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Tome 5 : The End - Jim Morrison
 

Rebelles, tome 5 : The End - Jim Morrison

 
 

Résumé

Rebelles, tome 5 : The End - Jim MorrisonAfin d'acceder au résumé de Rebelles, tome 5 : The End - Jim Morrison, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Rebelles, tome 5 : The End - Jim MorrisonNouvel album de la collection Rebelles de Casterman, celui-ci est de nouveau une biographie portant sur un personnage de la seconde moitié du 20e siècle : Jim Morrison, chanteur et compositeur des Doors, l'un des symboles de la génération rock de la fin des années 60.
Cette fois, ce se sont plus Jean-François et Maryse Charles au scénario mais c'est Romain Renard qui gère à la fois scénario et dessin. Le résultat n'est pas mauvais mais guère passionnant à mon goût.

Le dessin est intéressant. Style réaliste, technique qui rappelle parfois un peu le fusain, encrage et couleurs un peu délavés, ce n'est pas vraiment mon style préféré mais les planches sont jolies à regarder et plaisantes à lire.

La narration, comme les autres biographies de la collection Rebelles, pêche un peu par une abondance de flash-backs, même si elle reste nettement moins confuse que Shooting star par exemple.
Pour le reste, pour quelqu'un comme moi qui ne connaissait quasiment rien de Jim Morrison, j'ai pu apprendre diverses choses sur sa carrière et sur le personnage. Cela n'a cependant pas suffi à me faire m'intéresser davantage à son sujet et Jim Morrison, en tant qu'homme, n'en ressort guère grandi à mes yeux : lunatique, rebelle à tout, assez capricieux, sombrant facilement dans la déchéance de l'alcool et des drogues, il ne m'a pas paru vraiment attachant et son aspect intéressant ou poétique ressort relativement peu au final de ce récit. Difficile de faire ressentir la musique en BD évidemment...

Bref, une biographie plutôt bien faite et dessinée, mais qui ne devrait hélas intéresser que les grands amateurs de Jim Morrison et des Doors.


Chronique rédigée par Ro le 09/03/2010
 
 
Statistiques posteur :
  • 941 (79,08 %)
  • 165 (13,87 %)
  • 84 (7,06 %)
  • Total : 1190 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 2,50 Note générale
  • Originalité : 2,50 Originalité
  • Scénario : 2,50 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.17
Dépôt légal : Mai 2007

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Rebelles, tome 5 : The End - Jim Morrison, lui attribuant une note moyenne de 3,17/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

11 10 2011
   

Quand j’étais petit, les groupes musicaux célèbres étaient rares. Certains même tenaient de la légende alors qu’ils étaient toujours vivants ou que leur fin était encore extrêmement récente. « The Doors » en fait partie. Pourtant, aujourd’hui on ne peut pas dire que ce groupe ait gagné la lutte des ondes courtes. Entre 2 groupes (certes dont un est toujours vivant…) sensiblement de la même époque, les Rolling Stones ont gagné facilement.
Mais « The Doors », pourtant s’ils ne sont pas largement diffusés, restent ancrés dans les esprits et leur réputation perdure. Jim Morrison le chanteur emblématique n’est pas étranger à cette endurance temporelle.
J’ai hésité d’ailleurs entre emblématique et charismatique. Mais après la lecture de cet album, il est difficile de parler de charisme. Le charisme est pour moi quelque chose de positif, qui déclenche un attrait, une sorte de séduction envers le public ou le lecteur. Si la lecture de cet album a déclenché des sensations, des émotions, des réflexions sur Mister Morrison, je suis loin d’être séduit.
Cet album se focalise sur la carrière de James Douglas Morrison. Son enfance n’y est que très brièvement évoquée et ne joue qu’un rôle mineur afin de comprendre que le caractère du bonhomme n’est pas une nouveauté alors qu’il devient adulte. Jim avait un caractère spécial depuis le début. Solitaire, rêveur, provocateur. L’absence de son père et le nombre de déménagement important dans les 11 premières années de sa vie l’empêchèrent de se lier d’amitié avec d’autres enfants et le poussèrent apparemment dans son cloisonnement.
On découvre dans l’album Jim alors qu’il rejoint le groupe et forme ainsi « The Doors ».
On découvre un personnage hyper sensible, que la chanson n’intéresse pas. Ses véritables centres d’intérêt sont le cinéma et surtout la poésie. La poésie qu’il tente de faire passer par la chanson, n’ayant pour l’instant pas d’autre moyen.
L’abus de drogues, d’alcool lui permettait des délires associés à son attrait pour le chamanisme. Ses concerts étaient pour lui une forme de théâtre, où il jouait un simple rôle.
Incapable de supporter, le succès apparemment loin des problématiques d’argent, Jim désirait avant tout écrire de belles choses. Et il ne comprenait pas comment « light my fire » dont il n’avait pas écrit les paroles pouvait être leur succès n°1.
Je ne vais pas tout décrire, mais cet album est parfait pour découvrir un homme extraordinaire dans le sens premier du terme. Un homme dont l’enfance a eu une très forte influence sur lui. C’est peut-être ce qui manque à cet album, mieux comprendre tout ce qui a fait Le chanteur que l’on connait.
Jim était un être brillant, souvent largement au dessus de la moyenne, avec une culture générale hors norme. Mais ce poète maudit, resta incompris et ne parvint pas à trouver sa place dans la société. Ou alors, la société ne parvint pas à lui faire une place ne parvint pas à le comprendre dans le contexte historique placé sous le signe de la guerre de Corée et du Vietnam...

Le dessin, précis, montre un vraie recherche sur les tenues, les coiffures, l’aspect des protagonistes. Les couleurs sont bien travaillées et savent rester discrètes afin de ne pas prendre le pas sur le fond de cet album qui reste le plus important.

Un bel album pour qui désire découvrir la vie mystique et mythique de cet homme qui n’a jamais vraiment eu le temps d’en devenir un.

30 7 2010
   

Je n'ai pas la prétention de penser que je suis un grand connaisseur de Jim Morrison, mais les chansons des Doors ont définitivement marqué ma jeunesse, parmi d'autres groupes. J'avais pris une claque de première devant le film d'Oliver Stone et je m'attendais à aimer cette Bd dont le graphisme est séduisant.
Je n'ai pas été déçu et j'ai particulièrement aimé le flash-back constant qui constitue le ressort de la narration. J'y ai aussi retrouvé ce qu'il s'est dit au sujet de la personnalité de cette icône du Rock. Hypersensible au point de devenir insupportable, provocateur assez irresponsable, rongé par l'autodestruction (des acides, de l'héro et beaucoup d'alcool), éperdument amoureux de Pam et finalement incapable d'accepter de ne pas la posséder, peu respectueux de ses partenaires du groupe et assez mégalo pour souffrir de ne pas avoir écrit les paroles de la chanson la plus vendue à l'époque (Light my fire). Bref, un type tout sauf équilibré, qui se destinait au cinéma et à la poésie et ne considérait pas son rôle de chanteur comme artistiquement épanouissant. Il est d'ailleurs rappelé qu'il concevait les concerts comme un spectacle se rapprochant du théâtre.
La pression exercée par la maison de disques est aussi bien rendue, tout comme celle renvoyée par Manzareck, prompt à lui rappeler les enjeux énormes de leur succès foudroyant. Pour mémoire, en moins de trois ans et demie, ils ont enregistré sept albums !
Les citations, nombreuses, confèrent à cette biographie une forme de crédibilité et je n'ai pas trouvé un seul temps mort au cours de la lecture.
Cette Bd est à mes yeux un hommage qui se veut fidèle à la légende, mais qui appuie aussi du côté de la psychologie de l'homme. Elle m'a procuré de bons moments de lecture, sans compter les fois où les chansons citées me sont revenues en tête...