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Le lecteur se retrouve plongé dans un univers médiéval fantastique pour le moins sombre, où se côtoient querelles de pouvoir et magie (avec une petite touche d'Elric pour ce qui a trait aux armes magiques). Sans compter le lot habituel de vierges guerrières, de traitres de tous poils et autres dissidents revanchards.
Reste que malgré des prémices assez classiques dans le genre, le scénario est assez bien ficelé; les personnages intéressants (sans pour autant qu'on dévoile d'emblée tout ce qui a trait à leurs pouvoirs respectifs), même s'ils apparaissent parfois un peu rigides, et manquent encore de profondeur. Ce qui devrait se résorber dès le prochain opus, les différents camps et l'univers étant maintenant posés.
Le dessin de Laci est toujours aussi réussi. J'avais apprécié sa patte graphique à travers les différents volets de la série Sherlock Holmes (chez Soleil 1800). Cette nouvelle série permet de se rendre compte qu'il maîtrise tout aussi bien les ambiances victoriennes que dark fantasy. Des cadrages assez dynamiques, un dessin lisible aussi bien en pleine action que durant les moments plus introspectifs. Avec parfois un peu d'hétérogénéité, mais l'ensemble est de bonne facture.
Un premier volet assez accrocheurs pour les amateurs de ce type d'ambiance. Sans révolutionner le genre, cette série propose une histoire qui devrait s'approfondir rapidement, même si elle possède déjà pas mal d'éléments intéressants.
2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Sword, tome 1 : Vorpalers, lui attribuant une note moyenne de 2,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Après la lecture de cet album, je dois bien avouer que je trouve le scénario très confus. Dès les premières pages, le lecteur est plongé au cœur de l'histoire, sans prémisses, sans introduction, et il faut deviner tout ce qu'on ne nous dit pas au fur et à mesure. Et comme dirait Anne Roumanoff, "On ne nous dit pas tout". En effet, il n'y a presque rien dans les dialogues qui éclairent notre chandelle, et qui plus est, dans les premières pages, on saute d'une situation à une autre, avec encore de nouveaux personnages à découvrir, tant au niveau de leur implication que de leur caractère.
Et pourtant, le concept est séduisant, surtout pour les amateurs de jeu de rôle à la Donjon et Dragons, ou pour ceux qui ont lu et apprécié le cycle d' "Elric le Nécromancien" de Michael Moorcock. Ce qui est mon cas pour l'un comme pour l'autre. Les épées Vorpales, buveuses de vies, régénérant la vitalité de celui qui les manie, mais en contrepartie avides de tueries sanglante et redoutables à maîtriser, sont un sujet qui a toujours fait fantasmer plus d'un joueur ou d'un lecteur. Malheureusement ici nous n'avons droit qu'à très peu de détails, tout au plus devine t-on un soupçon de magie, une malediction, et une destruction par le feu de toute personne non autorisée qui s'aviserait de toucher une de ces lames. Mais c'est quand même très compliqué.
Je suis par contre très séduit par le dessin, qui est assez remarquable, et qui va arriver à sauver l'ensemble à lui tout seul. Le trait est fin et précis, les expressions sont justes, il y a quand même une foule de détails qui va donner plaisir à la lecture. Sans cela, et parce que le scénario demande un certain effort pour rester accroché, nul doute que le lecteur que je suis n'aurai pas dépassé le milieu du tome. Au lieu de ça, j'ai été jusqu'au bout, mais sans avoir très bien compris l'essentiel. Je suis peut-être, non, sûrement passé à côté de quelque chose, alors je pense que je reprendrai cette lecture dans quelque temps.