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Tétralogie sommeil du monstre, tome 4 : Quatre?

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Tétralogie sommeil du monstre, tome 4 : Quatre?Radicalement intimiste, loin de la furie du Sommeil du monstre et De trente-deux décembre, comme s'il fallait se débarrasser d'une mémoire trop pesante pour garder l'équilibre, survivre, s'aimer, le point final de ce dernier récit est volontairement d'interrogation.

Paradoxalement, au bout d'un tel voyage (cette tétralogie a été entamée en 1995), ce point d'interrogation trahit le fond de réalisme que la forme baroque pouvait occulter. Il s'agit avant tout d'un travail sur la mémoire. Mémoire individuelle et collective, où se mêlent des images écrites de l'éclatement de la Yougoslavie, " lieu " de naissance d'Enki Bilal (pays déjà sorti des mémoires, en même temps que sa dislocation) et des images peintes d'une entêtante conjugaison passé-présent-futur.
Ce quatrième album signe donc la fin, plutôt sereine, de la série "Tétralogie sommeil du monstre". La mélancolie et le spleen, propre à bilal, laissent place au bonheur simple et naïf des 3 personnages. Mais en finissant l'album, cette fin si austère me paraît sutout commode pour l'auteur, qui ne savait plus où diriger l'histoire. Heureusement, en nous expliquant l'origine et la biographie de Warhole, bilal sauve la série.
Côté dessin, c'est toujours magnifique, aucun mot pour le décrire, du Grand Bilal quoi!...
Alors pour les fans, il est clair que la lecture de ce nouvel opus est indispensable. Pour les autres, même si ce dernier album est comme le 3e, plutôt moyen en comparaison des deux premiers, je vous recommande tout de même de le lire.


Chronique rédigée par berloul1 le 05/05/2007
 
 
Statistiques posteur :
  • 6 (100,00 %)
  • Total : 6 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
Acheter neuf : 14,73 14,73 14,73
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Note moyenne de l'album : 3.67
Dépôt légal : Mars 2007

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Tétralogie sommeil du monstre, tome 4 : Quatre?, lui attribuant une note moyenne de 3,67/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

16 12 2017
   

Bilal délivre ici le dernier tome de sa tétralogie, une oeuvre de science fiction qui mêle folie, art, sport et dérive surnaturelle voire extraterrestre. Warhole prend sa quatrième forme ici, fasant la synthèse avec Holeraw, mais ses sentiments envers Nike, Amir et Leyla semblent être apaisés, à tel point qu'il va permettre la réunion de cette fratrie du berceau. Entre une Terre, et plus spécifiquement un Paris revisité à la mode du monstre, et une expédition vers Mars, nous voilà à nouveau emmené loin de nos repères, des repères d'autant plus perdu que le dessin destabilise avec force. Bilal ne sera pas avare en explications, exploitant les origines de Warhole, sans toutefois arriver à faire le tour du phénomène qu'il représente, et en laissant quelques mystères ici ou là, et en premier lieu, la raison même d'un retour à de meilleurs sentiments pour ce monstre sorti de nulle part il y a 70 millions d'années et qui semble ne s'être réveillé que lorsque Nike a décidé de retrouver Amir et Leyla. Une relation lie donc certainement tous ces destins mais on a encore du mal à voir laquelle. Pour le reste, Bilal maintient son environnement, son atmosphère, ses idées rétro-futuristes (qui étaient juste futuristes dans les années 80), ses réflexions sur l'art, l'amitié, l'amour, la guerre, la religion, le sport et plus généralement, sur les relations humaines. Tout cela est bien conduit et on reste toujours très admiratif de cette imagination débordante, que le lecteur doit toutefois apprécier avec une certaine mesure pour en supporter la lourdeur stylistique qui fait partie de l'identité, tant scénaristique que graphique, de la série.

2 12 2007
   

Le dessin de Bilal saute à la figure immédiatement. C’est maintenant habituel mais j’ai, à chaque fois que j’ouvre un Bilal, besoin de m’adapter pour pouvoir « digérer « ce style violent et fort. Je ne peux pas dire que je déteste, bien au contraire, mais je ne pourrais pas lire tout le temps ce genre d’album. La découpe des cases y est pour quelque chose. Ces grandes cases occupent complètement l’espace et ne laisse pas de place pour respirer. On est dans l’album sans pouvoir en sortir. Mais dans ce quatrième opus, plus centré sur les personnages principaux, il y a beaucoup moins de violence que dans les trois autres albums, et donc le choc émotionnel est moins grand. En fait, Bilal donne un certain nombre de réponses, tout en laissant des zones d’ombres qui m’ont laissé un tantinet déçu. L’impression que l’histoire doit se terminer mais que l’Auteur a du mal à trouver la manière de le faire. Bon, je précise que je ne l’ai pas acheté, simplement emprunté à la Bibliothèque, et tant mieux car le prix est élevé pour un contenu un peu frustrant.
A lire pour découvrir la fin de ce récit, très intimiste dans ce quatrième opus.