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Voici un album dont les qualités sont essentiellement graphiques. Mais pouvait-on attendre autre chose de cette adaptation du jeu vidéo Konami ? Chacun sait en effet que ce genre de produit dérivé est trop rarement bon...
Scott Ciencin a finalement eu une chance inouïe de voir trois grands talents mettre en images son récit médiocre.
Premier coup de chapeau à Ahsley Wood, qui signe les couvertures de ces 5 épisodes. Deuxième salutation distinguée à Ben Templesmith. Le dessinateur qui a depuis fait ses preuves, tient à bout de bras les deux premiers chapitres qu'il signe. Avec lui, le transfert que fait le psychiatre avec sa patiente, basculant à son tour dans la folie, prend une dimension inquiétante et plaisante.
C'est hélas après que ça se gâte sérieusement. Si Aadi Salman balance de sacrées peintures, qui m'ont fait penser à David Mack, quelques fois à du Bill Sienkiewicz (c'est dire la gifle), l'histoire tire excessivement en longueur.
Aucune originalité, des dialogues sans intérêt, la lecture vire à la litanie, malgré toute l'esthétique des planches.
Bref, un comics à réserver aux fétichistes de Templesmith ou aux fans d'épouvante de seconde catégorie...