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Tome 15 : Sept Nains
 

Sept, tome 15 : Sept Nains

 
 

Résumé

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Planche de Sept, tome 15 : Sept NainsCette collection au concept commercialement séduisant, basé sur le chiffre 7 (7 tomes, 7 missions à haut risque, 7 équipes de 7 héros décidés à réussir, et surtout un défilé de 7 scénaristes et 7 dessinateurs assez alléchant), est donc repartie pour un troisième cycle de sept tomes. Le quinzième volet de cette collection dirigée par David Chauvel est confié à Wilfrid Lupano et Roberto Ali.

Sachant que le plus grand piège de cette collection consiste à éviter de consacrer trop de pages à la présentation des sept protagonistes, Wilfrid Lupano a la bonne idée de s’attaquer à des personnages connus de tous. Et oui, qui ne connaît pas ces sept personnages de petite taille qui rentrent du boulot en chantant « Heyyyy hoooo ! Heyyyy hoooo ! » ? Les sept nains dont il est question sont donc bel et bien issus du célèbre conte Blanche-Neige. Le casting de cet album ne réserve donc que très peu de surprises : une reine jalouse, une princesse canon et des nains qui habitent une chaumière isolée au fond des bois et qui travaillent dans une mine…

Le désavantage de cette approche est par contre que l’histoire est connue de tous. En offrant une relecture crasseuse du célèbre conte, Lupano prend néanmoins tout le monde à contre-pied et s’en sort avec beaucoup de brio. Il n’est évidemment pas le premier à le faire. On pense notamment à l’incontournable série "Fables", ainsi qu’au cultissime "Pinocchio" de Winshluss… pour ne citer que les meilleures. À l’instar de cette dernière adaptation, qui mettait en scène une Blanche-Neige non-consentante et ses sept nains violeurs, cette nouvelle parodie tourne totalement le dos à l’esprit Disney, afin de proposer une version plus sombre, peuplée de personnages malintentionnés.

Lupano délaisse donc l’ambiance gentillette du conte au profit d’un récit médiéval plus classique et dépourvu de fantastique. Du miroir magique à la transformation de la reine en sorcière, l’auteur trouve chaque fois une explication rationnelle… et amusante. Que ce soit au niveau des dialogues ou des situations, l’humour qui caractérise tant les œuvres de Lupano est donc bel et bien au rendez-vous de cet album.

Visuellement, la mise en images de Roberto Ali colle parfaitement au scénario. En proposant un dessin sombre et des trognes aussi rugueuses qu’expressives, l’auteur contribue également à délaisser l’ambiance féérique du conte original. Notons également la contribution de Jérôme Lereculey au storyboard.

Une nouvelle saison qui démarre de bien belle manière.


Chronique rédigée par yvan le 03/10/2015
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Septembre 2015

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Sept, tome 15 : Sept Nains, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

22 9 2019
   

Enfin! Après 4 albums d'affilée qui ne m'ont vraiment pas convaincu en voici un digne d'intérêt ! Il fallait penser, ou oser, utiliser 7 personnages bien connus de la littérature populaire pour illustrer le thème de cette série qui tourne autour du chiffre 7. Ça parait évident mais il aura fallut attendre 15 tomes pour ça.
Et le premier avantage de ceci, c'est qu'il n'y a plus besoin de perdre un certain nombre de pages à présenter ces 7 personnages ou à se casser la tête pour trouver comment le faire le plus efficacement et originalement possible.
Et c'est une excellente, voire géniale, revisite du compte de Blanche-neige. J'ai été agréablement surpris par absolument toutes les trouvailles scénaristiques qui apportaient un décalage avec les éléments bien connus de l'histoire. Et il y en a !
Quant au dessin, il est plutôt bon. Dans ce style très répandu ces dernières années, que je trouve généralement très convenu et peu inspiré, il sort du lot. Si les physionomies des nains sont difficilement différenciables ce n'est pas très gênant.
Je ne connaissais aucun des deux auteurs mais ils peuvent se féliciter d'avoir apporté un tome de choix à cette collection.

23 8 2016
   

Depuis que le concept de la série "Sept" a été lancé, j’attendais impatiemment de voir qui oserait s’attaquer aux fameux nains de Blanche-Neige. Et je ne suis pas déçu car c’est Lupano qui s’y colle, et ce avec un certain succès. Il faut dire que sa lecture décalée du fameux conte est pour le moins croustillante. Elle n’est pas véritablement originale car beaucoup de parodistes ont lorgné vers une version plus trash du dessin animé, la réunion sous le même toit d’une jeune femme gironde et de sept mecs pouvant conduire à inspirer de la lubricité. Mais là où Lupano est très fort, c’est qu’il intègre cette lubricité dans un scénario véritablement construit, qui ménage quelques surprises. L’histoire commence par l’exil des nains du château pour une boutade de trop : mais cette boutade, je la trouve bonne et dès le début, l’ensemble paraît solide. Ensuite, le scénariste déroule l’histoire connue avec son propre regard, apportant une vision différente des aspects magiques du contes : le coup du miroir, le démaquillant comme potion qui doit transformer la reine en sorcière, le prince charmant qui d’habitude débarque d’on ne sait où, et jusqu’à la personnalité de Blanche elle-même, qui est nettement moins naïve que ce que l’on pourrait croire. Ainsi, on retrouve tous les grands thèmes du conte revisités, décalés et l’ensemble est assez drôle, avec en particulier quelques dialogues ou interjections qui valent le détour. Et après avoir suivi très infidèlement le scénario original, voilà que l’auteur décide de changer la fin, avec une nouvelle vision assez percutante.

Les dessins supportent bien cette histoire loufoque. Chacun des nains est dotés d’une personnalité physique propre et les décors sont en cohérence avec le propos. On retrouve cette obscurité, ce côté sombre qui enveloppe chacune des vignettes, sans pour autant écraser le dessin au trait gras et expressif. C’est graphiquement assez réussi, Lupano ayant toujours cette capacité à travailler avec un dessinateur qui saura trouver le ton juste pour la tonalité de ces scénario.

C’est un très bon album de "Sept" : même si l’idée d’un « Blanche-Neige et les sept nains » dévoyé n’est pas nouvelle, Lupano introduit sa propre vision de ce conte qui, en conséquence, quitte le seul registre parodique, pour devenir un conte à part entière.