46 560 Avis BD |20 193 Albums BD | 7 888 séries BD
Accueil
Tome 5 : Voyages
 

V pour Vendetta, tome 5 : Voyages

 
 

Résumé

V pour Vendetta, tome 5 : VoyagesAfin d'acceder au résumé de V pour Vendetta, tome 5 : Voyages, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de V pour Vendetta, tome 5 : VoyagesLa première partie de cette album m'a beaucoup plus : j'y ai retrouvé ce qui m'avait attiré dans les deux premiers tomes, à savoir les actions de V. qui destabilisent le régime autoritaire. C'est très bien géré et on découvre notamment comment la population britannique, qui a été bridée pendant longtemps, acquiert sa liberté. Ca commence tout doucement par de menus larcins ou incivilités non détectées et donc non réprimées, et ca se finit en anarchie totale. Comme si la population n'était pas en mesure de maîtriser cette nouvelle liberté. J'ai trouvé cette partie pleine de rythme et très intéressante par le message qu'elle contient. C'est intelligent car on ne nous ressert pas le couplet du pauvre peuple opprimé et faible, mais met en lumière la violence qui sommeille en chacun de nous. De plus, cela relance le récit : à la révolution ambiante s'ajoute une révolution intestine au pouvoir. En effet, dans ces moments troubles, seule la Main, la police d'Etat, semble tirer parti de la situation, révélant les ambitions du chef. En jouant ainsi sur les actions des uns et des autres, qui répondent à des schémas collectifs, l'auteur arrive à rendre son récit crédible.

En revanche, à partir de la moitié de l'ouvrage, le récit prend une tournure assez lourde à supporter. On commence avec Finch en plein délire hallucinatoire, qui permet de se poser la question du destin et de la responsabilité mais qui reste un peu trop "space" pour moi. D'autant que j'ai du mal à voir où l'auteur veunt nous emmener avec ca. Enfin, pendant de longues pages, on a le droit à un échange interminable entre V. Evey, cette dernière lui demandant ses motivations et où il voulait en venir. Répondant par énigme, V. ne répond pas vraiment à ces questions et accroît ainsi la frustration du lecteur. Mais le fait que ce soit très long m'a ennuyé et j'ai eu l'impression de tourner en rond au fur et à mesure que je tournais les pages. Tout au plus ai-je compris que l'on parlait d'une passation de pouvoir entre V et Evey.

Les dessins restent égaux à eux-mêmes : difficilement accessibles, sombres et inégaux.

Une première partie super bien menée et très prenante, mais qui est suivie par des parties avec moins de rythme et qui ont du mal à faire avancer l'histoire.


Chronique rédigée par gdev le 09/04/2011
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de gdevReflet de l'avatar de gdev
Statistiques posteur :
  • 3285 (74,22 %)
  • 367 (8,29 %)
  • 774 (17,49 %)
  • Total : 4426 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 2,50 Dessin
 
Acheter neuf : 10,87 10,87 10,87
Acheter d'occasion : 7,50
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 4.25
Dépôt légal : Novembre 1989

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics V pour Vendetta, tome 5 : Voyages, lui attribuant une note moyenne de 4,25/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

3 4 2012
   

Au pays de fais ce qu'il te plaît, il n'y a ni Dieu ni maître... En renouant avec les actions de déstabilisation d'une Angleterre fasciste, V et le récit reviennent sur les bases du début de la série.
Une nouvelle démonstration, assise sur un discours qui a tout d'une Doctrine de l'Anarchie, que "V pour Vendetta" ne se limite pas à une étrange fiction, mais constitue bel et bien un pamphlet politique...
Quant au passage "tripé", qui permet également de revenir sur l'ignominie des camps de concentration, avec des victimes toutes désignées (personnes de couleurs, personnes homosexuelles dont le statut de victime avait déjà été dénoncé précédemment), il faut y voir une projection personnelle de ce qui tient à coeur à Alan Moore. L'auteur ne s'est en effet jamais caché de ses expériences personnelles... Dans le même ordre d'idée, on retrouve la figure de l'artiste de cabaret, qui sert en réalité le système, même s'il est exploité. Le fait qu'il ait accepté une condition pitoyable le démarque ici des victimes : il a beau s'apitoyer sur son sort, il n'en reste pas moins un être qui a fait un choix contestable, pour ne pas dire pitoyable.
"V pour Vendetta" n'est pas facile à lire. C'est une série complexe, qui suppose également que le lecteur accepte souvent de lâcher prise...