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Space Boulettes
 

Space boulettes : Space Boulettes

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Space boulettes : Space BoulettesPavé co(s)mique lancé par Craig Thompson. Cet auteur américain s'est fait remarquer avec "Blankets", roman graphique sur un jeune amour tout en sensibilité, puis avec "Habibi", autre histoire sentimentale saluée par la critique (allez donc voir sa note moyenne sur coinbd !). On ne l'attendait ni dans la science-fiction humoristique ni dans la jeunesse après ces deux albums-phares : c'est pourtant le cas avec "Space boulettes".

En tout cas, Craig Thompson ne rompt pas avec son habitude de livrer des albums épais. Avec plus de 300 pages en couleur, "Space boulettes" pèse son poids et nécessite un temps de lecture bien supérieur à la moyenne. Ne pas rester sur du noir et blanc est un choix judicieux pour séduire les jeunes lecteurs ; évidemment cela a un coût et les 25 euros à débourser pour découvrir l'album risquent d'en refroidir quelques-uns.

On ne savait pas du tout à quoi s'attendre en ouvrant l'album. Le ton est clairement orienté vers la jeunesse, même si l'auteur a voulu une lecture à plusieurs niveaux avec de nombreuses références pour le public adulte. Mais par la jeunesse de ses personnages, par le ton très humoristique de l'album comme par les péripéties joyeuses et l'univers créé par l'auteur, "Space boulettes" est surtout fait pour les enfants. Et c'est un peu ce qu'on lui reproche.

On a souvent pu lire des albums jeunesse qui régalaient les adultes. On vous renvoie au moteur de recherche du site s'il vous faut des exemples. Mais quand le lecteur adulte a du mal à accrocher, c'est que l'album est trop restrictif. C'est le sentiment que laisse "Space boulettes". C'est joliment dessiné, c'est plein de sentiment positif, c'est un peu pipi-caca mais pas trop, avec un côté très foutraque et une volonté d'amuser le lecteur. Les enfants vont sans doute accrocher, mais comme adulte on peut trouver l'ensemble longuet, le scénario un brin paresseux et l'humour plutôt plat.

L'album est donc bien quelconque pour un auteur de cette trempe. On a beau avoir une culture geek, rien n'a semblé enthousiasmant dans "Space boulettes". Tant pis, on continuera évidemment à suivre le travail de Craig Thompson - et vous trouverez facilement ailleurs des avis dithyrambiques sur cet album dont l'auteur bénéficie d'une aura positive.


Chronique rédigée par Jean Loup le 03/12/2016
 
 
Avis de :Une BD décevante... Note de l'album : 2,50
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Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 2,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 2,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.00
Dépôt légal : Mars 2016

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Space boulettes : Space Boulettes, lui attribuant une note moyenne de 3,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

16 7 2017
   

Voilà un petit album bien sympathique qui fait du bien. Un space opera qui se veut tout sauf prise de tête, avec des moments d’humour, une aventure épique et quelques phases proposant plus d’émotions. Le parti pris de Thompson, c’est de transposer dans un monde futuriste le mode de vie d’une famille tranquille américaine : certes, l’univers et l’environnement supposent et permettent quelques délires futuristes, mais l’ensemble paraît étrangement familier tant les sentiments et le mode de vie paraissent authentiques. Après quelques pages d’introduction, qui nous permettent de faire connaissance avec la sympathie famille composée d’une petite fille espiègle, d’un père ancien biker de l’espace qui s’est rangé en faisant un travail d’ouvrier, et une mère couturière ; ainsi qu’avec leur environnement immédiat, l’action se lance en deux phases successives. D’abord, il y a une attaque des baleines de l’espace qui permettra à Cera et Violette de rentrer du Carapalace, l’univers des nantis de ce monde. Puis, et surtout, il y a la disparition de Grenn, qui conduit Violette à se lancer à sa recherche.

Sur une tonalité parfois un peu loufoque mais surtout très humoristique (avec quelques jeux de mots et quelques références appuyées), l’auteur nous propose une belle aventure mettant en scène la petite Violette, dont la jeunesse permettra de s’adresser à bien des publics. Au fil de cette aventure, on nous proposera des moments de drôlerie, mais également de jolis ou terribles moments d’émotions : au-delà des relations au sein de la cellule familiale, Violette va se faire des amis, Zacchee et Elliot, qui vont l’aider dans son entreprise. Jolis moments d’amitié, d’amour familial, mais également moments moins tendres de tensions fraternelles ou de relations entre un fils et son père qui est plus que distante. Un jolie gamme d’émotions pour une aventure au tempo effréné qui ne laisse aucune place à l’ennui et qui se permet beaucoup d’humour. A ce sujet, une mention spéciale au traducteur qui a su rendre l’essentiel des bons mots, et lorsqu’il n’a pas pu, s’en justifie en fin d’ouvrage.

Le dessins sont à l’image du scénario : on prend des éléments connus que l’on fait évoluer dans un univers futuriste. Sympa. La colorisation est péchue et moderne et met en valeur ces aventures.

On pourrait s’imaginer, en parcourant rapidement l’ouvrage, que l’on est présence d’une écervelée qui recherche son père sur fond loufoque de catastrophe interstellaire représentée par une diarrhée de baleines… Mais l’humour, les références et la qualité des relations en font quelque chose de plus profond, tout en restant très accessible. C’est bien divertissant !