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Avec ce 15ième tome, qui inclue les épisodes #52 et 55, la parenthèse hors-série consacrée au nervous breakdown du P'tit Huguie prend fin.
Deux remarques s'imposent d'emblée : d'une part la qualité de l'écriture du récit et d'autre part la constance remarquable en terme de médiocrité des dessins produits par McCrea et Burns. C'est devenu quasiment risible : à chaque fois que ces deux là remédient à l'abscence de Darrick Robertson, c'est une catastrophe graphique assurée...
D'autant plus dommage qu'avec cet opus, on en apprend beaucoup. La narration s'appuie sur le dialogue P'tit Huguie/Colonel Mallory, en incluant des flashbacks qui nous ramènent à la fin de la Seconde Guerre, où on assiste avec plaisir à la genèse des Supers. Au passage, Ennis se fait vraiment plaisir en concoctant un récit de guerre dont il a le secret (lisez "War Stories" ou "War is hell : la guerre, c'est l'Enfer") et, d'autre part en respectant la légende des Supers, instrument réel de la propagande U.S. pendant la Seconde Guerre Mondiale...
On découvre également un peu plus du parcours de Butcher, et ce retour dans le passé nous replonge dans l'immédiate après-guerre, avec le début de la guerre froide, la création de la C.I.A., la guerre de Corée... Et enfin, la relation entre Stella et Huguie a l'air de prendre un tour nouveau.
Bref, cet arc hors-série s'avère assez dense et il constitue une parenthèse réussie, mais ces épisodes là sont passablement saccagés par les dessins...