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The cape
 

The cape

 
 

Résumé

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Planche de The cape« The Cape » fait partie de ces récits dont on n’attend pas grand chose et qui vous claquent le beignet avec force. Bon, je dis ça mais je suis quand même grand fan de Joe Hill à qui l’on doit le scénario (adapté en comics par Jason Ciaramella). Pour les gens qui ne connaissent pas ce nom, on peut les renvoyer sur l’excellente série « Locke & Key » dudit « Hill » qui, comme son nom ne l’indique pas, est le fils de Stephen King, rien que ça.

Donc « The Cape » c’est l’histoire de deux gamins, deux frères qui jouent aux super-héros. Leur père à disparu à la guerre et sont tous deux élevés par leur maman. Comme la plupart des gosses, ils jouent aux héros et aux vilains : Nicky « le traceur » et Eric « l’éclaire rouge ». Un jour Eric monte à un arbre, mais la branche casse… pendant quelques secondes, sa cape semble le maintenir dans les airs, puis c’est la chute, l’hôpital, les points de suture etc.
« The Cape » c’est aussi deux destins, alors que Nick va réussir sa vie, rentrer à Harvard et trouver un bon boulot, Eric lui se laisse aller. Il se contente de jouer aux jeux vidéo et enchaine les petits boulots. Peu à peu il devient aigri, une colère qui semble remonter à son enfance quand sa mère jeta cette cape qui aurait pu le rendre exceptionnel, jusqu'à ce que... Pour paraphraser Hemingway : « c’est toujours dans l’innocence que le mal véritable prend sa source » (ce qui fait de moi quelqu’un de très instruit ou quelqu’un qui lit les préfaces).
Nous découvrons donc la genèse d’un héros, ou plutôt d’un vilain, dans un monde qui ne connaît pas les super-héros. Un peu à là façon de Millar dans « 1985 », le fait de voir l'arrivée du surnaturel dans un monde normal rend le phénomène d’autant plus fort.
On voit Eric sombrer de plus dans plus dans la psychose et perdre le sens des réalités.
Au dessin, Zach Howard tombe de très belles planches avec des compositions inspirées mettant en valeur la richesse du scénario.

« The Cape » est pour moi une belle madeleine, superbement orchestrée par Hill et Ciaramella, le récit nous plonge dans une querelle intestine entre deux frères. Qu’est-ce qui rend un être exceptionnel, une cape volante ou affronter ses démons ? Cette Cape est le reflet des ambitions déçues, un drap derrière lequel se cache les échecs du personnage principal. Un récit qui montre qu’un grand pouvoir sans les responsabilités conduit l’homme à sa perte.


Chronique rédigée par sigmar le 19/06/2013
 
 
Statistiques posteur :
  • 141 (30,19 %)
  • 134 (28,69 %)
  • 192 (41,11 %)
  • Total : 467 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Juin 2013

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics The cape, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

14 11 2014
   

Voici un comic efficace et dont la tonalité surprend. En effet, on ne peut qu'éprouver un semblant de compassion pour Eric. Un accident lorsqu'il était enfant lui a laissé quelques séquelles, et notamment des migraines qui l'empêchent de se concentrer, et donc de se choisir un avenir. Finalement, la seule bonne chose qui lui soit arrivé, c'est que Angie l'ait préféré à son frère Nicky. Mais le fait d'être cantonné à des petits boulots, voire à pas de boulot du tout, nuit à son couple, jusqu'à son explosion. Alors, lorsqu'il retrouve sa cape d'enfant, celle-là même qui l'a fait voler, et qui a toujours cet étrange pouvoir, on se dit que tout va aller mieux.

Eh bien, non, et la violence avec laquelle le scénariste nous propose le premier fait d'armes d'Eric fait froid dans le dos. Eric exprime sa rancoeur, sur fonds de paranoïa, envers ceux qui lui sont proches. Et petit à petit, il s'enferme dans sa violence. La trame est ainsi originale, et elle joue avec cette notion de cape, qui fait référence à de gentils super-héros, et cette horreur et ce mal-être permanent. Joe Hill introduit du fantastique et du surnaturel sans même tenter de l'expliquer (un peu comme dans "Locke and key"), tout simplement parce que le noeud de l'intrigue ne se situe pas là, mais bien sur la personnalité des protagonistes : plus ses proches tentent de l'aider et plus Eric devient violent.

Le dessin, qui se veut sombre comme l'histoire, propose de bien belles prises de vue. Surtout, il y a cette impression de mouvement qui est bien retranscrite. Et les regards viennent donner une profondeur et une humanité supplémentaires à l'ouvrage.

"The cape" fait partie de ces petites production qui, l'air de rien, arrivent à toucher avec efficacité.

23 7 2013
   

Milady, c'est quand même un éditeur qui nous livre pas mal de pépites. Espérons qu'ils trouveront les moyens de résister à la concurrence et de survivre.
"The cape" fait partie de ces pépites. Ce n'est pas un titre qui a bénéficié d'une sortie à grands coups de renforts publicitaires et c'est bien dommage car on risque de passer à côté.
Comme dans "1985" chez Marvel, nous sommes dans un monde "normal", entendez par là où les super-héros n'existent pas : ça ressemble bien à chez nous. Sauf que tout à coup, le fantastique entre en jeu. Un fantastique qui va tout faire basculer.
Deux gamins, deux frères qui jouent au super-héros. Quoi de plus banal ? sauf qu'au cours d'un de ces jeux, se produit un accident. Eric est monté en haut d'un arbre avec sa cape. Mais une branche casse, et c'est la chute. L'espace d'une seconde, Eric a eu l'impression de voler. Mais il finit par tomber et se blesse très grièvement. La Cape sera confisquée.
Ce simple événement sera le point de départ de la vie des deux frères. Eric, après son accident, va végéter, glandouiller et... se frustrer. Alors que Nick va réussir brillamment : études de médecine à Harvard puis chirurgien.
Vous l'avez compris, c'est une histoire de rivalité et de frustration. Une histoire psychologique et sombre. Glauque même. Quand Eric adulte remet par hasard la main sur la fameuse cape, il n'en croit pas ses yeux... il peut voler. Toutes ses angoisses, frustrations et délires prennent le pas... et il perd pied. Au point de devenir le super-vilain qu'il campait étant gosse. Et là, franchement, mieux vaut avoir à faire à Fatalis qu'à Eric. L'horreur ordinaire est bien plus effrayante que la violence des comics ou des DA. C'est le sens de cette histoire qui vous ramènera dans les recoins les plus sombres de votre enfance.
Le tout servi par un graphisme très moderne et totalement adapté. Creepy.

Bref, un comics de haute volée. Dommage qu'il se lise un peu rapidement.

7 7 2013
   

Joe Hill n’est pas uniquement le fils de Stephen King, c’est également un auteur talentueux à qui l’on doit l’excellente série "Locke & key", également publiée chez Milady Graphics. « The Cape » est l’adaptation d’une nouvelle de Joe Hill par Jason Ciaramella (au scénario) et Zach Howard (au dessin).

Ce one-shot raconte l’histoire de deux frères qui avaient pour habitude de jouer aux super-héros quand ils étaient gamins. De nos jours, il n’y en a plus qu’un des deux, diplômé à Harvard, qui brille, tandis que l’autre est devenu un loser qui multiplie les petits boulots quand il ne se contente pas de jouer aux jeux vidéo depuis son divan. Lorsqu’il retrouve la cape qui faisait de lui un héros étant enfant et qu’il découvre que celle-ci lui procure bel et bien des pouvoirs, le moment est cependant venu pour lui de prendre un nouvel envol…

Si le lecteur a droit à la énième genèse d’un super-héros dans un monde pourtant dénué de super-pouvoirs, il a surtout de nouveau droit à l’histoire d’un surhumain qui pète les plombs, genre « Black Summer » ou « Irrécupérable ». Malgré cette impression de déjà-vu, le récit s’en sort avec les honneurs sur la longueur. En s’envolant dans les airs, le jeune héros va en effet entraîner ses proches dans une véritable descente aux enfers. Au fil de flashbacks savamment distillés, le lecteur va progressivement comprendre l’origine de cette chute libre et de toute cette rancœur. L’histoire ne fait pas de concession et sombre très vite dans une spirale de violence, tout en invitant le lecteur à s’interroger sur les raisons de toute cette colère. Remontant jusqu’à l’enfance de cet encapé, l’auteur dévoile progressivement une vie pleine de rancœur qui finit par sombrer dans la paranoïa et la psychose. Visuellement, le dessin de Zach Howard accompagne d’ailleurs avec brio la noirceur croissante du récit.

Une excellente surprise et je me réjoui d’avance de savoir qu’une autre mini-série, intitulée « The Cape : 1969 », de la même équipe créative est déjà sortie en 2012 outre-Atlantique.

Tous les albums de la série
Album Avis Moyenne
The cape 4 4.00
The cape : the Cape 69 2 3.00