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Après avoir eu pas de mal du succès avec sa série « the Losers », Marvel a certainement dit à Andy Diggle : « et si tu revenais à la maison nous pondre la même chose ».
Du coup « Six Guns » est effectivement une sorte de « the Losers » à la sauce Marvel. Petite différence malgré tout, Diggle a choisi de faire renaitre les vieilles gloires de la maison des idées. En effet, après guerre, le style super-héroïque en spandex moulant marche moins bien, du coup Marvel tente (comme tout le monde) de se mettre aux récits d’aventure et aux western. Ainsi naissent des héros comme « Two-guns Kid », « Tex Dawson » ou encore « Black Rider ».
« Six guns » propose donc de réinventer les origines de ces héros pour en faire un récit d’équipe. Là où « the Losers » proposait quelque chose de frais, décalé et humoristique, « Six Guns » reste assez banal. On voit les héros se rencontrer, s’affronter et ensuite s’unir face à un ennemi commun. Le coordinateur de toute cette pagaille reste « Black Rider » réinventé entre temps en un biker badass et hors la loi avec un charisme à la Dany Trejo. Il n’y a bien que deux ou trois allusions qui nous permettent de situer cette aventure dans le monde de Marvel (comme le célèbre « vibranium » et "Tarentula", une héroïne de seconde zone). Bon, l’aventure tient quand même debout, on a droit à quelques moments assez cools mais l’émulation n’arrive pas donner quelques chose de vraiment génial (à l’instar des « Expandables »).
Ce western moderne aurait pu déchirer, les héros sont charismatiques mais on a droit à quelque chose de déjà vu et trop linéaire pour en faire un "must have"... Dommage parce qu'il y a quand même des moments sympa.