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Tome 10 : Sept clones
 

Sept, tome 10 : Sept clones

 
 

Résumé

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Planche de Sept, tome 10 : Sept clonesL'année 2093. Alors que l’humanité se prépare à entrer dans une ère nouvelle en élisant un représentant unique, sept hommes dispersés aux quatre coins de notre système solaire se réveillent après avoir fait le même cauchemar. Ils ne se connaissent pas et semblent pourtant liés par une force qui les dépasse, avec cette phrase qui résonne constamment dans leur esprit : « Nous sommes sept et nous sommes un ». À quelques jours de l’élection qui permettra d’élire le premier président de la Fédération Interplanétaire Solaire Humaine (FISH), les deux candidats en lice pour le poste ne se doutent pas que ces sept clones ont été programmés pour accomplir une mission capitale : supprimer le premier leader de l’humanité !

Le troisième volet de la deuxième saison de cette collection au concept commercialement séduisant, basé sur le chiffre 7 (7 tomes, 7 missions à haut risque, 7 équipes de 7 hommes décidés à réussir, et surtout un défilé de 7 scénaristes et 7 dessinateurs assez alléchant), est confié à Louis et à Stéphane de Caneva. Si cette collection dirigée par David Chauvel et inspirée des films Les 7 Samouraïs et Les 7 Mercenaires permet d’alterner les genres, elle impose cependant aux auteurs de constituer une équipe de sept personnages en seulement quelques pages. Les premières planches un peu déroutantes démontrent une nouvelle fois que cette partie du cahier des charges s’avère la plus ardue à respecter. Si cette présentation, trop brève pour se lier efficacement aux protagonistes, est la partie la moins convaincante du récit, le scénariste parvient néanmoins à s’extirper quelque peu du concept imposé en mettant en avant une entité psy unique qui unit les sept clones.

Cette difficulté majeure surmontée, les auteurs développent néanmoins un récit extrêmement riche et très convaincant. Maîtrisant parfaitement une voix-off mêlant pourtant huit pensées différentes, ils proposent un thriller de science-fiction prenant et pourvu d’un rebondissement final efficace. Le style réaliste aux allures de comics de Stéphane de Caneva accompagne parfaitement cette vision futuriste qui plonge le lecteur dans un univers peu reluisant, dominé par la publicité et les médias. Les représentations parallèles de cette main géante contrôlant de jeunes clones sans visage peu initialement surprendre, mais sert finalement admirablement la compréhension et la lisibilité de ce très bon tome.

Une saga qui varie les plaisirs, mais dont la qualité demeure au rendez-vous.


Chronique rédigée par yvan le 25/11/2011
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.67
Dépôt légal : Octobre 2011

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Sept, tome 10 : Sept clones, lui attribuant une note moyenne de 3,67/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

13 1 2019
   

Ce 10ème tome est encore un choix gagnant de duo d'auteurs. Pour l'instant il n'y a qu'un album qui ne m'a pas plu.
Le dessin réaliste de De Caneva est l'élément que j'ai le moins apprécié. Si la mise en page est bonne, variée, bien au service de la narration, le trait est trop fouillis, légèrement surchargé et sombre. Pas le style que j'aime. Par contre, mention spéciale pour l'inventivité géniale qui permet littéralement de "voir" les échanges télépathiques des personnages, de "voir" en quelque sorte ce qui se passe dans leurs têtes, et de ce fait de rendre ces situations très claires pour le lecteur. Tout cela au moyen des petits personnages sans visages mais à t-shirts (à la manière des Galaxiens de "Le Scrameustache"), des mini vignettes à avatar pour suivre leurs discussions mentales, genre messageries de tchat, de cette main géante aussi... Bravo. Que de bonnes idées au service de la clarté du récit.
Ce récit, ce scénario est pour moi le point fort de l'album. Même si (pour une fois) j'avais soupçonné le final et les motivations de la main (bien que je pensais que les 7 ne comprendraient qu'une fois la mission réalisée donc trop tard). C'est une histoire vraiment originale et bien menée. Comme mon prédécesseur, mais pas pour les mêmes passages, j'ai remarqué un probable manque de place pour développer. Moi je citerai plutôt le passage où la main parle d'un entraînement... Qu'on ne nous a pas montré !
Et ce monde futuriste où l'homme est a chaque instant sollicité par des messages publicitaires ciblés, où, "pour son bien", son humeur et son état de santé, ses moindres gestes sont à chaque instant analysés et entraîne une proposition immédiate de solution, cette sorte de variation sur le thème de "Big Brother" est absolument géniale car bien imaginée et très crédible. Idem pour tout ces messages sponsorisés, jusqu'aux communications politiques : excellent !
Ici, la manipulation extrême des masses par les médias dans un monde futuriste est imaginée et illustrée avec brio au service d'une bonne histoire. Tout le contraire d'un "Sky Doll" par exemple qui développait la même thématique mais de façon poussive et lourde, à laquelle je n'ai jamais réussi à adhérer ni porter d'intérêt.
Alors bravo au scénariste pour avoir imaginé ça. J'ai pensé à "Universal War One" en lisant ça. Ce sont deux histoires complètement différentes mais elles "boxent dans la même catégorie".

1 8 2012
   

Je suis bien embêté : j'aurais voulu mettre plus que 3,5/5 à cet album, que je trouve original et bien trouvé. Le scénario est très prenant, et nous embarque sans ciller dans cette grande aventure de science-fiction, mettant en scène 7 clones qui s'ignorent, sous une influence commune. La présentation des personnages, du monde et des mondes dans lesquels ils évoluent, la prise de conscience de chacun qu'il est sous l'emprise d'une force supérieure, la révélation de leur mission : tout ca, c'est très bien fait, c'est géré au millimètre, c'est convaincant et intrigant. En particulier, j'ai aimé ce monde parallèle et l'utilisation de ces avatars (superbement modernes) , et le tout se laisse suivre de façon plutôt agréable. J'ai été un peu bluffé par l'idée même du scénario, qui propose en plus une jolie surprise, sur le fonds, en fin d'album.

Mais finalement, je regrette que cette histoire s'inscrive dans cette série concept, qui ne laisse pas la possibilité à ce scénario de se révèler entièrement. On sent que le scénariste a dû couper certains passages pour que l'ensemble rentre dans un seul album et je trouve en l'occurence, que c'est dommageable à l'histoire. En effet, le passage de la prise de conscience de la faiblesse de la main par Rio, passage super important de l'histoire, m'a semblé totalement obscur, même après plusieurs lectures. C'est un tournant dans le scénario mais c'est expliqué e façon trop rapide et ce qui devait souligner la force du scénario vient l'affaiblir en fin d'ouvrage. De même, les changements dans les réactions des uns et des autres (et notamment le gars super violent qui devient doux comme un agneau à la première rencontre de ses clones) sont peu crédibles : on sent que le scénariste a du économiser des planches à cet instant du récit pour faire en sorte que tout tienne en un seul album. C'est dommage, car les relations entre nos sept clones apparaissent de fait un peu superficielles et auraient mérité que l'on s'y arrête un peu plus pour rendre la fin plus crédible et plus fluide. Ce qui est d'autant plus dommage, c'est que le scénariste aurait certainement pu économiser quelques pages nous rappelant de façon un peu crispante combien le monde présenté est soumis au mécénat et à la publicité, pour se concentrer sur lesdites relations.

Le dessin est plus qu'honnête et je me suis retrouvé sur mars ou la lune sans sourciller.

Pour résumer, je trouve la trame de fonds de cet album finement imaginée, terriblement intelligente, et assez innovante en matière de science fiction. Malheureusement, la contrainte du "une histoire en un tome" contraint le scénariste à prendre quelques raccourcis qui ont tendance à affaiblir la qualité de l'album, la crédibilité du scénario et la compréhension du final... Dans cette série formatée, j'ai l'impression que le talent, pourtant bien palpable, n'a pas eu la place de s'exprimer pleinement.