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Tome 4 : Cet enfant de salaud
 

Sin City, tome 4 : Cet enfant de salaud

 
 

Résumé

Sin City, tome 4 : Cet enfant de salaudAfin d'acceder au résumé de Sin City, tome 4 : Cet enfant de salaud, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Sin City, tome 4 : Cet enfant de salaudSin City est une série formidable. Amateurs de polars et de pessimisme, vous allez être copieusement servi.
Peu de BD adoptent un ton aussi noir, et encore moins avec un tel talent.

Frank Miller est devenu un géant du neuvième art américain.
Rappelons que c'est à lui que l'on doit le fameux "Batman - Dark Knight", point d'orgue du renouveau qu'il a insufflé aux comics dans les années 1980 (Daredevil en a également bénéficié). Son "Elektra : le retour" est une splendeur. Son incursion dans la Grèce antique, sous le titre "300", est également marquante.
"Sin City", qui compte actuellement sept tomes, est indispensable dans votre bibliothèque.

Miller est à la fois au dessin et au scénario. Il a développé une maîtrise du noir et blanc assez époustouflante (il a d'ailleurs été nommé à Angoulème dans la catégorie "meilleur dessinateur"), servie par un sens de la mise en scène hors du commun. Si vous jetez un oeil à une planche, n'importe laquelle, vous comprendrez aussitôt qu'on plonge dans le polar le plus noir, le plus sombre, et que l'on n'est pas franchement là pour se marrer.

Vanter les qualités de scénariste de Frank Miller tient désormais du lieu commun. Dialogues, récit, découpage, équilibre des scènes... rien ne manque à la panoplie du maître américain.

Série d'exception, donc, à l'image de son créateur. Et s'il faut formuler un regret en rédigeant cette critique, ce ne pourra être que celui-là : "vous ne l'avez pas lu ???"


Chronique rédigée par Jean Loup le 10/10/2002
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 5,00 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Avril 1997

Avis des lecteurs

10 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Sin City, tome 4 : Cet enfant de salaud, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

26 3 2019
   

Excellent ! Je réitère toutes les remarques admiratives de mes avis précédents. Miller nous livre ici une histoire remarquable.
C'est d'ailleurs une de celles choisies pour l'excellent film qui a été tiré de cette série. Comme dans le film (ou plutôt, le film fait comme dans la BD) : Miller utilise pour une fois une autre couleur que le noir et blanc, le jaune, parcimonieusement et judicieusement placé pour mieux marquer la pourriture et le dégoût qu'inspire un des personnages.
Autre chose à noter, cette histoire démarre des années avant les précédentes pour finir en recollant à leur époque. C'est génial. Ça permet de découvrir l'histoire de Nancy que l'on connaissait déjà sans connaître son passé. Ça permet de découvrir d'autres nouveaux personnages "héroïques", et de croiser comme souvent des personnages importants des opus précédents qui ici n'ont pas de rôle particulier, et encore mieux, de les voir parler de leurs propres problèmes (cf : Marv) qui nous ont été décrits dans d'autres tomes mais qui ici restent mystérieux pour qui n'a pas lu les premiers opus, comme si deux aventures se croisaient ici. Joli travail de scénariste qui donne de plus en plus de consistance à cette "ville du péché".
On peut en tout cas dire que cette aventure précède toutes les autres, ou plutôt se conclue avant les autres car on aperçoit, dans une seule et unique case, le tueur silencieux du tome un, bien vivant. Sa présence reste bien mystérieuse comme le fait qu'il n'intervienne pas dans les événements.

29 3 2016
   

Visuellement, je trouve cet ouvrage meilleur que le précédent. Il est plus enveloppant, il est plus glauque et surtout, les personnages sont parfaitement réussis : les trognes sont magnifiques et notre gueule cassée de Hartingan est assez convaincante. L’histoire se veut également assez sensible, comme une once d’humanité dans un monde de brutes, gouverné par la famille Roark. Il permet également de donner de la profondeur au personnage de Nancy et l’ensemble se veut, comme d’habitude, assez percutant. D’autant que la narration toujours soignée reste un joli moment de lecture.

Si le scénario se permet quelques belles envolées, je serai en revanche plus réservé sur certains aspects. En premier lieu, je trouve dommage que cet album vienne soit indépendant des trois premiers alors que le précédents semblait justement instaurer une trame générale dans cette série. Par ailleurs, réutiliser la famille Roark avec un père puissant et un fils déviant, fait largement penser à la trame du tome 1. D’autres personnages m’auraient semblé plus appropriés. Il y a également des petites choses dans le scénario qui nuisent à la fluidité du récit : quelles sont les preuves qui permettent d’accuser notre bon samaritain ? Certes, on est dans un univers ultra violent et pas très moral, mais quand même… Comment Hartingan fait-il pour retrouver le logement de Nancy alors qu’aucun indice n’a été laissé dans les lettres qu’il a reçues au cours de ces 8 années de prison ? Comment le Yellow Bastard se retrouve-t-il dans la cellule de notre flic ? Et pourquoi maintenant ? Et notre héros a quand même une super-résistance : il ne meurt jamais, malgré les balles, malgré la pendaison, malgré les coups… alors qu’une simple course peut faire s’arrêter son cœur… Autant de petites incohérences ou d’éléments difficilement crédibles qui viennent mettre à mal l’ensemble du scénario.

Et pourtant, grâce aux atouts de la série, grâce à ce dessin, grâce à cette narration, grâce à ce rythme, et surtout, grâce à cette dernière page cohérente avec l’univers pessimiste de la série, cet album remporte une nouvelle fois la mise.

24 7 2006
   

Même si chronologiquement ce tome se situe avant les 3 premiers tomes et que chaque tome peut se lire indépendamment, je comprends que certaines personnes (dont CoeurDePat et Ro) qui n’ont lu que ce tome, n’aient pas trop aimé.

Ceux qui, par contre ont commencé cette série par le premier tome connaissent déjà la ville de Sin City et ne s’étonne pas du raisonnement primaire et destructeur des personnages et de l’environnement corrompu, glauque et foncièrement sombre de Sin City. Ils n’ont pas besoin d’explications sur les motivations de Hartigan, car ils savent qu’elles se situent au coeur même de l’esprit de Sin City.

Le personnage central de ce tome est Hartigan, le seul flic non corrompu de Sin City. C’est son dernier jour de service avant la retraite et pourtant il va défier la famille la plus puissante de Sin City pour sauver une petite fille de onze ans nommé Nancy.

Hartigan, pétant les plombs, faisant sortir son instinct bestial et repoussant les limites de son corps, fait fortement penser à Marv du premier tome. Tout comme Marv, il aura les couilles de s’attaquer à la famille la plus puissante et la plus malsaine de Sin City : les Roark. Marv s’était attaqué au Cardinal Roark, Hartigan, lui, va s’attaquer au Sénateur Roark et à son sadique de fils. Tout comme dans le premier tome on retrouvera d’ailleurs la ferme des Roark, épicentre de tous les vices de cette famille.

On prendra également plaisir à croiser d’autres personnages des tomes précédents, comme Dwight (et ses problèmes relationnels avec Ava) et Shelly. Mais on découvrira surtout le passé de Nancy Callahan, la danseuse au lasso, à qui Frank Miller aime dédier des planches entières de toute beauté depuis le début de cette série.

Le titre original de ce tome étant «This Yellow bastard», on comprend également mieux l’ajout d’une troisième couleur, alors que les autres tomes ne contrastaient que le noir et le blanc. Et puis, le contraste de deux couleurs, plus l’ajout du jaune pour faire ressortir des éléments et un personnage principal qui a des problèmes cardiaque, moi ça me fait fortement penser à une autre série assassine ;)

Aaah Sin City : Violence gratuite, corruption jusqu’à la moelle, une narration pleine de sentiments bruts qui va racler au plus profond de la psychologie des personnages et un dessin où le blanc et le noir continuent de s’affronter de planche en planche pour un combat graphique de toute beauté.

Exquis !

28 5 2006
   

AAH, encore une oeuvre de Frank Miller. Cette fois, le personnage principal n'est pas un tueur ou un salaud, non, c'est un policier (qui n'est pas ripoux, pour une fois) qui applique son devoir à la lettre et qui serait près à donner sa vie pour n'importe quelle victime. Et cette victime a 11 petites années et se nomme Nancy Callahan. Et Nancy est entre les mains d'un enfant de salaud (d'ou le titre), et ce salaud est le fils du sénateur Roark, la famille la plus cruelle qui soit. Mais Hartigan sera là pour la sauver des mains du violeurs mais prendra 8 ans en étant accusé à tort.

Frank Miller ne fait pas dans la finesse dans cet épisode; il n'essaie pas de montrer de grosse fusillade bien barbare comme dans les tomes précédents, il s'intéresse plutôt à son personnage, John Hartigan. Il ne cherche pas à le montrer à la façon de Marv (le gros dur qui tape tout le monde), nous découvrons un personnage sensible qui a beaucoup de faiblesse mais un personnage qui est aussi courageux.

Une histoire plus psychologique que les autres en voyant évoluer le personnage dans sa cellule minable. Mais grosse surprise, Frank Miller ajoute une touche de couleurs à son histoire. Un jaune bien pétant qui représente la couleur d'un personnage, le violeur du début alias Junior.

Le dessin, lui, est un tout petit peu en dessous de celui de "Le grand carnage" mais il est très agréable à l'oeil notamment les dernières pages ou l'on voit des planches entières représentant la ferme des Roark.

Allez Frank, continue, ta série est parfaite pour l'instant.

12 1 2006
   

Ceci est un avis purement personnel et il ne m'engage que sur le tome Cet enfant de salaud qui est le seul que j'ai lu.
Je n'ai pas vraiment accroché. Oui, l'histoire est forte, et le dessin N&B y colle à la perfection. Mais je n'aime pas trop le côté tragédie, tout va mal, "le monde est affreux et dur, c'est ainsi". J'ai eu l'impression de plonger dans un univers brutal, mauvais, où le faible ne survit pas. Ce n'est pas comme ça que je vois la vie et se repaître de la dureté d'un monde créé en BD, ça ne m'a jamais plu.
Alors oui, l'histoire est plutôt bonne, le tout est puissant puisque justement il me fait ressentir le monde de Sin City comme impitoyable et dur, mais ce n'est pas ça que je recherche dans une BD, personnellement.

27 10 2005
   

Un nouvel opus et du nouveau ! Que demande le peuple. Et oui, on voit venir un bon flic (dirons-nous !) comme personnage central.
Jamais, en commençant la série, je n'aurais penser qu'il y aurait un flic comme personnage principal. Et puis même pas corrompus !
Il s'agit d'Hartigan. Un vieu flic. Il doit sauver une petite fille, nancy, qui risque de se faire violer par un pédophile, fils de bourge' bien protégé par son papa. Hartigan payera cher d'avoir aidé cette fille, devenue gogo danseuse dans un bar où l'on retrouve marv, et d'avoir retiré les deux armes de l'agresseur ! Le bon flic se retrouve en taule, on lui oblige de dire que c'est lui qui a violer la petite.
Ce nouveau tome nous en montre beaucoup plus sur l'univers corrompus de Sin City. Et il nous montre aussi qu'i y a aussi du bon dans cette ville. Même si le bon devient très violent, très destructeur, malgré la fatigue et la vieillesse. Enfin bon, le scénario est toujours de qualité.
Et le graphisme aussi. La facture de Miller est décidemment incroyable, originale et personnelle.

Bref, franche réussite.

9 8 2004
   

Jubilatoire !
Frank Miller décrit avec maestria cet univers qui est le sien et qui se veut sombre, édifiant...

De nouveaux protagonistes entrent donc en scène. Gros plan sur le flic Hartigan, au seuil de la retraite, mais qui tentera le tout pour le tout pour sauver une petite fille des mains de dangereux cinglés.. et qui par la même occasion se heurtera à l'homme le plus puissant de Sin City, celui qui tient les rennes, qui dirige la ville.

Une fantastique descente aux enfers, sombre, décadante, pour l'un des albums les plus forts de cette série phare du comics US.

Le noir et blanc est toujours aussi fort, aussi propre et dérangeant, permettant des délires graphiques assez géniaux (toute la scène de la cellule, par exemple) auquels s'ajoutent deci-delà le jaune de ce messager particulier... glauque.. This Yellow bastard, titre original de l'album.

Des albums comme ça, j'en veux... pour moi, Sin City est en train de passer au rang de Culte du Comics US.

A lire, vraiment ! (et encore merci Myc et JeanLoup pour la découverte ;-))

12 4 2003
   

Après tous ces avis abondamment élogieux, et quelques ferventes recommandations, c’est avec un intérêt certain que je me jetai sur «Cet enfant de salaud» (apparemment un des deux meilleurs tomes de la série).
Première impression : le dessin est pas mal (surtout Liebowicz, page 3, énorme et dégoulinant), d’une technique et d’un aspect très particuliers. Deuxième impression, la première page du chapitre un à l’air sympa : récit à la première personne et scène assez comique…
C’est après que ça se gâte… Au fur et à mesure que je progresse dans le récit, j’ai de plus en plus de mal ; les dialogues sont pompeux et stéréotypés, les personnages de schlubb et klump sont tellement outrés qu’ils ne m’ont même pas fait sourire, et la scène du dock qui suit est risible.
Et le reste de l’album n’améliore rien. Le scénario dans son ensemble est archi-classique, sans aucune originalité, et tout simplement grotesque dans sa mise en œuvre. Hartigan est posé sur la scène sans que jamais ses motivations – pourtant très largement rabâchées, comme si on voulait en convaincre le lecteur – soient approfondies, creusées, expliquées, montrées. La notion du temps est plutôt étrange : un chapitre pour huit ans de prison… Soit, c’est un choix, mais je trouve que cela dessert l’histoire et ne montre aucune évolution du personnage, qui tout du long reste monolithique (surtout ne pas changer !).
Le même Hartigan est sensé avoir 60 ans, ou presque. Ah. Il a plutôt l’air bien en forme, un peu genre Schwarzenegger dont il a d’ailleurs la carrure, et ses attaques cardiaques interviennent plus qu’opportunément, créant un pseudo effet dramatique exagéré au possible.
Et puis on ne peut pas vraiment dire que sa femme s’accroche beaucoup… En plus il doit avoir quelques super-héros dans sa famille, du moins si l’on en juge par ce qu’il est capable d’encaisser et la scène où «That Yellow Bastard» se venge de lui, complètement grotesque…
Côté méchants, c’est pas terrible non plus. En plus de Schlubb et Klump, il y a le sénateur. Aaaah, le sénateur ! C’est toute une poésie, ce personnage ! Fourbe, puissant, mentant plus qu’il ne respire, c’est un vrai salaud. Et en plus il est laid, limite défiguré. Mais voilà, lui aussi est outré à un point pas possible… Enfin bon, c’est probablement le plus crédible des personnages de ce bouquin.
Le véritable méchant par contre, j’ose à peine en parler. Son histoire est franchement ridicule, je me suis demandé comment on pouvait avaler ça… C’est digne – dans le pire sens du terme – du pire comics avec les pires super-héros.
Et puis Nancy, dois-je vraiment en dire quelque chose ? Pas crédible, voilà, je suis gentil.
Reste le dessin, certes intéressant mais que je n’apprécie que peu (idem que pour «Hellboy»). Marrant, le coup du jaune ça me rappelle beaucoup «Berceuse Assassine», sauf que là le jaune est un peu pétant.

Bref. Dire que cet album est une déception est un doux euphémisme. «Ridicule et grotesque» résume assez bien mon opinion quant à l’histoire en général et les personnages en particulier. Reste le dessin, qui pour intéressant qu’il soit ne me touche absolument pas.
En tout cas, ce deuxième meilleur album de cette série sera le premier et dernier que je lirai.

9 4 2003
   

Ah quel bonheur les enfants! Un Sin City de plus à rajouter dans la catégorie des œuvres cultes!
La couverture déjà… Où l'on voit une main en sang tenir un revolver, prêt à tirer, revolver que tous les amateurs de Dirty Harry auront reconnu : c'est le fameux Smith & Wesson modèle 29, calibre .44, de Clint !
Dès les premières pages, ça part à fond de train, avec toujours cette ambiance Sin City inimitable, et ces planches en noir et blanc à tomber par terre.
John Hartigan, flic cardiaque, à une journée de sa retraite doit sauver Nancy Callahan des griffes d'un violeur sadique. Même truffé de balles dans le corps, Hartigan ne cesse de répéter "nancy, 11 ans, je dois la sauver!". L'hommage à Eastwood continue avec le personnage principal, ce vieux flic aux manières expéditives qui se dévoue complètement aux victimes. Si, rappelez-vous, dans le 1er Dirty Harry (contre Scorpio), sa réplique "On parle du droit de ce fils de pute (le tueur)! Mais bon dieu qui se soucie du droit des victimes?"… Et ça continue plus loin avec un plan sur le 44 AutoMag, le pistolet que Dirty Harry utilise dans le 4° film (Sudden Impact, le meilleur à mon goût) lorsqu'il venge son pote après avoir été passé à tabac (un peu comme notre Hartigan quoi…)

Miller signe ici un polar inspiré, efficace, noir à souhait, glauque, psychologique… un véritable chef d'œuvre sur lequel apparaît un peu de couleur (juste une goutte de jaune pour le méchant vilain).
On croise avec un réel plaisir des personnages aperçus dans les tomes précédents, même s'ils ont un simple rôle de figurant (Dwight, Shellie…) mais aussi un rôle important, comme Nancy…
Bref, impossible de passer à côté de cette BD, culte parmi les cultes du genre.