Afin d'acceder au résumé de Turf, tome 1, merci d'activer Javascript.
Dix ans d'existence pour les éditions Emmanuel Proust. Un petit texte en début d'album signale cet anniversaire. Et franchement, on est heureux de souffler les bougies avec "Turf", qui est une surprise absolue et ô combien délicieuse.
Premier scénario signé par Jonathan Ross. On a beau nous dire en quatrième de couverture que ce gars-là est un ami de Neil Gaiman, on a passé l'âge d'être convaincu par ce genre d'argument commercial. Sauf que là, on se dit que le surdoué Gaiman choisit drôlement bien ses fréquentations. A l'instar d'un Gabriel Ba qui débarquait dans la bande dessinée avec la claque "Umbrella Academy", Jonathan Ross livre un scénario original au pouvoir de séduction extraordinaire.
Mélanger les vampires, l'Amérique des années 20 et des extraterrestres, il fallait oser. Et quand la mayonnaise prend à ce point, on est forcément enthousiaste car ça ne ressemble à rien de ce qu'on a lu jusqu'à présent - et combien de BD peuvent s’en enorgueillir ? Contexte captivant, dialogues percutants et soignés d'une fluidité exemplaire, rythme parfait, pointes d'humour efficaces : on pourrait développer la liste des compliments à adresser à ce brillant scénario, mais on va se contenter de dire qu'on a dévoré ce premier tome de "Turf" en ne sachant pas ce qu'on allait lire et en sortant totalement conquis par cette lecture.
En plus, au niveau graphique, il y a une personnalité, de l'efficacité, une facilité à capter les postures des personnages et à donner de la chair au contexte original de la série. N'en jetons plus : découvrez vite "Turf" qui est pour l'instant la révélation comics de 2012 !
| Album | Avis | Moyenne |
|---|---|---|
| Turf, tome 1 | 1 | 4.50 |
| Turf, tome 2 | 1 | 3.00 |