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Avis BD de yvan sur Tony Chu détective cannibale


Note moyenne de Coin BD sur la série Tony Chu détective cannibale Moyenne Coin BD : 3,69/5
Note moyenne de yvan sur la série Tony Chu détective cannibale Moyenne de yvan : 3,83/5
 
Note de l'album : 4,00
Tome 1 : Goût décès

Dans l’univers des comics, où chaque héros digne de ce nom est censé avoir un super-pouvoir, Tony Chu n’est pas vraiment le plus verni. Étant cibopathe, il est capable de retracer l’histoire de tout ce qu’il ingurgite. Ce don remarquable lui permet donc, rien qu’en croquant une pomme, de savoir sur quel arbre elle a poussé et de retracer les marques de pesticides utilisés.

Ce don s’avère certes extrêmement utile afin de résoudre les enquêtes et remonter la piste des truands en grignotant quelques cadavres, mais donne également lieu à des situations pour le moins surprenantes. Cela résulte en un polar assez atypique, complètement déjanté, débordant d’humour et enchaînant des situations abracadabrantesques.

L’autre postulat de départ de cette saga est tout aussi déjanté. Le monde a en effet été frappé par une pandémie de grippe aviaire ayant décimée 116 millions de personnes à travers le monde, dont 23 millions d'américains. Depuis lors, le poulet est devenu le premier produit de contrebande et notre ami Tony Chu travaille donc pour la Food and Drug Administration, à la recherche de trafique illégal de volaille.

Et puis finalement, il y a le graphisme très cartoonesque de Rob Guillory qui vient encore renforcer l’aspect burlesque de cette saga et qui permet de livrer quelques personnages hauts en couleurs.

Excellente mise en bouche pour cette série ayant décrochée le titre de «meilleure nouvelle série» aux derniers Eisner Awards.

Note de l'album : 3,50
Tome 2 : Un goût de Paradis

John Layman et Rob Guillory continuent d’exploiter le don remarquable de Tony Chu au service d’une intrigue toujours aussi burlesque. Rappelons, pour ceux qui viendraient de se mettre à table, que Tony est cibopathe, ce qui veut dire qu’il est capable de retracer l’histoire de tout ce qu’il ingurgite. Ce super-pouvoir peu commun lui permet donc, rien qu’en croquant une pomme, de savoir sur quel arbre elle a poussé et de retracer les marques de pesticides utilisés. Si ce don s’avère certes extrêmement utile afin de résoudre les enquêtes et remonter la piste des truands en grignotant quelques cadavres, il est également exploité à des fins burlesques et donne donc lieu à des situations pour le moins surprenantes.

Les autres personnages, tel que le chef de Tony et son ancien coéquipier remis à neuf (pour n’en citer que deux), contribuent également au ton humoristique de ce polar atypique qui enchaîne les situations abracadabrantesques. L'agent Chu, membre de la Food and Drug Administration, se retrouve cette fois sur l'île de Yamapalu, sur la piste d’un mystérieux fruit tropical qui aurait un goût similaire au poulet et pourrait donc bien servir de substitution à cet aliment prohibé depuis cette pandémie de grippe aviaire ayant décimée 116 millions de personnes à travers le monde, dont 23 millions d'américains. Au menu de cette nouvelle aventure complètement déjantée et pourvue de dialogues ciselés, il y a donc des malfrats locaux, des policiers ripoux et un trafique culinaire illégal.

Le graphisme très cartoonesque de Rob Guillory vient encore renforcer l’aspect burlesque de cette saga et permet de livrer quelques personnages hauts en couleurs et très attachants. Les expressions exagérées d’un Tony de plus en plus malmené au fil des pages continuent d’ailleurs de faire mouche.

A consommer d’urgence !

Note de l'album : 4,00
Tome 3 : Croque-Mort

Depuis que le monde a été frappé par une pandémie de grippe aviaire ayant décimée 116 millions de personnes à travers le monde, dont 23 millions d’américains, le poulet est devenu le premier produit de contrebande. Traquant tout trafique illégal de volaille au sein de la Food and Drug Administration, Tony Chu doit maintenant se rendre sur la scène d’un nouveau crime alimentaire : le fils d’un sénateur est retrouvé mort avec une espèce de rongeur en voie de disparition enfoncé dans la bouche. Utilisant son don très particulier, le célèbre détective remonte une piste qui mène à un dîner de gala très exclusif…

Avec deux prix consécutifs aux derniers Eisner Award (Best New Series en 2010 et Best Continuing Series en 2011), la recette concoctée par John Layman et Rob Guillory ne cesse de faire mouche. Les deux auteurs continuent d’exploiter le talent pour le moins remarquable de Tony Chu au service d’une intrigue toujours aussi drôle. Rappelons, pour ceux qui viendraient de se mettre à table, que Tony est cibopathe, ce qui veut dire qu’il est capable de retracer l’histoire de tout ce qu’il ingurgite. Ce super-pouvoir peu commun lui permet donc, rien qu’en croquant une pomme, de savoir sur quel arbre elle a poussé et de retracer les marques de pesticides utilisés. Si ce don s’avère certes extrêmement utile afin de résoudre les enquêtes et remonter la piste des truands en grignotant quelques cadavres, il est également exploité à des fins burlesques et donne donc lieu à des situations pour le moins surprenantes. Cela résulte en un polar assez atypique, complètement déjanté, débordant d’humour et enchaînant des situations abracadabrantesques.

Après un détour exotique par l’île de Yamapalu lors du tome précédent, Tony Chu réintègre sa fonction aux côtés de son coéquipier John Colby et de son chef Mike Applebee. Au menu de cette nouvelle aventure particulièrement distrayante et pourvue de dialogues ciselés, il y a non seulement le retour marquant d’anciens personnages, tels que l’insaisissable Mason Savoy ou l’invincible coq de combat Payo, mais surtout beaucoup de scènes consacrées à la vie privée de Tony. Ce troisième volet permet ainsi de découvrir la famille Chu au complet, mais surtout sa nouvelle petite amie : Amelia Mintz, une chroniqueuse culinaire capable de d’écrire les plats avec une telle justesse que le lecteur a littéralement l’impression d’avoir les aliments en bouche.

Le graphisme très cartoonesque de Rob Guillory vient encore renforcer l’aspect burlesque de cette saga et permet de livrer des personnages hauts en couleurs et très attachants. Les expressions exagérées d’un Tony de plus en plus malmené au fil des pages continuent d’ailleurs de faire mouche.

Jouant avec la pagination, s’amusant avec les expressions exagérées d’un Tony de plus en plus malmené au fil des pages et illustrant les séquences gustatives avec malice, Rob Guillory propose un graphisme très cartoonesque et des personnages hauts en couleurs qui s’installent au diapason de l’aspect burlesque de cette saga.

À consommer d’urgence !