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Tome 6 : Chinatown et le mystérieux Monsieur Wicker
 

The Goon, tome 6 : Chinatown et le mystérieux Monsieur Wicker

 
 

Résumé

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Planche de The Goon, tome 6 : Chinatown et le mystérieux Monsieur WickerOn a pris nos habitudes, avec le Goon. Après cinq tomes, forcément, on commence à bien connaître le petit monde imaginé par Eric Powell. Et on aime bien voir le Goon envoyer valdinguer quelques zombies ou Franky utiliser son coup favori ("couteau dans l'œil"). On sait aussi que Eric Powell aime à se renouveler, tant au niveau graphique que sur ses intrigues. A ce niveau, "Chinatown" surprend en effet son monde.

Powell a décidé d'explorer le passé du Goon. A la fin de cet album, vous saurez ainsi d'où viennent les cicatrices qui ravagent le visage du prétendu bras droit de Labrazio. Et l'auteur met en garde dès le départ avec une curieuse première planche précisant "ce qui suit n'est pas drôle" en blanc sur fond noir. On ne sait pas trop comment prendre l'avertissement, la série nous ayant habitués au second degré. Très vite, on comprend qu'effectivement, l'album ne fait pas dans l'humour noir et délirant qui fait souvent le sel de "The Goon" : Powell dévoile les failles dramatiques de sa création.

La démarche est bien sûr très intéressante, car on sent que l'auteur est toujours prêt à se remettre en question et à bousculer son lectorat, ce qui est sain et courageux. Au risque de perdre ceux qui ont aimé l'ambiance des précédents albums... et j'avoue faire partie de ceux-là. J'ai beau être convaincu par les talents graphiques de Powell, une nouvelle fois à l'œuvre avec maestria, je le suis un peu moins par sa capacité à faire pleurer dans les chaumières. Et je trouve que "Chinatown" ne parvient pas à aller au bout de son parti-pris : les relations amoureuses qui sont au cœur du récit manquent de consistance, de crédibilité, d'émotion et les demoiselles auraient gagné à être creusées psychologiquement. De plus, en se concentrant aussi sur l'intrigue avec Wicker, Powell brouille les pistes et vient rompre l'émotion qu'il essaye par ailleurs de susciter.

L'album n'est pas mauvais, non. Il a même été salué par deux Eisner Awards. J'invite les fans du Goon à le lire, en sachant qu'ils seront peut-être mitigés comme je peux l'être, mais j'apprécie la démarche artistique de Powell qui cherche à se renouveler. Et peut-être suis-je passé à côté de l'album ? N'hésitez pas à venir livrer vos impressions, les gars !


Chronique rédigée par Jean Loup le 21/03/2010
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Janvier 2009

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics The Goon, tome 6 : Chinatown et le mystérieux Monsieur Wicker, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

11 11 2012
   

Chinatown, ce nom revenait régulièrement dans les tomes précédents. Dès le premier récit du tome 1 du Goon, Franky y faisait référence : "Ca a été une mauvaise nuit. Mais reconnais que ça n'a pas été pire que Chinatown", ce à quoi Goon répondait : "N'évoque même pas Chinatown". A partir de ce moment, j'attendais avec impatience que Powell nous dévoile les événements de Chinatown.

Il a fallu attendre le 6ème tome pour y arriver et j'attendais donc beaucoup de ce nouvel album du Goon. ET je fus ravi, car ce tome est superbe et les événements de Chinatown sont vraiment terribles pour le Goon.

La série poursuit avec succès le virage amorcé par le tome 5. La série se fait encore plus sombre et sérieuse. Elle a atteint une vraie maturité et la ligne que suis Powell semble désormais claire. Il fait du Goon un personnage plus profond, plus intéressant, plus complexe. On découvre même qu'il est bien plus qu'une brute épaisse et qu'il a ses failles.

Le dessin de Powell est vraiment exceptionnel dans ce tome. Mention particulière pour la "décomposition" du Goon face au miroir suite à une terrible nouvelle.

21 3 2010
   

Je m'étais pour ma part habitué au côté bordélique de l'univers et des histoires, où la castagne était mise en avant et les intrigues ne donnaient pas vraiment l'occasion à l'auteur de donner une profondeur psychologique à ses personnages. Certes ce n'est pas forcément ce qu'on attendait d'une série comme celle-là, où humains, zombies, araignées géantes et autres mutants se mettent sur la tronche à longueur d'album. Certes Powell propose un univers cohérent et assez riche, avec des personnages excellents (Hieronymus Alloy), mais il manquait à mon sens quelque chose à cette série pour en faire quelque chose de grand.

Et c'est là qu'intervient ce 6e opus, qui va revenir sur le passé du Goon et nous donner davantage de clés pour comprendre comment notre héros en est arrivé là, que ce soit psychologiquement ou physiquement. Et pour une fois qu'il s'étale ainsi sur son personnage fétiche, Powell s'en sort vraiment très bien. Certes on a du mal à pleurer à chaudes larmes sur le sort de la vie amoureuse du héros, mais vu la carrure du bonhomme, il en aurait été surprenant autrement.

Graphiquement, Powell propose quelque chose de très réussi. On quitte quelque peu le côté zizanie des précédents opus, pour entrer dans une ambiance plus proche du polar des années 50, ses codes, ses jeux de lumières, etc. J'aime décidémment beaucoup le trait du dessinateur, son sens des couleurs, sa manière d'intégrer les personnages et de les faire se mouvoir, ou de jouer avec leurs émotions.

Jusque-là je prenais The Goon pour une petite série sympathique, sans réelle prétentions autre que celle d'être un joli défouloir fantastico-burlesque. Or cet opus a radicalement changé la donne à mes yeux. Powell est capable de surprendre le lecteur, de jouer avec les ambiances et les attentes et d'apporter une profondeur à ses personnages.

Espérons que la suite soit du même acabit.

Hec-Tor :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,50
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21 3 2010
   

Je fus totalement emporté par ce tome du Goon. A mes yeux c'est un Must. Ne serait-ce que pour les planches où l'on "contemple" le visage du bras droit de Labrazio se décomposer suite à une bien triste nouvelle. La narration est excellente, le scénario prenant et le dessin... magnifique! Chaque planche est un régale! Comment ne pas résister au triste passé d'un homme blessé qui relèvera la tête... en donnant des coups de tête!