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Tome 1 : Eden atomique
 

Tokyo Ghost (Remender), tome 1 : Eden atomique

 
 

Résumé

Tokyo Ghost (Remender), tome 1 : Eden atomiqueAfin d'acceder au résumé de Tokyo Ghost (Remender), tome 1 : Eden atomique, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Tokyo Ghost (Remender), tome 1 : Eden atomiqueCette première partie de diptyque reprend les épisodes #1 à #5 de la saga Tokyo Ghost, imaginée par Rick Remender ("Black Science", "Deadly Class", "Low", "Fear Agent") et dessinée par Sean Murphy.

Le récit se déroule en 2089, dans un futur ou l’Humanité est devenue totalement accro aux nouvelles technologies. Dans ce monde où vivre connecté en permanence semble être le seul moyen de fermer les yeux sur la misère ambiante des grandes cités, Rick Remender invite à suivre deux agents de la Flak corp, une société de divertissement qui a la mainmise sur cette dépendance au virtuel. Le premier, Led Dent, est une brute décérébrée totalement addict aux technologies. Son équipière et petite amie, Debbie Decay, l’une des dernières « Zéro Tech » de la cité, est par contre vierge de toute dépendance à la technologie. Elle compte d’ailleurs profiter d’une mission au Japon pour sauver son couple en sortant Led de sa léthargie. Tokyo semble en effet être le dernier lieu préservé de toute technologie, où une communauté rebelle vit à l’abri de toute influence technologique… mais peut-être pas à l’abri de la capacité de l’homme à tout détruire sur son passage…

Comme souvent avec Rick Remender, le récit démarre sur les chapeaux de roues, privilégiant l’action et distillant progressivement les informations nécessaires à la compréhension de l’univers mis en place. Tout en amenant le lecteur à un rythme effréné vers un final explosif, l’auteur délivre une superbe histoire d’amour entre deux êtres qui ont un rapport totalement opposé aux technologies. L’auteur se sert d’ailleurs de ce récit pour livrer une critique acerbe sur notre dépendance croissante aux technologies qui nous entourent et finissent par nous emprisonner. Cette nécessité de vivre constamment connecté et de privilégier la quantité d’information à sa qualité, au détriment d’émotions réelles et de la vraie vie, est ici pointée du doigt avec un réalisme qui fait parfois froid dans le dos.

Si le scénario fait mouche, le talent de Sean Murphy n’est pas en reste. Son trait minutieux fait de nouveau des merveilles, proposant des planches qui allient dynamisme et un sens du détail incroyable. Si une version noir et blanc de cet album est d’ailleurs disponible afin de mettre encore plus en valeur le dessin de Sean Murphy, il serait cependant dommage de passer à côté de la colorisation experte de Matt Holligsworth qui renforce encore le contraste entre l’ambiance oppressante de Los Angeles et l’atmosphère apaisante de Tokyo.

À dix euros le premier volet, il serait vraiment dommage de passer à côté de cette saga .


Chronique rédigée par yvan le 25/07/2016
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Mai 2016

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Tokyo Ghost (Remender), tome 1 : Eden atomique, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

17 10 2017
   

En matière de réalité virtuelle, on nous a quasiment tout fait, mais cette nouvelle production saura imposer son originalité en reprenant ce thème. Dans un futur pas si lointain, on fait connaissance de Ted et Debbie, deux agents de la société Flak qui a le monopole du divertissement virtuel, dans lequel toute la population tente de se réfugier pour échapper à la morosité ambiante. Debbie a passé un contrat avec Flak : une dernière mission et elle sera libérée de ses obligations et pourra emmener son amant Ted vers Tokyo, une oasis en matière de monde virtuel. En effet, une petite communauté vit exclue de ce monde supra connecté et elle tentera de sevrer Ted de son addiction au monde virtuel, pour retrouver celui qu’ellr a aimé. Dans un univers violent oscillant entre un Mad Max technologique, ou un Blade Runner, Debbie et Ted font leur sale boulot. Ted est aussi perverti, emprisonné dans ce monde virtuel, alors que Debbie en est totalement détachée. Les personnalités sont ainsi caricaturales à l’excès en début d’ouvrage, pour finalement aller vers plus nuances à mesure que le récit avance, nous faisant découvrir l’histoire de ces deux amants improbables, et leur rêve tout aussi peu réaliste dans l’univers proposé.

Au-delà d’une réflexion sur un monde supra connecté que ne manquera pas de susciter un tel environnement, on mêle ici assez intelligemment une histoire romantique et un parcours initiatique, Debbie devenant pour Ted un guide sur le chemin de la rédemption. Le paradis Tokyoite est un véritable havre de paix où finalement on s’échappe des travers de ce monde futuriste imaginé, mais en gardant les travers de l’humanité. C’est bien construit, sans angélisme gavant, sans manichéisme béat, sans eau de rose niaise, et (presque) sans violence gratuite. Le récit est ainsi bien complet et même si la conclusion de ce premier ouvrage n’est pas vraiment une surprise, il permet de proposer un clffhanger de taille qui nous convainc, s’il en était encore besoin, de guetter avec impatience le deuxième et dernier album de cette série.

Cet album est une belle surprise, tant sur les idées que sur la narration, auxquelles il faut également ajouter un qualité du dessin à l’ancienne, qui ne manquera pas d’apporter un charme complémentaire à cet environnement futuriste.