46 491 Avis BD |20 156 Albums BD | 7 883 séries BD
Accueil
Tome 1 : Année Un
 

Transmetropolitan, tome 1 : Année Un

 
 

Résumé

Transmetropolitan, tome 1 : Année UnAfin d'acceder au résumé de Transmetropolitan, tome 1 : Année Un, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Transmetropolitan, tome 1 : Année UnVoici une série DC/Vertigo qui, tout comme "Preacher", n’a pas été publiée jusqu’au bout par Le Téméraire et qui est maintenant reprise par Panini. Ce tome regroupe les épisodes #1 à #12 de cette œuvre de l'Anglais Warren Ellis et du dessinateur Darick Robertson.

"Transmetropolitan", c'est avant tout la confrontation entre un type, Spider Jerusalem, et une ville, The City.

Spider Jerusalem, c’est un ancien journaliste, mais surtout un ancien ermite qui vient de passer 5 ans écarté de toute forme de civilisation et qui, sous la menace d’une rupture de contrat ramène son cul en ville. Le type en question est un parano anticonformiste égocentrique avec un grand mépris pour l’humanité. Il prend un malin plaisir à faire chier tout le monde et fouille la merde mieux que quiconque. C’est un psychopathe déjanté et provocateur et il est de retour pour ce qui va être le come-back du siècle.

The City est une grosse poubelle anticipative qui rassemble les pires raclures et maux de la société. Une mégapole décadente qui présente une version cauchemardesque du futur. La morale y a fait place à l’extravagance et l’anarchie. Un endroit qui n’a absolument pas besoin qu’un journaliste vienne y remuer la merde … et pourtant !

Si certains passages sont jubilatoires, d’autres sont un peu ‘too much’ et ressemblent à un trip égocentrique de l’auteur. Des passages où Warren Ellis se fait plaisir en partant dans tous les sens, sans vraiment se soucier du lecteur ... souvent ça prend, mais des fois c'est plutôt fatigant.

Bref, du très bon et du moins bon, mais surtout du Warren Ellis, dont j’ai préféré "Desolation Jones" et "Fell".


Chronique rédigée par yvan le 21/10/2007
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de yvanReflet de l'avatar de yvan
Statistiques posteur :
  • 2374 (58,34 %)
  • 1123 (27,60 %)
  • 572 (14,06 %)
  • Total : 4069 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
Acheter neuf : 21,38 21,38 21,38
Acheter d'occasion : 16,51
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.60
Dépôt légal : Février 2014

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Transmetropolitan, tome 1 : Année Un, lui attribuant une note moyenne de 3,60/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

15 3 2019
   

Ce premier ouvrage nous permet tout d’abord de partir à la rencontre de Spider Jerusalem, un journaliste/écrivain à qui s’est exilé et qui est obligé de regagner son monde. Un monde d’anticipation par lequel le scénariste nous fait part de son pessimisme quant à l’évolution de l’espèce humaine : nouvelles technologies, nouvel ordre politique, nouvelle biologie, nouvelle religion… Comme c’est souvent le cas dans ce genre de récit, on tord et on force le trait de notre environnement pour l’emmener dans un futur plus ou moins proche, et pour faire évoluer, ici, la société vers ce qu’elle a de plus triste. Le regard désabusé, et souvent provocateur, que porte Spider Jerusalem sur son environnement, apporte une dimension assez trash à l’ensemble, que certains qualifient de subversifs.

Si je reconnais bien volontiers une imagination débordante dans la création de ce futur pessimiste, je regrette justement qu’elle soit débordante. En effet, je trouve que le récit est composé de trop d’éléments épars, et que le scénario n’est pas suffisamment maîtrisé, se bornant parfois à faire étalage de violence pour marquer les esprits, mais sans l’inscrire dans un déroulement suivi. La tonalité me gêne, je trouve la dénonciation facile, et l’aspect graphique, qui fait très daté, ne m’inspire pas plus que cela. J’ai également du mal avec le personnage principal, trop extrême, trop hors du temps, trop en décalage avec son époque, trop détaché, trop nonchalant… bref, trop en tout.

Et c’est surtout ce que je reproche à l’ouvrage dans son ensemble ; c’est exagéré, à la limite du confidentiel, et du coup, j’ai du mal à accrocher.

9 3 2014
   

Je ne m'en suis jamais caché : les récits subversifs, qui campent des sociétés où toutes les valeurs humaines ont été jetées à la poubelle, avec des personnages hallucinés, déchirés, camés, violents et amoraux, ont gagné ma préférence.
Bienvenue à "Transmetropolitan", la série qui cumule toutes ces qualités !

Un vrai régal de provocation constante, mais concocté avec une réelle intelligence. Comme il a été déjà dit, Warren Ellis s'appuie sur un personnage principal fort, Spider Jerusalem, journaliste de son état, et La Ville, décor idéal d'une SF franchement angoissante.
D'une part on a donc Spider le journaliste au caractère exécrable, mais qui force le respect grâce à sa vocation à laquelle tous les autres ont renoncé : dire la vérité, même si elle sent la merde à plein nez !
D'autre part, le décor urbain permet de tremper dans une société totalement pourrie, où l'indifférence règne, dans laquelle l'humain (au sens de la race, car mutants et autres robots se côtoient) est en voie de disparition. La règle que personne n'aurait idée de contester est bel et ben la ségrégation. Ici, chacun est à sa place sans que personne ne se mélange. Et bien sûr, la seule valeur commune est le crédit.

Mais qu'on se méprenne pas sur mes propos, la série, derrière toutes les grossièretés qu'elle met en scène, est un bijou de créativité. J'ai bien ri, de ce rire méchant et désabusé que la bêtise peut provoquer (la mienne est proche de l'infini, mais celle des autres agit aussi comme un beau miroir...).

En plus de cela, Darick Robertson envoie des planches à la limite du surréalisme (il dit lui-même avoir bénéficié de beaucoup de liberté, ajoutant ainsi pas mal de délires). A l'instar de l'histoire, ça ne paraît pas très fin au premier regard, mais pour peu qu'on s'y attarde, on peut découvrir une somme de détails qui sont des indicateurs du travail de dingue qu'il a abattu.

Voilà, Transmet', c'est brut de décoffrage mais cela reste intelligent. Résolument décalé et sacrément original. A lire absolument pour ceux qui aiment les récits déjantés, dans la lignée d'un «Las Vegas Parano».

13 2 2014
   

Du trash de chez trash... un peu trop parfois même.
L'auteur fait évoluer deux personnages en même temps dans son univers : Spider Jérusalem, un journaliste cynique, désabusé, paranoiaque, mégalomane (j'en passe et des meilleures) et The City qui n'est ni plus ni moins que la ville dans laquelle il évolue (et qui est pire que lui).
Cette BD d'anticipation nous présente un futur cauchemardesque où l'humanisme est un mot qui n'existe plus. Ce futur (très loin de nous encore... et heureusement ! mais peut-être pas si loin ?) balaye tout un tas de thèmes scientifico-philosophiques comme le clônage, la pollution, la déontologie... Mais l'auteur nous parle aussi de télévision, de vie après la mort, d'innovations technologiques délirantes.
Il y a énormément de choses ... et peut-être trop d'un coup. Du coup, je déconseille une lecture "compacte" qui est assez fatigante. Fragmenter sa lecture en trois ou quatre fois me semble plus reposant pour l'esprit. En effet, notre ami Spider a un avis sur tout, et il le clame haut et fort à chaque page avec un vocabulaire bien à lui. Mises bout à bout, ses réflexions sur le monde dans lequel il vit peuvent lasser. Mais ne vous y trompez pas ! il y a certaines choses qui sont très bien vues et qui valent la lecture.
Côté dessins, je trouve que ça ne colle pas avec la noirceur du propos. En même temps, il y a un second degré évident qui justifie ce choix graphique. Un trait assez comics, pas super habile ni même beau. Mais surtout, beaucoup de couleurs claires qui peuvent surprendre. Ceci dit, heureusement que ce second degré est là pour nous "sauver" de l'indigestion. Et puis, plus on tourne les pages, moins on voudrait un autre style. C'est aussi la force des grandes oeuvres.

Pour finir, un mot sur le superbe travail éditorial de Urban Comics (comme d'hab, a-t-on envie de dire). On retrouve cette ligne tout en sobriété mais avec un papier de qualité et une superbe couverture en dur). Rien à voir avec l'édition antérieure de Panini qui frisait l'escroquerie avec un papier digne des toilettes. D'ailleurs, si vous avez cette édition, l'envie pourrait bien vous prendre d'acheter tout de même celle d'Urban tellement la différence est énorme. D'autant qu'à la fin du tome, déjà dense, on a droit à quelques articles et portraits bien intéressants. Du lourd.

Bref, au final, un regard sans concessions sur cette société futuriste qui n'est que le reflet de celle dans laquelle nous vivons. Ce monde fait gerber l'auteur, et il ne se prive pas de le dire. Nous sommes parfois d'accord avec lui.

11 4 2008
   

Transmetropolitan, c'est avant tout la rencontre entre un décor et un personnage, tous deux d'exception.
Le décor, c'est la Ville, The City, dans laquelle vit Spider Jérusalem. Babylone futuriste, elle suinte l'humanité dans ce qu'elle peut inventer de pire, l'anarchie y côtoie le fascisme, les buildings huppés y côtoient les bas-fonds glauques où subsistent les parias, la technologie y oscille entre merveilles de la science et dégradations humaines sans morale. Bref le cauchemar social tel que l'anticipation et l'extrapolation sociologique peuvent les imaginer de manière la plus réaliste et extravagante à la fois.
Quant au personnage, c'est Spider Jérusalem, ancien journaliste et essayiste à succès, exilé du monde civilisé depuis 5 ans, et qui revient en ville pour reprendre ses activités journalistiques avec toute la paranoïa, l'anticonformisme, la vitalité, le cynisme et l'acuité politique et sociologique dont il fait preuve. Et il a une insatiable envie de faire chier le monde et de dévoiler toute la vérité aussi pourrie soit-elle. Essayez de l'arrêter, il ne prendra que plus de plaisir à foutre sa merde. Tabassez-le à mort, il vous pissera à la raie avec le sourire.

Cocktail détonnant pour une BD pleine de vie, d'idées et d'une part de subversion.
Une vision d'anticipation sociologique intéressante et intelligente. Un personnage captivant plein de verve, de pêche et offrant de nombreux dialogues excellents.
Un dessin tout à fait bon et empli de détails amusants ou dénonciateurs d'une société corrompue.
Une construction sous la forme de récits complets portant chacun sur des idées originales et intéressantes.

Pour l'instant, seul les premiers épisodes sont sortis en France (1 seul l'était dans l'ancienne édition Le Téméraire), il n'est donc pas encore possible de se faire une opinion complète mais il parait que les 10 récits complets de l'intégrale forment un tout prévu dès le premier chapitre. Une belle construction d'extrapolation sociologique, d'humour noir, de cynisme et d'anticonformisme.
A lire.