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Tome 1 : Sin City
 

Sin City, tome 1

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Sin City, tome 1Quelle émotion! Cette BD est plus qu'une BD, c'est un véritable chef d'oeuvre à elle seule! Frank Miller est un virtuose du Noir & Blanc et ses dessins sont hallucinants.

Ce 1er tome m'a littéralement secoué les mirettes. Marv est une force de la nature qu'il ne vaut mieux pas contrarier, rappelant certains personnages dignes du grand James Ellroy, ou des héros taciturnes et solitaires comme le cinéma en compte tant... Oui c'est une grosse brute, oui il a un grain de folie mais il a des convictions et dans la ville du pêché, c'est ce qui le rend d'autant plus attachant.

A la manière des polars US des années 50 ou des créations cinématographiques de Clint Eastwood, la femme occupe dans Sin City une place quelque part entre la pute et la nonne. Mais elle en est d'autant plus impliquée doublement dans le récit. A côté d'elle (d'elles) les malfrats corrompus sont subversifs et détestables à souhait, et la haine de Marv est si palpable qu'on pourrait la toucher du doigt juste en posant la main sur ces planches N&B où Miller nous démontre tout son génie. Maniant les ombres comme personne, il crée une atmosphère unique, lourde et violente, sans en faire l'apologie mais en s'en servant pour dénoncer la violence plus horrible encore, celle de la démagogie et de l'hypocrisie humaine...

Chapeau bas !


Chronique rédigée par jbt900 le 03/02/2003
 
 
Statistiques posteur :
  • 228 (93,44 %)
  • 16 (6,56 %)
  • Total : 244 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.57
Dépôt légal : Novembre 1994

Avis des lecteurs

14 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Sin City, tome 1, lui attribuant une note moyenne de 4,57/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

22 11 2018
   

J'ai vu (et adoré) le film sans avoir lu la BD. Voilà qui est fait. J'adore aussi. C'est en fait un roman en bande dessinée. Parfois c'est carrément du roman illustré avec une seule grande vignette verticale et un long texte sur le côté. Un excellent polar noir US avec cette voix off, le texte, qu'on croit entendre nous parler vraiment.
Et le dessin de Miller... Que je ne connaissais que de réputation. Un style unique, une parfaite maîtrise des jeux de lumières.... Époustouflant. On dirait que toutes les images sont vues comme à contre jour, ou en surexposition. Le résultat est superbe.
C'est vraiment ce style qui fait tout le talent de l'auteur car lorsqu'il dessine en mode "classique" ça devient tout de suite banale. Sans rien de vraiment remarquable.
C'est un gros pavé, mais que du plaisir.

10 2 2016
   

Ce premier album est impressionnant. Impressionnant par son intrigue, qui se vautre délicieusement dans le glauque du quotidien undergroud d'une ville sur le déclin moral, sur la noirceur des relations où tout semble n’être que violence, et sur des petites touches d'horreur. C'est du sérieux, c'est enveloppant, et suivre ce Marv (que l'on connaît à peine, juste un diminutif !), dans cet entrelac d'histoires poisseuses est avant tout trépidant. D'autant que le personnage principal, qui se situe au milieu d'une enquête qu'il s'assigne, est loin d'être un enfant de coeur. Tout, depuis le personnage principale jusqu'à cet environnement, semble original. Un originalité toujours bien présente malgré une découverte tardive de ma part.

Impressionnant également par ce graphisme en noir est blanc, sans véritable contour, où les images apparaissent par contrastes entre les deux couleurs. Cette technique donne une vraie force de caractère à l'ouvrage. On peut toutefois lui reprocher d'être parfois un peu difficile à appréhender, dans certains scènes d'actions notamment, et le rouge manque un peu dans cette bichromie pour rendre tout le gore de certaines scènes. Mais dans l'ensemble, le graphisme porte à lui seul une bonne part de l'originalité du récit.

Impressionnant également par cette conclusion, qui m'a pris en traître et à laquelle je ne m'attendais pas. Et pourtant, elle est tellement en accord avec ce qui précède...

9 5 2011
   

Sin city est pour moi une référence en matière de cinéma. Il était donc dommage pour un amateur de bd comme moi de ne pas avoir lu l'œuvre à l’origine de ce superbe film. J’ai donc profité d’un passage chez un ami pour lui emprunter le tome 1 qui trônait sur son étagère.

Dès les premières pages j’ai pu constater que le film n’est qu’une adaptation fidèle de la bande dessiné. Plan, cadrage dialogue, rien, ou presque, ne manque. Le scénario est donc parfait, c’est toujours un bonheur de lire (ou entendre) les dialogues de Franck Miller. La traduction est parfaite, je me demande si la VO est encore meilleur ?

Le dessin est donc pour moi la seule véritable découverte. Et j’en ai pris plein les mirettes ! C’est superbe, ce noir et blanc travaillé, les jeux d’ombres, le chapitre sous la pluie. Magnifique. Il faut vite que je me procure ce tome et que j’aille emprunter les autres chez mon ami. Très vite !

2 3 2010
   

La vision du film et les avis de coinBD sont deux catalyseurs qui m'ont poussés à la consommation. Et je me demande comment j'ai pu passer si longtemps à côté d'un tel chef d'œuvre.

Cet œuvre est tout simplement magnifique. Visuellement bien sur, mais pas uniquement. Les prouesses scénaristiques sont nombreuses, et on ne cesse d'être baladé d'un sentiment à l'autre : compassion, amusement, peur, dégout,... tout y passe. En plus l'histoire est béton, et tient tout à fait la route. Pour une BD du genre, c'est rare, mais je n'ai pas noté une incohérence, une longueur, bref quoi que ce soit de superflu dans le scénario. Le cynisme des personnages est poignant, leur comportement colle parfaitement avec ce qu'ils sont, sans jamais en faire trop. Bien entendu, je n'ai pas été surpris, j'avais déjà vu le film et je connaissait donc le dénouement. Mais je trouve fantastique d'avoir été tenu en haleine par une histoire que je connaissait par vance.

Mais je l'ai dit, la véritable claque de cet album est graphique. Je ne pensais pas qu'il était possible de réaliser quelque chose d'aussi beau sans couleurs. Le style est maitrisé à la perfection. Tantôt très noir, tantôt très blanc, le choix de la teinte dominante est contextuelle, et pas seulement par rapport à un éclairage de la scène, mais aussi par rapport à l'humeur de Marv, "héros" de cet opus. Ceci donne une cohésion parfaite en le scénario et le dessin. Je dois confesser avoir eu des inquiétudes la première fois que j'ai ouvert cet opus : le style me semblait rendre la clarté difficile. Je me suis rapidement rendu compte que ce style justement, créé un univers dans lequel on plonge sans difficulté et avec un plaisir fou.

5/5 et rien à redire. C'est rare, je ne met cette note que si j'ai vraiment jugé l'œuvre sans défaut.

20 2 2010
   

Waou la claque!!! Frank Miller n'en a pas fini avec nous avec nous et après avoir livré un superbe Batman Dark Knight il nous étonne encore avec ce chef d'oeuvre artistique qu'est sin city.

Car il faut le dire, la principale force de cette BD sont les dessins ô combien superbe. Frank Miller exploite à fond le noir et blanc et l'utilise d'une manière spectaculaire et complètement originales. Les personnages sont des sortes d'ombre blanche sur un mur noir. La maîtrise artistique de ce génie est tout bonnement surprenante. Chaque planche est un chef d'oeuvre de la bande-dessiné. Le découpage quant à lui est toujours extraordinaire et nous gratifie souvent de page entière superbement réalisé. Miller nous bluffe complètement et ses plans nous font admirer toutes les planches au moins plus d'une minute.

La narration très prenante est aussi superbement faite. Le scénario est dure et nous montre l'espèce humaine sur son moins beau jour. Marv, titan indestructible mais non dénué de sentiment, bien que cruel et sans pitié finit par nous attacher. On commence à aimer le monstre. Les scènes violentes deviennent des bijoux et les femmes nus des anges de la nuit. Car Frank Miller s'attaque aussi au pire aspect des femmes comme pour les hommes mais leur donne toujours des sentiments. Le scénario se confond avec le dessin et on ne sait pas lequel est le plus original. En tout cas on peut dire que tout est absolument parfait.

Sin city est une BD qui a des tripes, qui émeut, qui dérange, qui renouvelle le genre, qui nous fait peur... C'est un pur chef d'oeuvre qui mérite de figurer au Panthéon des polars noirs.

29 8 2008
   

Le noir et blanc porté à son paroxysme. L'ambiance glauque, poisseuse. Le ton d'un polar noir, désespéré, sans concession au bon goût. C'est tout cela, "Sin City". Et c'est extraordinaire.

Frank Miller avait déjà prouvé ses talents de conteur avec "Batman - Dark Knight", l'un des meilleurs albums du justicier de Gotham, ou dans sa reprise de la série "Daredevil". Quand parut le premier tome de "Sin City", son talent de dessinateur est revenu à la face du monde. Sous la forme d'une bonne grosse claque graphique, comme Marv aurait pu en administrer à un récalcitrant.

Miller est tout simplement l'un des dessinateurs qui maîtrisent le mieux l'art du noir et blanc. En épurant certaines cases au maximum, qui ne sont plus qu'un jeu d'ombres et de lumières, l'auteur joue sur la suggestion des décors et des détails. Le rendu des drapés, les escaliers à peine esquissés, les visages noirs mais largement reconnaissables, tout force le respect et on se surprend régulièrement à interrompre le récit pour s'attarder sur une case techniquement géniale.

En soignant ses planches, Miller n'en oublie pas pour autant son style littéraire. Poussant le genre jusque dans ses retranchements, il nous plonge dans un polar hyper sombre qui entasse les cadavres. Difficile de trouver un personnage qui s'approche d'un héros dans cet album, comme dans la série en général. Dans la cité du péché, aucune rédemption à espérer.

L'histoire prend aux tripes. Le ton marque durablement le lecteur. Les cases magnifiques font le reste. "Sin City" est un album excellent, qui supporte des relectures multiples sans rien perdre de sa force désenchantée.

27 5 2006
   

Le premier épisode d'une série noire qui comporte tout ce qu'il y a de plus horrible (sang, dealers, violeurs, ripoux). Sin City, c'est la ville ou tout est permis, la ville où tu peux tuer n'importe qui sans que personne ne s'en rende compte. Sauf une personne qui s'en rendra compte et pourtant, ça fait pas partie des personnes des plus intelligentes qui le soit. Je veux bien évidemment parler de Marv (Marvin).

Cet homme n’à aucune raison de vivre, c'est une brute épaisse qui n'est là que pour picoler et tabasser. Jusqu'au jour ou il rencontre Goldie et tombe amoureux. Mais son bonheur ne va pas s'éterniser puisque dans la nuit, l'assassin le plus discret qu'il est connu va s'introduire dans sa piaule minable pour tué la bien-aimée. L'animal qui est en Marv va se déchaîner et va devoir affronter l'un de ses plus grands ennemis, Kevin, le fameux cannibale qui est l'un des meilleurs personnages de la série.

Cet épisode est l'un des plus violents car le thème du cannibale est bien exploité. Il ne mange que des putes, il garde les têtes. Autant dire que Franck Miller commence très fort avec le début d'une série explosive.

Le dessin est vraiment magnifique et est plus détaillés que dans "Le grand carnage" et Marv est vraiment un antihéros sympathique. C'est quelqu'un qui ne fait que taper pour réfléchir. Mais aussi c'est une grosse claque pour les dialogues qui sont vraiment très recherché surtout quand Marv pense dans sa tête. Cette approche nous permet mieux de voir comment se comporte le personnage en lui même ce qui est vraiment très intéressant.

Je conseille très fortement à tous les fans de cet épisode de lire les prochains épisodes car même si lui est vraiment une merveille, les autres sont encore mieux.

20 4 2006
   

Marv est une brute sans pitié, il est ce qu’on trouve de plus laid (même les putes ne veulent pas de lui), sa tronche et son cerveau sont ravagés par les coups et l’alcool. En plus il vit dans une ville dégueulasse, pleine de cadavres, où les dirigeants sont des crapules et les flics des ripoux : Sin City.

Normalement, Marv, n’a aucune raison de vivre quand il se réveille le matin, mais ce matin, c’est différent. Hier, il s’est fait dragué par Goldie, une femme qui sent bon, un vrai canon, et jamais il n’avait connu une nuit pareille. Alors, ce matin, quand il se réveille à côté d’une Goldie raide morte avec des flics déjà prêts à le coffrer, il a trouvé un but dans sa vie : trouver qui a tué Goldie et pourquoi.

Sin City, rien qu’en se baladant c’est déjà pas top pour survivre, mais quand on se met à remuer la merde, il faut être solide pour durer. La quête de Marv se déroule dans les bas-fonds de Sin City, au milieu des prostituées, des crapules, des flics véreux et de psychopathes cannibales. Nourri par la haine et la vengeance, Marv commence une descente en enfer, repoussant les limites de son corps et surtout, sans rien à perdre.

La narration de Frank Miller n’est pas des plus subtiles, c’est une narration qui sort des tripes, bourrée de sentiments, mélange de démence, d’amour et de colère. Le dessin, tout comme l’histoire, est sombre et noir. Mais quelle maîtrise graphique ! On en viendrait presque à regretter l’invention de la couleur ou du moins à douter de son utilité au sein du 9ième art.

Frank Miller maîtrise le noir et le blanc à la perfection. En contrastant ces deux couleurs, souvent violemment et parfois délicatement, il fait jaillir des sentiments palpables et d’une profondeur extrême. J’ai particulièrement apprécié les scènes sous la pluie battante : chaque goutte sur la carapace sombre de Marv fait jaillir une lumière apaisante et libératrice. Impressionnant !

Le noir et le blanc qui luttent de planche en planche pour un combat de toute beauté, un dessin flirtant avec le caricatural qui va à l’essentiel et des découpages cinématographiques : une grosse claque graphique !

Un chef-d’œuvre de Frank Miller, adapté cinématographiquement par robert Rodriguez avec Mickey Rourke dans le rôle de Marv.

22 2 2005
   

C'est dans une ville malsaine, la "ville du péché", où la nuit arrivée regne la violence omnipresente, que Frank Miller a choisi le clair/obscur …
Ce mariage efficace entre la facture et le scénario font que dès le début - avec la mort inatendue de Goldie, on s'attend pas du tout à un happy end (et c'est le cas)...
Marv, un colosse aux grosses paluches et au visage marqué d'innombrables cicatrices profondes (et de pancements) retrouve à son reveil la plus belle femme, relation d'un soir (mais l'amour de sa vie…), assassinée dans son sommeil… Et c'est un peu comme à la quête du Graal que Marv va partir à la recherche de l'assassin mystèrieux et silencieux qui a osé tuer la femme au parfum angélique qui dormait à ses cotés dans une ville remplie de bar de streap, de traffiquants, d'assassins, de prostitués et de flics corrompus.
La facture de Miller est rude et marquée. La répartition des masses - qu'elles soient noires sur fond blanc ou vice versa - sont un régal pour l'oeil. C'est une Bd où 60 % des vignettes sont très graphiques. Ainsi, on aura des vignettes très sobres et d'autres très détaillées (par exemple les scénes dans les bois ou dans les impasses avec les murs en briques, …).
Je regrette cependant les defauts de proportions, de dessins dans bon nombre de ses vignettes qui, des fois, gâche un peu l'ensemble de la planche mais on passe rapidement dessus tant le reste est graphique à souhait !
La mise en scène est quelque peu classique pour un comics mais reste époustouflante, et à chaque page on savoure ce que l'on y voit, et ce que l'on y lit.
Quant au scénario… L'histoires est très sombres et les dialogues qui l'accompagne sont merveilleux. On se croirait au cinéma. D'ailleur, ça sortira au cinémas et je dois dire que les images de la B.O refletent très bien le trait et l'ambiance de Miller… ( http://www.sincitythemovie.com/ )

Bref, il se peut que l'on puisse détester Sin City à cause des defauts dans certains dessins ou à cause de la brutalité de l'histoire. En effet, on peut ne pas aimer le genre qu'il soit scénaristique ou illustratif. Mais il me semble que rares seront les personnes qui resteront indifférentes car personne ne pourra négliger la qualité graphique de certaines planches…

23 10 2004
   

Un scénario a vous faire froid dans le dos.

Quelle maîtrise ! Le ton est tout de suite donné il n'y a pas de surprise c'est noir, très noir aussi bien au niveau du dessin que du scénario. Le scénario n'est pas très original un meurtre, une vengence, mais c'est la mise en place de l'histoire et l'ambiance elle même qui est originale.

Le dessin m'impressionne je pensais que j'allais m'y perdre, en fait il est légèrement confut comme dans la tête de Marv', mais on s'y retrouve.

C'est une lecture intéréssante pourtant je ne mets que 4/5 car je ne pense pas je relirais cette série. Ce qui est sur c'est que j'apprécierais la série entière mais ce n'est pas vraiment mon style de lecture. De temps en temps c'est tout de même agréable et intéressant de lire un style très différent ici c'est assez dure, sanglant.

A lire c'est évident.

3 5 2004
   

Le blanc pour le volume,
Le noir pour la peur,
Sin city, comme si James Ellroy s'était mis à la BD...

pas grand chose à ajouter, si ce n'est qu'on ne peut laisser cet album à 4,75 !!! donc je mets 5....

A chacun sa rédemption.

19 9 2003
   

Sin City est un chef d’œuvre, quelle ambiance !

Cette ambiance est du aux techniques si particulières employées par Miller pour la narration et le graphisme.
Le dessin sublime est fait d’aplats de noir et de blanc. La narration à la première personne, celle attachante de "Marv" grosse brute sans pitié est fantastique.

Je me suis régalé à suivre Marv dans sa vengeance avec ses doutes et ses certitudes. C’est rondement mené, subliment mis en scène. Certains passages m’ont marqué, notamment le passage sous la pluie lorsque Marv crapahutant dans la forêt essaye de remettre en place les événements qui l’ont amené jusque là. Ces pages sont (pour moi) l’exemple même de l’excellence du graphisme et de la narration.

Sin City est une BD sans concession, noire, violante qui repousse les limites du genre policier /thriller.

Un tome à lui seul culte.

11 3 2003
   

Allez, hop, moi aussi je m'y colle ! Et la découverte de Sin City par le biais de cet album est une relativement bonne surprise pour moi.

Sin City, c'est avant tout une ambiance... et cette ambiance est noire, très noire. Glauque, même, et le trait et l'encrage de Miller n'est pas là pour arranger les choses !
Techniquement, c'est très impressionnant. Une maîtrise pareille de l'encrage, c'est assez bluffant ! Je trouvais celui de Torso sympa, mais là, force est de constater que Sin City joue dans une toute autre catégorie. Jamais l'utilisation du noir n'a été aussi intelligente, jamais la représentation de la lumière n'a été aussi propre (pour du noir et blanc, j'entends !), et le dessin à lui seul caractérise ce tome hors du commun.

Le scénario très noir typique polar nous fait découvrir Marvin, un personnage à la personnalité travaillée, complexe, qui à lui seul donne tout son sens au livre. Le scénario en lui même n'est pas des plus originaux, mais le coté descriptif de l'ensemble donne un intêret non négligeable à l'album.

Une parfaite introduction d'une série noire, très noire...