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Tome 2 : Vincent Van Gogh : La ligne de front
 

Une aventure rocambolesque de..., tome 2 : Vincent Van Gogh : La ligne de front

 
 

Résumé

Une aventure rocambolesque de..., tome 2 : Vincent Van Gogh : La ligne de frontAfin d'acceder au résumé de Une aventure rocambolesque de..., tome 2 : Vincent Van Gogh : La ligne de front, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Une aventure rocambolesque de..., tome 2 : Vincent Van Gogh : La ligne de frontPour tous ceux (et ils sont nombreux) qui ont apprécié le Van Gogh de Smudja, Manu Larcenet vous présente une toute autre histoire qui ne manque pas d'attoût ni d'attrait. Après Sigmund Freud, il s'attaque à la biographie non officielle de Van Gogh.
Tout d'abord, on découvre pourquoi la mort de Van Gogh n'était qu'une illusion : sa précédente mission ayant été un échec, sa hiérarchie à combler l'affaire en inventant une histoire d'oreille coupée...

Au début, le personnage est tourné en dérision, notamment à cause de ses fameux tournesols et de son emploi abusif du jaune.
On l'entend aussi critiquer Bonnard et Toulouse-Lautrec en les traitant de "misérables tapettes" ! Il dit aussi que "Manet serait incapable de peindre l'esprit de la guerre... il est dénué de désarroi. Par contre, si vous lui demandiez de peindre l'esprit du dimanche après-midi sur les bords de marne, pas de problème... Pas de souci non plus pour les pique-niques décadants avec des femmes à poil... !"

Mais l'humour et l'esprit décalé laissent vite place aux atrocités de la guerre au fur et à mesure que Vincent plonge au coeur du conflit et feint de se faire exploser les fesses par un obus.
Au début du récit, Van Gogh est assez colérique puis, au fil de ses découvertes envers les horreurs commises durant la guerre il relativise sa situation en tant que mortel, et il semble apaisé.
Au fil de l'histoire, on bascule dans le noir le plus sanglant, dans un témoignage magnifique et criant de vérité sur les conditions des soldats.

Le style graphique de Larcenet est assez épuré, les traits sont assez "carrés", ce qui rend les personnages caricaturaux.
Les effets d'ombres et lumière sur certaines images sont saisissant.
Les univers colorés varient constamment : très sombres avec des couleurs froides lorsque Larcenet aborde le front, et avec des couleurs vives et des tons chauds pour représenter les toiles du génie qu'est Van Gogh par exemple... et sa fameuse abondance du jaune.

Au départ, l'intrigue paraît grotesque : Van Gogh au front ! N'importe quoi... mais détrompez-vous car on se laisse embarquer avec une étrange facilité dans cette guerre où Van Gogh apporte sa touche de poésie.


Chronique rédigée par balunga le 21/10/2004
 
 
Statistiques posteur :
  • 112 (96,55 %)
  • 4 (3,45 %)
  • Total : 116 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 5,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.91
Dépôt légal : Avril 2004

Avis des lecteurs

11 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Une aventure rocambolesque de..., tome 2 : Vincent Van Gogh : La ligne de front, lui attribuant une note moyenne de 3,91/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

17 5 2019
   

Cet album m'a bien plu. Je m'y suis dirigé uniquement pour connaître un peu plus les œuvres de l'auteur, que je connais finalement très peu. Le dessin n'est à mon sens toujours pas le point fort de l'auteur, les traits hachurés, les personnages aux nez démesurés, ne sont pas ce que j'apprécie le plus. Pourtant je trouve qu'avec l'habitude ça finit par ne plus me poser de problèmes.

Quant à l'histoire, j'ai été un peu surpris au début de voir Vincent Van Gogh projeté en pleine première guerre mondiale. Finalement l'humour prend le pas sur la surprise, et j'avoue que les histoires de jaunes, de coquelicots m'ont bien fait rigoler. Après je trouve que l'histoire se fait un peu plus longue et le développement patauge un peu, avant un final bizarre. Je ne sais pas bien quoi penser de la petite fille, de l'arbre, de la mort... peut être qu'il faudrait que je le relise pour comprendre, ou peut être pas.

L'œuvre dans son ensemble est à l'image de l'auteur: drôle souvent, profonde parfois, mais atypique toujours !

11 10 2013
   

C'est un peu fou comme histoire : Van Gogh n'est pas mort, mais le gouvernement, qui lui avait demandé de faire disparaître le cubisme à la fin du XXème siècle, l'a fait passer pour tel compte tenu de son échec. Le voilà réembauché et envoyé sur le front de la première guerre mondiale, dans les tranchées, pour rendre compte de l'"esprit" de la guerre. Le postulat de départ est ainsi très original, d'une originalité peu accessible et qui refroidira beaucoup de lecteurs. Ce que j'ai particulièrement apprécié dans cet ouvrage, c'est l'humour de Larcenet : un cynisme et une ironie de tous les instants, à la fois sur la guerre et sur l'art. Les réflexions font mouche, et ce ton désabusé nous mène à la réfléxion.

Mais si le postulat de départ était peu accessible compte tenu de son caractère un peu barré, la deuxième partie, très onirique, très cruelle, et très poétique, devient de la quasi-philosophie de haute volée sur la mort. J'ai moins apprécié cette deuxième partie, très fantastique : je pense que j'ai accompagné le scénariste assez loin en acceptant son Van Gogh "ressuscité", et je ne suis pas sûr de vouloir le suivre dans cette nouvelle représentation de la grande faucheuse.

Le dessin reste du Larcenet, plein de crédibilité et de sensibilité : une vérité des réactions et des sensations qui se cache sous les traits un peu fantasques de ce dessintauer que l'on reconnaît au premier coup d'oeil. Un style qui mêle à la fois irréalité et naïveté, dans lequel les réflexions prennent d'autant plus de sens. C'est réussi, même si j'ai habituellement du mal avec ce dessin de type "blog".

C'est très original, aussi bien sur le fonds que sur la forme. Une originalité difficile à apprivoiser. Personnellement, le début m'a fait sourire et réflechir mais la seconde partie relevait d'un fantastique un peu trop poussé pour moi.

12 6 2006
   

Après avoir dégusté les trois premiers tomes du "combat ordinaire", il était temps pour moi de me consacrer à d'autres chefs d’œuvres de Manu Larcenet.
"La ligne de front" n'atteint pas le sommet du combat ordinaire, mais il en reste agréable et particulier.

Son coté fantastique, sans explication, m'a beaucoup plu.
Larcenet a gardé sa petite touche personnelle qui rend ses albums si merveilleux, cette patte qui fait qu'on est tout de suite à l'aise, que l'on rentre dans son univers comme si c'était le notre...

Enfin voilà, ce coté fantastique m'a bien plu.
Comme si la mort qui nous attrapait pendant la guerre, cette chose si fatale et si hasardeuse que personne ne peut comprendre, était en fait aux mains de l'irréel, impossible à attraper et pourtant très proche.
Je ne sais pas si c'est cela que Larcenet a voulu faire passer dans cette bd, mais ce que j'aime bien avec lui, c'est que l'on peut toujours en retiré quelque chose, cela renvoie toujours a quelque chose de familier pour nous.

Et puis Van Gogh réapparaît avec une sincérité surprenante, et l'on avale l'histoire de Larcenet sans s'interroger.
L'album garde toujours un coté léger, marrant et frais. Allez, encore un argument à la faveur de Larcenet. Ce monsieur un peu insolite allie très bien la réalité universelle et vécue par tous, avec une fraîcheur plutôt drôle.
Niveau graphisme, j'aime ! Les couleurs sont variées, sombres à certains moments mais pas trop, les traits sont fins et particuliers, les expressions, simples mais interpellantes...

Un bon album à lire !

26 2 2006
   

Auteur prolifique, Larcenet plonge le peintre Van Gogh dans l'enfer de 14-18. L'anachronisme est résolu par une pirouette : il imagine le peintre en tant qu'agent secret artistique qui, après l'échec d'une mission, est puni de mort médiatique. Depuis 1890, l'artiste vit dans l'ombre. 25 ans plus tard, la guerre ravage l'Europe. Van Gogh, caporal, est envoyé en première ligne pour y dépeindre ce qui cause le désarroi des combattants.
Larcenet nous balance ici une superbe fresque en pleine figure.

Il surprend et s'améliore à chaque tome et/ou histoire. Il offre ici au lecteur une oeuvre qui allie émotion, humour et dérision. Le principe est simple : projeter un personnage très connu dans un décor totalement décalé.

La présente association de dialogues cyniques et percutants à un graphisme personnel de plus en plus maîtrisé gratifie ici le lecteur d'un Grand album.

2 1 2006
   

En fait, cet album se sépare pour moi en 2 parties bien distinctes : le début, avec Van Gogh qui va jouer presque un rôle à la Bill Baroud, en mission sur le front de 14-18. J'ai assez apprécié cette partie, le décalage entre la guerre et le peintre qui agit et parle comme si la peinture était une arme et un art complexe à la fois. La description de la guerre par des peintures fortes et réalistes (inspirées à Larcenet par des photos réelles) est assez réussie et pleine d'émotion.
Par contre, ensuite, la 2e partie, avec son côté plus fantastique, plus mystique, m'a moins plu. Cette histoire de la mère des obus ne m'a pas touché, laissé même plutôt froid et circonspect. Je me suis demandé où voulait en venir Larcenet car il tente vraiment de faire passer un message là, message qui n'a pas su m'atteindre du tout.

Sympa à lire, mais pas vraiment exceptionnel dans l'ensemble, je trouve.

31 12 2005
   

Manu Larcenet narre la "mission insolite" de Vincent Van Gogh, chargé de (dé)peindre la Grande Guerre pour rendre compte au président du Conseil de la situation sur la ligne de front . . . point de tournesols là bas, juste des paysages dévastés et des visages torturés.

L’auteur décrit l’absurdité de la guerre et l’aveuglement des gallonneux totalement déconnectés de la réalité. Toutefois, le récit glisse tout doucement en son milieu, devenant plus imagé, plus symbolique dans sa deuxième moitié. L’allégorie des "hommes-oiseaux" et celle de la "mère des obus" sont des images lourdes de sens mais traitées sans noirceur excessive. La dernière planche est particulièrement réussie car elle donne à l’histoire toute son importance. Quant au dessin, c’est du Larcenet comme on le connaît, juste un peu plus noir que d’habitude pour coller à l’ambiance du récit.

24 9 2005
   

Voilà, comme vous l’avez compris Van Gogh n’est pas réellement mort à la fin du XIXè siècle, tout ceci n’étant qu’une mise en scène. En 1914, lorsque la guerre éclate il est bien vivant, et il est envoyé au front afin de capturer « l’esprit de la guerre », chose qui manque cruellement de tournesols à son goût…

Voilà donc l’idée de départ de cet album décalé. Larcenet nous offre ici un album original, et essaye de nous montrer encore une fois l’horreur de la guerre, mais sous un autre angle… avec plus de jaune notamment… En fait si l’album commence avec un sens de l’humour très décalé par rapport aux événements durant lesquels il se déroule, plus Vincent se rapproche du front, et plus cet humour disparaît pour laisser place à une vision très métaphorique de la ligne de front, qui je doit dire est quelque peu déroutante. Si on comprend assez bien le message, le moyen que choisi Larcenet pour le faire passer est loin d’être des plus clairs…

Les dessins sont agréables, dans un style Larcenet classique, et les couleurs plutôt réussies, notamment les jeux d’ombres qui apportent un peu plus de force aux illustrations…

Un album intéressant, qui aborde un sujet difficile d’une manière nouvelle

22 7 2005
   

On distingue nettement deux parties dans cet album.

Un 1ere que j’ai trouvé très agréable, mélangeant allégrement humour débile et réflexion sur la guerre, en fait sur la Grande Guerre, et le fait que des généraux complètement déconnectés de la réalité jouaient à une partie d’échec géante, et que les pions étaient des pauvres gens comme vous et moi. Ce mélange « humour débile / réflexion sérieuse » m’a un peu dérouté au début, mais je m’y suis bien fait, et au finale, il faut reconnaître que Larcenet a beaucoup à dire sur le sujet.

Par contre moi aussi j’ai trouvé la 2eme partie, plus fantastique, un peu indigeste. Pas raté, pas désagréable, mais j’ai eu du mal à faire le lien avec la 1ere partie… au final, je me demande bien quel message l’auteur a essayé de me faire passer… Je manque peut-être de poésie ou d’imagination:)

Bon, je pense que « La ligne de front » reste un album à lire. Du très bon Larcenet, presque aussi bon que « Le combat ordinaire ».

5 1 2005
   

Bon alors vous oubliez que Vincent Van Gogh est mort peut peu avant le XXe siécle. En fait il est déclaré mort par les autorités pour l'employer à des tâches top secrètes dixit Larcenet.

"Votre mission Mister Van Gogh, si toutefois vous le désirez bien est de vous confronter aux horreurs de la bataille des tranchées de la WW1, pour en faire une belle peinture aux gradés bien à l'abri des combats… ce message s'auto-détruira dans 5 secondes !!!"


Manu Larcenet trône encore une foi dans la déconstruction de l'histoire en bouleversant cette fois-ci la biographie de Van Gogh.
Ici Larcenet aborde des sujets comme la confrontation de l'art et la guerre ou les rapports entre la peinture et la BD - fait d'actuallité dans la Bd puisqu'on la retrouve chez Smudja et son Vincent & Van Gogh (tien tien) et son Bordel des muses, mais aussi dans Le Maître de peinture de Richaud, Makyo et Faure (Que j'ai juste entre apperçu !).
Niveau graphisme, la facture Larcenet est ahurissante. Il prend le parti-pris d'utiliser peu de moyen et de caricaturer et styliser moyennement et pourtant les sentiments sont là, les caractères des personnages aussi et son dessin est poétique. Notons aussi la diversité de ses touches, presques distinctes, la différence entre le trait d'une une action comique, l'aspect plus réaliste des tableaux et sa vision quasiment fantastique des vues d'oiseaux.

Bref, on se marre bien du début à la fin. Domage pour moi, j'ai trop attendu pour mettre mon avis sur cet album, car je l'ai lu chez ma chérie qui l'avait acheté, il y a un peu plus de deux mois et donc il y a sans doute certaines choses oubliées. Avec cet album il aurait pu le faire à la "Fluide Glacial" comme il le faisait si bien, mais ici il démontre très largement qu'il possède une intelligence artistique et une capacité d'analyse hors norme… un album distrayant et très passionnant !

15 12 2004
   

Imaginez...

Imaginez que Vicent Van Gogh ne soit pas mort en 1890 comme s'obstinent à le proclamer tous les dictionnaires et encyclopédies. Ce ne fut qu'une mort médiatique, orchestrée pour punir le peintre.

Imaginez qu'un président du Conseil sous la IIIe République, en pleine Première Guerre mondiale, décide d'envoyer sur le front un peintre capable de rendre compte de ce qui s'y passe. Histoire d'aider les planqués de l'arrière à comprendre ce qui peut bien démotiver les troupes en première ligne, qui ne semblent pas heureuses de mourir la bouche ouverte et les tripes à l'air.

Imaginez qu'un général soit sommé d'accompagner le peintre et de fréquenter une ligne de front où les hauts gradés prennent rarement le risque de se montrer.

Imaginez ensuite que Manu Larcenet ait mis toutes ces idées farfelues dans un même album.
Hé bien vous avez une idée de ce qu'est "La ligne de front".

Larcenet signe un scénario original et franchement bien fichu. On est dans un no man's land entre l'humour décalé façon Fluide glacial, et la BD témoignage sur l'horreur de la guerre façon Tardi. Cocktail (d)étonnant mais efficace. On rit des rapports entre Van Gogh et le général qu'il doit traîner pour mieux être frappé par les mutilations des poilus. Les petites histoires en fin d'album évoquant le destin de quelques malheureux soldats sont crédibles (peut-être vraies, d'ailleurs) et émouvantes. Les planches 20-21 fleurent vraiment le Tardi de "C'etait la guerre des tranchées", référence absolue en matière de Première Guerre mondiale en BD.

Larcenet sait donc rendre l'atmosphère sordide des tranchées. Il a l'intelligence d'y ajouter de l'humour et de la poésie. Ce qui donne un album hautement recommandable, qui pourrait bien inspirer quelques professeurs d'histoire-géographie désireux de montrer autrement les atrocités de la Grande guerre. Alors merci, monsieur Larcenet.