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Un sac de billes, tome 1

 
 

Résumé

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Planche de Un sac de billes, tome 1N’ayant pas lu le roman éponyme de Joseph Joffo (publié en 1971) ou vu l’adaptation cinématographique de Jacques Doillon (datant de 1975), je découvre l’histoire de la famille Joffo via cette adaptation en deux tomes de Kris ("Coupures irlandaises", "Le monde de Lucie", "Notre mère la guerre", "Les Ensembles Contraires", "Un homme est mort") et Vincent Bailly ("Coupures irlandaises").

Le premier volet de cette histoire autobiographique raconte le périple de Joseph et Maurice Joffo de Paris jusqu’à Menton durant l’occupation de la seconde guerre mondiale. Ce voyage périlleux, initié par le port obligatoire de l’étoile jaune et le climat antisémite de plus en plus tendu, permet de découvrir l’atmosphère pesante de l’époque à travers le regard de deux enfants juifs d’environ dix ans. Malgré leur maturité et leur débrouillardise, les deux frères conservent une certaine insouciance qui renforce l’empathie avec le lecteur. Le contraste entre cette innocence et l’ambiance oppressante, est l’un des principaux attraits de ce voyage vers la zone libre parsemé d’embuches.

Le graphisme de Vincent Bailly restitue parfaitement l’atmosphère de cette France occupée et accompagne avec brio le ton très juste du récit. Le comparse de Kris sur "Coupures irlandaises" parvient également à insuffler beaucoup d’expressivité aux visages et intègre plusieurs scènes muettes qui viennent souligner la tension ambiante avec maestria. Si je ne suis pas trop fan de ces quelques cases qui relatent les exploits du grand-père Joffo, j’aime par contre beaucoup la mise en couleur de cet album.

Une mise en place mêlant humanité et sensibilité et une suite que j’attends déjà avec grande impatience.


Chronique rédigée par yvan le 24/05/2011
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.50
Dépôt légal : Avril 2011

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Un sac de billes, tome 1, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

18 10 2017
   

Pas mal cette petite adaptation. Bon il faut bien dire que je ne me rappelle plus du roman original que j’ai lu il y a bien longtemps, cependant tout ici est fort sympathique. D’abord la vision de la seconde guerre mondiale par deux enfants rend le récit à la fois touchant, réaliste et naïf. Réaliste parce qu’on sent à travers les dessins que les scènes se sont passées telles que dans la mémoire de Joseph Joffo ; naïf car les enfants passent vite de ce statut à celui d’adulte malgré eux. Sur ces points, l’adaptation me semble bien faite. Ainsi que sur les personnages dont les réactions paraissent évidentes et parfois décalées. Par contre, dans ma mémoire, je me souviens d’avoir eu peur pour les enfants en lisant le livre, alors que là, outre le fait de la séparation au tout début, le reste demeure plutôt gentillet et guère flippant.

Le dessin, lui, est plus personnel. Malgré des couleurs directes jolies, l’ensemble ne m’a pas attiré au premier coup d’œil. Pourtant, j’ai vite fini par m’y faire et par ne plus y faire attention, comme happé par l’histoire.

C’est une bonne introduction, qui se lit très bien, d’un roman ultra connu.

29 3 2016
   

Ce premier tome est l’adaptation du roman autobiographique de Joseph Joffo, souvenir marquant d’une lecture de collégien. Il met en images, plus qu’il n’adapte, cette histoire qui raconte le périple de Joseph, 10 ans, et de son frère plus âgé, Maurice, au travers de la France occupée de 1942, pour rejoindre d’abord la zone libre, puis Menton, où s’est déjà réfugiée le reste de la fratrie. Si ce premier tome insiste particulièrement, en début d’ouvrage, sur le sentiment des parents Joffo, qui ont confiance en la France et son fameux « Liberté, Egalité, Fraternité », permettant de bien faire apparaître le décalage avec le « Travail, Famille, Patrie », il permet également de mettre en évidence toute la naïveté, l’innocence de l’enfance devant la situation troublée (un peu comme dans « l’envolée sauvage ». Une innocence et une certaine naïveté qui n’est pas incompatible avec un certain courage et une débrouillardise de tous les instants.

Le souvenir que je garde du roman porte sur l’inquiétude du jeune Joseph à chaque fois qu’il peut être mis en danger. Dans cet ouvrage, je ne ressens pas cette même inquiétude, ni ce même suspense, comme si finalement, dans ce premier ouvrage, les deux frères n’étaient jamais vraiment en danger. Leur voyage se passe sans encombres et les quelques interrogations qui sont soulevées sur telle ou telle étape de leur voyage, sont bien vite éclaircies de façon positive. Je n’ai pas cette impression de danger de tous les instants, et nos deux héros trouvent au final assez rapidement comment passer en zone libre, puis comment se faire de l’argent. Je trouve que le récit perd ainsi un peu de son âme : c’est justement cette peur de fauter, ce suspense si intense, qui étaient au centre du roman, qui en faisaient l’intérêt, et que je ne retrouve pas ici.

Le dessin est quant à lui parfaitement réalisé, avec une mise en couleurs ainsi qu’un côté « aquarelles » qui sont parfaitement adaptées pour l’époque de ce récit.

Compte tenu de son sujet et du roman dont il s’inspire, ce premier album ne peut pas être foncièrement mauvais. Mais il est peut-être moins trépidant que prévu, l’auteur ne mettant peut-être pas suffisamment en avant les doutes et la peur des deux gamins, insistant davantage sur des rencontres providentielles qui permettent de faire avancer le récit très facilement.