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Tome 5 : Le groom vert-de-gris
 

Spirou et Fantasio - Une aventure par..., tome 5 : Le groom vert-de-gris

 
 

Résumé

Spirou et Fantasio - Une aventure par..., tome 5 : Le groom vert-de-grisAfin d'acceder au résumé de Spirou et Fantasio - Une aventure par..., tome 5 : Le groom vert-de-gris, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Spirou et Fantasio - Une aventure par..., tome 5 : Le groom vert-de-grisCe one shot est le cinquième de la série; Jusqu'à présent, cette série faite par des auteurs indépendants de la série-mère/principale (quoi Yoann et Vehlmann, auteur du premier, vont signer le numéro 51 de la série principale) étaient tous de très bonne qualité, surtout le 4ème (Journal d'un ingénu) signé par Emile Bravo.

Ce 5ème tome réunit Yann au scénario (il a déjà scénarisé le 3ème one shot et aidé Morvan dans le scénario d'Aux sources du Z, le 50ème album de la série principale) et Schwartz au dessin. Il est présenté comme une suite au One shot précédent, mais après lecture, on se rend compte qu'il peut se lire de façon indépendante. En effet, hormis le fait qu'au niveau des dates, les deux albums se placent dans une continuité, il n'y a guère de référence au tome 4 dans ce tome 5.

Le scénario de Yann est très bon. Il retranscrit bien toutes les horreurs de la guerre, que se soit les bombardements, la résistance ou la collaboration, la pénurie de nourriture et les tickets de rationnement, le marché noir, l'antisémitisme et j'en passe. Mais il s'attaque aussi aux mauvaises choses de l'immédiat après guerre, comme le jugement de soit disant collaborateurs (les femmes qui sont tondues, les hommes qui sont exécutés).

Dans tout cela, on retrouve tout de même l'univers de nos deux héros. Fantasio arrive à nous faire rire quand même (grâce à ses inventions). Spirou, lui semble être tel qu'on l'a laissé à la fin du journal d'un ingénu (il travaille encore comme groom), et le personnage montre encore une fois qu'il n'a pas de chances en amour. Nos héros semblent pourtant à un moment subir l'histoire plus que la vivre. Yann l'agrémente d'ailleurs de clin d'oeil sympathiques, que se soit à Tintin (Le docteur Muller, Tournesol), Blake et Mortimer, Jo, Zette et Jocko ou encore le Spirou de Franquin (Poildur, Samovar, Radar).

Le dessin de Schwartz est lui aussi très bon, dans le style des origines de Spirou (années 40), tout comme Emile Bravo l'avait fait.

On a donc une fois de plus, un très bon One Shot, avec une histoire à la fois historique et aventureuse où on ne s'ennuie pas une seconde, tout en conservant quelques touches d'humour (voir la scène finale), et un dessin tout aussi bon.


Chronique rédigée par difool le 14/05/2009
 
 
Statistiques posteur :
  • 967 (66,78 %)
  • 118 (8,15 %)
  • 363 (25,07 %)
  • Total : 1448 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.88
Dépôt légal : Mai 2009

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Spirou et Fantasio - Une aventure par..., tome 5 : Le groom vert-de-gris, lui attribuant une note moyenne de 3,88/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

17 4 2015
   

Il est plutôt convaincant, notre Spirou, dans le rôle de résistant. Certes, on pouvait s'attendre que dans cette Belgique occupée des années 40, Spirou soit plus résistant que collabo, mais l'ensemble se tient et est conduit avec rythme. Notre groom préféré est embauché dans l'hôtel reqsuisitionné par les nazis pour servir de QG et recueille donc des informations utiles pour la résistance belge. Il passe pour ses amis, et donc Fantasio, pour un collabo au service de l'envahisseur mais accepte cette situation pour ne pas griller cette couverture. On retrouve dans cet ouvrage une grande aventure d'espionnage, où notre héros pourra également être la victime d'une désinformation qui conduira à aiguiller sur de mauvaises pistes la résistance. Tout cela est assez mature et cet album est empreint d'une gravité que l'on n'a pas l'habitude de voir dans les autres histoires, classiques, de Spirou. Introduire Spirou dans ce contexte historique, et lui faire jouer ce rôle, c'est lui donner une nouvelle maturité, c'est lui permettre de quitter les rayons jeunesse auxquels la série est habituée.

A noter également que le contexte historique est parfaitement rendu. Au-delà de l'organisation de la resistance, il y a tous ces décors de Bruxelles occupée, ces affiches sur les murs, ces bottes dans les rues, ces personnalités que composent la population, entre résistance plus ou moins passive, et résignation. Une réalité historique appuyée par le choix judicieux du graphisme, qui reprend le style des premiers Spirou de la série, qui colle d'autant mieux à la période décrite. Une authenticité appuyée par un vocabulaire choisi et dans lequel les locaux se retrouveront certainement. Le tour de force du scénariste, c'est d'introduire de nombreuses références à la fiction, qu'elles soient issues de la BD ou du cinéma, sans que ces dernières ne viennent perturber le scénario. Si le débat autour de l'oeuvre d'Hergé pendant la guerre m'a peu passionné, j'ai en revanche bien aimé l'utilisation judicieuse de Blake, de Müller, de Poildur, de Jo et Zette, ou encore de Quick et Flupke... De même, tous les noms d'auteurs utilisés pour désigner tel ou tel personnage ne pèse en rien sur la lecture. Le scénariste a ainsi réussi à introduire beaucoup de références décalées sans que ces dernières ne viennent entâcher le contexte de réalité historique, et donc la crédibilité de l'histoire.

Si dans son ensemble, cette histoire est une réussite, il y a bien deux trois petites choses qui me chagrinent. La première, c'est que Fantasio ne semble pas à sa place dans cette histoire. On sent que Spirou, sans Fantasio, ce n'est plus (ou pas encore, dans ce contexte) vraiment Spirou et donc son introduction relève de la figure imposée. Mais les passages le concernant semblent ajoutés à la va-vite, sans vraie agencement avec l'histoire de Spirou. Il semble décalé dans cet univers et on ne sait pas trop quel rôle il joue. Ainsi, ses aventures là-dedans semblent anecdotiques et bien longuettes à suivre. Il aurait peut-être été plus convaincant s'il avait joué le rôle de Poildur. Le deuxième élément qui me pose problème, c'est la fin de l'ouvrage, à partir du moment où Spirou est emprisonné. On sent un scénariste qui ne sait pas trop comment finir, et la fin est un peu poussive.

J'ai bien aimé la tonalité de cet album. Certes, le rôle de Spirou est attendu dans ce contexte d'occupation, mais derrière l'histoire d'espionnage assez mature, il y a une vraie volonté de rendre un contexte historique authentique, tout en faisant bon nombre de clins d'oeil qui n'étouffent pas le scénario.

10 11 2009
   

C’est encore sous le charme du Journal d’un ingénu (le tome précédent) que j’ai attaqué ce cinquième tome des aventures de Spirou et Fantasio.

Située à Bruxelles, pendant l’occupation allemande, cette nouvelle aventure rocambolesque de Sprou et Fantasio est marquée par un rythme effréné, des dialogues soignés aux petits oignons et de nombreux clins d’œil au monde du neuvième art. Le lecteur pourra ainsi croiser des personnages tels que Blake et Mortimer, Bob et Bobette, Quick et Flupke, Buck Danny et Tintin. On a cependant l’impression que l’auteur veut en faire trop et à la longue cela finit malheureusement par lasser. Par contre, au niveau de l’ambiance et des expressions bien de chez nous, Yann et Olivier Schwartz font de l’excellent boulot.

Un très bon tome, surtout que venir après Emile Bravo n’est pas forcément un cadeau.

14 5 2009
   

J'étais un peu inquiet vis-à-vis de cet album, et ce pour plusieurs raisons. La première était que, alors même que j'adore les anciennes oeuvres irrévérencieuses de Yann (notamment "Les Innommables"), j'ai bien du mal à apprécier pleinement ses scénarios les plus récents, à commencer par "Le Tombeau des Champignac". Je craignais de voir dans cet album un récit artificiel destiné uniquement à la provocation, mettant Spirou et Fantasio dans des situations de collaboration ou de résistance violente vis-à-vis des Nazis qui dénatureraient les personnages. Je craignais également un abus de belgicismes, mais il faut avouer que j'avais parcouru sans le savoir quelques planches de la version Bruxelloise de cet album. Et je craignais enfin une trop grande profusion de clins d'oeil à l'univers de la BD.
Finalement, mes craintes n'étaient pas fondées. De toutes ces appréhensions, il reste de nombreuses traces mais elles sont bien moins rédhibitoires que je le redoutais.

De la provocation, il y en a : un Spirou qui fait brûler des soldats allemands en parlant de "cornet de fritz", plusieurs relations amoureuses avec embrassades pour Spirou et même passage à l'acte avec une belle allemande pour Fantasio, un Spirou en partie responsable de la défaite de résistants belges et d'un enlisement des alliés, et j'en passe...
Des belgicismes, il y en a aussi beaucoup, mais les dialogues restent naturels.
Des clins d'oeil, il y en a énormément et les citer tous serait fastidieux. Je craignais qu'ils soient intrusifs, artificiellement amenés et gâchent la fluidité de la lecture. Mais au final, à part deux cases précises (celle de la brocante page 29 où les personnages d'autres BD sont partout et celle où Joe, Zette et le gamin du match de boxe de Spirou jettent une tomate sur Fantasio), je n'ai pas trouvé ces références dérangeantes et j'ai trouvé la majorité assez plaisantes.
Et pour finir, le scénario tient bien la route, original même si pas exempt de défauts.

Il est surtout joliment mis en valeur par un dessin très agréable. Le trait de Schwartz rappellera immanquablement celui de Chaland. Ce style rétro est très appréciable. Je regrette juste des compositions manquant parfois un peu de finesse et de clarté.

S'il fallait faire un reproche à cet album, hélas, ce serait le manque de rythme et la confusion de son intrigue. L'album est dense et j'apprécie ce fait, mais le scénario donne l'impression de partir dans tous les sens, avec des changements de rythme un peu pénibles qui m'ont empêché dy accrocher pour de bon. Plusieurs fois, sur la fin, j'ai cru que l'histoire arrivait à sa conclusion avant d'être relancée puis ralentie de nouveau puis relancée... Même la provocation voulue par Yann n'y a pas la saveur d'une vraie claque donnée à des personnages mythiques. Elle passe presque inaperçue dans la somme d'évènements et de personnages de ce récit.
Tant et si bien qu'il reste en mémoire davantage un gros ensemble de saynètes un peu confuses plutôt qu'un scénario mené avec brio de bout en bout.