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Tome 4 : Enquête immobile
 

Urban, tome 4 : Enquête immobile

 
 

Résumé

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Planche de Urban, tome 4 : Enquête immobileComment ne pas se souvenir de la fin du tome précédent : le lecteur comprend en même temps que Zach que le petit Niels était bien la cible lors de l’affrontement avec Ebrahimi. C’est donc sur une révélation monumentale que les auteurs nous avait laisser attendre avec impatience la sortie de cet avant dernier tome. Zachary est peiné, décontenancé, et il refuse de tuer celui que Springy Fool désigne comme bouc émissaire. Ce dernier, très en colère, décide de le punir en l’enfermant dans son appartement. Voilà pour le début de ce 4ème tome.

Comme d’habitude avec Luc Brunschwig au scénario, les méandres de l’univers créés se recoupent et s’entrecroisent. Ainsi s’il était permis de ne pas tout comprendre dans les 3 premiers tomes, j’aime beaucoup que les portes se referment et que des solutions nous soient proposées au fil de la lecture. Et c’est le cas ici. Même si l’album est très centrés sur les deux personnages que sont Zachary et Springy, on en apprend beaucoup. Zachary enquête et, au travers de nombreux flash back, on découvre la création de Montplaisir et le profil psychologique de son créateur.

C’est surtout ça qui rend la série captivante : savoir que tout a été étudié à l’avance et que le scénariste à murement réfléchi son histoire avant de nous la proposer. Les personnages sont fouillés, l’univers futuriste devient plausible, et l’enquête devient prenante. Quoi demander de plus ?

Rien. Ah si, un dessin en adéquation avec le récit ! Et on l’a, Ricci apporte sa touche à l’histoire, c’est lui qui amène les cadrages, les décors et les costumes, qui font que « Urban » est une réelle réussite.


Chronique rédigée par Olivier73 le 11/10/2017
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.33
Dépôt légal : Juin 2017

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Urban, tome 4 : Enquête immobile, lui attribuant une note moyenne de 4,33/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

8 11 2018
   

C’est encore un album très bon que nous propose Brunshwig, en nous donnant beaucoup d’informations. Des informations sur la construction, en moins de 200 jours seulement, de MonPlaisir par Springby, qui mettra certes à l’honneur l’ingéniosité du personnage, mais qui présentera également les premières failles de ce personnage et de son homme de main Membertou. Ce sera également l’occasion de comprendre pourquoi Alice s’appelle Alice, d’apprendre le véritable prénom de Springby. D’autres flash backs viennent agrémenter les pages de ce quatrième album : des éléments qui permettront de comprendre qui était véritablement Niels, venant donner un éclairage nouveau à sa mort brutale, et peut-être pas si accidentelle, en fin de tome 2. Mais la narration ne se contente pas d’apporter des éclairages sur le passé, elle nous entraîne au cœur d’un MontPlaisir qui finalise sa reconstruction, où Springby trouvent des coupables pratiques pour expliquer l’attentat dont aurait été victime les lieux. Des événements qui attirent l’attention des gouvernements des planètes, d’où viennent les vacanciers.

L’album se révèle encore une fois riche, et les éléments remarquables sont les mêmes que ceux qui ont fait l’intérêt des ouvrages précédent. Il y a tout d’abord cet environnement de MontPlaisir, parfaitement étudié, qui appelle à l’immersion la plus complète. Mais ce qui attirera l’attention, c’est surtout le grand écart entre les rues de MonPlaisir, dédiée à l’amusement et la légèreté, et la noirceur des sentiments, la folie de certains personnages, et le pessimisme des situations. C’est à la fois violent et cruel, mais une cruauté qui ne s’invite jamais gratuitement : elle s’explique pleinement par des parcours difficiles qui sont avant tout crédibles. Dans cet environnement, Zach, assigné à résidence, commence à découvrir les dessous de MonPlaisir, et le jovial policier déchante devant ce qui ressemble de plus en plus à une tragédie humaine, ou plutôt, des tragédies humaines.

Encore une fois, le scénariste trouve un ton juste pour faire passer son histoire, et les dessins accompagnent à la perfection cet environnement, le tout avec une vraie crédibilité.

18 2 2018
   

Avec trois albums simultanés dans les vitrines de toutes les bonnes librairies, Lucky Luc dégaine les bandes dessinées plus vite que son ombre pour l’instant. Si la conclusion de "La mémoire dans les poches" est un véritable petit bijou et que le "XIII Mystery" consacré à Jonathan Fly est probablement le meilleur de la série, il ne fallait pas s’appeler Nostradamus pour savoir que ce quatrième tome d’ « Urban » allait être une véritable tuerie !

Suite à l’attaque terroriste qui a plongé le parc d’attraction de Monplaisir dans un chaos total et à son refus d’abattre un homme, Zacchary Buzz se retrouve confiné dans son appartement. Le jeune Interceptor ayant toujours un accès illimité aux archives de Monplaisir, cette immobilisation ne l’empêche cependant pas de faire avancer son enquête et de se rapprocher de la vérité…

Si le début de cette saga absolument incontournable laissait déjà entrevoir toute la noirceur des coulisses peu glamour de ce paradis artificiel dorénavant privé de paillettes, Luc Brunschwig lève désormais progressivement le voile sur la genèse du « dernier endroit où ça rigole dans la galaxie » et sur son créateur et dirigeant mégalo, Springy Fool. Distillant ses flash-backs avec toujours autant de précision, il poursuit la mise à nu de toute la superficialité de cette société accro à la téléréalité, construite sur des inégalités sociales et donnant à l’argent le pouvoir de l’illusion du bonheur. Après avoir livré les regards innocents de Zach et du jeune Niels sur ce gigantesque parc d’attractions, l’auteur fait maintenant tomber le masque de l’homme déguisé en lapin blanc qui anime cette cité à l’apparence idyllique.

Faisant preuve d’une narration toujours aussi experte, l’auteur montre le vrai visage de Springy Fool, démontrant à nouveau sa capacité à construire des personnages complexes. Si les portraits d’Ishrat, la splendide jeune fille couverte de tatouages, et de Zach, le héros délicieusement naïf de cette saga, révélaient des individus foncièrement attachants, l’éclairage apporté aux personnages de Springy Fool et de son homme de main Membertou, s’avère beaucoup plus sombre. La noirceur de ces portraits n’est cependant jamais totale, à l’image de cette incapacité touchante du fondateur de la mégapole à séduire les femmes qui lui plaisent…

Dénouant les fils de son intrigue et apportant un nouvel éclairage aux événements des tomes précédents, Luc Brunschwig place progressivement les dernières pièces de ce puzzle qui nous tient en haleine depuis quatre tomes et dont on attend déjà la conclusion avec grande impatience.

Visuellement, il faut bien avouer que les italiens ne font pas que parler avec leurs mains, ils savent également dessiner. L’artiste transalpin, qui avait déjà eu la gentillesse de dessiner mes enfants déguisés en Mega Mindy et Mega Toby lors de la page 53 du précédent album, fait une nouvelle fois parler tout son talent. En véritable architecte de ce lieu de plaisir et de débauche, il parvient à plonger ce monde fait de néons, de paillettes et de couleurs dans une ambiance oppressante, distillant progressivement la noirceur qui anime les coulisses de cet univers enjôleur. J’ai beau finir dernier à chaque partie de Pictionary et accorder plus d’importance au scénario d’une bande dessinée qu’à son graphisme, cela ne m’empêche pas de me sentir privilégié quand un dessinateur prend soin de peaufiner ses planches avec tant d’attention. Forza Italia !

Il ne me reste plus qu’à terminer par un avis aux quelques Robinsons qui n’ont pas encore entamé cette série, en leur signalant la parution d’un pack à prix réduit, comprenant les deux premiers tomes de la saga. Franchement les gars, il est temps de quitter votre île car le voyage en vaut la peine !