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Scumbag loser, tome 1

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Scumbag loser, tome 1Scumbag Loser apporte dans son sillage un seinen créatif, qui soulève un aspect méconnu de nous autres occidentaux (ou dans une bien moindre mesure) : le rejet des boucs émissaires dans les écoles japonaises. D'assez nombreux manga traitent de ce sujet, parfois comme thème principal, parfois comme background d'une chronique prenant lieu dans ce climax. Toutes les catégories de manga en parlent, du shojo ("Hana Yori Dango") au seinen, et Scumbag Loser nous met dès les toutes premières pages dans la peau d'un de ces rejetés, ces losers conspués par tous.

Ceci étant dit, ce postulat n'est que le départ d'une intrigue qui flirte entre enquête psychologique et fantastique. Difficile de vraiment s'attacher au héros, de par sa condition, d'une part, mais aussi par les actions qu'il doit entreprendre pour éviter l'humiliation ultime.

Et si quelques scènes peuvent sembler un peu too much (comme le coup de fil érotique de début d'album... qui ne l'est pas vraiment, et rate un peu sa cible), l'ensemble fonctionne particulièrement bien, il faut l'avouer. des premières pages jusqu'au cliffhanger convaincant de fin d'album, le lecteur ne décroche pas de cette courte histoire (terminée en 3 tomes au Japon) qui devrait rapidement voir sa conclusion aboutir sur le sol français.

Graphiquement crédible, le style est volontairement caricatural (ne serait-ce que dans l'apparence de Masahiko, grotesque comme le personnage), et si quelques erreurs d'anatomie peuvent apparaitre ici et là, on ne pourra pas se plaindre du rendu général. Le style fonctionne, dns un genre hyper typé manga bien sûr - réfractaire prévenu !

Un carton rouge pour finir : quelques pages de résumé du prochain tome, en fin d'ouvrage, fusillent complètement le cliffhanger de fin et nous donnant déjà un aperçu de la suite - voilà quelque chose dont on se serait franchement passé, et qui minimise violemment l'impact du premier volume. Une vraie erreur d'édition, à notre sens.

Tentez votre chance, n'hésitez pas ! Mais surtout, refermez bien l'ouvrage après les lettres "à suivre"...

Tous les visuels de cette chronique sont © Mikoto Yamaguti / SQUARE ENIX CO., LTD.


Chronique rédigée par Piehr le 16/09/2013
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.75
Dépôt légal : Septembre 2013

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album Manga Scumbag loser, tome 1, lui attribuant une note moyenne de 3,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

5 7 2016
   

Dans les différents mangas que j’ai lu jusqu’à présent, bon nombre se déroulait dans une classe de collège et de lycée. Et à chaque fois, quelle que soit la grandeur d’âme du héros, il y a toujours, dans un coin, ce « loser ». Ce gars de la classe qui sert de souffre-douleur à l’ensemble de ses camarades. La première originalité de cette série qui commence ici, c’est bien de prendre pour personnage central (et pas encore pour héros), un de ces boucs émissaires de la classe. Masahiko se dispute le titre de plus grand loser avec Yamagata et doit tout faire pour que ce dernier reste plus crade et plus intéressant que lui, afin de ne pas descendre tout en bas du classement. En s’appuyant sur cette situation, qui met certainement en image de façon caricaturale, le mal-être de toute une partie des collégiens japonais, l’auteur développe ensuite un scénario. Pour fuir sa condition, Masahiko s’invente une copine, qui lui vaut l’admiration de tous, d’autant que lorsque la fameuse Haruka débarque, elle confirme le mensonge de Masahiko, contre toutefois quelques services. Il accepte sans hésiter, se doutant bien qu’il y a un truc qui cloche, car Haruka, celle qu’il avait présentée comme sa petite amie, est morte depuis 5 ans… Masahiko vient donc de conclure un pacte avec le diable. Tout cela est bien introduit et finalement, se suit plutôt bien. Par ailleurs, l’auteur n’hésite pas à transgresser certains codes et certains passages deviennent plus dérangeants qu’agréables : il y a ainsi une liberté dans la narration qui est également innovante dans le paysage manga. Enfin, l’ouvrage se termine de façon bien inattendue pour le premier tome d’une série annoncée en trois opus et même si les quelques pages qui suivent viennent minorer l’impact de cette dernière page, il faut bien avouer que l’auteur prend un certain nombre de risques.

Ca commence comme n’importe quel manga mettant en scène des collégiens japonais, et comme n’importe quelle production qui y ajouterait une dose de fantastique. Mais ici, il y a une liberté de ton et des idées audacieuses qui piquent la curiosité, même si elles ne sont pas toutes acceptable. Cette originalité permet quand même à l’ouvrage de sortir du lot.

Tous les albums de la série
Album Avis Moyenne
Scumbag loser, tome 1 2 3.75
Scumbag loser, tome 2 1 3.00
Scumbag loser, tome 3 1 1.50