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Tome 3 : Le Bateau Assasiné
 

Tramp, tome 3 : Le Bateau Assasiné

 
 

Résumé

Tramp, tome 3 : Le Bateau AssasinéAfin d'acceder au résumé de Tramp, tome 3 : Le Bateau Assasiné, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Kraehn a su construire un scénario qui nous tient en haleine du début jusqu'à la fin. Comment notre héros peut il résister à toutes ces souffrances qui lui tombent dessus. Sans doute parce qu'il est un homme robuste et tenace, et que la vie ne lâche pas comme çà. Sincèrement, un homme qui vivrait toutes ces péripéties au rythme que nous propose l'auteur est forcément un être hors du commun. Mais bon, finalement ce n'est pas grave et on suit sans difficultés cette histoire ou les événements se succèdent à un rythme effréné.

La baraterie montée par l'armateur va t'elle réussir?
Calec va t'il pouvoir sauver le cargo et le ramener à bon port.
Une rencontre avec un "monstre " va en décider autrement et notre ami va devoir sauver sa peau in extremis.

Le dessin est vif avec un découpage très serré, entre neuf et dix cases par page. Cela donne un flot visuel très dense qui participe à cette ambiance survolté.

Un bon album réussi avec un dessin réussi, surtout les scènes maritimes.

La fin est prévisible puisque annoncée depuis le début, mais cela reste un drame de la mer.


Chronique rédigée par niavlys le 26/06/2006
 
 
Statistiques posteur :
  • 489 (99,39 %)
  • 2 (0,41 %)
  • 1 (0,20 %)
  • Total : 492 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
Acheter d'occasion : 8,50
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Note moyenne de l'album : 4.17
Dépôt légal : Octobre 1996

Avis des lecteurs

6 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Tramp, tome 3 : Le Bateau Assasiné, lui attribuant une note moyenne de 4,17/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

23 2 2012
   

Condamné pour trafic de drogue, le commandant Calec se retrouve au bagne en Colombie...
Pour ce troisième tome, nous quittons complètement le coté maritime et nous nous retrouvons parmi 180 prisonniers au pénitencier de Puerto Berrio...
Ce changement radical de décor, m'a un peu déçu et le passage au bagne est un peu rasant, un peu trop long a mon avis. Nous entendons plus parler du cargo ni de Floss...Et la chance de Calec est trop exagérée, dommage...

Mais le scénario se relance très bien sur la fin avec action et suspense.
La fin du troisième tome ré-hausse la note du livre et donne envie de lire le quatrième...

12 10 2011
   

Ce troisième tome est certainement le plus abouti jusqu'à présent. Il est prenant, il est émouvant, il est sans concession et après les quelques facilités ou heurts dans le scénario du tome précédent, l'histoire retrouve une belle fluidité. Le début de l'album, notamment, m'a fait une forte impression, avec ce Calec emoprisonné dans un bagne colombien, avec des gardiens qui font tout pour l'occire, sur les ordres de ses anciens employeurs. D'emblée, avec ces décors qui transpirent la chaleur et la souffrance, avec tous ces événements qui s'enchainent, le récit s'oriente dans un style de pure aventure. Après le premier tome qui permettait de mettre en place l'histoire et de nous présenter la barraterie montée par de Trichère, et après le second tome qui présentait un espèce de huis clos au sein du Belle Hélène, mettant en scène un Calec en prise avec ses souvenirs et en conflit avec Floss, ce troisième tome amène de l'espace, de l'évasion, dans lesquels s'épanouit une aventure aux multiples rebondissements. C'est toute l'histoire qui prend un nouveau souffle, c'est tout un nouveau dynamisme qui est introduit : ca repart fort et ca repart bien après un tome qui m'avait peut-être un peu moins charmé. Il reste quelques facilités, quelques petits éléments qui peuvent parfois gêner, comme le retour providentiel de Rosanna, et de son père qui fait appel à Calec, allant jusqu'à organiser son évasion alors qu'il y avait certainement des moyens plus simples pour convoyer sa précieuse statue. On n'en saura d'ailleurs pas plus sur les raisons qui ont conduit Rosanna a être passager clandestin dans le tome précédent. Il y donc quelques éléments, comme ceux-là, qui font penser que le scénariste n'avait pas tout prévu depuis le début et qu'il invente de nouveaux éléments à chque tome, mais on retombe au final sur la trame générale, et finalement, le surplus d'aventure, de suspense, et d'ingéniosité qu'auront permis ces nouveaux développements amène un plus non négligeable à cette histoire.

Le dessin suit cette tendance d'une qualité grandissante : je lui trouve plus de caractère, et les personnages ont un peu évolué depuis le premier tome, évolution qui leur va bien. Les visages sont plus expressifs, et comme pour le scénario, les mouvements gagnent en fluidité. Je trouve que c'est avec cet album que la série trouve son identité graphique : c'est clair et plaisant. Du décor aride du bagne aux immensités de l'océan, en passant par des intérieurs de maisons ou de bateaux, ce tome offre une bien belle diversité de lieux, et nous permet ainsi de voyager. Et puis, il y a aussi quelques vignettes ou planches bien trouvée, comme celles qui montrent le bandeau qui se rapproche des yeux, comme cette autre assez incongru où on ne voit que deux pieds et un journal, comme cette autre encore qui présente le périple de Calec en terre colombienne... Des belles trouvailles qui rendent l'ensemble d'autant plus intéressant.

Et puis, ces dernières pages de l'album qui présentent ce à quoi nous sommes désormais préparés depuis le premier tome : quelle force dans dans le dessin et le scénario, quelle facilité pour faire passer tout un tas d'émotions. J'ai tremblé avec Calec pendant ces dernières pages tout simplement excellentes.

Voici donc un album admirable, complet, dans lequel on ne peut qu'apprécier tout le chemin parcouru depuis le premier tome, toutes ces évolutions dans le dessin ou le scénario qui rendent cet album vivant et entrainant.

6 1 2010
   

Un tome bien balancé entre terre et mer. C’est l’occasion, pour nous, de profiter d’un récit d’aventure dans les grandes étendues sud américaines. On s’aère en quelque sorte avec cette folle échappée de Calec, la junte militaire colombienne à ses trousses témoignant d’une instabilité politique bien rendue. Les paysages quasi désertiques et les villages écrasés sous le poids du soleil sont d’un ravissement occulaire indéniable. C’est cependant avec autant de plaisir nostalgique qu’on se retrouve à bord du Belle-Hélène pour la deuxième partie de l’album. Chargé de nitrate d’ammonium et accessoirement de Rascar Capac (heu pardon, de Tihuanaco^^) avec un sous-marin en approche, on se doute que ses dernières heures sont comptées. Et c’est à nouveau une fin en apothéose qui s’offre à nous par l’intermédiaire de ce massacre de naufragés. Pour l’anecdote, j’ai bien aimé le fait que les auteurs aient pris en considération la « terrible zone de succion ». C’est un détail souvent oublié en bd et on sent le perfectionnisme en matière de réalisme.
S’il fallait absolument reprocher quelque chose à cette série, je dirais, après réflexion, un marketing délaissé comme en témoigne le manque d’attrait des couvertures. Quand on constate la qualité extrême du dessin de Patrick Jusseaume, on se dit qu’il aurait été judicieux de le mettre en valeur et ce n’est, à mon sens, pas « suffisamment » le cas. Mais qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse.

3 1 2010
   

Nettement moins bon que les deux premiers tomes, sauf pour les quinze-vingt dernières pages, excellentes.

Tout le début frôle dangereusement le burlesque, avec coups de théâtre à répétition et un Calec en passe de devenir un super-héros plutôt ridicule. Même le cynisme que lui prête l'auteur sonne faux. (Les "mon lapin" qu'il ne cesse de lancer au militaire ridiculisé... On se croyait un peu dans Voyage au bout de la nuit et nous voici dans San Antonio, en moins bon.) On ne voit pas non plus pourquoi un groupe de résistants risquerait leurs vies pour sauver un pur étranger, qui a priori n'a qu'un surcroît de problèmes à leur offrir.

Bref, la sauce risquait de se gâter. Même le dessin paraît moins précis et raffiné, y compris pour le visage de Calec, qui souvent n'a plus qu'une tête de dur de comics vite dessinés et vite oubliés...

Heureusement, tout s'améliore dans le dernier tiers, en mer. Forte impression de froide violence mécanique avec cette histoire de sous-marin. Et Floss, qui demeure un personnage très réussi, plus complexe qu'il en a l'air.

23 3 2008
   

Dans l’avant-dernier tome de ce premier cycle de la série "Tramp", on quitte les océans pour la terre ferme afin de retrouver Yann Calec dans une situation pour le moins délicate.

Alors que dans les tomes précédents l’histoire avançait de manière classique, réaliste et posée, le scénario s’accélère ici quelque peu. Les rebondissements sont certes plus nombreux, mais le tout perd un peu de sa crédibilité. La course poursuite et l’évasion me semblent légèrement capilo-tractées. De plus, les nouveaux personnages, venus aider Yann Calec à sortir du pétrin, manquent cruellement d’assurance et de crédibilité.

Néanmoins, le tout reste admirablement narré et prenant.