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Tome 21 : Les bijoux de la Castafiore
 

Tintin (Les aventures de), tome 21 : Les bijoux de la Castafiore

 
 

Résumé

Tintin (Les aventures de), tome 21 : Les bijoux de la CastafioreAfin d'acceder au résumé de Tintin (Les aventures de), tome 21 : Les bijoux de la Castafiore, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Tintin (Les aventures de), tome 21 : Les bijoux de la CastafioreUn tome un peu particulier dans la série phare d'Hergé. En effet, tout se passe cette fois-ci à Moulinsart, et l'action est différente des autres volumes. Bien sûr, c'est toujours l'imprévu, en la personne de la Castafiore, qui se présente aux Héros, mais l'histoire est différente des autres albums. Hergé nous fait ici pénétrer dans l'intimité du capitaine Haddock.

Le dessin est toujours ligne claire, mais les couleurs évoluent un eu dans cet album. Les tons pourpres et verts dominent dans cet album, sans doute pour faire écho aux bijous de la Castafiore. Un scénario étrange, original, mais complétement décalé par rapport aux précédents albums.

Assez déroutant à lire. mais cela reste du Tintin, n'est-ce pas ? A posséder.


Chronique rédigée par vladkergan le 26/06/2002
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 2,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.27
Dépôt légal : Janvier 1963

Avis des lecteurs

13 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Tintin (Les aventures de), tome 21 : Les bijoux de la Castafiore, lui attribuant une note moyenne de 4,27/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

18 4 2017
   

Encore un très bon épisode de la série, qui pour la première fois réussi l’exploit d’être en huis clos. Alors qu’Hergé nous avait donné l’habitude de voyager, de suivre des aventures trépidantes et bourrées d’action, celle-ci est plutôt pépère et se passe entièrement à Moulinsart. Même l’intrigue ne mène pas très loin, avec cette histoire de vol de bijoux, qui n’apparait que bien tardivement dans l’album. Et pourtant ça marche, sans l’ombre d’un doute.

C’est surtout l’humour qui fait qu’on ne s’ennuie pas. Le capitaine Haddock et Tintin, eux , s’ennuient ferme. Le premier parce qu’il est cloué dans un fauteuil et qu’il a la Castafiore dans les pattes, et l’autre parce qu’il n’a pas grand-chose à faire. Mais que c’est drôle. Beaucoup de running gags : la Cantatrice qui écorche le nom de Haddock, la marche que le marbrier ne veut pas réparer ou encore les Dupondt fidèles à eux-mêmes.

Tout est fait en sorte que le lecteur ne s’ennuie pas, à la manière d’une bonne pièce de théâtre. Bien sûr nous sommes certainement aux antipodes d’un « Tintin au Tibet », mais ça montre surtout qu’Hergé était capable de faire beaucoup de chose et qu’il maitrisait vraiment tout l’art de la BD que ce soit en dessin ou comme ici au scénario. C’est d’ailleurs le Tintin que j’ai eu le plus de plaisir à lire à mon fils.

12 9 2013
   

Magnifique comédie de moeurs, cet épisode est aussi celui où Hergé s'est fixé le plus de limites. Il a réussi la gageure de tenir le lecteur en haleine pour une histoire où il ne se passe rien, car c'est une aventure sans en être une. C'est un grand jeu de psychologie, on assiste à une sorte de jeu de massacre, de démystification des héros et de bouleversement des personnages. Le déroulement du quotidien, le vide de l'action, la stagnation de l'intrigue, l'absence de méchant ou de trafic quelconque, finissent par provoquer le suspense et font la force du récit (en dépit d'un décor unique et clos), car le lecteur est toujours dans l'attente qu'un événement imprévu va survenir pour chambouler ce calme inhabituel dans une aventure de Tintin.

La vraie vedette, c'est Moulinsart. C'est le havre de paix, réservé au repos entre 2 aventures, mais Tintin s'y morfond, il est désoeuvré. On le voit errer à travers les pâturages des romanichels en quête d'un exploit à accomplir mais qui ne survient jamais ; il se cache dans le grenier pour satisfaire sa soif d'aventure avortée ; il court après des paparazzi pour se rappeler qu'il est un homme d'action ; il surprend la petite faiblesse de Wagner pour se prouver qu'il adore jouer les détectives. Hergé pousse même l'ironie de lui faire lire L'Ile au Trésor, page 43, roman d'aventure par excellence. Autant d'éléments qui mettent le héros mal à l'aise. Même Haddock qui d'habitude aspire au repos, finit par s'ennuyer, d'une part à cause de son immobilité en fauteuil-roulant, d'autre part à cause de la présence envahissante de la Castafiore.

Véritable castratrice et reine de cette histoire, elle n'épargne personne, ni Haddock dont elle déforme le nom 16 fois et lui prodigue ses conseils vestimentaires, ni Tintin en qui elle est plus distante que dans d'autres albums, ni Nestor qu'elle traite comme un larbin, ni ses "gens" Irma et Wagner (voir la séquence où elle engueule tout le monde pages 41 à 43) ; même Lampion trouve à qui parler puisqu'elle lui claque la porte au nez. Bref, elle déstabilise tout le monde, seul Tournesol isolé dans sa surdité, semble échapper à tout ça, et tombe même sous son charme.

Les Bijoux, c'est aussi l'album où l'on y parle le plus, le dialogue y est plus abondant en raison du manque d'action qui d'habitude s'explique mieux par l'image. La chute de l'histoire est aussi une chute au sens propre, avec le répétitif de la marche cassée et de ce fumiste de Boullu. Pour tout ça, cet album est, en dépit de l'appellation "aventure" de Tintin, le plus achevé d'Hergé, son chef-d'oeuvre, mais c'est aussi celui qui dérouta le plus son public, peu familiarisé avec le sédentarisme de ses héros. Hergé l'a précisé lors de ses entretiens avec Sadoul : "J'ai pris un malin plaisir à dérouter le lecteur en me débarrassant de la panoplie traditionnelle de la bande dessinée : pas de mauvais, pas de véritable suspense, pas d'aventure au sens propre".
Indispensable dans toute bédéthèque de Tintinophile.

Muffinman :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,50
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23 5 2011
   

Il ne semble pas se passer grand chose dans LES BIJOUX DE LA CASTAFIORE à priori. En fait il se déroule beaucoup d'événements successifs, mais comme il ne s'agit pas d'une aventure au sens habituel du terme, on schématise souvent en disant de cet album qu'il ne s'y passe rien. La véritable affaire des bijoux ne débutant qu'au bas de la page 43 (et elle est résolue en 17 pages) !

Hergé s'amuse en fait avec les codes et les principes habituels des aventures policières (attitudes louches de certains personnages, coupables idéaux...) pour aiguiller le lecteur vers autant de fausses pistes qui mènent rapidement à la fin de ce que l'on pensait être un début d'enquête (la Castafiore perd ses bijoux mais elle les retrouve rapidement après ; le photographe n'était pas un voleur mais un simple paparazzo ; qui a laissé des traces de pas sous la fenêtre ? Qui sont ces rôdeurs qui traînent autour du château ?, etc...). C'est en fait le même principe qui sera repris 10 ans plus tard dans LE GRAND BLOND AVEC UNE CHAUSSURE NOIRE : Observez quelqu'un pris au hasard dans la foule et vous trouverez rapidement son comportement suspect.

Si certaines BD peuvent être très cinématographiques, celle-ci est en revanche très théâtrale. Tout se déroule en effet au château de Moulinsart ou dans ses environs proches (unité de lieu). A noter d'ailleurs que Milou et le chat - qui pour la première fois ne battent pas - peuvent être assimilés aux chœurs antiques de la tragédie grecque. Hergé profite d'ailleurs de l'occasion pour humaniser ses personnages que l'on voit finalement évoluer au quotidien dans leurs petites routines respectives qui ne sont pas des actes extravagants de héros traditionnels, mais de simples choses que nous pourrions tous être amenés à faire (Tournesol s'occupe de ses fleurs, Haddock bataille pour faire réparer une marche d'escalier - Hergé en profite d'ailleurs pour régler leurs comptes à certains ouvriers/artisans un brin fumistes qui mènent leurs clients en bateau, Lampion vend ses polices d'assurance, Wagner fait ses gammes et Tintin se balade dans la campagne).
On en profite également pour découvrir le château (chambre, grenier), ce qui nous en apprend plus sur les lieux où vivent les personnages ("montre-moi comment tu vis et je te dirai qui tu es"). Encore un élément qui humanise des personnages jusqu'ici très stéréotypés.

On pourrait alors penser que 62 pages pour raconter et décrire des choses aussi banales, c'est un peu beaucoup et que les 44 planches actuelles auraient suffi, mais c'est le contraire. Grâce à ce nombre de pages plus élevé, Hergé peut créer une ambiance réellement crédible (et un peu anglaise aussi) où l'on prend le temps de vivre (l'histoire se déroule sur un mois environ). L'album est d'ailleurs truffé de temps morts narratifs ou de cases très contemplatives (on voit Tintin allongé dans l'herbe, ou crapahuter derrière la commode de la chambre - très détaillée - de la Castafiore là où on l'aurait habituellement vu courir, voler ou bondir). L'auteur s'amuse aussi avec ses personnages. Celui qui en tire le plus grand bénéfice étant bien sûr le professeur Tournesol, particulièrement en forme dans ce tome. Le passage de son expérience télévisuelle est d'ailleurs typique de l'album. Il ne sert à rien fondamentalement dans ce récit, hormis montrer les personnages dans un quotidien sans histoire.

LES BIJOUX DE LA CASTAFIORE est le dernier album indispensable de TINTIN ; le seul qui revienne au niveau des tomes de l'âge d'or, c'est-à-dire depuis LE SECRET DE LA LICORNE jusqu'à L'AFFAIRE TOURNESOL* (L'OR NOIR excepté).


* Je sais que TINTIN AU TIBET est vénéré par beaucoup et considéré comme un des meilleurs - si ce n'est le meilleur - albums de la série, mais je ne l'ai jamais trouvé si fabuleux. Je le trouve moins bon que COKE EN STOCK et à peine meilleur que VOL 714 POUR SYDNEY.
Je sais, je choque...

2 7 2010
   

Très bon album de "Tintin (Les aventures de)".

Il n'y a pas de grand scénario alambiqué : la Castafiore va rendre visite au capitaine Haddock au château de Moulinsart. Va s'ensuivre une série d'imbriglios et de mésaventures notamment le vol d'un de ses bijoux. Ici pas de grands méchants, mais un album rafraîchassant qui nous divertit parfaitement.

Hergé s'essaie à un exercice de style qui réussit pleinement.

9 1 2010
   

Un des chefs-d'oeuvre d'Hergé.

Une sorte de roman policier qui se souviendrait de Marivaux et de Ionesco. Précision de chaque case, reprise de presque tous les personnages qui sont plus eux-mêmes que jamais, panoplie de tous les casse-pieds qui rendent la vie d'Haddock (Hergé?) impossible.

La scéne de la télé-couleur déformante ! On croirait voir les séries de Warhol... Et chaque mot de la parodie de Paris-Match qui sonne juste... Et que dire enfin de la Castafiore, caricature d'hystérique avec juste ce qu'il faut de cruauté...

19 4 2009
   

Encore un fois, voilà un très bon album ! Tout se passe à Moulinsart et dès le début, on sent que tout va mal tourner : Haddock n'arrête pas de se blesser, cette fameuse marche cassée est un piège, et surtout La Castafiore qui débarque... Encore une fois, notez comment Hergé rappelle, que bien que différent des aventures de Tintin qui l'on conduit dans de lointaines contrées, cet ouvrage s'inscrit pleinement dans la série : il y a beaucoup de références aux albums précédents (les félicitations adressées par tous les amis, la liste des gens auxquels aurait été mariés la Castafiore, l'émission de télé qui parle notamment du Yéti). Mais ce "huis clos" est tout de même à part dans les aventures de Tintin.

J'ai aimé comment Hergé arrivait à faire monter une mayonnaise avec rien du tout, si ce n'est des cadrages et des détails qui nous font dire que quelque chose se trame. Dans cet album, il ne se passe pas grand chose et pourtant, on reste véritablement accroché à l'histoire, Hergé créant du suspense là où il n'est nul besoin d'en avoir.

Concernant l'humour, j'ai l'impression que Hergé a insisté cette fois sur les noms mal prononcés ou détournés. On avait l'habitude de voir la Castafiore ne jamais prononcer correctement le nom de capitaine, mais là, tout le monde en prends pour son grade : de Lampion qui devient Lampadaire, Nestor qui ne doit plus savoir comme il s'appelle, La Castafiore aussi voit sont nom écorché, Tournesol devient Tournedos, ...jusqu'à Moulinsart qui devient Moulinserre... En Bref, en début d'album, certains signes annonçaient que l'histoire commençait mal, et en cours d'album, voilà que ça devient du n'importe quoi!

Un album drôle, dans lequel c'est le lecteur qui sent une tension qui en fait n'existe pas, c'est le lecteur qui invente une aventure là où il n'y en a pas, et où finalement, Hergé a du bien s'amuser à tous nous fourvoyer!

P.S. Notez tout de même que la fameuse émeraude a été offerte par le Maharadjah du Gopal, le même que l'on découvre dans une aventure de "Jo, Zette et Jocko", "la vallée des cobras". J'apprécie le clin d'oeil...

25 7 2008
   

Un "Tintin" à part puisqu'on ne visite aucune contrée lointaine. Ici, toute l'action se situe au Château de Moulinsart et environs. Une espèce de vaudeville comme on en voit au théâtre, adapté pour l'occasion en BD par Hergé. Un exercice de style surprenant mais dont Hergé se sort admirablement.
Pourtant, il ne se passe rien. Mais le suspense relatif à l'enquête est bien mené et les personnages secondaires sont impériaux : la Castafiore, Haddock et Tournesol nous offrent un véritable festival comique. Un petit message au passage sur les préjugés pour faire une jolie morale.
Le dessin, dans le style ligne claire d'Hergé, est superbe et coloré.

Un très bon album à lire et relire.

22 5 2007
   

Après l'excellent Tintin au Tibet, Hergé a voulut aller plus loin. Dans ce sens, il signe Les bijoux de la Castafiore. Le but est de tenir le lecteur en haleine pendant les 62 pages, alors qu'il ne se passe rien (ou presque rien). L'objectif est atteint.

L'album sort en 1963, soit deux ans après Tintin et le mystère de la Toison d'or (première tentative de film avec des acteurs), et surtout trois ans après Tintin au Tibet. Toute l'action se passe à Moulinsart, donc pas de grands voyages en perspective, ... et pourtant celà fonctionne très bien. Cela donne cependant une structure différente à l'album qui ferait presque penser à une pièce de théâtre (tout se déroule quasiment dans le même lieu). D'ailleurs n'est ce pas pour cela que cet album a été choisi pour être adapté en comédie musicale?

L'album regorge de trouvailles irrestibles (en grandes parties dues au capitaine Haddock et le perroquet Coco, mais Tournesol est pas mal non plus). Hergé réussit parfaitement à nous emmener là ou il veut pendant les 62 pages, et on se demande tous qui a volé l'émeraude. Même Tintin en vient à se tromper. La réponse sera d'ailleurs toute simple (mais lisez et vous verrez)

Un album assez spécial donc, mais qui est parfait du début jusque la fin. Pour moi le dernier grand Tintin. Le dernier avec un scénario qui m'a vraiment plu du début à la fin.

10 2 2006
   

Curieux album.
Une véritable pièce de théâtre dessinée.
Le récit débute et se termine par une marche brisée. Et pour ne rien arranger, le marbrier n'est jamais disponible. Tout fonctionne comme si Hergé veut faire comprendre à ses (très nombreux) lecteurs que c'est l'histoire elle-même qui a trébuché sur les marches du grand escalier du château de Moulinsart.
Hergé s'amuse. Plus de grandes aventures dans des pays "loin là-bas". Il s'amuse avec l'univers et les personnages qu'il a créés et mis en place depuis tant d'années.
Personne ne quitte la propriété. Un vrai vaudeville dans un seul lieu. Pourtant il n'y a pas de mauvais, pas d'intrigue réelle, peu ou pas de suspens et, finalement, pas de voleur des bijoux de La Castafiore puisque c'est une pie qui a dérobé la précieuse émeraude de la cantatrice.
Heureusement, pour relever le plat, il y a des paparazzi, des tziganes et les inventions loufoques de Tournesol.
Ce vaudeville pourrait être "traduit" en roman. Hergé a-t-il créé une bande dessinée qui est une sorte d'anti bande-dessinée ?... La question est posée...

12 11 2005
   

Cet opus de Tintin est très certainement bien différent des autres, c'est vrai... Ici, pas de grands voyages ni de découvertes extraordinaires, mais tout simplement un vaudeville ayant pour cadre le chateau de Moulinsart... Cet album n'en garde pas moins un charme tout particulier puisqu'il est le théatre de quiproquos croustillants entre les différents protagonistes. Point de vue dialogues, c'est également l'un des plus réussis puisqu'ils regorgent de subtilités tout au long de l'album, avec en particulier des dupond(t) en très grande forme (la scène où les dupondt expliquent à la télé que le singe des romanichels est en fait l'homme qui a volé les bijoux est grandiose :-)) !

Ainsi, pour moi, le fil conducteur de l'histoire qui est "Y aura-t-il ou pas vol de bijoux ?" est prétexte à la mise en scène des seconds rôles de la série avec en tête d'affiche ce pauvre vieil Haddock. Mais les autres personnages secondaires entrent également dans la danse pour notre plus grand plaisir : Les dupond(t), Tournesol, la Castafiore...

Ainsi, dans cet album, ce sont les seconds rôles qui sont à l'honneur et Tintin, comme le suggère la couverture, s'efface légèrement, ou plutôt, est le "témoin" de tout ce remue-ménage que la Castafiore va provoquer par son arrivée dans ce petit monde tranquille de Moulinsart...

Très drôle !

10 11 2005
   

C'est marrant, quand je relis ce livre, mes impressions peuvent être très différentes.
Soit je suis désabusé devant les facilités, le manque d'originalité, les lieux communs et les blagues élémentaires, les dialogues attendus, soit je trouve le genre forcé mais drôle, par répétition ou insistance, et je goûte sans limite les convenances, la répartition des rôles et des façons.
Je crois quand même qu'en général c'est le côté "bon livre" qui l'emporte.

Alors, tant pis si Tintin est astucieux, mais un peu en retrait; si Tournesol est sourd comme un pot (mais ça donne des échanges si surréels que c'en est désopilant); si les Romanichels sont basiquement décrits; si La Castafiore est une vraie caricature, si Boullu énerve; si les Dupondts fabouillent et piétinent (je dirais même plus piétinent); si Haddock frôle la perfection dans une colère à peine contenue et régulière; si Lampion n'est pas une lumière; si Nestor maîtrise les évènements avec une égale efficacité; si Milou parle trop.
C'est excessif, c'est vrai. Mais j'adore quand Haddock en fait "des tonnes". Egal à lui même, il tempête, il peste, il multiplie les roublardises. Les péripéties qui l'entourent sont toutes plus succulentes les unes que les autres (le coup de la marche, la boucherie Sanzot, le perroquet, son "amour" de Bianca).
Ca fait du bien, et ce huis clos à Moulinsart, très inhabituel pour la série, est mené de main de maître par Hergé, qui a dû bien penser son scénario pour fournir un ouvrage sui rythmé.
Bref, j'ai pris du plaisir à redécouvrir ce livre, et ses côtés loufoques m'ont empli d'aise.
Ca fait du bien, ça ressource !

(et puis, lire les fac-similés des originaux, avec ce si beau papier, ces si belles couleurs, ça valorise l'oeuvre, c'est certain).

30 10 2002
   

Dans ce tintin, on reste au chateau de Moulinsart en présence de Romanichel et de La Castafiore pour notre plus grand plaisir . On assiste ici à un vol de Bijoux et bien sûr, les romanichels sont visés d'office alors que c'est une Pie . Herge nous donne la vision des "Hommes Blancs" sur les races dites "inférieures" à l'époque . Sans aucun indice on les accuse, un peu comme aujourd'hui, cela n'a que tres peu voire pas changé mais là je m'égare . Pour moi un très bon tome même si il y a moins de mouvement et d'actions qu'au Tibet, les dessins sont classiques et ils collent très bien avec l'histoire .

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