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Cette nouvelle aventure des Trolls est une histoire en deux parties, un diptyque qui trouvera sa conclusion dans le "Tome 10 - Les enragés du Darshan". Arleston renoue avec la veine de la grande aventure humoristique des quatre premiers albums qu'il avait un peu délaissé au profit de one shot où humour et gags étaient encore plus présent ce qui n'était pas toujours au goût de tous (pas moi hein ! ^^). Bon, l'histoire conserve tout de même et heureusement, la légèreté (Le mot est-il bien choisi ?! ^^) qui a fait le succès de la série. Les enfants de Teträm, ont été enlevés et conduits jusqu'aux contrés lointaines du Darshan. Notre héros accompagné de Waha, Pröfy, Gnonpom et Tyneth, part donc sauver ses rejetons sur le territoire de ses lointains cousins les trolls blanc.
Cet album est d'un excellent cru, drôle et efficace. Ma lecture a été un vrai moment de bonheur. A chaud comme ça , je dirais même que c'est mon tome préféré. La rencontre avec les trolls blancs est bien sympathique. Comme d'habitude avec les BDs de l'univers de Troy, il y a de nombreux clins d'oeil (caricatures / jeux de mots) que je me garderai de vous révéler pour ne pas gâcher votre lecture. Le seul petit nuage gris à cette aventure, c'est qu'il faut maintenant attendre le tome suivant pour connaître le dénouement final. Et ça va être difficile de patienter vu la situation dans laquelle se sont empêtrés nos trolls préférés car comme le dit la dernière bulle de l'album: "Rarement des trolls auront été dans une situation plus désespérée...".
Les dessins de Mouriers sont de la même qualité que les précédents tomes, c'est à dire génial. Ses trolls ont vraiment une bonne bouille. Son style colle parfaitement au monde de Troy tout en se démarquant de son créateur Tarquin ("Lanfeust de Troy")
Les couleurs de Guth sont elles aussi très belles comme à l'accoutumé sur tous les albums de l'univers de Troy auxquels il a participé.
5 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Trolls de Troy, tome 9 : Les prisonniers du Darshan, lui attribuant une note moyenne de 3,70/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Ah, ca fait plaisir !! Après 4 tomes où il fallait s'accrocher pour continuer d'apprécier cette série, voilà que les auteurs nous proposent un des meilleurs crus, de la trempe et de la qualité des tous premiers albums de la série. Un retour à une qualité qui fait bien plaisir, ce qui expliquera certainement que ma note puisse paraître un poil trop élevée. J'ai hésité entre 4 et 4,5 mais j'ai pris beaucoup de plaisir à constater que les auteurs revenaient aux fondamentaux de la série, plaisir qui se retranscrit dans la note.
Tout d'abord, le scénario est loin d'être original : les enfants de Teträm ont été enlevés et ce dernier, accompagné comme d'habitude de Waha, Profÿ, Gnondpom et Tyneth se lancent aux trousses des ravisseurs. D'habitude, j'aime les scénarios un peu plus recherchés, mais finalement, dans cette série, c'est lorsque le scénario était classique que les auteurs ont réussi à tirer leur épingle du jeu. Et puis, sous ses allures de scénario très classique, le scénario est plus recherché qu'il n'y paraît. Délocaliser les Trolls au Darshan, où la magie n'existe que sous forme de divinités, faire rencontrer à Teträm et sa troupe les trolls blanc du Darshan, qui ont de funeste projets pour leurs invités, introduire dans ces peuplades des Tronzes (comprenez des trolls bonzes) qui sont plus ou moins manipulés... sont autant d'éléments qui amènent un peu de ressort à cette histoire. Car s'il y a bien un domaine dans lequel le scénariste se débrouille bien, c'est le rythme : on ne s'ennuie pas une seconde dans ce tome, et chaque page présente une nouvelle péripétie que l'on s'amuse à suivre. Non vraiment, au niveau de l'histoire, ce n'est pas très original mais le sujet est traité avec soin, l'histoire avance à grand pas... en bref, c'est terriblement efficace et prenant et c'est loin d'être mauvais.
Et comme si les auteurs avaient entendu les critiques sur les 4 tomes précédents, voilà aussi que l'humour progresse également. Il est toujours très lourd et bien visible (on est chez les trolls tout de même !!) mais il s'inscrit nettement mieux dans l'histoire que précédemment. On trouvera beaucoup de référence plus ou moins bien menées, certes mais qui ne nuisent pas au scénario. Ce dernier reste la pièce maîtresse de cet album, l'humour ne venant que relever le plat. On aurait pu s'inquiéter, comme ils l'ont fait précédemment, que les auteurs créent des situations uniquement pour placer un mot, un calembour lourdingue... Ici, l'humour, on aime ou on n'aime pas, mais il ne gêne en aucun cas la lecture. On n'a pas l'impression de faire une pause pour rire un bon coup (ou pas) avant de reprendre la lecture. Cet humour, ces références nombreuses, viennent pimenter ce récit de façon agréable. Il est vrai que l'on retrouve beaucoup d'idées venues des albums d'"Asterix", avec un Teträm qui se comporte comme un Obélix, avec ce fier équipage que croisent nos héros... Mais c'est bien fait, ce n'est pas caché, et encore une fois, cela ne nuit pas à la cohérence de l'histoire.
Bon, il y a bien certains trucs qui me paraissent un peu « too much » : Tyneth en moine shaolin, Waha en Geisha ainsi que la volonté de bourrer cet album de références japonisantes (l’apparition des ninjas ne m’a pas emballé plus que cela, la typographie sous forme d’idéogramme, si elle a fait ses preuves par le passé, est ici vraiment difficile à lire). Mais dans l’ensemble, on sent que les auteurs se sont amusés et, chose assez rare depuis quelques tomes, ont essayé d’associer le lecteur à leur délire.
Le dessin est vraiment bien réalisé, clair et aéré. Les paysages du Darshan sont un régal pour les yeux, avec plein de petits détails humoristiques ici ou là. Les trolls quittent Klostope et sa région de Phallompe et ca leur fait du bien.
En bref, voilà un tome qui me réconcilie avec la série. Ca reste du « Trolls de Troy », avec un univers bien particulier, mais dont le rythme et les idées permettent de relever un scénario qui semble souffrir d’un manque d’originalité. C’est donc un tome efficace. Ceux qui ont lu les quatre premiers tomes et qui ont été déçu par la tournure que prenait la série dans ses tomes 5 à 8 devraient peut-être se jeter sur cet album afin de se rassurer.
Retour aux sources pour nos joyeux trolls du village de Phalompe. Après de nombreux tomes tournés exclusivement vers l’humour Arleston nous offre un diptyque ou l’aventure revient au premier plan.
L’histoire est plus développée. Les petits de Tetram à peine sortis du berceau (ils n’ont encore que trois semaines…) sont enlevé par une impératrice du Darshan. En effet un dieu veux les voir transformé en manteau pour enfin réapparaitre après des dizaines d’année de silence (Il fait un peu sa star ce dieu…). Notre héros accompagné de Waha, Pröfy, Gnonpom et Tyneth par donc en terre inconnus pour sauvé ses petits rejetons.
Et comme l’histoire nous captive plus, l’humour présent dans l’album intervient de façons beaucoup plus efficaces que pour les tomes précédents. Les jeux de mots sont sympa, énormément de référence culturel sur le 7ième ou le 9ième art (Pourquoi une tel fixette sur Nicolas Keramidas ?). Il y’a quand même une chose que je regrette au niveau de la cohérence du scénario c’est le passage aquatique de Tetram, les trolls ne sont pas censé aimé l’eau, alors qu’il plonge par amour de ces enfants c’est déjà pas terrible, mais qu’il nage mieux que Laure Manaudou non faut pas déconner.
Pour les dessins je suis assez admiratifs du style de Jean-Louis Mourier, c’est beau, le coté architecturale de l’Asie ressort parfaitement même dans le village troll de shaolinsoccer. C’est sérieux ont ressent l’énorme travail de documentation.
Ce tome est donc un bon Trolls de Troy, on n’est pas encore au niveau des premiers tomes qui reste pour moi une des références du monde de Troy, mais bon ce sont les tomes qui m’ont fais découvrir l’Héroic fantasy.
Rappelez-vous, cette série dérivée de Lanfeust avait commencé par une histoire se déroulant sur quatre tomes qui était à la fois drôle et prenante. Puis Arleston devenu depuis l’auteur vedette de chez Soleil a décidé de poursuivre la série à coup de one-shots de qualité relativement médiocre que ce soit au niveau du scénario ou des gags peu subtiles. Cette fois-ci l’histoire de ce tome constitue le premier volet d’un diptyque. Alors on est en droit d’attendre un scénario plus riche et non pas une simple toile de fond pour jeux de mots et situations plus ou moins cocasses.
Alors s’il faut bien reconnaître qu’en ce qui concerne l’histoire, elle semble en effet plus travaillée que pour les tomes précédents, le fait qu’elle se déroule sur deux volumes permettant plus de rebondissements. Et pourtant je n’ai pas du tout accroché à ce récit. Je ne saurais vraiment expliquer pourquoi mais je ne suis pas rentrer dans l’histoire. Je n’ai malheureusement pas retrouvé le plaisir que j’avais eu à lire les quatre premiers tomes.
Evidemment les dessins de notre ami Mourrier sont très réussi, et pourtant là encore, pour je ne sais quelle raison obscure je n’ai pas retrouvé sous son crayon adroit l’ambiance particulière des premiers albums. Tout d’abord ce tome est plus sombre dans ses couleurs, ceci en concordance avec le scénario, mais l’univers en souffre. Ce n’est plus aussi décalé qu’autre fois, et cette absence de couleurs chatoyantes joue un rôle non négligeable dans ce phénomène. Je resterais pour ma part à l’intrigue originelle, et m’en tiendrait uniquement aux quatre premiers tomes qui constituent pour moi les seuls tomes de cette série.
Malgré tout, et par abus de conscience je lirais la suite de cette histoire lors de la sortie du tome 10, et pourrait ainsi me prononcer définitivement…
D'une manière générale, je suis assez méfiant envers les productions Soleil, et en particulier envers les séries scénarisées par Arleston. Car, il faut bien le dire, il y a des fois où c'est lourd, besogneux, et au final un peu pas trop bien.
Mais d'une manière générale, le monde de Troy me plaît un peu plus que ses autres séries. Voici donc une nouvelle aventure des poilus les plus connus de la BD franco-belge.
Et Arleston s'est visiblement bien amusé ! Ce qui fait la saveur de cette série, bien plus que les histoires, qui sont aussi épaisses que du papier pour tabac à rouler, c'est tout l'humour qu'il met dedans. Ici l'auteur s'en est donné à coeur joie. J'ai relevé des dizaines de références en tous genres : autres BD, cinéma, économie...
Et comme il l'a toujours clamé, Arleston est un grand fan de Goscinny, et spécialement d'"Asterix". Il est donc logique de retrouver un passage directement emprunté à la mémoire collective de tous les lecteurs du petit Gaulois. Je n'en dirai pas plus, mais cet hommage (je ne parlerai pas de plagiat, tant l'intention est ici de rendre hommage) est plutôt bien tourné, et comme pour le reste de l'album, j'y ai pris du plaisir.
Les dessins de Mourier sont toujours aussi sympas, même si je préfère ceux de Tarquin dans une autre série...
Si les histoires étaient mieux écrites, "Trolls de Troy" serait une série incontournable...