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Tome 1 : Au commencement était la colère...
 

SHI, tome 1 : Au commencement était la colère...

 
 

Résumé

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Planche de SHI, tome 1 : Au commencement était la colère...Alléché par le duo de créateurs, me voici à acheter « Shi » alors que je ne l’avais absolument pas prévu. Bon, Zidrou, on ne le présente plus, il fait partie de ces scénaristes qui ne comptent que des réussites et dont le seul nom sur la couverture suffit à se dire qu’on ne prend pas de risque. Par contre Homs ne fait pas encore partie des grands dessinateurs, particulièrement en France puisqu’il est espagnol, mais j’ai vu de quoi il était capable sur « Millenium » et je dois dire que je miserais bien quelques euros sur son avenir.

L’histoire prend place à deux époques différentes sans que, pour l’instant, quelque chose les relie. Dans les deux cas nous sommes à Londres, pour le premier en 2013 et pour le second en 1851, pour l’exposition universelle. Cette deuxième partie prend plus de place, on imagine un grand flash-back qui permettra de mieux comprendre les événements de notre période actuelle. On comprend aussi qu’une grande amitié est en train d’unir cette fille d’aristo londonienne et cette japonaise qui vient de perdre son enfant.

Le scénario est très plaisant, pas de temps mort. Les événements se suivent sans s’arrêter, avec des conséquences souvent tragiques. Le récit a beau ne pas être des plus linéaire, la fluidité est sans appel. Les personnages sont nombreux mais on fait vite le tri entre les principaux et les secondaires, puisque certains sont plus développés que d’autres. Il y a même une ou deux apparitions qu’on verra surement plus par la suite. Je valide donc ce scénario sans erreurs.

Que dire du dessin ? « Waouuh ! » me semble bien adapté. A l’instar de « Millenium », Homs nous propose un style parfois à la limite de la caricature mais dont les effets sont sans appel : visages grimaçants, torturés, ou simplement souriants, on suit toutes les émotions d’un simple coup d’œil. Et si les personnages sont beaux, le reste est aussi splendide : l’action, les poursuites, et tous les effets d’action sont parfaitement rendus. Les cadrages sont aussi magnifiques. Je garde encore en mémoire, quelques jours après la lecture, cette formidable course en calèche. Pour moi nous ne sommes plus dans de la BD mais dans du cinéma : c’est beau, c’est vivant, c’est dynamique.

Je ne regrette pas mon achat, je regrette juste qu’il faille attendre le 2ème tome sur les 4 prévus.


Chronique rédigée par Olivier73 le 11/03/2017
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.83
Dépôt légal : Janvier 2017

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD SHI, tome 1 : Au commencement était la colère..., lui attribuant une note moyenne de 3,83/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

29 9 2017
   

« Au commencement était la colère » est le premier volet d’une saga prévue en quatre tomes. Si le peu de sagesse qui sommeille en moi m’incitait à attendre la suite avant de me lancer, il y avait tout d’abord cette superbe couverture qui me faisait dangereusement de l’œil, puis il y avait le nom de Zidrou qui a fait péter tous les mécanismes de sécurité censés contenir le bédéphile compulsif qui a dévoré ce premier tome…

Le récit débute à notre époque en compagnie d’un riche industriel, mais un flash-back explosif nous propulse très vite en plein Londres victorien. Si Zidrou invite à suivre la destinée de plusieurs personnages sur différentes époques, le cœur de l’intrigue se déroule en 1851, lors de la toute première Exposition universelle. C’est là que débute l’enquête et la colère de Jennifer Winterfield, la fille rebelle du Colonel Winterfield, qui aimerait bien découvrir le mystère qui se cache derrière cette japonaise exposée, qui tient visiblement un bébé mort dans ses bras…

Outre ces deux héroïnes fortes, qui s’installeront progressivement à l’origine d’une colère viscérale qui frappera à travers les époques, Zidrou propose une galerie de personnages charismatiques. De l’attachante petite Pickles au détestable révérend, en passant par le docteur Winterfield ou les membres de ce petit groupe sectaire aux pratiques répugnantes, aucun protagoniste ne laisse le lecteur indifférent. L’auteur ne manque pas non plus d’utiliser ce casting particulièrement réussi pour dénoncer la condition des femmes et des pauvres au sein de cette société sexiste, hypocrite et cruelle.

Au cas où la présence d’un Zidrou, de surcroît en grande forme, ne suffirait pas à vous convaincre de lire ce tome, je vous invite à le feuilleter afin de découvrir le graphisme époustouflant de José Homs (Millenium, Secrets : L’Angélus). La mise en images dynamique et soignée du dessinateur espagnol fait des merveilles, que ce soit au niveau de l’univers sombre auquel il donne vie ou au niveau de l’expressivité des personnages. Notons de plus la présence d’un cahier graphique réservé à la première édition.

18 4 2017
   

A peine sorti d'une polémique humanitaire hautement médiatisée, Lionel Barrington patron de la SVPPB , énorme conglomérat de fabrication d'armement, va se retrouver emporté et embourbé dans un drame qui impactera jusqu'à sa famille.

En effet, un groupuscule terroriste du nom de SHI , a dissimulé deux mines antipersonnel dans sa demeure et sa femme et son fils en ont fait les frais. Pourquoi ? Qui est ce fameux groupe SHI qui revendique l'attentat ?

Pour trouver les réponses , il faudra remonter la ligne du temps jusqu'au Londres de 1851, à l'époque de l’exposition universelle, à l'époque ou l'empire britannique était une puissance économique colonialiste et suffisante, à l'époque où deux jeunes femmes aux aspirations différentes vont se rencontrer.

D'un coté Juliette Winterfield, rebelle, fille de bonne famille et de père militaire, britannique de surcroît ; de l'autre Kita, ex-jeune mère asiatique, immigrée et qui essaye de survivre dans ce monde où ne pas être blanc ne fait pas bon vivre.

Ensembles, ces deux jeunes femmes, ces deux jeunes mères, vont voir leur haine grandir jusqu'à comploter contre l'establishment britannique. La rancune est parfois très tenace.

Écrit par Zidrou, dessiné par Homs, cette tragédie humaine prévue en 4 volets est, pour ce premier épisode , un long prologue sur la raison du pourquoi. Visuellement on sent la vraie recherche graphique, architecturale et historique de l'époque et Homs s'en donne à cœur joie. Graphiquement les mouvements sont amples, dynamiques, le bouton de manchette brille, les visages sont expressifs et rendent bien la personnalité des personnages ; c'est sans équivoque du bel ouvrage.
Le scénario n'est pas en reste avec une histoire complexe et profonde, le tout accompagné d'une narration fort réaliste.

Derrière cela, on pressent un projet ambitieux prévu en plusieurs cycles d'autant plus que l'histoire est originale en brassant des sujets comme le rôle de la femme, l'époque, le patriarcat etc...

Mais le problème est ailleurs, il manque de la bonne colle pour relier tous les éléments et celle-ci s'effrite très (trop) rapidement.

Après lecture, je peux dire que ce n'est pas spécialement ma drogue du moment. Je n'ai malheureusement pas ressenti d'intérêt pour l'histoire, pas de vibration, pas d'engouement même si j’aperçois le potentiel caché ; juste un simple son de cloche car cet premier épisode n'a pour objectif que de poser les premiers jalons de l'histoire : c'est un énorme prologue.

Au delà de cela, on sent du potentiel qui ne demande qu'à s'épanouir et sans nul doute que les prochains épisodes seront plus dynamiques avec un dénouement aussi explosif que ces premières pages, mais cet épisode est trop plat.