45 112 Avis BD |19 442 Albums BD | 7 703 séries BD
Accueil
Tome 10 : La Machine à démourir
 

Seuls, tome 10 : La Machine à démourir

 
 

Résumé

Seuls, tome 10 : La Machine à démourirAfin d'acceder au résumé de Seuls, tome 10 : La Machine à démourir, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Seuls, tome 10 : La Machine à démourirPour un peu je serai déçu de ce nouvel ouvrage, qui est déjà le dixième d’une série qui a su se montrer jusque-là assez sympathique. Pour tout dire, je me lasse de tous ces nouveaux mystères qui s’empilent aux précédents, au manque d’explications, et à ces actions qui ne font, au final, pas avancer l’histoire. La palme en la matière revient dans cet album, à Dodji, qui subit la torture d’un mystérieux maître, apparu dans le tome précédent, mais dont on ne saura rien de plus sur l’identité ou les motivations dans cet ouvrage. Bref, Dodji est torturé par un gars encapuchonné et… ? Rien. Yvan et Leila sont présentés en deux demi-vignettes pour dire qu’on ne les oublie pas, même si le sort de Leila reste un mystère dans ce contexte. Camille quant à elle ne sert pas à grand-chose et on ne se rappelle même plus ce qui s’est passé pour elle. Sur Néosalem, on retrouve les mêmes personnages, on apprend qu’il y a plus de 15 familles, dont certaines seraient « au-dessus » et d’autres « au-dessous », sans plus de pédagogie et on nous laisse en plan. A ce stade, j’ai l’impression de ne plus rien comprendre, et j’ai surtout l’impression que même si je relisais l’ensemble des tomes, je n’y comprendrais pas grand-chose de plus. La frustration permet de maintenir l’intérêt mais moi, j’ai besoin qu’à un moment, on me donne quelques billes supplémentaires, qui ne viennent pas.

En fait, on se retrouve avec tellement de personnages et tellement de mystères que l’on ne sait plus très bien qui est qui et qui fait quoi, ni pourquoi. Le scénario s’embourbe dangereusement, à mon sens. Le dessin permet de maintenir la bonhommie de l’univers malgré son côté macabre, et la sympathie qu’inspirent ces enfants est entretenue : on ne peut se détourner de la série, même si elle devient ennuyeuse, c’est certainement sa grande force.

En particulier, ici, je ne descendrai pas en-dessous de 3/5 pour cet album, grâce au personnage de Terry : il est touchant et plein de sentiments, tentant de se comporter « comme un grand » mais restant avant tout très jeune. Son idée de machine à « démourir » révèle toute sa fragilité, et son dialogue avec son Doudou montre que, contrairement à ses amis, il lui reste une bele dose d’innocence. Terry porte à lui tout seul cet ouvrage. Même s’il est accompagné du Maître des couteaux, dont on comprendra mal la réaction envers Terry, et même si le scénariste s’amuse à introduire une nouvelle idée folle sur le destin de Doudou.

A ce rythme, la série a encore de belles années devant elle avant d’arriver à sa conclusion. De belles décennies, même, tant les avancées dans la trame générale sont marginales à chaque tome, qui en plus surajoute des mystères qu’il conviendra bien d’expliquer un jour. Tellement longue que je ne suis plus sûr, à ce stade de tenir la distance. A croire que le scénariste veut décourager son lectorat pour justifier, à terme, un abandon de série, et ne pas avoir à proposer une conclusion qu’il serait bien en peine de délivrer.


Chronique rédigée par gdev le 14/01/2017
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de gdevReflet de l'avatar de gdev
Statistiques posteur :
  • 2931 (76,25 %)
  • 263 (6,84 %)
  • 650 (16,91 %)
  • Total : 3844 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 2,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
Acheter neuf : 10,40 10,40 10,40
Acheter d'occasion : 10,73
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.00
Dépôt légal : Novembre 2016

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Seuls, tome 10 : La Machine à démourir, lui attribuant une note moyenne de 3,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

29 9 2017
   

En attendant la sortie de l’adaptation cinématographique du premier cycle en février 2017, je me suis attaqué à ce dixième tome qui ouvre le troisième cycle de cette saga.

Au fil des tomes du cycle précédent, le duo Vehlmann/Gazzotti (« Des Lendemains sans Nuage ») avait dispersé les cinq héros (Camille, Leïla, Terry, Yvan et Dodji) qui errent dans les limbes en compagnie d’autres enfants décédés, développant ainsi plusieurs trames en parallèle. Ce dixième volet se concentre néanmoins surtout sur Terry, qui a trouvé refuge au sein d’un grand hangar qui abritait le 5ème Salon du Jouet. Accompagné du Maître des Couteaux, le plus jeune de la bande des cinq va tenter de construire une « machine à démourir » qui lui permettra de quitter ce Monde des Limbes et de retourner chez les vivants. L’apparition soudaine de Camille va cependant perturber son plan et plonger son compagnon dans une folie meurtrière…

En parallèle, Fabien Vehlmann laisse également entrevoir ce qu’il advient des autres enfants de la bande suite à la conclusion assez mortelle du tome précédent. Si Camille a droit à une étrange apparition aux yeux rouges, Leïla se retrouve plongée dans un sommeil sans rêve suite au coup d’arbalète du tome neuf, tandis qu’Yvan se retrouve en bord de mer dans la maison de vacances familiale suite à sa noyade. Dodji n’est pas beaucoup mieux loti puisqu’il se retrouve prisonnier du Maître Fou à Fortville.

À l’aide d’une narration impeccable, Fabien Vehlmann installe non seulement une ambiance d’angoisse et de mystère, mais il propose surtout une aventure prenante. S’il enveloppe l’ensemble d’une bonne dose d’angoisse, il parsème également son suspens de fraîcheur et d’humour… mélange qui fonctionne à merveille.

Si le cycle précédent invitait à découvrir l’organisation sociale et politique de la citée de Néo-Salem, tout en distillant quelques informations sur les « 7 familles », Fabien Vehlmann avait gardé suffisamment de matière sous la main pour nous tenir en haleine lors de ce nouveau cycle. Cette suite n’apporte à ce titre pas beaucoup de réponses, mais ne manque pas de nous tenir en haleine.

Visuellement, le dessin assez rond et légèrement caricatural de Bruno Gazzotti est d’une grande lisibilité et donc très adapté à un public plus jeune. La mise en couleur sied également très bien à ce monde peuplé d’enfants attachants à la bouille bien sympathique. Mais attention, cette série n’est pas aussi gentillette qu’elle n’en à l’air, comme en témoignent les nombreux morts, la torture infligée à Dodji ou la course poursuite à la tronçonneuse dont est victime Terry, sans même parler du fait que ces enfants errent dans les limbes.

Bon, il ne me reste plus qu’à aller voir le film avec mes enfants en attendant la sortie du onzième volet !

28 2 2017
   

Bon, ce tome pour moi c’est la douche froide. Ce que je ressentais depuis quelques tomes, crève les yeux dans celui-ci. Une cinquantaine de pages, qui se lisent assez vite, et rien… absolument rien qui fasse avancer toutes les énigmes.

Pourtant le tome demeure plaisant, car en 10 tomes, j’ai eu le temps de connaitre nos petits groupes de personnages principaux. Bien que séparés, j’aime toujours savoir ce qu’ils deviennent, même si on suit chacun d’entre eux sur 2 pages tout au plus. Ici c’est le plus jeune : Terry qu’on suit le plus longtemps, son aventure est d’ailleurs bien contée : on sent son angoisse et sa naïveté au travers ses réactions. Petit problème tout de même : je n’ai rien compris au bonhomme aux couteaux : pourquoi devient il fou d’un seul coup ? Pour moi ça reste très obscure.

Le dessin est toujours agréable, pas de problème de ce côté-là. Ça reste définitivement enfantin, coloré et rond, tout le contraire du scénario de « seuls ».

J’en reviens donc maintenant à ce qui fâche : il est bien beau de nous ouvrir tout un tas de questions, d’énigmes, qui font en sorte que le lecteur demande sans arrêt des explications, mais il faut aussi lui en fournir de temps en temps si les auteurs ne veulent pas lasser. Et là on est clairement dedans. Débourser 12 euros pour une histoire qui n’avance pas, c’est un peu cher, surtout qu’on sent que ça va durer.
Alors de deux choses l’une pour les auteurs et l’éditeur : soit vous changez de format, vous passez sur un format du style manga avec des 200 pages pour 6€ ; soit vous changez de style. C’est-à-dire que vous voyez que vous n’allez pas vous en sortir et vous dites « c’est comme ça et puis c’est tout », comme bien des séries (« walking dead » « jeremiah ») qui fonctionnent bien quand même, et à la place vous nous proposez des aventures qui tiennent la route dans votre univers sans adultes déjà créé.