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Tome 3 : La fortune de Warren Bullet
 

Tony Corso, tome 3 : La fortune de Warren Bullet

 
 

Résumé

Tony Corso, tome 3 : La fortune de Warren BulletAfin d'acceder au résumé de Tony Corso, tome 3 : La fortune de Warren Bullet, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Tony Corso, tome 3 : La fortune de Warren BulletJe découvre cette série par le biais de ce troisième tome. Pour rappel, chaque album, à l'instar de Blacksad, est dédié à une enquête. Ainsi, les lire dans le désordre ne compromettra pas votre lecture : tout au plus pourriez vous rater un clin d'œil à l'affaire précédente, mais je n'ai pas eu l'impression que c'était le cas pour moi ici.

J'ai découvert le travail d'Olivier Berlion par le biais d'"Histoires d'en ville", un polar noir en couleur directe prenant place dans les bas-fonds de la banlieu de Lyon. J'avais vraiment apprécié à l'époque : histoire bien construite, personnages forts en gueule, dessin racé, tout était parfait pour définir le polar type qui vous retourne les tripes. Ici, on retrouve certains des éléments cités ci-dessus. Certes, la série est résolument plus orienté grand public, mais la patte de Berlion est toujours là.

Le personnage de Tony Corso vaut à lui seul le coup de découvrir cette série. Travaillé et profond, ce privé de la Jet-Set possède une personnalité propre qui donne tout son mordant à l'histoire. Mais c'est tout le petit monde dans lequel il évolue qui joue aussi pour beaucoup dans la réussite de cette série : la crédibilité de l'ensemble mariée à l'aventure et au danger, est un succès. C'est rythmé, vivant, coloré.

Le dessin quant à lui fonctionne surtout par le trait de l'auteur. En effet, la couleur directe si forte d'"Histoires d'en ville" a été abandonnée ici (pour des raisons de rendement ?), et si le travail informatique de Christian Favrelle est honnête, on est loin, bien loin des ambiances suggérées par la couleur d'Olivier Berlion.

Mais qu'importe ! "La fortune de Warren Bullet" est un album de qualité, qui me fait découvrir une série très sympa. Je vais au plus vite trouver les deux premiers opus de la série, histoire d'en profiter ;-)


Chronique rédigée par Piehr le 05/08/2006
 
 
Statistiques posteur :
  • 1099 (67,76 %)
  • 130 (8,01 %)
  • 393 (24,23 %)
  • Total : 1622 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
Acheter neuf : 11,40 11,40 11,40
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Note moyenne de l'album : 3.70
Dépôt légal : Juin 2006

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Tony Corso, tome 3 : La fortune de Warren Bullet, lui attribuant une note moyenne de 3,70/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

29 10 2018
   

Ce troisième tome marque un tournant dans la série. Au niveau du scénario, le changement est assez radical, surtout quand on prend le tome précédent beaucoup plus léger. Ici on parle corruption, détournement d'argent, kidnapping. Beaucoup plus violent, les fusillades, les meurtres s'enchainent rapidement. Beaucoup plus rythmé aussi, on est loin du calme farniente de st Tropez.

Ce tome m'a évidemment beaucoup plu, même si j'avais déjà bien apprécié celui d'avant. Je commence à apprécié ce privé très spécial, grâce aux flash backs, qui bien que peu nombreux, nous montre un Tony plus dur, au caractère bien trmpé et dont la principale préoccupation reste l'argent bien entendu.

Je note aussi, que même si la violence est bien présente, l'auteur n'oublie pas l'enquête qui est la plus complexe depuis le début de la série, et l'humour bien présent grâce notamment au chauffeur de taxi.

30 5 2010
   

Certainement le meilleur album de Tony jusqu'à maintenant. En trois tomes seulement, ce héros décalé et qui ne se prend pas au sérieux acquiert de véritables lettres de noblesses dans la BD. Ce n'est pas la BD du siècle mais il faut avouer que chacun des enquêtes est assez divertissante. Dans cet album, la personnalité de notre héros gagne en profondeur, puisque l'on revient sur son adolescence et sur ce qui l'a amené à devenir le privé de la jet set de Saint Tropez. L'enquête qu'il doit résoudre semble un peu plus complexe que les précédentes, ce qui n'est pas pour me déplaire. L'humour s'intensifie également, car, dans cet album, Tony est accompagné d'un ami d'enfance Wadgid, et d'un chauffeur de taxi haut en couleur, Aristide, qui assurent des réflexions assez sympa. Enfin, la sagacité de Tony semble s'aiguiser pour lui permettre de résoudre cette énigme et la poursuite de cette enquête ne tient pas uniquement au hasard, mais est véritablement le fruit de la réflexion, du travail et des relations de Corso. Cela change beaucoup de certaines productions dites "policières", dont l'énigme est résolue grâce à de heureux hasards.

Non, vraiment, cet album est encore une fois sympa. Et sympa est l'adjectif que j'utiliserais pour toute la série : le dessin est correct, les personnages attachants et les phases de l'enquête s'enchaînent correctement. Sans compter qu'un peu d'humour vient ponctuer tout ceci...

22 7 2009
   

En début de troisième tome, Berlion revient un peu plus en profondeur sur le passé de Tony Corso. Un retour en arrière qui permet d’en apprendre plus sur la disparition du père de Tony, sur le parcours turbulent qui l’a amené à devenir détective privé sur la côte d’Azur et sur les liens qui le lient à Saladin. Ce passage permet surtout de donner plus de profondeur à ce privé de la Jet-Set et de lui enlever ce côté trop lisse que laissent présager cette chemise à fleurs et cette clientèle milliardaire.

Pour cette histoire d’enlèvement, Berlion va également changer le décor de sa saga en emmenant le lecteur au Bélize. De plus, Tony Corso ne va plus opérer en solo, mais se faire accompagner par Magdid, cet ami de jeunesse qui renforce son côté "voyou", et se faire aider par un taximan rasta assez amusant. Les répliques sont toujours aussi cinglantes et cette intrigue politico-financière sur fond mafieux est à nouveau rondement menée et riche en rebondissements.

24 7 2008
   

Et voilà notre « privé » embrigadé dans une drôle d’histoire ; une histoire qui pourrait lui rapporter gros mais… En effet, son « patron » occasionnel va l’envoyer au bout du monde, dans une sorte de paradis financier, où son fils se serait perdu. Perdu ?… enlevé plutôt…

J’aime assez «Tony Corso » ; du moins son postulat. Ce n’est pas un détective, un « privé » comme nombre d’autres. Tony, lui, travaille pour la jet-set ; des gens qui ont les moyens. Et son but, c’est de se faire un maximum de fric en travaillant –souvent avec risques. Et c’est vrai que les dollars pleuvent ; mais il faut les mériter.

« Tony » ?… c’est assez caricatural mais diablement efficace quand à la narration et ses développements. Berlion scénarise et dessine ici une histoire cousu-main où les rebondissements distillés tiennent le lecteur attentif. Quant à son style graphique, un bon trait réaliste, bien lisible, s’accommode d’une chouette palette de couleurs.

Scénario, dessin et couleurs forment ainsi un bon ensemble à cette aventure « exotique » parfois un peu « too much » ; mais c’est ce qui fait son charme.