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Supergod
 

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Résumé

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Planche de SupergodRevoilà donc Milady, le nouveau label des éditions Bragelonne qui, bien décidé à ne plus se cantonner dans la Fantasy, publie un nouveau récit super-héroïque signé Warren Ellis. Dans la lignée des très bon "Black Summer" et "No Hero", Warren Ellis imagine à nouveau des super-héros qui tournent mal et clôture ainsi cette trilogie thématique composée de one-shots totalement indépendants. Si "Black Summer" parlait de super-héros bien trop humains et "No Hero" de super-héros ayant perdu leur humanité, ceux de "Supergod" n’ont jamais vraiment été humains. Alors que les tomes précédents mettaient en scène des super-humains, les entités de cet album se positionnent clairement au-delà du genre humain. D’origine extra-terrestre, métaphysique, technologique ou autres, ces quasi-divinités considèrent les humains comme inférieures … quand ils les considèrent.

Si l’auteur de "The Authority" continue de mettre à mal le mythe du super-héros et propose une nouvelle critique acerbe envers les dérives du pouvoir, ce troisième volet s’avère cependant moins efficace que les précédents. La première cause est cette narration en voix-off qui raconte de manière assez distante comment l’humanité a construit ses propres dieux et comment ces créations ont finalement ravagé la Terre. Le fait de raconter l’entièreté du récit par une seule personne rend l’ensemble tout de même assez monotone. La deuxième cause est due au fait que la finalité du récit est connue d’avance et que les événements qui y conduisent ne réservent finalement que peu de surprises. On se réjouit certes de voir des super-héros originaires d’autres pays que les Etats-Unis, proposant ainsi un aspect géopolitique beaucoup trop rare au sein des comics, mais cela ne suffit malheureusement pas à rendre l’ensemble passionnant.

Visuellement, ce n’est plus Juan José Ryp qui s’occupe du graphisme, mais Garrie Gastony. Dans un style plus réaliste et plus lisible/accessible, il livre de l’excellent travail et quelques représentations divines assez intéressantes.

Une très bonne trilogie, signée Warren Ellis !


Chronique rédigée par yvan le 08/06/2011
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 2.83
Dépôt légal : Mai 2011

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Supergod, lui attribuant une note moyenne de 2,83/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

24 7 2011
   

Avec ce "Supergod", Warren Ellis revisite le mythe du Golem !
Le scénariste, bien connu des fans de comics ("The Authority", "Planetary", "Global Frequency", "Fell", "FreakAngels", etc...), ne signe pas pour autant une de ses meilleures œuvres avec cet opus, mais il n'en reste pas moins un comics intéressant. Bien plus en tout cas que les moins bons de ses albums (on pense à "Down" et "RED" en particulier).
Ce récit, c'est l'Apocalypse décrite à travers un témoignage émanant d'un scientifique qui se sait en sursis. Et nous voilà témoin de la fin du monde, provoquée par les Surhommes, eux-mêmes fruits de la recherche scientifique. Et maintenant que ces créatures supérieures se sont émancipées de leurs créateurs, elles mènent un combat qui dépasse totalement les humains et causera leur perte.
J'ai trouvé que le sujet est globalement bien traité : cette vision de la fin des temps et de la vanité des humains est réellement effrayante. De surcroit, le dessin de Gastonny, sans être exceptionnel, est tout à fait correct.
Le seul hic, c'est le format : ou trop court ou trop long. Avec la matière et l'idée maîtresse, Ellis aurait pu concevoir une série, puisqu'il met en scène des Super-créatures créées en Inde, dans l'ex bloc Soviétique, aux USA et en Angleterre... Le tout condensé en un peu plus de 120 planches, ça fait aussi un peu effet "catalogue"...
Mais pour sa vision presque métaphysique qui lui confère toute son originalité, je recommande néanmoins la lecture de ce comics !

8 6 2011
   

Je me suis laissé tenter par Warren Ellis au scénario. Cet auteur a produit de vrais chefs-d'oeuvre mais aussi quelques ouvrages nettement plus commerciaux. Malheureusement, il se repose cette fois-ci grandement sur ses lauriers.

L'idée n'est pas mauvaise quoique pas mal exploitée ces dernières années. Il s'agit d'imaginer des super-héros qui tournent mal, voire terriblement mal pour le sort de l'humanité.
Là où le scénario d'Ellis diffère des classiques "Superman subitement devenu méchant", c'est que les super-héros qu'il met en scène ici n'ont strictement rien d'humain, ou alors quelque chose au-delà de l'humain. Quelque soit leur origine, extra-terrestre, technologique ou métaphysique, ils ont certes été créés par l'action des hommes mais disposent d'un domaine de pensée supérieur. Ils ne voient pour la plupart les humains que comme d'insignifiantes fourmis pouvant ou ne devant pas faire partie de leurs plans d'ordre quasi-divin, quand ils ne se content pas de les ignorer totalement.

Warren Ellis imagine donc la suite très rapide d'évènements amenant les dernières créations des humains à ravager la Terre et à causer la fin de l'humanité.
Autre petite originalité, ces super-héros ne sont pas américains comme d'ordinaire. Dans ce récit, il y a certes un super-héros américain - loin d'être le plus puissant ni le plus charismatique d'entre eux d'ailleurs - mais les autres ont été créés par les Anglais, les Indiens, les Iraniens, les Chinois ou encore les Somaliens alliés aux Nord-Coréens... Un aspect géopolitique un peu plus international que les comics de super-héros traditionnels, ce qui ne fait pas de mal.

Malheureusement, à part ça, ce n'est pas très passionnant. Dès l'introduction, on sait que l'apocalypse est venue, on est juste curieux de savoir ce qui a amené à cette situation. Les faits nous sont donc présentés par un narrateur scientifique qui a été témoin de près ou à distance de presque tous les évènements et peut donc nous les faire partager dans leur quasi totalité.
Au-delà des idées de bases, il se présente hélas beaucoup de facilités scénaristiques, de pirouettes et de raccourcis. Quand on arrive en fin d'album, on a l'impression qu'il ne s'est pas passé grand chose, ou que les évènements ont été racontés de manière superficielle.
Et pourtant la narration est particulièrement dense, avec un phrasé souvent complexe dont il ne faut pas manquer un mot sous peine de s'y perdre. Hélas, outre une légère pénibilité de lecture, j'ai senti une gratuité dans ce texte alambiqué, une manière de masquer la légère vacuité de la trame globale de l'intrigue.

Au final, c'est un comics doté d'un graphisme de qualité et au scénario intéressant par certains côtés, notamment par l'inhumanité parfaite de ce qu'il est convenu d'y appeler des super-héros, mais il se lit vite, présente trop de facilités et il n'en ressort pas grand chose de très marquant, surtout si on le compare aux meilleures oeuvres de Warren Ellis.