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Tome 3 : Le crépuscule des dieux
 

Siegfried, tome 3 : Le crépuscule des dieux

 
 

Résumé

Siegfried, tome 3 : Le crépuscule des dieuxAfin d'acceder au résumé de Siegfried, tome 3 : Le crépuscule des dieux, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Siegfried, tome 3 : Le crépuscule des dieuxLe deuxième tome m’avait laissé bouche bée devant bien des planches tellement le graphisme était léché et les décors et vues panoramiques grandioses. Du coup, quand on ouvre ce 3ème tome, on est forcément un peu déçu de ne pas retrouver ce niveau de dessin. Pourtant, on ne peut pas dire qu’il soit moins bon, c’est juste qu’il y a beaucoup plus d’action, plus de combats, d’abord entre Siegfried et Fafnir le dragon puis entre Siegfried et Odin. Mais ces combats sont forcément moins somptueux que les vues de la terre s’entendant à perte de vue avec ses couleurs de soleil couchant. Il y a certes de belles pages de paysage mais moins nombreuses. Donc, à lire les tomes 2 et 3 d’affiler, le tome 3 souffre de la comparaison. En plus, même si cela correspond bien au scénario, à l’enfer… je trouve que les couleurs sont trop agressives, trop rouges.

Alex Alice nous livre la fin de cette épopée. L’histoire se lit d’une traite et on est avide de connaître le sort de Siegfried. J’ai moins accroché aux échanges entre la Terre et Odin par contre, car ce sont deux personnages auxquels on n’a pas vraiment eu le loisir de s’attacher. Mais dans l’ensemble, j’ai été happée par le récit.

En re-feuilletant ce 3ème tome, je ne peux que m’extasier sur les planches que je vois. Entre le plan montrant la descente de Siegfried dans la grotte des Nibelungs, ceux où Siegfried chevauche Grane une fois Fafnir vaincu, celui où le Walhalla s’effondre…
Et j’ai trouvé la mort de Mime vraiment belle et touchante.

Au final, je conseillerais de laisser quelques jours entre la lecture des tomes 2 et 3 afin de pleinement profiter de ce dernier, qui clôture magnifiquement cette épopée.


Chronique rédigée par Cha le 21/11/2011
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.20
Dépôt légal : Novembre 2011

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Siegfried, tome 3 : Le crépuscule des dieux, lui attribuant une note moyenne de 4,20/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

19 7 2017
   

Finalement je préfère ce dernier tome. Plus linéaire, moins poétique, plus terre-à terre. Je trouve qu’il conclut bien la série. Il met fin à la quête de Siegfried de belle manière. Mais ce que je retiendrai particulièrement dans ce tome et dans la série toute entière, c’est le dessin excellent de précision, de dynamisme ; c’est aussi la mise en page, les couleurs et le découpage en parfaite harmonie avec l’histoire. En fait Alex Alice arrive à un art dans le genre de la BD, à la fois dans le scénario mais surtout dans le graphisme où il excelle pour nous sortir des objets hors du commun, qui savent tirer leur épingle du jeu dans le nombre de sorties mensuelles.

Il fait partie des grands noms à suivre.

2 10 2012
   

Après l'envolée poétique et lyrique du tome 2, voilà que le tome 3 nous amène, de façon plus classique et plus attendue, à la fin de cette quête de Siegfried. Les dessins et la mise en page restent les belles performances de cet album, comme ce fut le cas pour les deux premiers tomes : plein de dynamisme, plein de prises de vues intelligentes, et plein d'idées originales pour mettre en page et en image les temps forts de cet ouvrage (cette page toute noire, par exemple, ou bien celle-ci regorgeant de vignettes). Encore une fois, Alex Alice nous propose un bel objet, un bel album, où rien n'est laissé au hasard en matière graphique.

Sur le fonds du scénario, cet album nous permet de découvrir la fin de cette légende de Siegfried. Si toute la partie contre le dragon est vraiment prenante, je dois avouer que j'ai été un peu déconcerté par la toute fin de l'ouvrage, dont je ne sais que trop penser. Tout me semble aller très vite et tout ne m'est pas totalement apparu compréhensible. On comprend toutefois que cette quête de Siegfried aura pour conséquence la fin du monde des dieux, et si tout n'est pas très linéaire, je pense que l'idée originelle est respectée.

C'est donc un dernier tome assez prenant, et assez envoûtant, qui se révèle, comme ses prédécesseurs, assez efficace.

16 1 2012
   

Une conclusion magistrale pour cette série qui aura su répondre à toutes nos attentes en seulement 3 albums.
Personnellement, je ne connais pas ou alors franchement de loin, l’histoire contée par l’opéra de Wagner ; Seule la Mythologie nordique m’est vaguement familière.
Cette série m’a donc permis de découvrir cette histoire de manière brillante.
Tout d’abord et je pense que nous avons là l’une des vraies clefs du succès de cette adaptation : le graphisme.
Dans cet album encore, Alex Alice nous livre des planches admirables rendant parfaitement le souffle épique de l’aventure. Alternant des pleines pages, voire des doubles pages avec des enchainements serrés de cases, Alex Alice réussit à transmettre les émotions de fort belle manière. Il est rare que j’ai envie, à la fin d’une lecture de reprendre un tome uniquement pour feuilleter les pages et me replonger dans les dessins au hasard des pages. Et ici, je l’ai fait. J’ai voulu poursuivre mon évasion 5 minutes encore au gré des dessins puissants et fins. De même plus que la mise en page, la composition de chaque case est une vraie réussite, entre plan serré, plan large, jonglant habilement avec les divers cadrages, angles de vues, plongée, contre plongée, la chevauchée fantastique de Siegfried par exemple, prend une vision réellement magique.
A ce dessin Alex Alice a su ajouter des couleurs faisant parfaitement ressortir son trait et la grandeur épique des principales scènes. Alex Alice, à mon sens, ne maitrise pas outre mesure la lumière et les jeux d’ombre et de lumière, mais joue parfaitement avec la couleur.
L’arrivée dans la caverne de Mime m’a immédiatement fait pensée à la découverte du monde d’avatar et ses fééries luminescentes et phosphorescentes. Le réveil de Mime est digne des âges les plus sombres. La présence de la Valkyrie dans la grotte de la devineresse…

Les personnages de l’opéra de Wagner se prêtent parfaitement à une adaptation, en présentant des personnages variés et héroïque. Siegfried est le héros ingénu, sorti de nulle part, Mime est le gentil rusé maléfique qui ne désire que détenir le pouvoir, et enfin, Wotan, Dieu des dieux représente par ses choix terrifiants toute la tragédie que l’on peut mettre dans des décisions, aussi cruelles et difficiles soient elles.

Enfin, Siegfried c’est une variété parfaite de genre et de scènes, entre amour impossible, combat épique, humour léger et parfaitement dosé d’un Mime qui dans cet album décrit/rêve de la belle manière dont il pourra tuer Siegfried et lui reprendre l’or des Dieux...
Chaque passage est poussé dans ses derniers retranchements afin de toucher à l’ultime sentiment.

Un album qui clôt magistralement cette série que vous DEVEZ découvrir ! :)

1 1 2012
   

« Le Crépuscule des Dieux » conclut brillamment cette trilogie inspirée de la légende du Nibelung. Si la Tétralogie de Richard Wagner, L’anneau du Nibelung, n’est peut-être pas connue de tous, l’adaptation de ces quatre opéras (L’or du Rhin, la Walkyrie, Siegfried et Le crépuscule des dieux) par Tolkien, dans son «Seigneur des anneaux» l’a rendit accessible au grand public. Le sujet étant également assez prolifique au sein du neuvième art (“L’Anneau des Nibelungen” et “Le Crépuscule des Dieux”), le lecteur se sent donc immédiatement à l’aise au sein de l’univers proposé par Alex Alice, le dessinateur de l’excellent "Le Troisième testament".

Ce troisième volet poursuit la destinée du jeune Siegfried qui, accompagné de Mime, traverse ce monde enchanteur et riche en périples afin d’aller éliminer le dragon Fafnir. Si cette conclusion est rythmée par l’action, le combat final entre Siegfried et le Dragon est loin d’être son seul intérêt. Arrivé aux portes de la cité souterraine du Nibelung, le héros de cette saga découvre également ses origines. Que ce soit Siegfried, qui découvre ici l’issue de sa destinée, ou Mime le forgeron maladroit qui n’en rate pas une pour faire sourire, les personnages sont toujours aussi attachant et Alex Alice parvient constamment à trouver le ton juste pour conter leur histoire.

Si cette aventure se déroule forcément en terrain connu, l’adaptation graphique d’Alex Alice demeure très impressionnante. L’émerveillement accompagne chaque page de cette petite perle graphique. Alternant les plans larges aux décors somptueux et les cadrages plus serrés afin de faire ressortir un détail ou une émotion, Alex Alice parvient à captiver du début à la fin. De la puissance et du dynamisme dégagés par les scènes de combats à la beauté des paysages ou de la grotte des Nibelungs, l’auteur livre graphisme à couper le souffle. De plus, en utilisant à merveille le personnage de Mime, l’auteur ajoute une bonne dose d’humour à son récit, ce qui rend la quête de Siegfried encore plus agréable à suivre et ce premier levé de soleil encore plus touchant.

Un petit chef d’œuvre graphique qui redore le blason du genre héroïc fantasy et dont on a hâte de découvrir l’adaptation animée.