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Tome 6 : Sept Yakuzas
 

Sept, tome 6 : Sept Yakuzas

 
 

Résumé

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Planche de Sept, tome 6 : Sept YakuzasLe sixième tome de cette collection au concept commercialement séduisant, basé sur le chiffre 7 (7 tomes, 7 missions à haut risque, 7 équipes de 7 héros décidés à réussir, et surtout un défilé de 7 scénaristes et 7 dessinateurs assez alléchant), est confié au scénariste Jean-David Morvan ("Naja", "Guerres civiles", "Le cœur des batailles") et au dessinateur Hikaru Takahashi. Avec ce sixième volet, cette collection dirigée par David Chauvel et inspirée des films «Les 7 Samouraïs» et «Les 7 Mercenaires» nous emmène dans le monde des yakusas.

Le gros problème de cette collection de one-shots est de parvenir à développer sept personnages en un nombre limité de pages. De ce côté-là, Jean-David Morvan s’en sort assez bien. Il a déjà le privilège de pouvoir étaler son récit sur près de 80 pages, ce qui lui permet de mieux cerner ses protagonistes. Il centre également son histoire autour de 3 personnages principaux, dont il développe la personnalité de manière plus approfondie à l’aide de nombreux flashbacks, laissant aux autres parfois un rôle de figurant. Mais, en choisissant d’intégrer ses 7 héros au fil du récit, l’auteur opte surtout pour une construction totalement différente (et réussie) par rapport aux autres albums de cette saga.

L’histoire débute par un flashback un peu poussif narrant le copieux passé du personnage principal et elle a donc un peu de mal à démarrer. Une fois passée cette étape, le récit devient plus prenant et l’immersion dans le monde des yakusas s’avère intéressante. De plus, l’auteur ne se contente pas de livrer de l’action, mais tente également de partager sa passion pour le Japon. Parsemé de termes japonais, son récit permet de découvrir de nombreuses pages de l’histoire du Japon et de partager cette culture nippone. Il est cependant dommage d’avoir mis le glossaire en fin d’album, juste à côté de la dernière planche, provoquant un spoiler inévitable concernant cette fin pourtant grandiose.

Le dessin est confié à Hikaru Takahashi, un ancien assistant de Jirô Taniguchi. J’ai eu un peu de mal à m’habituer au côté manga combiné aux couleurs sur les premières planches, mais au final, ce graphisme offre une bonne lisibilité, des personnages typés et très reconnaissables et de bonnes scènes d’action.

Bref, un des bons tomes de cette saga qui aurait peut-être mieux fait de miser sur 80 pages pour chacun de ses albums.


Chronique rédigée par yvan le 29/09/2008
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.60
Dépôt légal : Septembre 2008

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Sept, tome 6 : Sept Yakuzas, lui attribuant une note moyenne de 3,60/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

17 12 2018
   

Lecture faite, cet opus est finalement plutôt bon. Pourtant au départ je ne pensais pas en être très satisfait. Il y a beaucoup de séquences du passé illustrées et racontées en "voix off" et ceci pour plusieurs personnages. Ensuite les fameux sept yakuzas se font beaucoup attendre au point qu'on se demande quand l'auteur va se décider à les introduire. Et puis finalement, au fur et à mesure de la lecture on entre dans l'histoire, on apprécié les différents personnages bien caractérisés. J'ai aussi eu l'impression d'être initié à la culture nippone et sa mentalité et de la connaître un peu mieux en refermant le livre. C'est plutôt bien.
Le dessin est un peu sombre et brouillon. Un style manga d'un auteur de manga je suppose, donc, même si ce n'est pas un des styles de graphisme que je préfère je l'ai quand même apprécié. Il colle bien avec le sujet. Par moment il me rappelait certains passages de "Akira".
En tout cas cet album permet de relever sans traîner le niveau de la série qui avait fait un faut pas avec le tome précédent.

1 3 2012
   

Ce que j'aime dans la série "Sept", c'est cette contrainte du one shot. Quelque soit le résultat de l'exercice, le lecteur aura toujours au moins la satisfaction d'une histoire en un seul tome. Ici, encore une fois, l'exercice est plutôt réussi et Morvan nous concocte une histoire de guerre des clans au pays du soleil levant, l'Oyabun d'un clan de Yakuza échappant de justesse à un attentat fomenté par un autre clan. Lequel et pourquoi, ce sera la trame de ce scénario... Ca a l'air simple, comme cela, mais il y a plein de trouvailles dans cet album qui font durer le plaisir. La principale d'entre elle, notamment, et de proposer pour chacun des personnages, une véritable histoire, un véritable passé, qui vient expliquer l'état d'esprit présent des protagonistes. Au moyen de flash back bien répartis, chacun des 7 personnages devient une personnalité (même si pour les deux derniers, ca va un peu vite, et comme on arrive à la fin de l'ouvrage, on n'a pas vraiment le temps de s'attacher). J'ai aimé prendre le temps de découvrir ces personnages, et par eux, une certaine culture, même si certains flash backs ont pu parfois me sembler longs et même si certains personnages peuvent sembler plus caricaturaux.

J'ai beaucoup apprécié la fin de l'ouvrage ou encore une fois, le scénariste distille des mini flash backs, que le dessinateur sait rendre dynamiques, insufflant un rythme original aux dernières planches de cet ouvrage. La forme l'emporterait presque sur le fonds, malgré des dessins parfois un peu fouillis ou le dessinateur s'est laissé envahir par la multitude d'une foule, ou par la vitesse d'une action. Mais dans l'ensemble, le dessin a un réel caractère.

En revanche sur l'histoire, le fin mot de tout ceci n'est pas vaiment à la hauteur des personnages présentés et j'ai été presque déçu d'avoir deviné une bonne partie de l'intrigue. De plus, je trouve que tout cela manque de crédibilité parce que le vieux, là, celui que l'on ridiculise à cause des incontinences, eh bien, il est très vert pour ses plus de 90 printemps.... Parce que également, ca pète parfois un peu trop dans tous les sens sans réelle motivation.

J'ai beaucoup aimé la construction de ce récit mais je suis au final déçu par l'intrgue. Les flash backs permettent normalement de construire un passé aux personnages, de les inscrire dans une histoire et de les rendre crédibles. Mais au bout du compte, les situations qui sont vécues par ce groupe de personnagee patiemment présentés tient plus de la fable que du récit réaliste et finalement, si je reconnais une véritable force de caractère dans la constuction de cet album, je reste sur ma faim en ce qui concerne le scénario.

24 7 2009
   

Ah la la, encore une fois, Morvan s'est fait un plaisir de déballer son érudition et sa passion pour le Japon dans un nouveau scénario d'action. Il ne faut pas en être lassé.
Ceci étant dit, dans le cas présent, ça passe très bien (si on n'est pas allergique à l'utilisation à chaque planche de termes japonais en version originale, avec lexique en fin d'album pour les ignares). C'est même un peu la trame principale du récit. Car à travers cette histoire de yakuzas, ce sont les portraits de 7 personnages qui sont réalisés et par leur biais 7 portraits différents de l'histoire du Japon, du début à la fin du 20e siècle.

J'ai eu un peu de mal au départ avec le dessin. L'auteur est en effet un mangaka et j'ai senti que son trait n'était fait ni pour la couleur ni pour un grand format de BD à l'européenne. Ses ombrages et son encrage trop présents et manquant de netteté m'ont dérangé en début de lecture. Ceci étant dit, ma gêne est vite passée et j'ai finalement bien apprécié son graphisme sur la durée.

La narration est très bien faite. J'ai été plongé dans l'histoire du début à la fin. Les personnages sont variés, crédibles et intéressants. Le scénario se révèle relativement simple une fois résumé mais il est construit de manière à le rendre plus dense et captivant qu'il n'y parait. C'est une bonne histoire, une bande dessinée à la fois de divertissement mais aussi assez instructive sur le Japon et une partie de ses habitants.

Si la conclusion du scénario s'était révélée un peu plus originale et l'ensemble plus marquant, je n'aurais pas hésité à considérer cet album comme franchement bien. Cela tient aussi au fait que ce genre de récit n'est pas vraiment ma tasse de thé.

1 4 2009
   

Houlààà… violent que tout ceci !…Faut dire qu’avec les Yakuzas, ça ne rigole pas !
J’ai eu affaire à un bien bon album qui est l’osmose réussie de deux choses : celle d’un scénariste passionné de la culture asiatique et celle d’un dessinateur japonais.
Japonais ?… non, ceci n’est pas un manga. Takahashi y va d’un très beau trait réaliste, minutieux, pointilleux même dans la conception de ses personnages et décors.

L’histoire générale est pourtant simple : celle d’un règlement de comptes. Seulement voilà : c’est très costaud autant que sanglant. Je n’ai pas boudé mon plaisir à la lecture de cette « mini » fresque et ai vraiment apprécié cette montée de la violence qui, page après page, tient vraiment l’œil et l’esprit en éveil.

Une bonne histoire –simple quand même, un très bon style graphique « à l’européenne » et –je tiens à le mentionner- une colorisation de Wang Peng, un jeune chinois qui sait ce que « mettre en couleurs » veut dire.
Histoire+dessin+couleurs : trois voies diverses d’un travail de BD ici réunies dans une très bonne suite de « Sept ».