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Tome 1 : Siegfried
 

Siegfried, tome 1

 
 

Résumé

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Planche de Siegfried, tome 1Quelques années après "Le Troisième testament", Alex Alice nous revient en grande forme par le biais de cette nouvelle trilogie. Mais cette fois, il fait cavalier seul : pas de scénariste à ses côtés, l'auteur décide de mener cette série aussi bien sur le plan scénaristique que sur le plan graphique.

Premier constat : c'est incroyablement beau. Le travail qu'a effectué Alice dans le monde de l'animation est très visible dans ce premier album, dont le trait peut sembler plus "cartoon", ce qui donne à l'ensemble un dynamisme incroyable. Le noir et blanc, que l'on distingue à travers une colorisation de grande qualité, est un joyau d'une lisibilité exemplaire. De magnifiques doubles-pages donnent une grande force à l'album, toute la narration s'en trouvant régulièrement chamboulée pour le plaisir du lecteur.

Second constat : Alex Alice s'en tire plutôt bien, niveau scénario : c'est intéressant, sans temps mort, et à défaut de réelle densité (car nous sommes bien ici en présence d'un album introductif), c'est à une histoire de qualité à laquelle nous avons droit. Personnages hauts en couleur, narration de qualité, tout est là pour que cette trilogie marque à terme le monde de la bande dessinée de son empreinte si la suite de la série est du même accabit.

Patience, donc... et bonne lecture !


Chronique rédigée par Piehr le 08/10/2007
 
 
Statistiques posteur :
  • 1099 (67,76 %)
  • 130 (8,01 %)
  • 393 (24,23 %)
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.94
Dépôt légal : Octobre 2007

Avis des lecteurs

9 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Siegfried, tome 1, lui attribuant une note moyenne de 3,94/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

31 5 2017
   

Avec Siegfried, Alex Alice semble nous emmener en pleine Fantasy. Un jeune garçon, Siegfried est élevé par Mime, l’un des derniers Nibelung. Il ne connait rien à son passé, ni au monde des hommes qu’il croit tous morts comme Mime le lui a fait croire. Puis un jour, il décide de partir à la recherche de ses parents, mais Odin compte sur lui pour tuer Fafnir le dragon.

Je crois que sur ce thème, tout ou presque a déjà été dit, et dans ce premier tome Siegfried ne semble pas prêt à tout révolutionner. Oui, ce n’est pas très original. Cependant il y a de nombreuses qualité dans ce tome introductif. Le dessin d’abord qui est très beau, Alex Alice fait partie des dessinateurs que j’affectionne, excellent dans bien des domaines. Ses personnages expressifs et ses décors particulièrement léchés permettent une bonne immersion dans l’histoire. Le récit ensuite, bien construit, très linéaire et parfaitement lisible.

Simple, beau, efficace. Un premier tome qui appelle à lire les suivants.

14 4 2015
   

D’abord Wagner et sa symphonie : L’Anneau des Niebelungen. C’est comme un soleil.
Ensuite cette BD, d’abord de pâles et douces lumières.
L’ensemble est très bien fait et met en évidence l’un des plus grand héros des légendes germaniques. Siegfried c’est, ici, le lire comme on écoute de la musique.
L’histoire faite par l’auteur est habile : parti de presque rien, le récit se construit, doucement, et amène le lecteur vers la tragédie.
Le dit lecteur arrive donc à un drame MAIS avec de l’espoir et… un certain humour. Certains personnages sont en effet très réalistes et d’autres semblent sortir des… dessins animés.
C’est con, mais ça permet de… respirer.
Le dessin, le style graphique, sont assez fantastiques. J’ai pu voir la sorte de maîtrise d’Alice, ainsi qu’une mise en couleurs de « derrière les fagots ».
Sincèrement, c’est du « pur jus » et j’en ai pris, moi, lecteur, plein les yeux.
Cette encre d’aquarelles, mise sur un papier de même nom, donne une véritable densité aux couleurs choisies. Pas d’ordinateur, cette fois, car la couleur est vraiment naturelle et exige une sorte de réflexion avant la « pose » ; car une fois la couleur mise… c’est trop tard pour éventuellement la changer.
D’où beaucoup de réflexion AVANT.
C’est bien beau , car il se dégage une réelle passion pour ce qui est fait. Un très bon opus, c’est peu dire !

1 10 2012
   

Ce premier tome est agréable et nous propose de faire la connaissance de Siegfried, orphelin dont la mère était fille d'Odin et le père un simple mortel, recueilli par Mime, un être des contrées sous-terraines (une nibelung). L'ensemble est très agréable à regarder, les dessins sont plein de dynamisme et le trait et la couleur sont très justes pour ce type de production.

Côté scénario, il s'agit ici d'un tome d'introduction et on sent que l'auteur en garde un peu sous le pied : si la trame générale est linéaire et compréhensible, certains éléments sont plus obscurs, d'autant qu'en fin d'ouvrage, il y a quelques scènes qui semblent raccourcies alors que leur intérêt semble primordial pour la suite des événements (Siegfried retrouvant et reconstituant son épée, notamment). Avec ce premier album, Alex Alice nous invite à découvrir un monde de légende, une mythologie dans laquelle l'homme n'a pas vraiment sa place. Il nous propose des personnages attachants. Dans ce domaine, Mime est un exemple du genre : on ne peut s'empêcher d'éprouver de la sympathie pour ce personnage aux traits si réussis, mais beaucoup d'éléments font penser que le fonds du personnage n'est pas vraiment pur. J'ai plus de mal, pour l'instant, à appréhender certains éléments du scénario : le rôle d'Odin, le "dragon Fafnir", l'importance de l'or, celle de tous ces passages avec les loups... autant de passages qui m'ont semblé plus obscurs ou dont l'intérêt sera sans doute révélé par la suite.

Mais dans l'ensemble, voici un bien joli premier tome, qui permet de planter de le décor, et de faire connaissance avec les principaux protagonistes de cette histoire. C'est assez réussi.

27 12 2010
   

Pas la peine de présenter Alex Alice, qui a fait ses preuves dans "Le Troisième testament" et qui dans "Siegfried" s'attaque (seul) à l'univers de l'Heroic Fantasy.

Pas facile de faire ses preuves dans un domaine saturé comme celui-là. Pourtant, Alice arrive à livrer une BD qui se distingue un peu de ce qui a déjà été fait. Oui le scénario reprend des ficelles déjà utilisées dans le passé, oui l'histoire n'est pas d'un novateur incroyable, néanmoins cette album possède un petit je-ne-sais-quoi qui lui donne beaucoup de personnalité.

L'histoire est celle d'un garçon, Siegfried, élevée par un Nibelung nommé Mime. Sa vie n'est pas contée directement mais par le biais d'un esprit de la forêt qui lit le passé à la fille d'Odin. Cette méthode de narration permet de couper de longues périodes de la vie de Siegfried sans choquer le lecteur. Ainsi, l'album gagne beaucoup en dynamisme et ne souffre pas de la lenteur habituel des albums introductifs.

Les personnages sont tous intéressant. Mime et Siegfried (qui sont les deux personnages récurrents de cette BD) sont à la fois proches et différents, s'appréciant et se craignant mutuellement. J'ai trouvé cette façon de travailler très intéressante car assez réaliste.

Le dessin est à se taper le cul par terre. Alice alterne les passages sombres et les passages plus lumineux, ce qui lui permet de jouer avec une large gamme de couleur. Les décors sont somptueux et les personnages parfaitement réalisés. La mise en page donne beaucoup de rythme au récit, mais parfois la clarté en souffre un peu, je dois avouer m'être perdu une ou deux fois dans les planches.

Le point noir est selon moi le prix. Sans lui, ma note aurait été plus élevé. Je ne vois pas ce qui justifie le surcoût de cette BD. Toutes les BDs sont chères, c'est un débat classique, mais "Siegfried" affiche un prix neuf de 15€50. Alors oui le nombre de page est assez élevé, mais pas non plus de quoi justifier 2 ou 3 euros de plus qu'une BD classique.

Une bonne introduction, mais la suite devra avancée beaucoup plus vite pour faire une simple trilogie.

12 7 2009
   

Oh la superbe oeuvre que voilà ! Avec toute la lassitude que mes si nombreuses lectures ont pu m'apporter, avec toute la difficulté qu'une BD puisse avoir à me convaincre tant j'en scrute tous les éventuels défauts, j'ai trouvé le premier tome de Siegfried quasiment parfait en tout point. Et il ne fait nul doute pour moi que si les tomes suivants à paraître sont du même niveau que ce tome de démarrage, nous aurons là une série incontestablement culte.
Siegfried rend à mes yeux à la perfection la force de l'opéra Wagnérien, de ce mythe rude et grandiose qui en a inspiré tant d'autres dans notre culture moderne imprégnée d'heroic-fantasy et de l'influence de Tolkien.

C'est avec cette lecture que je réalise que je connaissais très mal la légende de l'Anneau des Nibelungen. J'en gardais le souvenir d'un mythe complexe et un peu désuet. Mais la narration de cette BD est brillante, parfaitement fluide, sans ambiguïté, propre et belle. Elle permet de rendre le récit parfaitement clair tout en lui conservant une part de mystère, d'obscurité et de solennel. Il y a une véritable force dans la façon dont cette histoire est narrée.
Force qui répond à la superbe du dessin. Les planches sont tout simplement grandioses, toutes plus esthétiques et travaillées les unes que les autres. Du grand art !
Et là où je craignais une adaptation trop froide, trop rébarbative, l'auteur a su, avec le personnage du forgeron Mime dont le faciès très expressif tient un peu du cartoon, donner un petit peu de légèreté à l'histoire tout en lui gardant son sérieux.

Difficile d'admettre que ce soit la même personne, Alex Alice, qui soit en mesure de produire un tel dessin et une narration aussi réussie, aussi bon scénariste que dessinateur, même si ici le scénario n'est que l'adaptation très réussie d'une oeuvre existante.

Admirable !

2 1 2008
   

Voilà une belle surprise de fin d'année.
Siegfried est l'adaptation toute personnelle de l'opéra de Richard Wagner par Alex Alice. Il n'est pas évident de comprendre, puis de rendre compte de sa compréhension d'un opéra aussi long. Alex Alice semble avoir attendu le temps nécessaire à la bonne maturation pour nous livrer un album très réussi.

Coté scénario, nous baignons dans les légendes nordiques. Nous retrouvons donc les Nibelungs et Odin qui joue de la foudre. Toutes les pièces de l'histoire sont parfaitement apportées et introduites. Sans temps mort, même si certains passages plus introspectifs ou mélodramatiques ralentissent le rythme, nous ne sommes jamais en train de nous plaindre d'un quelconque défaut. Tout s'enchaine et s'emmêle logiquement. Le ton est juste. Alex Alice après avoir œuvré comme simple dessinateur sur la série "Le Troisième testament" prend ici un très bon départ dans la catégorie scénariste ET dessinateur.

Coté dessin, j'ai longtemps hésité à dissocier le scénario et le dessin tant l'un semble ne pas survivre sans l'autre. Le scénario et les baisses de régime citées précédemment sont en fait compensés par la beauté du dessin dans ces instants. Le trait tirant régulièrement sur le cartoonesque, principalement dans les expressions des visages, est très juste. Les mouvements, les cadrages, les positions tout est d'excellente facture. Les couleurs dans les tons bleutés (cf la couverture !) rendent très bien l'ambiance de nuits enneigées des terres nordiques.
En se penchant un peu plus sur le dessin, il est incroyable de s'apercevoir que les décors ne sont en fait jamais détaillés, mais que la technique utilisée donne une vraie impression de profondeur et de complexité. Un dessin dynamique, précis, magnifié par des couleurs contrastées et chatoyantes.

Un excellent premier tome et rappelons le de près de 70 pages !

19 12 2007
   

Après 4 ans d’absence, Alex Alice est de retour avec "Siegfried", l’adaptation de ce conte nordique, également adapté en opéra par Wagner.

On retrouve donc les planches grandiose d’Alice, aussi somptueuses que dans le « Troisième testament" voir encore mieux maitrisées. Son style est maintenant plus arrondi, plus cartoon du fait de son travail dans l’animation. Les décors de chaque planche sont encore une fois très travaillés mais aussi très sombres. C’est donc très beau mais il faut, pour ceux qui n’ont pas de très bons yeux comme moi, beaucoup de lumière pour profiter pleinement de tous les détails et subtilités du dessin. Alex Alice et Marini sont mes deux dessinateurs préférés et à chaque nouvelle sortie, ils confirment leur excellente maitrise du dessin et gardent donc pour moi cette place, loin devant tout autre auteur.

Au niveau du scénario, c’est sympa, agréable à lire. Il y a encore quelques détails qui m’ont échappés. Cependant, c’est un premier tome qui nous introduit le personnage de Siegfried, sa naissance, son enfance et le monde dans lequel il vit. Il manque juste un peu d’action.

Alex Alice est toujours aussi bon et c’est un vrai régal de parcourir une de ses BD ! J’espère que le tome 2 donnera un peu plus d’ampleur à cette histoire qui est pour l’instant à retenir surtout pour le dessin.

Une édition limitée est sortie pour cet album avec des pages supplémentaires contenant une interview très intéressante sur la création de cette œuvre. On y apprend pleins de petites choses très intéressantes, qu’on soit fan ou pas de l’auteur !

5 11 2007
   

Après l’excellent "Troisième Testament", Alex Alice se lance dans une trilogie inspirée de la légende du Nibelung. Un sujet assez prolifique pour l’instant au sein du neuvième art, avec des ouvrages récents tels que "L'Anneau des Nibelungen" et "Le Crépuscule des Dieux". Avec un long métrage d’animation (reprenant l’ensemble de la saga) de prévu, "Siegfried" s’annonce comme un projet d’envergure.

Si la Tétralogie de Richard Wagner, L’anneau du Nibelung, n’est peut-être pas connue de tous, l’adaptation de ces quatre opéras (L’or du Rhin, la Walkyrie, Siegfried et Le crépuscule des dieux) par Tolkien, dans son «Seigneur des anneaux» l’a rendit accessible au grand public. Des références qui permettent au lecteur de trouver rapidement ses repères lors de la lecture de ce premier tome.

Le scénario, qui oscille entre Le Livre de la jungle et Le Seigneur des Anneaux, ne réserve donc pas vraiment de surprises, mais l’adaptation graphique d’Alex Alice est impressionnante. Alternant les plans larges aux décors somptueux et les cadrages plus serrés afin de faire ressortir un détail ou une émotion, Alex Alice parvient à captiver du début à la fin. A noter, qu’un tirage de luxe de 150 pages, composé d’un DVD et de nombreux bonus, est également disponible.

Si l’héroïc fantasy m’avait écœuré depuis un petit temps, ce petit chef d’œuvre graphique m’a rouvert l’appétit pour le genre. Vivement le prochain tome !