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J'avais été enchanté par "Vilebrequin" d'Arnaud Le Gouëfflec et Obion qui a mis la barre très haut. Je suis donc allé naturellement vers ce nouvel ouvrage du scénariste. Le niveau n'est pas si haut mais c'est aussi très différent.
Le scénariste fait toujours dans la poésie et la narration travaillée. L'histoire se déroule racontée par le personnage principal, le pianiste. Il est rêveur et se laisse aller à ses pensées sans se poser de problème. Mais sa fuite avec Jeanne, son opposé, jeune femme très terre à terre et dynamique, va bouleverser son existence. Les deux personnages sont alors confrontés à un dilemne, la raison ou la folie. Chacun a ses problèmes à régler et ils se retrouvent embarqués dans quelque chose qui les dépasse mais qui saurait peut-être résoudre quelques soucis.
Tout est narration, le scénario nous emporte avec les personnages. Les mots et les figures sont très choisis dans la première partie du récit, le décor est posé. Puis vient la fuite qui nous fait vivre les envies et les peurs des personnages et enfin le dénouement qui apporte sont lot de surprises.
C'est plutôt bien construit et le dessin se prête très bien au récit. Le Gouëfflec sait choisir ses dessinateurs pour pouvoir rendre son scénario représenté dans l'ambiance qu'il convient, ce qui était déjà le cas pour "Vilebrequin".
Ce n'est pas une grande surprise mais on se laisse porter facilement par l'ambiance polar et jazz. C'est une BD de qualité qui mérite sa place dans le genre.
2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Topless, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Le titre de ce one-shot issu de la collection 1000 Feuilles de Glénat est assez trompeur. Si le récit débute bel et bien dans un bar à strip-tease en compagnie de Martin, le pianiste de service, c’est cependant vers le genre polar que s’oriente très vite ce road-movie composée de trois chapitres et d’un épilogue.
Si le scénario proposé par Arnaud le Gouefflec ("Vilebrequin") ne déborde pas d’originalité, c’est au niveau de l’ambiance que cette histoire parvient à se distinguer du reste de la production. Plongé dans une ambiance de roman noir des années 50-60, le récit dégage énormément de musicalité et livre une partition sans fausses notes.
Le dessin d’Olivier Balez n’est pas étranger à cette atmosphère accrocheuse. Usant d’un ancrage prononcé, il parsème ses planches de volutes de fumée et de notes de jazz et jongle avec les couleurs avec brio. Passant d’une couleur à l’autre, c’est avec maestria qu’il se place au diapason des ambiances et qu’il joue avec le suspense.
Un polar classique qui baigne dans une ambiance musicale prenante.