un thème identique dans "L'Incal". Par dessus ce thème, on trouve aussi l'antagonisme des quatre éléments : la terre, l'eau, l'air et le feu. Curieusement Valérian n'est pas la terre (nom de sa planète), mais plutôt l'eau (dont elle est quand même composée à 75%), Irmgaal est bien entendu le feu, Blimflim est l'air, et Ortzog la terre. L'opposition de ces quatre éléments est d'autant plus évidente au regard des moyens employés par chacun : feroce et furieuse comme le feu pour Irmgaal, aerienne comme l'air pour Blimflim, lourde comme la terre pour Ortzog, sinueuse comme l'eau pour Valérian. Sans surprise, Valérian est le vainqueur, mais pas tout à fait. Comme l'indique le résumé en quatrième de couverture, ce sont les femmes qui auront le dernier mot, appuyant ce thème féminin de fécondité et de reproduction.

Et puis enfin il y a le thème de l'homme simple, normal, confronté dans des épreuves difficiles à des concurrents plus forts que lui, qui triomphe quand même. Valérian incarne cet homme sans pouvoirs spéciaux, opposé à des « superhéros » faisant tous trois référence à des courants politiques du XXème siècle terrien (le fascisme du guerrier wagnérien emprunté à Druillet, le communisme de l’ouvrier colossal et l’écologie du mage à la main verte inspiré de Moebius).

En dehors du scénario quelque peu brouillon (encore que le thème est si évident que ce n'est pas très gênant), les dessins consacrent à la mode de l'époque de faire des planches de BD une réplique du cinéma. Ces planches se caractérisent par une triple originalité : l’utilisation d’un hypercadre étendu à la double page ; la lecture parallèle des quatre actions sur autant de strips se déroulant de la gauche de la page paire (où chaque protagoniste s’élance dans la course) à la droite de la page impaire (où chacun se retrouve déjà dans une situation délicate adaptée à sa typologie), se poursuivant même ainsi sur cinq pages entières ; l’insertion d’une ou deux cases à l’intérieur d’un bandeau occupant toute la largeur de l’espace investi. On remarque dailleurs que si Valérian, occupe le haut de la première double page, il fera une chute terrible dès la page suivante, qui le maintiendra en bas (et dans l’obscurité) pour le reste de son périple.

Un album somme toute très sympathique, qu'il faut lire sans arrière pensée, sans chercher un message occulte, car il n'y en a probablement pas, sinon de nous procurer une fois encore un agréable moment de détente.