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Stray Toasters
 

Stray Toasters

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Stray ToastersLe scénario le plus barré qu'il m'ait été donné de lire, je pense. Une histoire complètement hallucinée, glauquissime, assez trash, mettant en scène Abigail Nolan, psychologue aux pratiques peu orthodoxes et femme en mal d'enfant, Todd, un enfant paumé, justement, bricoleur de génie souffrant d'un dramatique dédoublement de personnalité, Egon Rustemagik, profiler, toxico, et ancien amant de la psy, qui l'a fait interner car elle le juge responsable de la perte de l'enfant qu'elle a eu de lui, Dahlia, la mère -ou plutôt devrais-je dire, la génitrice- de Todd, qui demande, à ce qu'il reste (si si) du Docteur Montana Violet, c'est-à-dire une tête à la bouche artificielle, de le tuer. Celui-ci, personnage ô combien improbable, va faire bien pire. N'oublions pas non plus l'insignifiant, mais néanmoins dangereux adjoint au procureur Harvard Chalky, patient de Nolan dont la "thérapie" consiste à se faire fouetter par sa thérapeute, déguisé en bébé. Bon, déjà avec tout ça, on a la base d'une histoire bien déjantée, à laquelle il convient encore d'ajouter une série de meurtres sordides sur de jeunes enfants, et une autre, sur de jeunes femmes, ainsi qu'un monstre dont la tête est un grille pain, et qui "répare" ses victimes avec des branchements électriques, et qui se trouve être l'un des personnages précédemment cités.

Le problème vient du fait que ce n'est que très progressivement que l'on parvient à reconstituer la trame de cette histoire. En fait, pendant un bon moment, on est complètement largué, le récit étant tissé de façon très décousue, de scènes éparses sans lien direct entre elles, de leitmotiv obsédants, ponctué de cartes postales pour le moins énigmatiques, et d'autres digressions, suggérant peut-être ce qui peut se passer dans la tête d'un psychopathe. Pour un tel scénario, il fallait un dessin spécial, afin d'être totalement en phase avec son sujet. Bill Sienkiewicz nous gratifie donc d'une mise en image baroque, trouble, flamboyante, glauque, somptueuse, mêlant diverses techniques graphiques y compris la photo, pour un résultat visuel tout-à-fait fascinant, mais hélas assez peu lisible par moments, à l'image du scénario. Dommage. Bravo toutefois à Delcourt pour avoir édité cet album qui rassemble les 4 volumes de l'édition originelle, je pense qu'il y a un public pour ce type d'oeuvres, simplement, je n'en fais pas vraiment partie.


Chronique rédigée par Doña Hermine le 21/08/2006
 
 
Avis de :Une BD décevante... Note de l'album : 2,50
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Statistiques posteur :
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  • Total : 178 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 2,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 2,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.25
Dépôt légal : Novembre 2004

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Stray Toasters, lui attribuant une note moyenne de 3,25/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

26 6 2010
   

Si la BD déjantée sous forme de polar psychologique vous branche, si vous n'avez rien contre une narration hallucinée où la voix off incarne la folie des personnages, ce "Stray Toasters" vous séduira.
Bill Sienkiewicz signe ici un scénar halluciné, où les thèmes de la famille, de l'amour, de la séparation et de la parentalité sont passés au hachoir des souffrances morales, bien souvent à l'origine des pathologies mentales. L'illustrateur s'était déjà fait remarquer avec "Moon Knight" et "Dune" (ou avec "Superman - Jour de deuil" où il encrait), mais ses collaborations avec Franck Miller ("Elektra : Assassin" et surtout le somptueux "Daredevil - Guerre et amour") ont fait date.
Ici, son travail s'inscrit dans la droite filiation des oeuvres de McKean, auquel il délivre un hommage explicite dans l'album. C'est dire si le visuel, somptueux et effrayant à la fois, impacte immédiatement une histoire sombre aux symboles étranges et inquiétants.
A la manière de l'anglais, les styles graphiques varient souvent, de la peinture au noir et blanc, de la photo à l'aéro, on en prend plein les yeux.
Doña Hermine a tout compris : je fais partie du lectorat fan de ce style de récit et de dessins et j'ai adoré !