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Tome 4 : Le long chemin de la liberté
 

Sleeper, tome 4 : Le long chemin de la liberté

 
 

Résumé

Sleeper, tome 4 : Le long chemin de la libertéAfin d'acceder au résumé de Sleeper, tome 4 : Le long chemin de la liberté, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Sleeper, tome 4 : Le long chemin de la libertéSuite et fin de cette série au succès critique et commercial aux USA (nominations aux Eisner Awards), non sans raison. Rappelons que Brubaker a décroché cette année le prix du meilleur scénariste ("Incognito", "Criminal", "Captain America") et que sa collaboration avec Philips renvoie aussi aux deux premières séries citées.

L’histoire proposée est complexe et désespérément sombre. Même si l’intrigue est construite en tiroirs, la narration qui s’appuie sur la voix-off permet de suivre sans difficulté les évolutions des nombreux personnages, dotés d’une psychologie et d’un background particulièrement détaillés. C’est sûr, on est gâté pour ce qui est de l’action, mais la cerise sur ce gâteau au gout âcre comme celui du sang versé à longueur de pages, c’est la relation amoureuse placée sous le sceau du plaisir et de la douleur qu’entretiennent Carver et Gretchen, alias Miss Misery.
Alors voilà, toutes les pièces méticuleusement placées au cours des trois premiers volumes s’emboitent parfaitement, dans ce qui ressemble à une apogée dramatique. Le récit est remarquablement servi par le dessin, qui met les ombres constamment en évidence. Mention spéciale à la coloriste, qui relevait le défi de succéder à Alex Sinclair et Tony Aviña, deux spécialistes émérites.

Enfin, il ne reste qu’à souligner l’excellence de la fin pour vous dire qu’il s’agit d’un classique pour ceux qui aiment le polar teinté d’anticipation.

A noter une rapide postface signée du scénariste, qui revient sur la genèse de la série et son développement (voir A bout portant, le one shot publié par Semic, dont cette série s'avère être un spin-off) et dans lequel il exprime ses remerciements. Et il y a du beau monde !


Chronique rédigée par Hellspawn le 03/12/2010
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Novembre 2010

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Sleeper, tome 4 : Le long chemin de la liberté, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

7 12 2010
   

Après un prologue (pas vraiment indispensable) paru chez Semic et un premier cycle de douze épisodes paru chez Panini, ce tome regroupant les épisodes #19 à #24 de la série US vient conclure la deuxième (et dernière) saison de "Sleeper".

Initié par le réveil de John Lynch, le seul homme à savoir que Holden Carver était l’un des leurs, ce deuxième cycle aura donc poursuivi la torture psychologique d’un homme partagé entre son ancienne vie du bon côté de la loi et sa nouvelle, au sein d’une organisation terroriste dirigée par Tao. N’ayant plus sa place nulle part, il devient de plus en plus difficile pour notre héros de tirer son épingle du jeu.

Pour couronner la descente aux enfers de son héros, Ed Brubaker ("Gotham central", "Criminal", "Daredevil", "Iron Fist") va en plus développer une relation amoureuse entre Holden Carver et Gretchen, alias Miss Misery. La manière dont l’auteur imagine et exploite les super-pouvoirs de ses personnages est d’ailleurs l’une des grandes forces de cette saga. Cette relation amoureuse entre une femme que le bonheur rend malade et un homme qui n’est plus capable de ressentir quoi que ce soit, démontre à nouveau que les super-pouvoirs qu’il donne à ses personnages sont vraiment bien pensés et parfaitement exploités. Le contexte super-héroïque n’est pour une fois pas mis au service de la veuve et de l'orphelin, mais sert admirablement la noirceur du récit lorsque l’origine des capacités extraordinaires des différents protagonistes est révélée.

Au niveau du graphisme, Sean Phillips ("Sept") soutient parfaitement le scénario de son compère sur la série "Criminal". Pas de dessin flashy pour cette histoire qui se veut réaliste malgré la présence de surhommes, mais un encrage solide, un jeu d’ombres approprié et une colorisation qui colle parfaitement au décor et qui contribue à faire ressortir la noirceur du récit et des personnages. La narration, qui partage les sentiments torturés du personnage principal, contribue également à installer une ambiance de polar quasi parfaite.

Une excellente saga d’espionnage en 4 tomes.