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Tome 1 : La règle du jeu
 

The Boys, tome 1 : La règle du jeu

 
 

Résumé

The Boys, tome 1 : La règle du jeuAfin d'acceder au résumé de The Boys, tome 1 : La règle du jeu, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de The Boys, tome 1 : La règle du jeuNouvelle série débarquée aux US dans la lignée des nouveaux concepts de super héros, The Boys apporte sont lots de trash.

Le concept est intéressant même si finalement pas si original que ça car on se souvient bien du cultissime Powers, flic pour super héros. Mais ici la donne est différente, les auteurs ont voulu faire dans le trash et c'est assez réussi, les super héros sont loin des valeurs que nous leur connaissons habituellement. On se retrouve donc avec une équipe de déglingos qui n'ont pas peur de se frotter aux gugusses en collant qui se la coulent douce parmi la foule.

Ce premier tome est très introductif, l'action met du temps à se mettre en place et ce n'est qu'à la fin que le sent que ça va démarrer. A part ça, l'intrigue est bien amenée, le scénariste prend du temps à bien présenter ses personnages, ce qui n'est pas un mal. On découvre la reformation du groupe à travers les yeux de P'tit Hughie, le nouveau, qui a vu sa petite amie se faire pulvériser contre un mur à cause de la maladresse d'un super héros pas très attentif.

Côté dessin, je ne connaissais pas Darick Robertson et j'avoue ma foi que l'on est dans du comic classique. Ce n'est pas mauvais, loin de là mais on ne ressent pas d'originalité dans le graphisme si ce n'est les expressions des personnages qui sont très travaillées et rendent les dialogues très vivants.

Bref, une BD bien cool, bien trash mais un premier tome très introductif qui donne envie d'avoir rapidement la suite...


Chronique rédigée par Fa le 03/10/2008
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.38
Dépôt légal : Septembre 2008

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics The Boys, tome 1 : La règle du jeu, lui attribuant une note moyenne de 3,38/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

5 4 2017
   

Tu veux du politiquement correct, ami lecteur ? Alors passe ton chemin.

Ce premier volume de "The Boys", c'est du "Marshall Law" en version plus moderne, donc plus trash, plus violente, plus sexuelle. Le postulat de départ est très proche : dans un monde où les super-héros commettent d'immondes excès, un groupe se monte pour les contrôler. Et quand on dit contrôler, ça veut dire notamment "carrer mon poing dans ta sale tronche de connard".

Langage très fleuri, situations sexuelles explicites (le petit octogone rouge "pour lecteurs avertis" a tout son sens, donc à ne pas laisser traîner s'il y a des petits jeunes chez vous), perversions diverses et violence allant jusqu'au meurtre : Garth Ennis fait ce qu'il aime et sait faire quand on lui demande de signer le scénario d'une bande dessinée.

Évidemment, il faudra voir ce que donne sur la longueur une série de ce style, mais ce premier album est assez jouissif pour un amateur de comics. Quand on aime l'univers super-héroïque, on peut franchement apprécier cette réinterprétation somme toute assez réaliste de la présence de types surpuissants dans une société aux passions bien humaines !

21 12 2009
   

Un peu de violence dans un monde de brutes, ce pourrait-être la devise de The Boys. Dans une société où être un superhéros relève du business et de la collusion politique, quand il existe des quotas de victimes collatérales à leurs interventions, quand l'argent permet de se payer la technologie pour obtenir une "licence" de super, il faut bien que quelqu'un pose les limites. Dans ce contexte, casser du super-slip relève de la mesure d'hygiène publique et ça, c'est le travail des Boys !
Cet album campe le décor et les personnages. Ambiance trash, humour décapant et subversif, c'est le programme annoncé par cette BD diablement originale. Ici, le super-héros est totalement démystifié, il est même synonyme de pervers, faible, menteur selon les cas et en plus il en prend plein la tronche !
L'action se met lentement en place, mais c'est pour mieux installer la psychologie des nombreux personnages. On ne s'ennuie pourtant pas une seconde: la narration, les dialogues savoureux et le déroulement du scénario procurent une lecture agréable. L'intensité augmente petit à petit, comme le plaisir qu'on tire à découvrir les turpitudes des supers et la sauce à la quelle ces Boys vont les assaisonner.
Le graphisme est très classique, typique du comic, mais il est adroit, clair et agréable.
Si vous appréciez le second degré et l'humour noir, si flirter avec le mauvais goût (marque de fabrique presque déposée par Ennis) ne vous dérange pas, si vous aimez encore plus la subversion que le mythe des supers, foncez, vous vous régalerez !

6 10 2008
   

Lorsque les super-héros interviennent pour le bien de l’humanité, les dommages collatéraux ne sont pas à exclure. C’est ce que Hughie va découvrir à ses dépens. Alors qu’il se promène main dans la main avec sa petite amie, la jeune innocente se fait percuter de plein fouet par Train A, lancé à la poursuite d’un super-vilain. Quelques jours plus tard, encore dévasté par cette perte tragique et hanté par l’image de ce surhomme ne montrant aucun remords, Hughie rencontre un homme nommé Billy Butcher. Ce dernier vient d’être mandaté par la CIA pour monter une équipe capable d’endiguer les débordements des justiciers en collant et souhaite y intégrer le jeune écossais. L’occasion rêvée pour lui de remettre les superhéros et leurs slips à leur place ! Attention ça va faire mal !

Garth Ennis ("Just a Pilgrim", "Preacher", "Punisher") n’a pas pour habitude de faire dans la dentelle. En flirtant avec les limites de l’acceptable au sein de l’univers comics, "The Boys" poussera même DC Comics à suspendre la série après les six épisodes réunis dans cet album. Reprise par «Dynamite Entertainment», la saga continue cependant de faire fureur outre-Atlantique en jouant délibérément la carte de la provocation.

C’est en invitant le lecteur à suivre la mission de surveillance de cinq humains peu ordinaires que l’auteur va s’amuser à détruire le mythe du super-héros. Si "Watchmen" montrait déjà des justiciers vieux, fatigués, alcooliques et bedonnants et que ceux de "The Authority" étaient sadiques, homosexuels ou toxicomanes, "The Boys" pousse le bouchon encore un peu plus loin et ne respecte rien ni personne : pas les super-héros, certainement pas les femmes et encore moins les hamsters. Les personnages d’Ennis passent rarement inaperçus et ne laisseront à nouveau pas indifférent. Les héros qu’il dépeint sont arrogants, égocentriques, irresponsables et violents et, en marge d’une carrière axée sur le gain, la célébrité et le marchandising, ils s’adonnent à la drogue et aux abus sexuels.

Graphiquement, le trait gras de Darick Robertson contribue à noircir l’image des vedettes du monde des comics. N’hésitant pas à s’inspirer du Kamasoutra pour humilier ses protagonistes, Robertson n’y va pas avec le dos de la cuiller et accumule les scènes explicites.

Subversive, outrancière et provocatrice, résolument violente, souvent drôle et parfois grossière, voire sans goût, "The Boys" est une œuvre certes originale, mais inévitablement controversable.