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Un pacte avec Dieu
 

Un pacte avec Dieu

 
 

Résumé

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Planche de Un pacte avec Dieu"Un pacte avec Dieu" n'est rien de moins que le premier Roman Graphique Américain, né à une époque ou proliférait la folie "Mainstream". Rien que cela.

Ne serait-ce que pour ça, ce livre mérite donc amplement d'être lu.
Les quatres histoires, de qualités variables, sont autant de tirage de portraits sociaux, tournant autour de la vie de pauvres américains, logés dans leur cité.

Si "Un pacte avec Dieu" est une histoire pleine de sens, croustillante, Je me suis un peu ennuyé en lisant la dernière histoire, traitant des départs en vacances. Longue, sans rythme, elle conclue l'album passablement.

Toutefois, il convient de saluer la profondeur psychologique des différents personnages de l'album. Tous très réfléchis, bien pensés, ils sont avant tout criant de vérité, faibles... réels.

Et puis, de ce trait noir et blanc s'échappe de tels sentiments, de tels ambiances... Un encrage simple, mais puissant car porteur de sensations.

Au final, un album plutôt moyen, mais intéressant : malgré des histoires relativement banales se cache un univers réaliste et touchant.


Chronique rédigée par Piehr le 06/01/2005
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.42
Dépôt légal : Juin 2004

Avis des lecteurs

6 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Un pacte avec Dieu, lui attribuant une note moyenne de 3,42/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

22 1 2012
   

Véritable chronique sociale, doublée d'un regard sans aucune complaisance sur la communauté dont il est issu, Will Eisner délivre avec cet album (qui s'intègre pour la VF dans une trilogie) ce qui est est considéré comme le premier graphic novel. Rien que pour cette qualité, il mérite d'être lu.

Mais au delà de ce symbole, c'est le génie narratif d'Eisner qui s'impose. J'ai eu la chance pas plus tard qu'il y a deux jours, d'accéder à une grosse quinzaine de planches du Spirit. Une remarque s'est imposée : avec Eisner, c'est presqu'une invention par case. Ce type dessinait comme personne.

Mais revenons à ce sacré pacte. A la fois tendres et désespérantes, ces histoires (dont la dernière s'avère cependant moins profonde et réussie), sont des petits bijoux, des perles d'humanisme.

On trouvera toujours quelques rabats-joie pour dire qu'il ne s’intéressent pas à ce genre d'histoires, mais cette argutie en devient risible. En réalité ils passent à côté d'une richesse indicible, celle qui leur échappe, précisément...

1 2 2011
   

Cet album du légendaire Will Eisner propose quatre récits enracinés dans le Bronx des années 30. Quatre histoires qui se déroulent à l’époque de la grande crise, dans un immeuble vétuste situé au 55 de la Dropsie Avenue. C’est dans ce quartier pauvre de New York, peuplé de gens issus de l’émigration, que l’auteur invite à suivre quatre visions d'un rêve américain.

Edité pour la première fois en France par les Humanoïdes associés en 1982 (Un bail avec Dieu), puis par Glénat en 1994 (Le contrat), c’est maintenant Delcourt qui publie cet ouvrage fondateur sous le titre « Un pacte avec Dieu ». Datant de 1978, cet album est souvent considéré comme le tout premier roman graphique et Eisner est du coup souvent catalogué comme étant l’inventeur du graphic novel.

La première histoire, qui donne son nom à l’album, raconte la vie d’un juif pieux, dépité par la mort de sa fille adoptive. La deuxième raconte celle d’un chanteur de rue, remarqué par une ancienne cantatrice, qui est persuadée d’avoir trouvé une poule aux œufs d’or. La troisième, plus courte, raconte l’histoire d’un concierge allemand, incompris par ses locataires et manipulé par une gamine de dix ans. La dernière histoire s’éloigne de ce quartier newyorkais, le temps de vacances pleines d’illusion dans des cookaleins.

Par le biais de ces quatre tranches de vie, l’auteur retranscrit avec talent, l’ambiance qui règne dans ces quartiers d’immigrés, de la pauvreté à la promiscuité de ces gens entassés dans la misère et partageant leur infortune, en espérant un futur meilleur. Ces chroniques urbaines dépeignent des personnages tourmentés et très réalistes, qui appartiennent principalement à la communauté juive. Les récits sont assez pessimistes et sombres, mais cependant teintés d’un humour discret, assez incisif. Si la narration est plutôt réussie, les histoires sont cependant trop banales et aucune n’a vraiment réussie à me captiver.

Le graphisme n’a par contre pas pris une seule ride et s’avère d’une modernité incroyable pour une œuvre datant de la fin des années 70. Le trait est souple, les expressions des personnages sont très bien rendues et la complémentarité entre texte et dessin, assez révolutionnaire pour l’époque.

Notons finalement que cet ouvrage est le premier volume de "la Trilogie du Bronx" de Will Eisner, les deux suivants étant "Jacob le Cafard" et "Dropsie Avenue".

10 6 2006
   

Au centre de cet opus en noir et blanc, un immeuble de New York. Quatre récits articulés autour des habitants de cet immeuble. Quatre récits enracinés dans les années 30. Quatre regards sur une même réalité, celle d'une nation encore en train de naître alors que la crise économique frappe tout le monde.
Quatre visions d'un rêve américain lucide mis en forme par un auteur d'une grande puisance.
Le mouvement, chez Eisner, est toujours juste. Son trait est limpide et l'expression de ses personnages est très bien rendue.
Un très bon moment de lecture à découvrir. Eisner, l'inventeur de "The Mask", est un homme qui parvient à faire la synthèse entre les différents courants actuels de la bande dessinée US, tout en ayant un style très personnel. C'est peut-être ça, le "don".

6 1 2006
   

C'est pour moi aussi la première BD de Will Eisner que je lis. Mais autant je réalise que j'aime beaucoup son graphisme que je trouve très moderne, autant je n'ai guère apprécié les histoires de cette Bd précise.
Le côté positif, c'est que j'en ai appris un peu plus sur la vie dans le Bronx dans les années 30, ses anecdotes, ses habitants, etc...
Chaque histoire de cette BD ressemble soit à une fable urbaine soit à une tranche de vie d'un quartier ou de ses habitants. Ces histoires mélange le drame avec un humour assez discret et relativement incisif. J'en ai trouvé la narration plutôt bonne. Mais franchement je me suis ennuyé à la lecture de cet album. Aucune histoire ne m'a captivé, aucune ne m'a réellement plu, j'ai presque lu le tout avec un peu de peine. C'est pas le genre d'histoires et de Bd qui m'intéressent.

6 1 2006
   

Will Eisner a deux obsessions. New York, et en particulier ses quartiers populaires, et sa condition de juif. Les deux sont souvent inextricablement liés dans son oeuvre.. De fait, on retrouve un peu dans ce recueil ce qui a fait l'essence (et la saveur !) de son album Le Building. c'est à dire un humour décalé, couplé avec un pessimisme assez déroutant parfois. La première des quatrenouvelles done son nom au recueil, et se trouve peut-être la plus intéressante du lot. Pour le reste, il s'agit plutôt d'une étude de moeurs des juifs new-yorkais. Cette vision de l'intérieur est pleine de tendresse, mais nous amène à réfléchir sur leur condition.
C'est donc un regard de sociologue qu'il faut avoir, sans s'arrêter au style très caricature de presse d'Eisner.