46 543 Avis BD |20 181 Albums BD | 7 885 séries BD
Accueil
Tome 1 : Scott Pilgrim's precious little life
 

Scott Pilgrim, tome 1 : Scott Pilgrim's precious little life

 
 

Résumé

Scott Pilgrim, tome 1 : Scott Pilgrim's precious little lifeAfin d'acceder au résumé de Scott Pilgrim, tome 1 : Scott Pilgrim's precious little life, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Scott Pilgrim, tome 1 : Scott Pilgrim's precious little lifePlutôt originale, cette bande dessinée. Au premier regard, on jura avoir affaire à du manga, par le format surtout mais aussi par une couverture flashy qui sent le shonen. En regardant d'un peu p)lus près, on se rend compte qu'avec un patronyme comme Bryan Lee O'Malley, il y a peu de chances qu'on ait affaire à un auteur nippon. Et quand on ouvre et qu'on constate que l'histoire se déroule au Canada, on finit de comprendre que ce premier tome est à la croisée des chemins.

L'influence des mangaka est en tout cas bien réelle. La taille, le découpage des planches, le trait en rondeur comme les manières de présenter certains personnes ou certaines scènes sont clairement issus des codes de la BD japonaise. Le trait est cependant plus épais que dans la plupart des mangas et s'apparente aussi à pas mal de romans graphiques qu'on a pu lire depuis plusieurs années. Les dernières pages sont un hommage évident aux "Dragon Ball" et autres shonen du même genre, avec un récit qui en profite pour dévier vers une sorte de fantastique encore incertain qu'on prend d'abord pour du délire ou du rêve...

On peut en fait comparer "Scott Pilgrim" à pas mal de choses mais la synthèse de genres différents est en soi assez originale. Cependant, "Scott Pilgrim" fait moins bien que "Nana" dans le genre Bd sentimentale avec des musiciens dedans, ou que "Blankets" en tant que narration d'épisode amoureux. La lecture est plaisante mais s'éparpille un peu, sans renouveler suffisamment les choses pour être enthousiasmante.

C'est sympa et fun, mais si vous n'êtes pas dans les 20-25 ans auxquels l'album semble destiné, vous ne serez pas pleinement convaincu.


Chronique rédigée par Jean Loup le 11/10/2010
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de Jean LoupReflet de l'avatar de Jean Loup
Statistiques posteur :
  • 1313 (63,80 %)
  • 390 (18,95 %)
  • 355 (17,25 %)
  • Total : 2058 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
Acheter neuf : 6,64 6,64 6,64
Acheter d'occasion : 5,59
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.00
Dépôt légal : Janvier 2010

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Scott Pilgrim, tome 1 : Scott Pilgrim's precious little life, lui attribuant une note moyenne de 3,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

4 6 2015
   

Ce premier album présente une forme originale : il s'agit d'un maga canadien. Autrement dit, un petit format, avec des personnages plus esquissés que dessinés, aux grands yeux et aux cheveux drus, mais qui se lit dans le sens "normal" de lecture, et dont le propos est plutôt un roman graphique. Il met en scène Scott Pilgrim, jeune homme un peu oisif, toujours entre deux boulots (on ne saura pas lesquels), qui, à 23 ans, sort avec une collégienne. Jusqu'à ce qu'il rencontre Ramona, une jeune fille de son âge, dont il devient obsédé. Cette première partie, qui comble bien les trois premiers quarts de cet ouvrage, est plutôt bien menée. On fait le tour des personnages, on découvre le mode de vie de Scott, ses potes, ses hobbies.

Toutefois, je dois avouer que j'ai du mal avec ce Scott Pilgrim : que ce soit dans sa représentation graphique ou dans son attitude (ses passes-temps, etc.), il me fait plutôt penser à un adolescent qu'à un mec de 23 ans. Alors, certes, on sent bien la volonté de présenter Scott en adulescent, pétri de culture geek, plus porté sur son groupe de musique que sur la recherche d'un boulot : bref, un mec qui malgré l'âge, reste très adolescent (un peu comme Axel dans "Perkeros"). Si ce parti pris ne me choque pas outre mesure, je trouve que le trait est trop fort et finalement, entre notre héros de 23 ans et sa copine Knives de 16 ans, il n'y a plus vraiment de différence. Or, comme cette différence d'âge est moteur de l'histoire, j'aurais préféré qu'elle soit plus appuyée. En fait, à force de vouloir présenter un jeune homme qui ressemble plus à un jeune tout court, la crédibilité des situations est mise à mal.

D'autant d'ailleurs, que le dernier quart de l'histoire part dans un fantastique que j'ai du mal à apprivoiser. Les 7 ex-copains maléfiques de Ramona qu'il faut vaincre pour conquérir le coeur de la belle tient plus du délire d'auteur que d'un véritable scénario. C'est totalement foutraque, ca part dans tous les sens et j'ai vraiment du mal à adhérer au concept.

Scott apparaît sympathique mais pour l'instant, j'ai un problème de crédibilité : j'ai eu du mal à adhérer à l'histoire et le manque d'authenticité de l'ensemble est dommageable à l'ensemble. Certes, c'est original, mais peut-être trop pour moi. A voir toutefois la tonalité que prendra la suite...

2 6 2013
   

"Scott Pilgrim", c'est d'abord pour moi un film sur lequel je suis tombé complètement par hasard. Un de ces films dont on n'attend rien et qui, une fois terminé, vous mettent en joie pour la journée. Car en effet, ce film est fun. Ultra geek, très référencé mais fun. Du coup, ça m'a donné envie de lire l'original : la BD.

Premier point d'originalité : ça a l'apparence d'un manga mais c'est fait par un gars qui s'appelle O'Malley. Et en plus, ça se passe au Canada. Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ? un manga ? un comics ? et bien non, c'est juste un mic mac de tout ça. Prenez les codes classiques du shonen, mélangez-les avec une culture qui n'a rien d'orientale et parsemez le tout d'une bonne dose de jeux video époque 8 - 16 bits, et vous obtenez "Scoot Pilgrim".

L'histoire en soi est très banale : la vie d'un jeune de 23 ans amateur de rock, jouant dans un groupe et sortant avec une lycéenne. Puis arrive la rencontre : une fille qui lui apparait dans ses rêves, puis en vrai : Ramona Flowers. Et cette fille est géniale ! sauf qu'elle a 7 ex-petits amis maléfiques et que Scott devra les battre s'il veut sortir avec elle. On dirait une quête à la Zelda avec des combats à combos à la Street Fighter. Le tout, évidemment, ne se prend pas au sérieux.

Graphiquement, comme déjà dit, on fait référence aux mangas. Il n'y a qu'à regarder la couverture de ce premier tome, ça saute aux yeux. Un dessin plutôt minimaliste (les décors sont inexistants... les murs blancs dans les pièces, c'est pratique) avec des personnages disproportionnés aux yeux très expressifs. C'est rond et cartoon, ça colle parfaitement avec l'ambiance du délire.

Au final, on se retrouve avec une lecture assez barrée qui n'a d'autre prétention que de vous divertir. Idéal pour bouquiner sur la plage sans se prendre la tête tout en affichant une coolitude totale face à vos voisins de plage.

14 10 2010
   

Annoncé au moment de sa parution française comme un chef d'oeuvre déjà en cours d'adaptation en film mais aussi en jeu vidéo, ce comics avait attiré ma curiosité. Il faut admettre que son contenu est original.

Le décor : Toronto.
Les personnages : des adolescents et des jeunes adultes assez cools, la plupart colocataires, vivant de petits boulots ou encore étudiants.
Le héros : Scott Pilgrim, 23 ans, un peu geek mais alignant les conquêtes féminines, sans emploi mais touchant de la guitare dans un groupe rock amateur.

Cela commence comme un roman graphique pour jeunes, sur un rythme léger et avec une bonne part d'humour. Puis tout à coup, le fantastique fait irruption et ça part en drôle de délire. Scott tombe amoureux d'une fille qui utilise ses rêves comme raccourcis pour faire ses livraisons. Dès lors, il va devoir affronter, à la manière de combats de manga ou de jeu vidéo, les sept anciens petits amis maléfiques de sa nouvelle copine, ces derniers se transformant en pièces de monnaie quand ils sont terrassés. Bizarre...

Tout cela est raconté sur un ton anodin, comme s'il n'y avait rien d'étonnant à ce que la petite vie d'un canadien urbain soit ponctuée de batailles chorégraphiées et d'autoroutes sub-spatiales. D'autant qu'à côté de cela, l'accent est mis sur la petite vie amoureuse du héros, notamment le fait qu'il plait aux filles et qu'il a beaucoup de mal à rompre avec elles. On évolue dans une atmosphère presque onirique, qui ne semble pas se prendre au sérieux sans pour autant s'orienter clairement vers l'humour.
C'est déstabilisant pour le lecteur mais comme c'est raconté de manière fluide et agréable, cela passe bien.
Le dessin est tout aussi coulant, pas exceptionnel mais plaisant. Les personnages ont parfois des bouilles et des styles vestimentaires rappelant les Gorillaz de Jamie Hewlett, en plus présentables.

C'est sympa. C'est frais.
Le format manga des albums, petits, souples et bon marché, joue également dans ce sens.
Il est juste dommage qu'il manque un fil directeur à ce récit pour accrocher le lecteur. Les combats successifs avec les ex de la copine de Scott rythment l'intrigue mais il n'y a rien d'autre que le charisme des personnages et l'ambiance attrayante de l'ensemble pour donner envie de poursuivre la lecture.
Dans mon cas, je ne suis pas particulièrement empressé de lire la suite. Peut-être par curiosité, pour voir si l'auteur est en mesure d'aller encore plus loin dans l'originalité...